Ce ne sont pas uniquement les amateurs de longues plages de sable, ni les nostalgiques de Marguerite Duras qui se sont retrouvés à Trouville-Sur-Mer ce dernier week-end de septembre, mais aussi les passionnés de géopolitique. La station normande accueillait en effet les 10èmes Rencontres Géopolitiques, conçues et animées par Frédéric Encel, géopolitologue et essayiste. Pour y assister, pas besoin d’inscription, de QR Code, ni d’achat de billet. Les tables rondes, animées par des universitaires, diplomates, journalistes… sont ouvertes à tous. Cette année, les travaux portaient sur « La France et l’Afrique » et, grande nouveauté, un pays était invité, le Maroc, représenté par son ambassadeure en France, Madame Samira Sitaïl. (suite…)
Café-géo de Montpellier du mardi 29 janvier 2013 : avec Boris Grésillon (professeur de géographie à l’université d’Aix-Marseille, responsable de l’équipe « Villes, culture et grands projets » au sein du laboratoire Telemme), auteur du livre paru en 2011 Un enjeu « capitale » : Marseille-Provence 2013, Paris, Editions de l’Aube,171p., avec Clotilde Berrou (Architecte DENSAIS, Urbaniste, Mention au Prix Tony Garnier d’Urbanisme 2003 de l’académie d’Architecture, chef de projet ARM Architecture). Compte-rendu rédigé par Clément BONORA.
L’élection de Marseille comme capitale européenne de la culture a donné lieu à la création de projets audacieux, originaux et quelques fois assez fous dans tout le département des Bouches-du-Rhône, mais c’est un territoire complexe, donc difficile à fédérer. 600 évènements au total : des expositions, la construction de nouveaux musées, mais également des projets décalés comme la conception d’un « GR 2013 » qui ferait découvrir aux touristes toutes les zones de Marseille qu’ils n’auraient jamais visitées comme les quartiers « sensibles », l’aéroport ou les usines de la ville. La réputation de Marseille est aujourd’hui acquise à travers l’image qu’elle véhicule. Boris Grésillon parle de « marketing urbain et culturel » de Marseille : l’attractivité de la ville et le potentiel succès de cette opération ne peuvent s’effectuer sans l’intermédiaire des médias. Le projet Marseille-Provence 2013 peut être abordé sous l’aspect spécifique de la géographie sociale : on peut se rendre compte de nombreux dysfonctionnements qui amènent à leur tour des questions et des problèmes liés à la ségrégation sociale, à la gestion politique, ou encore aux conflits d’intérêts grandissants.
