La Grèce, pas si balkanique que ça (décembre 2008), Michel Sivignon.

Les quartiers centraux des grandes villes grecques sont depuis le 6 décembre 2008 le théâtre d’affrontements violents ; des sièges de banques sont mis à sac, des magasins sont pillés,des postes de police attaqués. Des foules considérables de jeunes et très jeunes gens manifestent. A l’origine de ces troubles, la mort d’un jeune homme à Athènes tué par une balle tirée par un policier.

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Émeutes et géographie : les événements de Grèce, Michel Sivignon.

Les émeutes qui secouent la Grèce depuis plusieurs jours ne surprennent guère les Grecs eux-mêmes et ceux qui suivent l’actualité de ce pays. Depuis deux ans déjà, les étudiants étaient particulièrement inquiets de la politique suivie par le gouvernement conservateur de Kostas Karamanlis, au pouvoir depuis 2004 et confirmé par les législatives anticipées de septembre 2007. Une loi, accompagnée d’une modification de la Constitution autorise désormais l’ouverture d’universités privées en même temps qu’une série de dispositions modifie le fonctionnement des universités (évaluation des enseignants, fin des distributions gratuites de manuels etc.…). Depuis deux ans, l’année universitaire est hachée de grèves et de manifestations. Ce mécontentement profond et diffus est relayé par l’agitation lycéenne, dans un pays où les études et les diplômes apparaissent à beaucoup de familles comme la seule possibilité de promotion sociale. Les familles investissent des sommes énormes dans l’éducation des enfants : les lycées sont doublés d’établissements privés, les frondistiria qui fonctionnent l’après midi et le soir et où on répète les leçons du lycée. On trouve ce système même dans les petites bourgades équipées d’un établissement secondaire. Les études supérieures engagent d’autres frais : on vend communément à la campagne des terrains bien placés pour un  futur usage touristique,  pour permettre de financer des études à l’étranger. Les Grecs sont les Européens qui vont le plus volontiers étudier hors de leurs frontières.

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Quel avenir pour les Balkans ? Avec Michel Sivignon, Amaël Cattaruzza, Mirjana Morokvasic.

Compte-rendu du Café géopolitique du 1er février 2007, Présenté par Sonia Jedidi, , Avec Michel SIVIGNON, Professeur émérite de Géographie, Université Paris X, Amaël CATTARUZZA, Docteur en Géographie, Université Paris IV, Mirjana MOROKVASIC, Directrice de recherche au CNRS. Compte rendu de Delphine Lost.

Le Café Géopolitique qui se déroule ce soir a été préparé en collaboration avec la revue Questions internationales n°23 consacré au thème « Les Balkans et l’Europe ». En introduisant le Café, Sonia Jedidi nous rappelle l’actualité de cette problématique à l’heure où le statut du Kosovo est toujours en suspens.

Pour tenter de répondre à la question « Quel avenir pour les Balkans ? », nos trois intervenants brossent un tableau des enjeux géopolitiques des Balkans. Notre premier intervenant, Michel Sivignon, professeur émérite de géographie à l’Université Paris X, nous invite à observer les pays qui attendent en file d’attente aux portes de l’Union Européenne puis s’attache aux représentations des Européens sur cette région marquée par la guerre. Amaël Cattaruzza, docteur en géographie de l’Université Paris IV, souligne l’ambiguïté de la relation entre l’Union Européenne et les Balkans occidentaux ainsi que ses conséquences sur l’enthousiasme des populations locales. Finalement, Mirjana Morokvasic, directrice de recherches au CNRS, rappelle le sort tragique des réfugiés de l’ex-Yougoslavie et nous expose l’ampleur et  les conséquences de ces déplacements.

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Le péché cartographique : le cas des Balkans : rencontre avec Michel Sivignon.

Par Michel Sivignon, université de Paris X. En présence de l’équipe du National Geographic. Mardi 21 mars 2000 à l’Ecritoire. Compte-rendu : Olivier Milhaud.

Toute carte est interprétation.
Or lire une carte, c’est l’interpréter.
Donc lire une carte, c’est interpréter une interprétation.

Qu’est-ce qu’une confession stimulante, salutaire et chaleureuse?

–  un café-géo avec Michel Sivignon, qui nous entraine avec toute son intelligence, sa malice et sa rigueur, dans la culpabilité des géographes : leur péché cartographique !

Ce soir, l’Ecritoire s’est transformé en confessionnal! Un confessionnal sympathique et chaleureux, avec la carte des Balkans accrochée au mur et généreusement distribuée à toute l’assistance. En effet, le National Geographic (France) était représenté par une partie de sa rédaction, et notamment Emmanuel Vire, son cartographe. Le numéro n°5 de février 2000 comporte une carte des Balkans qui a servi de base à la discussion.
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