Les voyages

L’invitation au voyage : comment les géographes voyagent ?

« Je m’assassinerais si je croyais que j’eusse la pensée de faire ici quelque chose d’un peu sérieux ; je veux tout bonnement, avec ma plume, jeter sur le papier un peu de la poussière de mes habits ; je veux que mes phrases sentent le cuir de mes souliers de voyage et qu’elles n’aient ni dessus de pieds, ni bretelles, ni pommade qui ruisselle en grasses périodes, ni cosmétique qui les tienne raides en expressions ardues, mais que tout soit simple, franc et bon, libre et dégagé »

Gustave Flaubert, Voyage aux Pyrénées et en Corse, 1840.

Voyage : du latin viaticum qui signifie chemin à parcourir. Le voyage s’entend comme un déplacement linéaire effectué dans un lieu assez éloigné qui permette une forme recherchée « d’anatopisme » c’est-à-dire de dépaysement total au contact d’un lieu nouveau. A l’heure de la civilisation des loisirs et d’une mobilité accrue et facilitée, nombre sont les itinéraires permis et possibles. Désormais, la géographie peut se faire au détour de tout cheminement à travers la planète entière. Tout voyage devient une invitation à la géographie.

Suivez les tribulations du simple voyageur que je suis et qui tente de porter un regard géographique sur ce qui lui est donné à voir au fil de ses itinéraires. Partez à la découverte de lieux proches ou lointains, de circuits longs ou courts, de villes connues ou moins connues, de paysages marqués par l’empreinte de l’homme. Les pages de ce site consacrées aux voyages n’ont pas la prétention d’être des études exhaustives des lieux traversés, mais je souhaite faire émerger quelques grandes lignes qui vous permettront peut-être de mieux comprendre la formation des paysages qui s’étalent sous vos yeux de voyageur.

Que naissent, grandissent et se développent le goût du voyage et l’attrait d’autres horizons.

• Retrouvez la charte des repas, sorties, visites et voyages organisés par l’association :
pdf_icon_16 Charte des Voyages (PDF)

Jura, nous voilà !

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Dans la haute chaîne du Jura, entre les Rousses et le lac de Joux en Suisse,  le car glissait comme un reptile. Le paysage défile comme un cinémascope, la silhouette effilée des sommets, les barres calcaires entre les sapinières, l’ovale des lacs bleu ciel dessinant un petit pan de ciel bleu sur la campagne verte et dont l’air était jauni par le soleil. Nous étions là, à chercher ce que la montagne pouvait nous raconter de nous mêmes que nous n’aurions même pas songé à trouver, une émotion, une surprise, une certitude, une inquiétude peut-être. Dans le défilé des sapins qui nous accompagneraient au lac de Malbuisson que Courbet voyait comme un trou noir, les vaches étaient indifférentes à notre passage. Mouthe et son clocher coiffé d’un bulbe aux couleurs froides offrait la sidération d’un village ordinaire du haut-Jura, rue principale élargie pour les congères hivernales de neige, maisons protégées du vent par des tôles dessinées comme des écussons, voitures stationnées en désordre, femme secouant un tapis à la fenêtre, maquignon montant dans un camion de bestiaux. C’était donc cela, le Jura. Un canton de l’univers où des gens nés-là étaient restés sans vraiment l’avoir voulu, ouvrant les fenêtres en cette fin d’été chaude et qui allaient s’apprêter pour la saison du grand manteau blanc.

Frontière

Dole

Dole

Pourtant, entre Dole et Besançon, les deux capitales du comté de Bourgogne, sept jours pleins n’ont pas suffi pour accumuler des images, questions, étonnements sur ces lieux dont personne ne sait s’il faut les nommer Jura, Comté, Franche-Comté, Revermont, Haut-Doubs, porte de Bourgogne, Haute-Saône. Sauf si les limites ont un sens qui est de tendre un miroir dans lequel on se regarde. De préférence avantageusement, face à l’autre, déprécié pour ne pas déchoir dans notre image de soi. De fait, tout semblait frontière, ligne, marquage. Invisibles : mine de sel du trias fixant les installations d’extraction, périmètre d’une appellation viticole ou fromagère, microclimat, limite indécise de la hêtraie-sapinière, frontière géopolitique. Ou visibles : vignobles peignés, champs marquetés des hauts plateaux, ruisseaux et rivières ourlés de saules, clochers traçant le chemin de la terre au ciel, horizons en enfilade des plis géologiques.

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Sur la route de Dijon

Sur la route de Dijon
8-10 avril 2016

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Le voyage a été organisé par Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés géographiques (de Paris). Les deux journées ont été préparées par Françoise Mourot, notre intervenante sur place. Jean-Pierre Chabin, maître de conférences honoraire de géographie et de climatologie de l’Université de Bourgogne nous a fait découvrir les multiples facettes de la célèbre commune de Gevrey-Chambertin. Mille mercis.

 

 De la Bourgogne émane un mélange rare d’enracinement paysan et d’envolée ambitieuse sur des horizons élargis. Une grande voie terrestre, un coteau, des marchands, il n’en fallait pas plus pour que le vin soit bon ! Entre Val de Saône et Montagne (la Côte de Nuits) Dijon, capitale régionale prend ses aises.

Le carrefour bourguignon

La Bourgogne est une région historique prestigieuse dont le cœur a battu à Bitracte, capitale des Eduens, puis dans le monastère de Cluny à partir du X ème, puis dans celui de Cîteaux à partir du XI ème. Il a battu plus tard à Dijon, capitale du duché des Grands ducs d’Occident qui faillirent mettre à terre la royauté française. Mais la région Bourgogne actuelle est bien différente du duché, devenu province après son annexion par la France en 1478.

La  Bourgogne est essentiellement un seuil entre le Bassin parisien et le couloir de la Saône et du Rhône. Reliant Europe du nord et Europe du sud, le carrefour fut très tôt fréquenté. Mais il a migré au cours des siècles.

Depuis l’Antiquité la région est traversée par de grands axes de communication. Dès le VI ème avant J.C., c’est par la Bourgogne que passe la route de l’étain qui unit la Cornouaille à l’Italie.

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Être franc-maçon au XXI ème siècle

Samedi 23 janvier 2016

Les Cafés géographiques ont organisé une journée de réflexion sur le monde d’aujourd’hui, vu à travers le prisme de la GLDF (Grande Loge De France). L’initiative de la journée revient à Jean-Pierre Némirowsky et à son ami Alain Pollisse, membre de la GLDF et aussi adhérent des Cafés géographiques.

Tablier de maçon

Les francs-maçons continuent d’inspirer bien des fantasmes. Croient-ils en Dieu ? Ne sont-ils que des amateurs de cérémonies hautes en couleurs ? Constituent-ils seulement un réseau d’assistance morale et matérielle aux frères et soeurs en difficulté ? Sont-ils un réseau d’influence encore suffisamment puissant pour présenter au pouvoir politique leurs réflexions sur la société française et l’état du monde ? Qui sont-ils vraiment ?

Qu’est ce qui fait courir une partie de l’intelligentsia dans les loges maçonniques ? Qu’elles sont les interférences et les collusions ?

Brève histoire de la franc-maçonnerie

La FM (franc-maçonnerie) jusqu’au XX ème siècle

Démêler le vrai du faux est difficile puisque les loges maçonniques ont le culte du secret !

Religion sans dogme, Eglise sans sacrement, la maçonnerie spéculative conquiert le monde au seuil du XVIII ème, en Angleterre, après 150 ans de guerres civiles et de religion. La Grande loge de Londres est un lieu de réflexion mêlant rationalisme et ésotérisme, comme le montre le tablier de maçon ci-dessus. Quelques notions simples sont alors portées par des membres de l’aristocratie et des savants : tolérance, fraternité, raison.

La maçonnerie spéculative est héritière des maçons opérationnels : ceux qui depuis l’origine du monde ont édifié le tour de Babel et le Temple de Jérusalem, puis des milliers de cathédrales au Moyen Age. Ces maçons là avaient une loge (baraque de bois) adossée au flanc nord des cathédrales. Ils s’y reposaient, ils s’y organisaient en confréries et en sociétés d’entraide pour la bonne mort (les accidents de la vie). Ils étudiaient aussi, pour devenir compagnon puis maître d’œuvre. Leurs emblèmes étaient tout naturellement des équerres, des compas, des niveaux .Ils se transmettaient les secrets de constructions.

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Controverses dans le sud-ouest parisien. Petite Ceinture ferroviaire de Paris et serres d’Auteuil

Controverses dans le sud-ouest parisien.
Petite Ceinture ferroviaire de Paris et serres d’Auteuil
Les Cafés géo, samedi 26 septembre 2015 (Denis Wolff)

PC : il ne s’agit pas ici d’un parti politique mais de la Petite Ceinture, voie ferrée construite sous le Second Empire, et qui entourait alors complètement la capitale. Les excursionnistes des Cafés géo ont marché sur les traces de cette voie mythique et ont découvert les serres d’Auteuil et autres équipements parisiens, dont l’histoire récente est assez mouvementée.

Au cours des quelques kilomètres de cette excursion, ils se sont interrogés sur le sort de ces équipements édifiés au XIXe siècle pour transporter les Parisiens, les nourrir (abattoirs), les instruire et même les baigner (piscine Molitor) ! Quelle place, quel rôle leur laissent les acteurs de la vie moderne dans une ville livrée à la spéculation immobilière, où l’espace est rare et cher ?

Nous remercions chaleureusement Jean-Louis Tissier, qui a pris position dès 2010 pour défendre les serres d’Auteuil, Jean-Emmanuel Terrier et Stéphane Dos Santos, respectivement Président et Secrétaire de l’Association pour la sauvegarde de la Petite Ceinture1, ainsi que Bernard et Maryse Verfaillie pour toute l’organisation.

La Petite Ceinture

La Petite Ceinture de Paris est ligne de chemin de fer à double voie de 32 kilomètres de longueur (hors raccordements) qui faisait le tour de Paris à l’intérieur des boulevards des Maréchaux. Aujourd’hui, il en reste 23 kilomètres. Elle comportait 34 gares de voyageurs, 5 gares de marchandises, 2 gares réservées au bétail et 2 gares de triage.

De brillants débuts

Au XIXe siècle, les premières liaisons radiales ferroviaires au départ de Paris sont construites par des compagnies privées : Compagnie du Chemin de fer de Paris à Saint-Germain (qui devient la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest), Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans, Compagnie des Chemins de fer du Nord, Compagnie du Chemin de fer de Paris à Lyon (qui devient Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée), Compagnie des Chemins de fer de l’Est

Mais cette configuration pose un problème aussi bien pour le transport des voyageurs que des marchandises : il y a rupture du trajet à Paris. Par ailleurs, on décide d’ériger de nouvelles fortifications autour de la capitale entre 1841 et 1844 (enceinte de Thiers) : il faudrait donc pouvoir les approvisionner en soldats, en ravitaillement ou en armement depuis l’intérieur de la ville fortifiée.

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Bordeaux, un univers paradoxal

[18-20 septembre 2015]

bordeaux-univers-paradoxalBordeaux se souvient du temps où les quais accueillaient paquebots et cargos, mais la ville a perdu son port.

Aujourd’hui, après rénovation des quartiers anciens et des berges de la Garonne, l’harmonie a été retrouvée entre la ville et le fleuve et depuis 2007 la cité a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

La capitale aquitaine sort d’une longue torpeur et voit son avenir en grand. Les projets ambitieux (ou pharaoniques ?) sont nombreux.

Bordeaux appelle le cliché : port en pleine terre ou campagne en pleine mer, bourgeoisie impitoyable, ville anglaise ou espagnole, ville plate et basse sans mystère…

Tout ici n’est qu’apparence. Mais sa jeunesse crie haut et fort : « Bordeaux is the place to be » !

Le voyage est organisé par Maryse Verfaillie, pour l’association Les Cafés géographiques de Paris. Il bénéficie de l’aide précieuse de deux enseignantes en CPGE du lycée Montaigne, Marie Grosgeorge et Stéphanie Beucher.

Vue cavalière de Bordeaux en 1890. Lithographie de F. Hugo d’Alesi

Vue cavalière de Bordeaux en 1890. Lithographie de F. Hugo d’Alesi

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Un voyage en Roumanie (juin 2015)

Un groupe de 23 adhérents des Cafés géographiques a participé du 16 juin au 26 juin 2015 à un voyage en Roumanie organisé par Arts et Vie selon l’itinéraire et les modalités proposés par l’association. L’itinéraire a suivi une boucle à partir de Cluj-Napoca pour parcourir la Transylvanie et la Moldavie. Plusieurs thématiques ont été privilégiées comme les paysages et l’histoire complexe du pays, d’autres aspects ont été aussi abordés comme la géopolitique, la vie quotidienne, et bien d’autres encore. Quelques contacts directs avec les habitants ont pu avoir lieu, à Brasov en particulier. Le modeste compte rendu qui suit n’a qu’une seule ambition, celle de suggérer la richesse des enseignements qui ont permis aux participants de faire la connaissance d’un pays européen méconnu, riche d’un patrimoine exceptionnel et de potentialités de développement incontestables.

Devoir de mémoire au cimetière juif de Sighetu Marmatiei dans le Maramures, tout près de la frontière ukrainienne (cliché Daniel Oster, juin 2015)

Devoir de mémoire au cimetière juif de Sighetu Marmatiei dans le Maramures, tout près de la frontière ukrainienne (cliché Daniel Oster, juin 2015)

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Promenade dans le Paris Art déco

Promenade dans le Paris Art déco
(samedi 21 mars 2015 après-midi)

Après la journée Paris Art nouveau en 2014, les Cafés géographiques ont  proposé à leurs adhérents pour le début du printemps 2015 un après-midi Paris Art déco, sous la conduite de la même conférencière, Sylvie Gazannois.

Dans un périmètre circonscrit aux quartiers limitrophes des XVIe et VIIIe arrondissements, une promenade relativement courte a permis d’apprécier de nombreuses réalisations Art déco qui ont marqué l’urbanisation parisienne des années 1920-1930.

Près du palais de Tokyo , le groupe des Cafés géo, Tokyo très attentif aux propos éclairés de la conférencière Sylvie Gazannois (cliché de Daniel Oster)

Près du palais de Tokyo , le groupe des Cafés géo, Tokyo très attentif aux propos éclairés de la conférencière Sylvie Gazannois (cliché de Daniel Oster)

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Le rail et la mondialisation

Le 4 février 2015, les Cafés géographiques ont convié leurs adhérents à une soirée exceptionnelle à à l’Union Internationale des Chemins de Fer à Paris à deux pas de la Tour Eiffel.

L’immeuble de l’Union internationale des chemins de fer Cliché de Maryse Verfaillie

L’immeuble de l’Union internationale des chemins de fer
Cliché de Maryse Verfaillie

Paul Véron, directeur de la communication de l’UIC et directeur du Moyen-Orient, introduit la soirée et nous accueille au siège de l’UIC. Le directeur général de l’UIC, Jean-Pierre Loubinoux, nous présente la maison et son histoire. Créée en 1921 dans le cadre d’une conférence diplomatique (ou intergouvernementale) et organisée à Portorose en Italie (actuellement en Slovénie), l’UIC devait harmoniser les conditions de construction et d’exploitation des chemins de fer à l’échelle internationale. Une alliance franco-roumaine cherchait à faire prévaloir une démarche totalement européenne  jusqu’à l’Oural et ouverte aux régions voisines du Proche et du Moyen-Orient, de l’Asie jusqu’à la Chine et le Japon. L’UIC est ainsi née à Portorose, avec l’idée d’être basée à Paris. L’immeuble actuel date de 1962-1963. Il a été édifié sur des terrains qui étaient de grands triages amenant le charbon au cœur de la capitale. Ces terrains appartiennent toujours à la  SNCF  qui a conclu avec l’UIC un bail emphytéotique de 99 ans.

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Une journée au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget

Samedi 15 novembre 2014
Les cafés géo prennent de la hauteur…

Les cafés géo investissent l’aérogare du Bourget (cliché J.-P. Némirowsky)

Les cafés géo investissent l’aérogare du Bourget (cliché J.-P. Némirowsky)

Rosetta et Philae étaient encore à la Une de la grande presse que déjà une vingtaine de membres de cafés géo pouvait contempler le petit robot grandeur nature dans un hangar du Bourget. Intuition géniale ou relations privilégiées au CNES ?

Sous la conduite d’un guide enthousiaste et fier du génie français, nos amis géographes familiers des espaces mesurables en km² (régions, pays, continents..) s’initièrent à la conquête de l’Espace lors d’une longue visite d’une journée au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. Aéroport de Paris jusqu’en 1952, Le Bourget devient aéroport d’affaires en 1973, le premier d’Europe.

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Nancy, une métropole lorraine

26-27-28 septembre 2014

nancy-metropole-nouvelle (1)Le voyage est organisé par Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés Géographiques (de Paris). Il a bénéficié de l’aide précieuse de Nancéiens :
-Jacqueline et Christophe Terrier, membres de longue date des Cafés géo,
-Colette Renard-Grandmontagne, André Humbert et Jean-Pierre Husson, enseignants à l’Université de Lorraine.

Au carrefour des routes européennes, la Lorraine effectue de belles reconversions. Nancy, crée ex-nihilo il y a dix siècles, a bénéficié de grandes richesses naturelles.
Elle a conservé l’écrin forestier de Haye et l’exploitation des mines de sel gemme. Mais les mines de fer sont fermées et les activités sidérurgiques ont pratiquement disparu.
Plusieurs apogées ont laissé à la capitale de la Lorraine un patrimoine architectural exceptionnel : ville médiévale et Renaissance, ville des Lumières (Place Stanislas), ville Art nouveau.
Mais le siècle passé a confronté la ville aux crises industrielles. Aujourd’hui la métropole, coincée entre le talus forestier de la Côte de Moselle à l’ouest et les marais de la Meurthe à l’est, a mené de nombreuses batailles. La reconversion économique s’accompagne de la réhabilitation des périphéries et de projets (mégalomanes ?) en Cœur de ville.

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Istanbul, l’insondable [7-11 mai 2014]

Elle fut Byzance, elle fut Constantinople.

Elle est aujourd’hui, non pas la capitale, mais la métropole la plus dynamique de la Turquie. Elle garde jalousement les deux rives du Bosphore et les deux cultures orientale et occidentale. Son patrimoine architectural est mondialement connu.

Avant de partir à sa découverte, cette petite citation : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples » (De Gaulle, Mémoires de guerre).

Ce voyage a été organisé par Les Cafés géographiques avec le soutien logistique de l’association Arts & Vie.

La Corne d’Or et les chaînes qui en interdisaient l’entrée.

La Corne d’Or et les chaînes qui en interdisaient l’entrée.

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La Rochelle, en Charentaises ?

[21-23 mars 2014]

Se laisser conquérir par des promontoires qui avancent gaillardement vers le large et portent La Rochelle, fière et rebelle et la, militaire,  presqu’île de Fouras…
S’enfoncer dans les marais entre Charente et Seudre, façonnés en marais salants, en polders, en bassins ostréicoles…
Découvrir les multiples convoitises dont la Charente Maritime a été l’objet : entre Hollande, Angleterre et royaume de France, entre catholiques et protestants….
Profiter de la douceur poitevine, de l’immense patrimoine militaire et civil…
La vague et le vent vous ont tenté ?

Le voyage a été organisé par Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés Géographiques (de Paris). Gabrielle Labescat spécialiste en aménagement du territoire a été à nouveau notre intervenante pour la durée du séjour.

La Rochelle (Charente-Maritime) : le Sud-Ouest bénéficie d’un rayonnement touristique international : le port des Minimes à La Rochelle est un des premiers ports européens de plaisance de la façade atlantique.

La Rochelle (Charente-Maritime) : le Sud-Ouest bénéficie d’un rayonnement touristique international : le port des Minimes à La Rochelle est un des premiers ports européens de plaisance de la façade atlantique.

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Diagonales dans le XVIII° arrondissement – Paris et ses contradictions

Ville bourgeoise, ville populaire, ville musée, ville en chantier, Paris n’est pas à une contradiction près. Le XVIII° arrondissement offre un concentré exceptionnel de ces dynamiques d’embourgeoisement accéléré des quartiers populaires parisiens. La balade permet de découvrir la face calme et cachée de la butte Montmartre mais aussi sa face touristique. Elle nous plonge aussi dans la centralité immigrée de la Goutte d’Or.

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La journée du 12 octobre 2013 a été préparée par Olivier Milhaud, Pauline Saurei et Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés géographiques.
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Reims et la Champagne

 Un week-end  champenois, 20-22 septembre 2013

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L’histoire prestigieuse de Reims vaut à la ville des sacres d’avoir 4 sites inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1991. L’autre attraction touristique de la métropole champenoise réside dans la présence de nombreuses maisons de champagne avec leurs caves et leurs hôtels particuliers. Mais les Cafés Géographiques ont préféré  sortir des « lieux communs » pour découvrir différentes facettes de la ville et de sa région : des témoins de l’histoire urbaine de Reims, un joyau Art nouveau (la Villa Demoiselle), des paysages forestiers et viticoles, le fonctionnement d’une coopérative viticole, un spectacle son et lumière, un circuit Art Déco, la visite de la cathédrale guidée par le meilleur spécialiste de ce monument prestigieux, etc.

Ce week-end champenois a été organisé par Daniel Oster, avec le concours de Marc Béteille et les conseils avisés de Maryse Verfaillie, pour un groupe de 30 personnes, toutes adhérentes de l’association des Cafés Géographiques. Dix intervenants ont apporté leur contribution pour éclairer les différents thèmes retenus pour ce séjour tandis que plusieurs participants ont prêté leurs belles photographies qui agrémentent le compte rendu qui suit.

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Et au dessous coule la Bièvre

Balade du samedi 6 avril 2013

Et au dessous coule la Bièvre – Permanences, renouvellement urbain, Paris 13e & 14e

Cette journée vous a été proposée par Maryse Verfaillie pour les Cafés géographiques de Paris.
Marie-Paule Caire, professeur honoraire en CPGE au lycée Lakanal, a été notre intervenante tout au long d’un parcours qu’elle a établi, en lisière des 13è et 14 è arrondissement, au-dessus de la Bièvre enfouie, ou du moins de son souvenir.
Que reste-t-il des chiffonniers, des blanchisseuses, des glaciers, des meuniers, des tanneurs qui vivaient dans la vallée de la Bièvre, affluent de la Seine, entré dans Paris par la poterne des Peupliers ? Que reste-il de cette « petite banlieue », devenue 13è et 14 è arrondissements de Paris en 1860 ?
De la Place d’Italie à la Butte aux Cailles, de la place de Rungis jusqu’au parc Montsouris et à la Cité universitaire, des villas d’artistes jusqu’à la place Denfert-Rochereau, les permanences rivalisent avec les renouvellements urbains.

Première partie : Les renouvellements urbains des XIX è et XX è.

Le nord des 13è et 14 è arrondissements, porte la marque de l’enceinte des Fermiers Généraux, barrière fiscale édifiée de 1784 à 1789. L’affaire avait fait grand bruit, « le mur murant Paris rendait Paris murmurant ».
Le sud des 13è et 14è arrondissements porte la marque de l’enceinte de Thiers, enceinte militaire édifiée de 1840 à 1844. L’affaire était sérieuse : les fortifications faisaient bien 140 m de largeur et elles dominaient une zone non-aedificandi de 250 m…. où s’installèrent discrètement « des zonards » !

Entre deux enceintes au XIX e siècle

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Schéma des contraintes physiques sur les marges des 13è et 14 è

L’enceinte des Fermiers Généraux englobe le faubourg Saint Marcel (aujourd’hui 5 e arrondissement), et le nord des 13è et 14è dans Paris. La deuxième enceinte permet de doubler la superficie de la capitale et de gagner 8 arrondissements, ceux « de la petite banlieue » en 1860.
Un gigantesque remue-ménage se développe alors ! L’entre deux murs, composé de petits villages, perd toute identité. Le baron Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, et maître d’œuvre des grands travaux du Second Empire en fut le principal instigateur.
– La première enceinte fut rasée et remplacée par les grands boulevards, portant aujourd’hui les noms de Vincent Auriol, Auguste Blanqui, Saint Jacques. Des rues en radiales partent des places (place d’Italie, place Denfert-Rochereau) permettant d’irriguer leur quartier.
– La révolution industrielle célébra le chemin de fer sous toutes ses formes et les emprises au sol furent nombreuses ! Les usines se multiplièrent à proximité, remplaçant les ateliers des artisans.

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Archives – Des voyages

De l’Art nouveau au 9ème Art, Maryse Verfaillie, Camille Ek, Arlette Ek-Troisfontaines, Marie Le Flahec – 29 mars 2013
 Programme Bruxelles.pdf
 bruxelles_capitale_des_arts.pdf
 Bruxelles_charmes_capitale_chaotique.pdf
 Bruxelles_marqueurs_d_espace.pdf
 Bruxelles_bulles_murs.pdf

Invitation au quai d’Orsay, Maryse Verfaillie – 23 février 2013
 voyage-quai-orsay.pdf

Belleville, quartier mythique, Maryse Verfaillie – 05 décembre 2012
 voyage-belleville.pdf

Bâle, rhénane et transfrontalière, Maryse Verfaillie – 29 septembre 2012
 voyage-bale.pdf

Journée sur la montagne Sainte-Geneviève, Daniel Oster – 27 octobre 2012
 voyage-montagne-sainte-genevieve.pdf

Paris de la Collaboration, rive gauche, Michel Giraud – 2 juin 2012
 voyage-paris-rive-gauche.pdf

Incursion dans le Grand Duché du Luxembourg, Maryse Verfaillie, Arlette Ek-Troisfontaines, Camille Ek – 8 avril 2012
 voyage-luxembourg.pdf

Si la Défense m’était contée, Maryse Verfaillie, Catherine Stricker, Josette Paingault, Annick Süss – 10 janvier 2012
 voyage-La-Defense.pdf
 la-defense-lieu-culturel.pdf
 la-defense-et-son-histoire.pdf

Voyage dans le Hoggar, Marcel Cassou – mercredi 16 novembre 2011
voyage-dans-le-hoggar.pdf

Week-end au soleil de la Méditerranée. Montpellier- Sète-La Grande Motte. Les villes et l’eau. 16-17-18 septembre 2011, Maryse Verfaillie, Gabrielle Labescat, Tony Rey – lundi 17 octobre 2011
montpellier-sete.pdf
 montpellier-sete-v-longue.pdf – Compte rendu en version longue (33 p.)

La Villette et les Canaux de Paris (Samedi 24 septembre 2011), Maryse Verfaillie – lundi 26 septembre 2011
voyage-villette-canaux-paris.pdf

Balade en banlieue sud. Sceaux : géographie urbaine à travers quartiers attractifs et quartiers de mauvaise réputation, Maryse Verfaillie, Michel Giraud – lundi 1er août 2011
voyage-sceaux.pdf

Escale en Baie du Mont Saint Michel, Maryse Verfaillie, Gabrielle Labescat – mardi 12 juillet 2011
voyage-mt-st-michel.pdf

Voyage à Strasbourg, Michel Giraud – dimanche 16 janvier 2011
voyage-strasbourg.pdf

Voyage à Lisbonne [24 au 28 Octobre 2010], Claudie Chantre, Maryse Verfaillie – dimanche 19 décembre 2010
voyage-lisbonne.pdf

Voyage à Londres 19 et 20 septembre 2009, Michel Giraud – mercredi 4 août 2010
voyage-londres.pdf

Voyage des étudiants des Cafés géographiques en Suède (mai 2009), Pierre Raffard – mercredi 23 septembre 2009
voyages-etudiants-suede.pdf

Voyage à Liège, Michel Giraud – mercredi 2 septembre 2009
voyage-liege.pdf

Carnet de voyage : un petit tour de Sydney, Jean-Philippe Raud Dugal – mardi 7 octobre 2008
carnet-voyage-sydney.pdf

Voyage des Cafés géographiques dans le Hoggar (15 au 23 avril 2006), Alexandra Monot, Marcel Cassou, Christiane Barcellini – vendredi 5 janvier 2007
voyages-cafes-geo-hoggar.pdf

Un week end en Baie de Somme (juin 2005) : un monde entre terres et eaux, Alexandra Monot – mercredi 8 février 2006
week-end-baie-de-somme.pdf

Le Thermalisme entre mer et Montagne : Les Pyrénées Orientales, Marc Lohez – dimanche 1er mai 2005
thermalisme-pyrenees-orientales.pdf

Paris ville universelle (du quartier latin au Trocadero), une ville mise en Seine. des visites géographiques à faire soi-même, Marc Lohez – lundi 28 mars 2005

Voyage à Londres, Marc Lohez – lundi 20 décembre 2004

Visite de Rungis, Guy Chemla, Marc Lohez – dimanche 19 décembre 2004

Week end gastronomique des cafés géographiques en Alsace, Alexandra Monot – lundi 13 décembre 2004

Le journal de bord en Ouzbékistan : 1) Un pays aride aux paysages irrigués verdoyants !, Alexandra Monot – dimanche 21 novembre 2004

Le journal de bord en Ouzbékistan : 2) Une ancienne civilisation urbaine, Alexandra Monot – vendredi 24 septembre 2004

Le journal de bord en Ouzbékistan : 3) L’un des derniers rideaux de fer de la planète, Alexandra Monot – vendredi 24 septembre 2004

Le journal de bord en Ouzbékistan : cartes et bibliographie – 10 août 2004

Paris, ville universelle

Paris ville universelle (du quartier latin au Trocadero), une ville mise en Seine.

Pour découvrir pourquoi Paris est considérée comme une ville universelle, voici un itinéraire qui permet de comprendre la construction de l’image universelle de Paris à travers deux lieux de la capitales séparés dans l’espace et dans le temps, mais reliés par la Seine : le quartier latin, l’un des lieux de naissance de la pensée rationnelle occidentale et l’ensemble Trocadero-Champs de Mars, lieu des expositions universelles. Le trajet se fait à pied et en Batobus (qui permet de n’effectuer que des escales et non un tour complet sur la Seine, service assez régulier). Les temps indiqués correspondent à une visite réellement effectuée avec un groupe d’une trentaine de personnes.

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Visite de Rungis

Une vingtaine de géographes nocturnes étaient réunis au petit matin du 24 mai à la porte d’Orléans ; il montèrent dans un petit car bleu auquel il ne manquait que les grilles pour ressembler à un car de CRS ; un grand « panier à salades » pour conduire au plus grand marché de produits frais du monde, voilà qui constituait une entrée en matière tout à fait appropriée…
Après le passage du péage, Guy Chemla (Paris 4, géographe spécialiste des Halles), rappelle l’ampleur de Rungis : le marché fait 220 ha et si l’on y ajoute les annexes, les zones d’activités connexes, c’est plus de 600 ha qui sont couverts : c’est un marché clos qui contraste avec les anciennes halles qui ne s’étendaient guère que sur une trentaine d’hectares et étaient ouvertes au public.

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Voyage à Londres (mai 2001)

En un jour, une découverte de la rénovation urbaine entreprise sur les bords de la Tamise de Waterloo international aux Docklands, en passant par la nouvelle mairie construite en face de la Tour de Londres. Ajoutez à cela un pique-nique dégusté sur le méridien de Greenwich, et vous avez une expérience géographique unique.

Autour de la Tamise, Les mutations de Londres, 13mai 2001

10h 30 : arrivée à Waterloo (1). Ligne de Bus 188 jusqu’à Bermondsey ou Greenwich (selon le temps). La ligne emprunte les boulevards extérieurs du quartier de Southwark : une partie de cette rive sud qui n’a pas encore été revitalisée et qui montre bien la triste image qui était celle de Soutwark. (Mais les council flats y sont un peu moins glauques que nos HLM…) à l’époque des Romains, Southwark n’était qu’un ensemble d’îles découpées par des chenaux anastomosés.

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Week end gastronomique des cafés géographiques en Alsace

Quatorze membres de l’Association des Cafés géographiques de Paris se sont rendus les samedi 20 et dimanche 21 novembre en Alsace pour un week-end consacré à la culture et à la gastronomie de cette région orientale de la France.

L’Alsace, une région de viticulture. L’exemple des « Vins Hugel et Fils » à Riquewihr.

Le week-end commence par un déjeuner à Riquewihr, composé de baekaeffe et de fromage de Munster au cumin. Après les agapes, le groupe part visiter la ville à la suite d’André Hugel, président de l’Association d’Archéologie et d’Histoire de Riquewihr.
Riquewihr, « perle du vignoble alsacien », se découvre au tournant de la route, blottie dans une cuvette protégée des vents du Nord par le coteau du Schoenenbourg, nichée dans les vignes, à l’ombre des Vosges. Situé à 12 km de Colmar (68), ce village est l’un des 100 plus beaux villages de France. Cette cité (elle en a le statut depuis 1320, même si elle ne compte que 1228 d’habitants) est née d’un vaste domaine viticole au VIème siècle. En 1520 s’organise une corporation de vignerons qui se perpétue encore de nos jours. Les guerres épargneront la cité, malgré la proximité des lignes de front et des combats au cours des deux dernières guerres mondiales, qui ont détruit tous les villages voisins. De son passé, Riquewihr a gardé un ensemble architectural prestigieux datant essentiellement du XVIème siècle, âge d’or de la ville, qui lui vaut d’être le lieu d’Alsace le plus visité avec 1,6 millions de touristes par an. La ville a surtout conservé ses viticulteurs qui ont fait et font encore sa richesse.

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Le journal de bord en Ouzbékistan : 1) Un pays aride aux paysages irrigués verdoyants !

Le premier voyage des Cafés géographiques à la découverte de l’Ouzbékistan

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Derrière Pierre Gentelle (directeur de recherche au CNRS), 25 membres des Cafés Géo se sont rendus en Ouzbékistan du 06 au 16 juillet 2004. Le voyage débute dès le 12 juin par une journée de préparation au voyage, qui permet de faire le point non seulement sur les données pratiques, mais aussi sur un aperçu général de la géographie du pays et de son contexte régional.

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Le journal de bord en Ouzbékistan : 3) L’un des derniers rideaux de fer de la planète

III. L’un des derniers rideaux de fer de la planète.
MERCREDI 14 JUILLET 2004 : De Samarcande à Termez.

En ce 14 juillet, le départ est fixé à 7h30. Notre bus ne pouvant pas franchir les montagnes par la route acrobatique avec un col à 1788 m., nous partons vers le Sud en longeant la chaîne du Zeravchan. Le paysage se lit facilement. Au premier plan, se déploie un plateau de lœss non irrigué sur lequel les cultures pluviales sont possibles (200 mm/an). De nombreux bovins y pâturent et ont l’air d’y prospérer davantage que ceux que nous avions vu précédemment. Au second plan, nous apercevons un glacis d’accumulation de lœss sous la forme de collines érodées par les pluies. Sur ce glacis, la végétation est rare. Au pied du glacis, au débouché des rus, se développent des oasis sur les cônes de déjection avec une implantation humaine en petit village groupé. A l’arrière plan, les montagnes culminent, dans cette extrémité occidentale de la chaîne du Zeravchan à 2200 m. Cette chaîne est un batholite de granit porté en altitude et érodé, sur lequel il y a peu de végétation. Pour entamer cette longue journée de route, Pierre Gentelle tient, dans le bus, le micro sur les nomades et les sédentaires.

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Le journal de bord en Ouzbékistan : 2) Une ancienne civilisation urbaine

II. Une ancienne civilisation urbaine.

SAMEDI 10 JUILLET 2004 : Boukhara.

En 5 000 av. J.-C., l’oasis de Boukhara était une zone de marécages du fleuve Zeravchan, ancien affluent de l’Amou Daria. Mais avec la désertification de la région, le fleuve n’a plus eu la capacité de rejoindre l’Amou Daria, aussi s’est mis en place un delta intérieur qui fut aménagé par les premiers habitants de la région. Actuellement, les eaux sont amenées par canaux depuis l’Amou Daria grâce à des pompes et non par gravité. La vieille ville de Boukhara est délimitée par un boulevard qui remplace les remparts rasés par les Russes à l’époque tsariste. Dans la vieille ville se concentrent des bâtiments religieux (mosquées, medersas), politiques (citadelle Ark) et commerciaux (bazars). Boukhara présente ainsi une triple fonction. La vieille ville était divisée en quartiers d’artisans (changeurs, bouchers, chapeliers, soieries,…), dont le cœur économique et politique (les deux allant de pair) était le bazar couvert. Les Russes, arrivés en 1868, avaient conservé l’organisation générale de la ville, ajoutant quelques bâtiments techniques : maternité, banques, hôpitaux. Ils avaient également conservé l’organisation politique avec les Khans et émirs de Boukhara. Du tissu urbain originel aux ruelles tortueuses et nombreuses impasses, les Soviétiques n’ont conservé que quelques éléments et ont ouvert de larges avenues. De l’ancien bazar couvert ne demeurent que les croisements de rues surmontés de coupoles (les Toks). Les passages transversaux ont été détruits, laissant le promeneur sous la chaleur et le soleil. Les Soviétiques ont ensuite juxtaposé une ville moderne répartie en quartiers spécialisés (universités, hôtels, logements), à côté de la ville des Tsars constituée d’un système plus ou moins radioconcentrique de grandes avenues.

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Sur la Route de la soie : un Café géo nomade en Ouzbekistan

Sur la route, entre Boukhara et Samarkand, Quentin Geldof (Café géo de Bruxelles) et Jean-Marc Pinet (Café géo de Toulouse), assistés de Gilles Fumey (Café géo de Paris), proposent dans le bus un café géo sur le thème de la Route de la soie. Pour la première fois dans l’histoire des Cafés géographiques, à égale distance de Toulouse et Bruxelles depuis l’Ouzbékistan – mesure certifiée par Jean-Marc, initiateur de la formule ! – un Café géo mobile est organisé avec pour invité Pierre Gentelle, Directeur de recherches au CNRS.
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Le journal de bord en Ouzbékistan : cartes et bibliographie

Toutes les cartes de la région, y compris le 1:1.000.000 Aeronautical Chart américain, la meilleure carte, se trouvent chez Raymond Chabaud, ancien propriétaire de la librairie cartographique l’Astrolabe, responsable des librairies à Voyageurs du Monde, 55 rue Sainte-Anne, Paris.

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