Lors de mon dernier séjour en Espagne j’ai pu mesurer, assez superficiellement mais très clairement, certains effets du changement climatique perceptibles dans le paysage traversé. Pendant deux semaines à la fin de l’hiver, du 2 au 14 mars 2023, j’ai parcouru la région d’Espagne comprise entre Barcelone et Valence, son littoral mais aussi et surtout son arrière-pays du trait de côte jusqu’à une centaine de kilomètres de la Méditerranée. A moins de 100 km au nord de Barcelone, j’ai vu un des effets les plus spectaculaires de la sécheresse qui sévissait alors dans une grande partie de l’Europe.
Cette photo résume la cité andalouse d’aujourd’hui : face à la mer, avec un décor de palmiers et au milieu des tours issues d’un tourisme de masse, la ville vient d’effectuer une reconversion spectaculaire. Cité balnéaire de la célébrissime Costa del sol, elle s’affirme à présent haut et fort comme « cité où l’art habite ».
Les Cafés géographiques ont réalisé, en 9 jours, un voyage de découvertes centré sur l’Aragon, au nord-est de la péninsule ibérique. Les participants se sont retrouvés à Perpignan où les attendaient les concepteurs et intervenants : Gloria et Jean-Pierre Huet. Ces deux adhérents fidèles des Cafés géo avaient concocté un programme éblouissant et échevelé, multiformes et réjouissant, autant pour nos papilles (alléchante gastronomie espagnole) que pour nos oreilles (vidéo de musiques variées et castagnettes).
Compte rendu du café géographique de Saint-Brieuc, 21 avril 2016, compte rendu de Christiane Barcellini.
Cyril Trépier est géographe, il enseigne à l’université de Cergy et en classe préparatoire à Meaux. En 2011, il soutient sa thèse « Analyse géopolitique de l’indépendantisme en Catalogne ». Elle est éditée en 2015, dans la collection Logiques politiques, L’Harmattan. Cet ouvrage ainsi que « L’Espagne en crise(s), une géopolitique au XXIe siècle » de Nacima Baron, professeure à l’université de Paris-Est, et de Barbara Loyer, professeure à l’université de Paris 8, Armand Colin, 2015, sont les deux ouvrages de référence pour ce café géographique.
Ce café géographique s’est tenu dans le cadre du projet pédagogique des lycées Renan et Rabelais sur le thème « La musique dit le monde », autour du combo barcelonais Muyayo*Rif invité en résidence. Le sujet de ce soir « L’Espagne, une nation éclatée ? » fait écho à ce groupe de musiciens au répertoire espagnol et catalan. Et en guise d’introduction, les Muyayo ont chanté pour l’auditoire l’Estaca, composé en 1968 par Lluis Llach. Chanson de résistance sous le franquisme, elle est aujourd’hui l’hymne populaire catalan.

Le port de Pasaia en Espagne (« Pasaiako portua « en basque ). Cliché de Stéphane Dubois, 29 décembre 2015
Des cartes postales, 2016
En 1843, Victor Hugo découvre Pasajes (Pasaia en basque), tombe sous le charme de ce port de pêche et le décrit en des termes élogieux[1]. La petite cité côtière est, depuis, devenue un port polyfonctionnel : aux produits de la mer (13 000 tonnes déchargées en 2013, ce qui en fait le troisième port de pêche espagnol derrière Vigo et La Coruña), s’ajoutent des trafics de marchandises variées à forte base industrielle.

Hovig Ter Minassian, Changer Barcelone. Politiques publiques et gentrification dans le centre ancien (Ciutat Vella), collection « Villes et Territoires », Presses Universitaires du Mirail, 2013.
Cet ouvrage du géographe français Hovig Ter Minassian est le fruit d’un travail de thèse réalisé entre 2005 et 2009 et, par la suite, remanié et enrichi. Deux axes principaux organisent la réflexion, celui de la métropole catalane, bien sûr, et celui, plus conceptuel, de la gentrification comme l’annonce clairement le sous-titre de l’ouvrage.



