Le dernier Festival International de Géographie de Saint-Dié (2-4 octobre 2026) a invité, cette année, deux pays d’Europe orientale, la Bulgarie et la Roumanie, entrés dans l’UE en 2007 après une longue histoire dans l’orbite de l’URSS. Leur expérience nous permet de réfléchir aux effets de l’intégration dans l’UE, expérience utile aux futures intégrations de pays de l’Europe balkanique ou orientale. (suite…)
Une catastrophe naturelle frappe la France chaque année sans jamais produire une seule image. Elle ne noie pas de village, elle n’emporte pas de pont, elle n’oblige personne à partir dans la nuit. Elle se contente d’ouvrir les murs des maisons, lentement, saison après saison. Quand l’argile d’un sous-sol reçoit l’eau de l’hiver elle gonfle, quand la chaleur de l’été la lui reprend elle se rétracte, et la maison posée dessus suit ce mouvement de quelques millimètres. Une fissure apparaît au-dessus d’une fenêtre, une autre descend le long d’un angle, une porte cesse de fermer. Il n’y a rien à filmer. (suite…)

Dès la parution en 2021 des deux premiers volumes, nous avons salué l’originalité et la réussite de la collection « Odyssée, villes-portraits » publiée par ENS Editions sous la direction de Benoît Goffin et Nicolas Escach.Allemagnes, le cinquième volume de la collection, paru en 2025, garde le cap de marier de manière judicieuse la géographie, la littérature de voyage et les propositions graphiques innovantes pour faire cette fois-ci le portrait de l’Allemagne contemporaine. Une Allemagne qui reste méconnue des Français malgré la coopération institutionnelle mise en place par le couple franco-allemand depuis l’après-guerre. (Daniel Oster) (suite…)
Aux observateurs de la situation mondiale inquiets du (ou des) conflit(s) qui affecte(nt) le Moyen-Orient actuellement, le dernier numéro de Questions Internationales vient rappeler qu’il existe une zone beaucoup plus dangereuse à terme pour la paix mondiale. Son titre Insécurité en Asie. Les grandes manœuvres est sans ambiguïté. Le terme « Asie » recouvre ici les espaces terrestres et maritimes que les Européens appelaient Extrême-Orient et que les Américains préfèrent nommer aujourd’hui Indo-Pacifique. En abordant le sujet sous des angles différents, les dix articles principaux de la revue démontrent que c’est là que s’exerce la concurrence entre les deux premières puissances mondiales, les Etats-Unis et la Chine.
Hormis les lecteurs du Val de Marne, certains seront surpris d’apprendre qu’en Ile-de-France, on peut maintenant (aussi) se déplacer par téléphérique… Prenez la ligne 8 du métro jusqu’à son terminus de Créteil. Vous tomberez alors sur ceci (Photo 1). Puis on s’élève rapidement (Photo 2 ; remarquer en bas la rame de métro). Vous n’êtes pas dans une station de sports d’hiver – on lit d’ailleurs île de France Mobilités sur les cabines – mais on pourrait le croire…
![]() Photo 1. Téléphérique du Val de Marne. Départ de Créteil. Photo D. Wolff. |
![]() Photo 2. . Téléphérique du Val de Marne. Au-dessus de Créteil. Photo de D. Wolff. |
Pour son 50e anniversaire, la revue Hérodote publie un numéro double (n° 200-201) consacré à un retour sur 50 ans de géopolitique et une réflexion sur l’apport majeur de la pensée d’Yves Lacoste face aux enjeux contemporains.
A cette occasion, une rencontre-débat a été organisée le 16 avril 2026, au Centre des colloques du Campus Condorcet à Aubervilliers.
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![]() Yves Lacoste.www.editionsladecouverte.fr |
Les terres de l’extrême attirent de plus en plus les touristes. Avec quelques millions de visiteurs si on ajoute Arctique, Antarctique, Patagonie méridionale, elles ne représentent qu’une part infime du tourisme mondial (moins de 1 %) mais l’essor du phénomène est réel et médiatiquement très lisible. On parle parfois pour ces hautes latitudes de « last-chance tourism », compte tenu du réchauffement climatique et de la fonte des glaces.
Dans le rap de Gaël Faye, l’espace n’est pas un simple décor, il devient le lieu où s’articule une identité fragmentée, en mouvement, et où se tisse une poétique de la relation. À travers ses chansons, le rappeur et écrivain franco-rwandais construit une géographie intime et politique, faite de traversées, de retours, de fractures et de réconciliations. Ayant grandi au Burundi puis en France à partir de 1994 (à l’âge de treize ans), il fait de son identité métisse le berceau de ses questionnements.

Nicolas Perrot, préf. de Christian Grataloup. Comment l’Europe a nommé le monde. Riveneuve, 2025
Partout sur le globe, des villes, des pays, des montagnes, des fleuves, des déserts, des îles, ont été nommés par les Européens au gré des explorations et des colonisations, à partir du XVe siècle. Dans sa préface, Christian Grataloup souligne le fait que de très nombreux toponymes sont l’héritage du fait colonial, même s’ils reprennent des noms locaux, plus ou moins déformés et européanisés. Il invite à « picorer » l’ouvrage de Nicolas Perrot, qu’il qualifie de « buffet géographique ». Alors, picorons ensemble cette sorte de dictionnaire qui passe en revue une grande partie des lieux du monde découverts puis ayant appartenu à des Européens. (suite…)







