Mardi 12 mai 2026, de 19h à 21h, Café de Flore, salle du premier étage, 172 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris (suite…)
Ce mardi 14 avril, nous avons le privilège d’accueillir au Café de Flore le géographe Philippe Pelletier, professeur émérite à l’université Lumière de Lyon 2, éminent spécialiste du Japon, auteur du récent De Hiroshima à Fukushima. Guerre, nucléaire et politique au Japon (PUL, 2025), pour nous présenter la question du nucléaire au Japon dans une perspective géohistorique originale.
Hiroshima et Fukushima sont deux lieux emblématiques de la relation singulière du Japon au nucléaire, qu’il soit militaire ou civil. Les deux événements – la bombe de 1945, l’accident de 2011 – peuvent être rapprochés dans une même analyse, c’est la démarche suivie par Philippe Pelletier. S’appuyant notamment sur de nombreuses sources japonaises, le géographe retrace les dynamiques à l’œuvre au Japon depuis les années 1930, en relation avec les Etats-Unis, en montrant le rôle depuis près d’un siècle des mêmes cercles politiques, industriels, scientifiques et militaires dans le développement d’un électronucléaire civil forcément lié à la question de la guerre et du nucléaire militaire.
Café géographique de Paris, Café de Flore, mardi 14 avril 2026, Modérateur et auteur du compte rendu : Daniel Oster.

Philippe Pelletier (à droite) et Daniel Oster (à gauche) au Café de Flore (photo de M. Huvet-Martinet)
Les déserts couvrent 1/3 de la surfaces des terres émergées. Définir le désert préoccupe les savants ; le consensus évident c’est qu’il est difficile, voire impossible d’en donner une définition unique. L’étymologie latine deserta /desertus renvoie à des zones abandonnées (désertées), inhospitalières voire vides d’hommes, difficiles à mettre en valeur, le plus souvent en marge de l’œkoumène.
Ninon Bond, notre invitée, maitresse de conférences en géographie à l’ENS Lyon, auteur d’un Atlas des déserts (1), spécialiste des environnements secs et de leur évolution sur le temps long est l’intervenante idéale pour nous présenter ces territoires complexes aux enjeux multiples, nécessitant une approche pluridisciplinaire.
Café géographique de Paris, Le Flore, 17 mars 2026, Modératrice et autrice du compte-rendu : Micheline Huvet-Martinet

Ninon Blond (à droite) avec Micheline Huvet-Martinet (Photo Claudie Chantre)

De gauche à droite : Pierre Buhler (PB) et Daniel Oster (DO) au Café de Flore. Photo de M. Huvet-Martinet
Alors que l’Europe se trouve face à son défi le plus existentiel depuis la fin de la guerre froide, la Pologne consolide son statut de puissance européenne grâce à sa position géographique, son poids démographique et économique, et sa puissance militaire en construction rapide.
Pour mieux comprendre le rôle de la Pologne au sein de l’Europe, dans un moment géopolitique crucial, nous avons le privilège d’accueillir ce soir au Café de Flore (mardi 17 février 2026) Pierre Buhler, qui fut ambassadeur de France en Pologne de 2012 à 2016. Pierre Buhler a publié récemment une remarquable synthèse sur l’histoire de la Pologne sous le titre Pologne, histoire d’une ambition. Comprendre le moment polonais (Tallandier, 2025).
Compte rendu de Daniel Oster. (suite…)
Professeurs émérites à l’université de Nanterre, Alain Dubresson et Philippe Gervais-Lambony sont les invités de ce Café géographique animé par Denis Wolff pour évoquer l’Afrique du Sud (Café géo de Paris au Flore, mardi 27 janvier 2026).
Alain Dubresson rappelle que c’est en 1991 que l’arsenal juridique de l’apartheid a été démantelé et aboli, c’est-à-dire un an après la libération de Nelson Mandela (11 février 1990) qui devient président le 10 mai 1994. Quelles sont les idées dominantes, les expressions qui caractérisent l’Afrique du Sud ?

De gauche à droite : Alain Dubresson, Denis Wolff, Philippe Gervais-Lambony au Flore. Photo de M. Huvet-Martinet
Ce mardi 13 janvier 2026, Jean Estebanez, géographe à l’Université de Paris Est-Créteil, est venu nous parler d’un lieu qui nous est à la fois familier et étranger, le zoo. Les cafés de géo avaient déjà eu le plaisir d’accueillir J.Estebanez (1.). Il y a consacré une thèse qui a été la source d’un ouvrage destiné à un plus large public, Zoos. Aux lisières du domestique (1). Cette étude pose de nombreuses questions : comment capter la vie animale ? Comment présenter le « sauvage » sans l’absorber ? Comment le sauvegarder ?
C’est Micheline Huvet-Martinet qui conduit la discussion. Compte rendu de Michèle Vignaux.

Micheline Huvet-Martinet et Jean Estebanez (à droite) au Café de Flore. Photo de M. Vignaux.
Au XIXe siècle Pierre de Coubertin, aristocrate pacifiste libéral, a voulu contribuer à la paix des nations par la compétition sportive et a théorisé la « neutralité du sport » à travers l’olympisme. Comment le CIO (Comité international olympique) a-t-il pris le contrôle du sport international ? Comment le sport est-il devenu le lieu de la projection des puissances et un outil stratégique diplomatique de la géopolitique ?
Pour traiter ce vaste sujet, Patrick Clastres, historien du sport et des jeux olympiques*, Professeur à l’Université de Lausanne (ISSUL/CRHIM), directeur du Centre d’études olympiques et de la globalisation du sport, s’entretient pour ce dernier café de l’année 2025 au Café de Flore avec Micheline Huvet-Martinet.

P. Clastres (à droite) et M. Huvet-Martinet (photo M Vignaux)
Changer de capitale ? Une idée bien étrange pour la plupart des Français concevant Paris comme leur capitale intangible. C’est pourtant 70 exemples de changement de capitale (et la liste n’est pas exhaustive) que Frank Tétart, géopolitologue, et Pierre-Alexandre Mounier, historien, ont répertoriés dans leur dernier ouvrage, Atlas historique des capitales déplacées (1). C’est un sujet entièrement nouveau que nos deux intervenants ont exploré et sont venus nous présenter au Flore mardi 25 novembre 2025. Compte rendu de Michèle Vignaux .

Frank Tétart (à gauche) et Pierre-Alexandre Mounier au Flore le 25 novembre 2025. Photo de M. Huvet-Martinet
L’Arctique se trouve au cœur des défis du XXIe siècle. Le changement climatique et la mondialisation changent la donne relative à ces régions qui sont devenues l’objet de toutes les convoitises, notamment celles liées aux ressources et aux accès. Défis environnementaux, politiques et culturels sont ici particulièrement mêlés, ils concernent autant les Etats riverains que le reste du monde.
Compte rendu du Café géographique du 28 octobre 2025, animé par Michèle Vignaux, rédigé par Daniel Oster.
Pour traiter de ce vaste sujet ce mardi 28 octobre nous avons invité deux spécialistes des régions polaires : Camille Escudé, géographe, docteure en relations internationales, membre du CERI de Sciences Po, et Rémy Marion, photographe, réalisateur et conférencier, grand connaisseur des régions polaires. L’animation de ce café géo est assurée par Michèle Vignaux.
L’espace actuellement constitué par la Moldavie, ancienne République socialiste soviétique, devenue indépendante en août 1991, prise en étau entre la Roumanie et l’Ukraine a toujours été depuis l’empire romain une zone stratégique à la limite de grands Etats. La Moldavie est actuellement tiraillée entre la Russie et l’U.E.
Florent Parmentier, notre invité ce 13 octobre au café de Flore, actuellement secrétaire général du CEVIPOF et chercheur associé au Centre de géopolitique d’HEC a commencé à s’intéresser à ce petit Etat de 2,4 M° d’habitants, à peine plus grand que la Belgique, alors qu’il était stagiaire à l’ambassade de France à Chisinau. Il répond aux questions d’Henry Jacolin et de Gilles Fumey. Compte rendu de Micheline Huvet-Martinet. Cafés géographiques de Paris, Le Flore, 12 octobre 2025.

Florent Parmentier (Photo D. Wolf)

