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Date / Heure
Date(s) - 26/04/2017
18:15

Emplacement
Délices de Saturnin

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« Vins et vignerons biologiques en France : un nouveau rapport au territoire », avec Frédérique CELERIER (Doctorante en géographie, ATER à Evry-Val d’Essonne, UMR 5185 ADESS à Bordeaux Montaigne), le mercredi 26 avril à 18h15 aux Délices de Saturnin (21 place St-Sernin, M° Capitole ou Jeanne d’Arc).

Présentation

 

Depuis une dizaine d’années, les vins biologiques français ont le vent en poupe. Avec près de 5 000 exploitations en France en 2013, pour un peu plus de 64 000 ha (Agence Bio, 2013), la viticulture biologique est l’une des filières bio les plus dynamiques en France. La France est ainsi aujourd’hui le deuxième vignoble bio du monde, derrière l’Espagne. Des chiffres qui ont de quoi impressionner, mais qu’il convient de relativiser. Pour 8,4 % des surfaces viticoles françaises en bio en 2012, ce sont donc toujours plus de

90 % des vignes françaises qui sont cultivées selon des méthodes dites conventionnelles. Numériquement, les vignerons bio sont encore bien peu de chose dans le vignoble français.

Phénomène de mode pour certains, exploitation profitable d’une niche commerciale pour d’autres, ce succès ne laisse personne indifférent au sein d’une filière vitivinicole française qui fait face à une crise protéiforme depuis le début des années 2000. Dans les vignes, dans les circuits de distribution comme à la table du buveur, ce désir de vins élaborés selon des modes de production plus simples, plus respectueux de l’environnement, plus proches de la nature, bouscule les codes de territoires du vin en pleine mutation.

Derrière la dynamique des vins biologiques, c’est le rapport qu’entretient notre société de citadins avec l’alimentation, l’agriculture, ses paysans et ses campagnes, qui se joue. Les vignerons biologiques ne sont-ils pas à l’épicentre de ces transformations ? Leur démarche n’est-elle pas le reflet des relations, souvent ambivalentes, que notre société urbaine essaie de renouer avec ses campagnes ? La viticulture biologique et les vignerons qui la pratiquent offrent une grille de lecture originale sur les recompositions des relations entre villes et campagnes.

Frédérique Célérier, docteure en géographie, Université Bordeaux Montaigne
ATER à l’Université d’Évry Val d’Essonne