Café géographique de Montpellier, 2 avril 2013, avec Nancy Meschinet de Richemond (Maître de conférences-HDR, UMR GRED, université Paul-Valéry-Montpellier III et IRD). Compte-rendu rédigé par Vincent Lahondère.
L’Observatoire des risques naturels en Languedoc-Roussillon dresse un bilan des victimes des inondations depuis 100 ans : « on note 7 évènements majeurs en Languedoc-Roussillon : 1907, 1933, 1940, 1958, 1999, 2002 et 2003, auxquels on pourrait ajouter 1988 pour la ville de Nîmes. A chaque fois, les pluies dépassent 400 mm/jour sur plusieurs centaines de km² voire près de 2 000 km² comme en septembre 2002. Les dégâts sont toujours très impressionnants et le nombre de tués significatifs (35 victimes dans l’Aude et les Pyrénées Orientales en 1999, 23 victimes dans le Gard en 2002) ».
1. Une inégale répartition dans le temps et l’espace
1.1. Comment définir une inondation méditerranéenne ? exemples de 2002 et 1940
1.2. Des faits : l’irrégularité des crues
1.3. Types de répartition des dommages : inondations torrentielles et pluviales
2. Des inondations, témoins de l’hybridation Société/Nature
2.1. Une sous-représentation des inondations pluviales dans les archives
2.2. Des choix politiques de gestion du XVIIIe siècle qui se traduisent par une répartition des tâches entre l’Etat et les populations locales : à l’Etat la lutte contre les inondations importantes par débordement, aux villageois la lutte contre les inondations pluviales localisées
2.3. L’accroissement récent et massif des enjeux dans les zones à risque : (re)découvrir les vulnérabilités fonctionnelles
3. Faire face aux inondations : « l’indemnisation » témoigne des transformations de la société du XVIIIe siècle à nos jours.
3.1. Une indemnisation qui devient essentiellement financière
3.2. Du sinistré sujet du roi au sinistré citoyen, statut de l’aide
3.3. D’une perception empirique et globale à une approche plus théorique et sectorielle ?
Les inondations constituent un risque majeur sur le territoire national comme régional. En Languedoc-Roussillon, il est avéré pour 1132 des 1545 communes de la région et pour 25 % de la population.
