Nancy, une métropole lorraine (26-28 septembre 2014).

nancy-metropole-nouvelle (1)Le voyage est organisé par Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés Géographiques (de Paris). Il a bénéficié de l’aide précieuse de Nancéiens : Jacqueline et Christophe Terrier, membres de longue date des Cafés géo, et Colette Renard-Grandmontagne, André Humbert et Jean-Pierre Husson, enseignants à l’Université de Lorraine.Compre rendu rédigé par Maryse Verfaillie.

 

nancy-metropole-nouvelle (2)Au carrefour des routes européennes, la Lorraine effectue de belles reconversions. Nancy, crée ex-nihilo il y a dix siècles, a bénéficié de grandes richesses naturelles.
Elle a conservé l’écrin forestier de Haye et l’exploitation des mines de sel gemme. Mais les mines de fer sont fermées et les activités sidérurgiques ont pratiquement disparu.
Plusieurs apogées ont laissé à la capitale de la Lorraine un patrimoine architectural exceptionnel : ville médiévale et Renaissance, ville des Lumières (Place Stanislas), ville Art nouveau.
Mais le siècle passé a confronté la ville aux crises industrielles. Aujourd’hui la métropole, coincée entre le talus forestier de la Côte de Moselle à l’ouest et les marais de la Meurthe à l’est, a mené de nombreuses batailles. La reconversion économique s’accompagne de la réhabilitation des périphéries et de projets (mégalomanes ?) en Cœur de ville.

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Istanbul, l’insondable [7-11 mai 2014].
La Corne d’Or et les chaînes qui en interdisaient l’entrée.

La Corne d’Or et les chaînes qui en interdisaient l’entrée.

 

Elle fut Byzance, elle fut Constantinople. Elle est aujourd’hui, non pas la capitale, mais la métropole la plus dynamique de la Turquie. Elle garde jalousement les deux rives du Bosphore et les deux cultures orientale et occidentale. Son patrimoine architectural est mondialement connu.

Avant de partir à sa découverte, cette petite citation : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples » (De Gaulle, Mémoires de guerre).

Ce voyage a été organisé par Les Cafés géographiques avec le soutien logistique de l’association Arts & Vie.

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La Rochelle, en Charentaises ? [21-23 mars 2014].
La Rochelle (Charente-Maritime) : le Sud-Ouest bénéficie d’un rayonnement touristique international : le port des Minimes à La Rochelle est un des premiers ports européens de plaisance de la façade atlantique.

La Rochelle (Charente-Maritime) : le Sud-Ouest bénéficie d’un rayonnement touristique international : le port des Minimes à La Rochelle est un des premiers ports européens de plaisance de la façade atlantique.

Se laisser conquérir par des promontoires qui avancent gaillardement vers le large et portent La Rochelle, fière et rebelle et la, militaire,  presqu’île de Fouras… S’enfoncer dans les marais entre Charente et Seudre, façonnés en marais salants, en polders, en bassins ostréicoles…
Découvrir les multiples convoitises dont la Charente Maritime a été l’objet : entre Hollande, Angleterre et royaume de France, entre catholiques et protestants…. Profiter de la douceur poitevine, de l’immense patrimoine militaire et civil…
La vague et le vent vous ont tenté ?

Le voyage a été organisé par Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés Géographiques (de Paris). Gabrielle Labescat spécialiste en aménagement du territoire a été à nouveau notre intervenante pour la durée du séjour. Compte rendu rédigé par Maryse Verfaillie et Gabrielle Labescat.

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Un dîner timorais à Paris mars (14 mars 2014)

Les adhérents des Cafés géographiques ont été conviés à un repas timorais au restaurant Indonesia près du Luxembourg, le 4 mars 2014.
Nos deux intervenants étaient : Marie Redon, Maître de Conférences à Paris 13 et auteur, d’un ouvrage intitulé : Des îles en partage. Haïti & République dominicaine, Saint-Martin, Timor et Carlos Semedo, Président de l’association France-Timor Leste (oriental)
On peut aussi remercier notre cuisinière timoraise, Fernanda Pereira, qui est venue nous présenter ses plats et sans qui rien n’aurait été possible ! 

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La singularité du luxe alimentaire français

A propos de la conférence-dégustation de Vincent Marcilhac sur la singularité du luxe alimentaire français.
Paris 15 Janvier 2014

Pour cette conférence-dégustation les Cafés Géo ont bénéficié de l’hospitalité de l’Institut de géographie et du savoir de Vincent Marcilhac. Vincent Marcilhac est docteur en géographie, enseignant dans la licence professionnelle de restauration gastronomique de l’université de Cergy-Pontoise. Sa thèse « Le luxe alimentaire : une singularité française » P.U. de Rennes /P.U François Rabelais de Tours, 2013. Il est par ailleurs le président-fondateur de l’association GEOFOOD, dont la mission est de rapprocher les étudiants et les professionnels du secteur agro-alimentaire.

Vincent Marcilhac nous a fourni une bonne démonstration : il peut y avoir une lecture géographique du luxe alimentaire ou du moins de certains aspects du luxe alimentaire.

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Entre temps nous avons goûté à une crème de caviar, du foie gras de canard mi-cuit, dégusté deux coupes de champagne et deux chocolats et cette cérémonie a été un moyen de nous retrouver pour les vœux aux Cafés Géo de 2014.
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Diagonales dans le XVIII° arrondissement : Paris et ses contradictions (12 octobre 2014)

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Ville bourgeoise, ville populaire, ville musée, ville en chantier, Paris n’est pas à une contradiction près. Le XVIII° arrondissement offre un concentré exceptionnel de ces dynamiques d’embourgeoisement accéléré des quartiers populaires parisiens. La balade permet de découvrir la face calme et cachée de la butte Montmartre mais aussi sa face touristique. Elle nous plonge aussi dans la centralité immigrée de la Goutte d’Or.

La journée du 12 octobre 2013 a été préparée par Olivier Milhaud, Pauline Saurei et Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés géographiques. Compte rendu : Olivier Milhaud et Pauline Saure (suite…)

Repas russe

Association Café Géo de Paris, Repas russe du 3 décembre 2013, au Da-Niet, Bistrot russe (5, rue de Lancry à  Paris 10ème). Repas animé et commenté par Jean Radvanyi. Compte rendu de Michel et Michèle Sivignon.

Jean Radvanyi, professeur à l’INALCO, vient d’assurer pendant 4 ans  la direction du Centre franco-russe en Sciences Sociales, à Moscou. Son dernier ouvrage : « Retour d’une autre Russie, plongée dans  la Russie de Poutine ». Editions Le Bord de l’Eau. 2013

La cuisine russe dont on parle ici est une cuisine familiale, faite le plus souvent par les femmes, même si bien sur certains hommes se mettent aussi au fourneau. On mange quotidiennement dans la cuisine, pièce petite où on se serre, mais s’il y a une fête le repas peut être plus élaboré dans une salle à manger où très souvent, à l’époque soviétique, quelqu’un dormait. Les appartements collectifs ont à peu près disparu (sauf pour les migrants). Ils comportaient une cuisine commune à plusieurs familles (parfois même plusieurs cuisines) et chaque famille s’entassait dans une pièce.

En Russie quand on arrive, la table est festive, déjà chargée de victuailles (les « zakouski » ou hors d’œuvre) et de boissons. Jean Radvanyi nous lit un texte de Constantin Véréguine du début du XX° siècle où il est question du repas de rupture du carême dans une famille noble et fortunée de Yalta. Au centre un énorme koulitch aux quatre coins une paskha, pyramide de fromage blanc. Et puis, des jambons, des viandes, des poissons. Vins et vodka.
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Reims et la Champagne (20-22 septembre 2013).

clocher-champagne Un week-end  champenois, 20-22 septembre 2013, compte rendu rédigé par Daniel Oster<.

L’histoire prestigieuse de Reims vaut à la ville des sacres d’avoir 4 sites inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1991. L’autre attraction touristique de la métropole champenoise réside dans la présence de nombreuses maisons de champagne avec leurs caves et leurs hôtels particuliers. Mais les Cafés Géographiques ont préféré  sortir des « lieux communs » pour découvrir différentes facettes de la ville et de sa région : des témoins de l’histoire urbaine de Reims, un joyau Art nouveau (la Villa Demoiselle), des paysages forestiers et viticoles, le fonctionnement d’une coopérative viticole, un spectacle son et lumière, un circuit Art Déco, la visite de la cathédrale guidée par le meilleur spécialiste de ce monument prestigieux, etc.

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Et au dessous coule la Bièvre (Balade du samedi 6 avril 2013).

Et au dessous coule la Bièvre – Permanences, renouvellement urbain, Paris 13e & 14e

Cette journée vous a été proposée par Maryse Verfaillie pour les Cafés géographiques de Paris.
Marie-Paule Caire, professeur honoraire en CPGE au lycée Lakanal, a été notre intervenante tout au long d’un parcours qu’elle a établi, en lisière des 13è et 14 è arrondissement, au-dessus de la Bièvre enfouie, ou du moins de son souvenir.
Que reste-t-il des chiffonniers, des blanchisseuses, des glaciers, des meuniers, des tanneurs qui vivaient dans la vallée de la Bièvre, affluent de la Seine, entré dans Paris par la poterne des Peupliers ? Que reste-il de cette « petite banlieue », devenue 13è et 14 è arrondissements de Paris en 1860 ?
De la Place d’Italie à la Butte aux Cailles, de la place de Rungis jusqu’au parc Montsouris et à la Cité universitaire, des villas d’artistes jusqu’à la place Denfert-Rochereau, les permanences rivalisent avec les renouvellements urbains.

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Repas Cacher

Cafés Géographiques de Paris
Repas cacher du 3 avril 2012

animé par le Grand Rabbin Korsia
au Restaurant Kavod
26, rue Jean-Mermoz 75008 PARIS

Michèle Sivignon nous dit qu’en cherchant un restaurant cacher elle avait d’abord pensé à un restaurant ashkénaze (cuisine d’Europe Centrale) ou séfarade (Maghreb).  Elle a découvert qu’à Paris les restaurants cacher pouvaient être japonais, thaï, italien, indien, mexicain ou …  français comme celui qui a finalement été choisi. Le terme cacher n’a rien à voir avec le style de cuisine mais seulement avec des interdits et des prescriptions rituelles, toujours référencées par rapport à la Bible. C’est le centre de l’argumentation du Grand Rabbin Korsia qui a animé notre repas. Il fut rabbin à Reims. Il est aujourd’hui aumônier de l’armée de l’air.

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Le rôle central du repas

Tout commence avec la faute originelle. Adam et Eve sont chassés du paradis terrestre. Dieu dit à Adam : « Des ronces et des épines tu mangeras. A la sueur de ton front tu mangeras le pain». Adam ne veut pas manger des ronces comme les bêtes : il doit donc travailler la terre : la nourriture n’est plus seulement une cueillette : elle vient du travail des hommes. Le travail n’est donc pas une malédiction mais une bénédiction.

Le repas joue un rôle central : manger est un acte social avant d’être nutritionnel. La nourriture est essentielle : toutes les fêtes sont liées à la nourriture, y compris le jeûne, et le repas est pris en commun. Il n’y a de bénédiction que dans le partage de la nourriture.

Le repas est conclu par une bénédiction où on rend grâce à Dieu que si l’on est rassasié.

Le repas comporte toujours du sel dans lequel on trempe le pain pour associer le travail des hommes et le don de Dieu. La viande est un peu plus salée car on rajoute du sel pour absorber le sang avant de rincer le tout. Le but est de ne pas consommer du sang autant que possible.
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