Egypte – Les mille et une villes du Caire

Retour d’Egypte – octobre 2018

Tag calligraphié du graffeur al-Seed

 En dépit de ses carences et dysfonctionnements, Le Caire, « la mère du Monde » (Oum el-Dounia) comme la surnommait Ibn Khaldoun, riche de ses quartiers diversifiés, de ses mille mosquées, de ses citoyens affables, est une cité rayonnante. Malgré son immensité Le Caire a souvent été comparée à une somme de villages et dans beaucoup de quartiers populaires, les multiples entrelacs de solidarité tissent pour chaque Cairote un réseau d’entraide, condition de la survie.

■ Le poids de l’histoire

Le Caire, ville fascinante, plus grande métropole du monde arabe, chargée d’histoire, est l’illustration contemporaine d’une urbanisation galopante dans les pays du Sud : 20 millions d’habitants tentent de survivre, là où le Nil s’étale en delta avant d’arriver à la mer.

Avant les Arabes, les Grecs, les Romains, les Byzantins ont occupé le site et y ont laissé quelques empreintes …

► La ville arabe (640-1250)

Mosquée Ibn Touloun

La citadelle de Saladin, XII ème

L’Egypte est conquise par les armées arabes en 642. Le site initial de la ville du  Caire est choisi à la jonction entre la vallée et son delta (car c’est là que le Nil peut être franchi aisément) et en rive droite où s’étendent une plaine et des terrasses alluviales qui se prolongent jusqu’aux collines du Djebel Moqattam. Chaque dynastie crée son quartier : Fostat, puis El Askar sous les Abbassides, puis Al Qataï, puis El Qahira (la victorieuse) avec l’arrivée au pouvoir des Fatimides en 969. La ville est alors une capitale autonome par rapport à Bagdad.

Sous les Ayyoubides (1159-1250) la ville se dote d’une citadelle aménagée sur le Djebel Moqattam par Saladin en 1176.

A cette époque, le cours du Nil se déplace vers l’ouest et on procède à l’assèchement des terres gagnées sur le fleuve.

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Pays nordiques, pays scandinaves –  FIG 2018

Les Cafés Géographiques ont proposé de piloter 6 interventions lors des journées du Festival International de Saint-Dié des Vosges, en 2018. Deux interventions ont porté sur le thème des pays scandinaves.

Camille Escudé.  Géopolitique de l’Arctique scandinave

Camille Escudé rappelle que la géopolitique, ce sont les relations de pouvoir sur les territoires, définition qui est celle d’Yves Lacoste, maître à penser de plusieurs générations de géographes.

L’intervention commence par la présentation de photos qui permettent une approche multi scalaire des mondes arctiques pour les appréhender dans leur diversité et hors des idées reçues.

La vue d’une mine de fer à ciel ouvert à Kiruna (elle produit 27 Mt de fer/an) permet de comprendre l’appropriation économique d’un territoire. Deux photos sont prises à Tromsø, ville située à 200 km au sud du cercle polaire : celle du Burger King puis celle de l’Université. La première permet de mettre avant l’idée selon laquelle les territoires arctiques du nord de l’Europe sont pleinement ancrés dans la mondialisation. La deuxième rappelle que l’Arctique scandinave est peuplé, non seulement par les Sami, dernière population autochtone d’Europe, mais aussi par des étudiants qui comme partout ailleurs en Europe sont des acteurs du territoire arctique et de son appropriation.

■ Unité et diversité des mondes arctiques

 

L’Arctique est un océan, entouré de continents où 8 Etats exercent leur souveraineté : Etats-Unis, Canada, Islande, Norvège, Suède, Danemark, Finlande et Russie. Ce monde est diversement occupé et mis en valeur.

[L’intervention de Camille Escudé étant centrée sur les pays scandinaves au sens large, l’Amérique du Nord et la Russie ne sont évoqués que comme éléments de comparaison]

L’Arctique compte 4 millions d’habitants dont 15 % environ sont autochtones : Inuits en Amérique du Nord et au Groenland, Sami (anciennement nommés Lapons) en Scandinavie proprement dite sont les deux populations étudiées par Camille Escudé qui permettent une comparaison quant au transfert des pouvoir centraux vers les territoires locaux. Un exemple de conflit géopolitique à l’échelle locale est celui des Sami contre le pouvoir national norvégien. Les Sami ont été sur le devant de la scène internationale dans les années 1980, lorsque la Norvège a voulu construire un barrage hydroélectrique à Alta. Les autochtones ont entamé une grève de la faim et ont manifesté leur opposition pour un projet prévu dans leurs territoires et pour lequel ils n’avaient néanmoins pas été consultés En conséquence, ils obtenaient en 1989 un Parlement Sami en Norvège, puis l’idée a essaimé dans les pays voisins : Suède et Finlande puis Russie en 2010 (reconnaissance non actée dans ce cas).

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Le Havre – Porte Océane 

31août -1 & 2 septembre 2018

 

 

 

 

 

François Ier en ordonna la création en 1517.

Un bombardement anglais rasa le centre-ville le 5 septembre 1944.

Entre destructions et reconstructions, Le Havre de Grâce se veut toujours renaissant. Le port fut au coeur de la ville basse, puis il l’a quittée pour migrer en amont de l’estuaire, en ZIP, avant de s’étaler dans Port 2000.

Auguste Perret a assuré la reconstruction du centre ville aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Oscar Niemeyer en a adouci la rationalité des lignes avec les courbes du « volcan ».

Les friches industrialo-portuaires ont été restaurées par Jean Nouvel.

Enfin Le Havre se souvient qu’un bord de mer peut être « un petit Nice » et que la lumière d’un estuaire peut attirer les touristes. C’est donc sur le front de mer que le Musée A. Malraux a été édifié.

 Ville des peintres (Impression soleil levant), ville des architectes, Le Havre espère désormais séduire le plus grand nombre possible de touristes.  

 

 

Entrée de ville, bassin du Commerce, Niemeyer, Quai de Saouthampton, plage, navires, port

Le voyage est  organisé par Maryse Verfaillie pour Les Cafés géographiques (de Paris). Les deux journées ont été préparées par Pierre Stragiotti, géographe et fidèle adhérent de notre association. 

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Vincennes – Une ville pleine d’histoires

7 avril 2018. Les Cafés géographiques  vous ont  proposé une journée exceptionnelle à Vincennes, autour d’un déjeuner en commun. Nous ne sommes allés ni au bois, ni au zoo,  mais deux intervenants ont guidé nos pas.

Le Samedi matin nous découvrons la Vincennes, royale et résidentielle.

 Sous la houlette de Sandra Dos Santos, guide à l’Office du tourisme nous partons à la découverte d’une ville qui doit aussi sa célébrité, au fait d’avoir  abrité (jusqu’au milieu du XX ème),  l’industrie cinématographique, notamment grâce aux frères Pathé.

Puis nous arpentons le Cœur de ville qui abrite de belles propriétés,  l’Hôtel de Ville : mairie singulière, réalisée en deux temps, qui confronte un bâtiment néo-Renaissance et un bâtiment nettement Art déco.  Nous  avons eu la chance de visiter la salle des mariages, classée monument historique en 1982.

La matinée s’achève par un  repas en commun au restaurant Le Petit Bofinger

Le Samedi après-midi  est consacré au château, en deux temps

Le château de Vincennes est le plus vaste château royal toujours existant en France. Il est dominé par un donjon de plus de 50 m de hauteur. Pavillon de chasse, lieu de villégiature des monarques, prison, site militaire, il fut classé monument historique en 1913. Le ministère de la Culture assure, via le Centre des Monuments nationaux, la gestion de la Sainte Chapelle et du donjon. Le ministère de la Défense gère tous les autres espaces et, via son Service historique de la Défense (SHD), les bibliothèques et archives.

  • Sous la conduite de Monsieur Henri Zuber, conservateur général du patrimoine, nous découvrirons les archives du SHD. Ce fonds exceptionnel compte plus de 3 000 documents, (essentiellement des cartes de l’armée de terre), jalousement gardés et protégés dans « le mur des cartes ». Quelques documents, parmi les plus remarquables de la collection, seront exposés sous nos yeux, l’espace d’un moment. Nous pourrons aussi parcourir les pavillons du roi, de la reine et des armées, ainsi que la salle de lecture Louis XIV.
  • En fin d’après-midi nous aurons accès à la Sainte Chapelle et au Donjon.

Puis nous sommes allés découvrir la remarquable église Saint-Louis de Vincennes, chef d’œuvre du mouvement de l’Art décoratif des années 1920.

Maryse Verfaillie

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 Carnet de voyage en Iran [26 février-10 mars 2018]

Le voyage a été organisé par Maryse Verfaillie, pour l’association Les Cafés géographiques 

Entre mer Caspienne au nord et golfe Persique au sud, l’Iran vit en moyenne à plus de 1 000 m d’altitude sur les piémonts de hautes  montagnes. Entre le Moyen-Orient arabe, l’Asie centrale turcophone et le monde indien, l’Iran est un carrefour sur les routes de la soie. C’est aussi un laboratoire de l’histoire, une puissance régionale mal perçue sur la scène internationale et aussi une grande nation prête à résister.

Le présent compte rendu est exceptionnel. Il s’agit de la publication du Carnet de voyage du participant Jean-Marie Renard, dessinateur et caricaturiste de son métier.

Le carnet de croquis de Jean-Marie Renard a été mis en page par Bernard Verfaillie, puis publié sur le site par notre webmestre. Il est constitué de 35 croquis réalisés à partir des sites visités. Les croquis 20 et 21,  peuvent être vus comme des doubles pages. Y figurent aussi des caricatures représentant les participants au voyage.

Croquis 1

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De la Perse à l’Iran : vers un Orient fantasmé ?

 

Voyage des Cafés géographiques  – Dossier préparatoire
[Lundi 26 février – samedi 10 mars 2018]

Entre la mer Caspienne au nord (mer fermée) et le golfe Persique au sud, entrouvert par le détroit d’Ormuz sur l’océan Indien, l’Iran est un vaste plateau semi-désertique, cerné par de hautes montagnes. Les hommes se sont installés sur les piémonts, qui permettent de capter une eau aussi rare que précieuse (irrigation par le système des qanât). L’Iran vit en moyenne à plus de 1 000 m d’altitude !

Entre le Moyen-Orient arabe, l’Asie centrale turcophone et le monde indien, l’Iran est un carrefour, lieu d’échanges en temps de paix ou lieu d’invasions à répétition.

Au XX ème le pays apparaît comme un laboratoire de l’histoire où s’enchaînent la première révolution constitutionnelle de Moyen Orient en 1906, la première nationalisation d’une compagnie pétrolière en 1951, la première révolution islamique en 1979 et la mise en place de l’unique théocratie du XX ème.

Aujourd’hui c’est une puissance régionale, en paix relative avec ses voisins depuis 1988 (fin de la guerre Irak-Iran). Elle est isolée sur la scène internationale depuis l’embargo américain de 1995 (loi d’Amoto). L’accord sur le nucléaire du 14 juillet 2015 va-t-il changer la donne ?

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Iran, le retour sur la scène internationale d’une grande nation

Conférence de Bernard Hourcade, suivie d’un débat à l’Institut de géographie, samedi 27 janvier 2018
Organisée par Les Cafés géographiques 

 

Bernard HOURCADE (n. 1946) est géographe, directeur de recherche émérite au CNRS. Ancien directeur de l’Institut Français de Recherche en Iran pendant la révolution islamique (1978 – 1993), puis fondateur et directeur de l’équipe de recherche CNRS « Monde iranien » (1993-2005), il a effectué, souvent en collaboration avec ses collègues iraniens, des recherches sur les conséquences politiques des transformations de la société iranienne, la ville de Téhéran et la géopolitique de l’Iran. En dehors de cercles universitaires, il intervient dans les médias et les think tanks sur les questions touchant à la géopolitique de l’Iran aux rapports entre politique, territoire et société en Iran.  Bernard Hourcade est agrégé (1969) et docteur en géographie (Paris-Sorbonne, 1975).

Nous remercions Bernard Hourcade pour nous avoir également fait parvenir un dossier cartographique complet sur l’Iran. Vous le trouverez ci-joint au format PDF (10 Mo) : B_Hourcade, Café Geo Iran.pdf.

CONFÉRENCE DE BERNARD HOURCADE

L’accord du 14 juillet 2015 sur le nucléaire, avec les six plus grandes puissances du monde, vaut à l’Iran reconnaissance sur la scène internationale et juridique. Les Iraniens en éprouvent une fierté immense, surtout les anciennes générations, qui ont subi de multiples  épreuves.

Bernard Hourcade évoque la mise en place de « logiciels inconnus » entre les jeunes et les anciens, mais aussi entre les Iraniens et leurs voisins, proches ou lointains. Beaux chantiers en perspective !

La « fascination de l’islam » est l’autre composante de ces chantiers. Quand l’ayatollah Khomeiny arrive de Neauphle le Château, en 1979, la monarchie des Pahlavi s’effondre. Le Shah d’Iran est contraint de prendre la fuite. Les partis de gauche (dont les communistes) tout autant que ceux de droite sont d’accord pour éliminer « le tyran ». Mais comment fédérer ensuite ? Les religieux sont les seuls à pouvoir prendre le relais. On imaginait que cela serait temporaire….

Mais « l’homme  au turban » suscite bien des fantasmes en Occident qui croît que l’Iran veut « chiitiser » le monde musulman. En Iran, on sait seulement que rien ne peut se faire sans réseau religieux : sans un oncle ayatollah les perspectives sont obscures…

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Japon.  L’art des jardins, contempler et méditer

Dans un archipel entre terre et ciel, entre montagne hostile et terre tremblante, entre tradition et modernité, la mer pour unique horizon, le Japon a fait , avec l’art du jardin, une synthèse sublime.

L’art des jardins, important et respecté, cherche à interpréter et à idéaliser la nature, en assemblant des codes esthétiques que tous les Japonais peuvent s’approprier dans la vie quotidienne car le jardin se trouve aussi bien dans les demeures privées, petites ou grandes, que dans les parcs des villes et surtout dans les sanctuaires shintoïstes ou les temples bouddhistes.

Méditer, contempler, ce sont les vertus que propose le jardin.

Le Pavillon d’Or à Kyoto

Le Pavillon d’Or miroite dans les eaux d’un étang, tout en se détachant d’un écrin verdoyant adossé au mont Kinugasa. Construit au XIV ème par un shogun, très féru de philosophie zen puis devenu moine, il s’élève dans l’enceinte du temple Rokuon-ji.

De l’eau, une montagne, un premier étage réservé à la méditation, puis deux étages recouverts de feuilles d’or et dont l’architecture est celle des maisons des samouraï, le tout couronné par un phénix. Le phénix, sur le faîte, rappelle tout ce que le Japon doit à la Chine.

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Rétrospective FIG 2016

Café géo du 30 septembre 2016 au K. Kiss Bar (Saint-Dié-des-Vosges)

Fast Cash, Fast Track, Fast and Furious… Comment la ville va plus vite ? avec Renaud Le Goix

A l’occasion du Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges édition 2016, Renaud Le Goix, professeur de l’Université Paris 7 Paris-Diderot, a choisi un titre peu banal pour son Café géographique : « Fast cash, Fast Track, Fast and Furious … »

Debout, devant un public nombreux réuni au K. Kiss Bar, il s’est interrogé sur « Comment la ville va plus vite ? ».

Renaud Le Goix présente d’abord son expérience américaine.

Il a vécu à Los Angeles et ironise sur le tout automobile qui a couvert l’agglomération d’autoroutes… elles-mêmes saturées de voitures… alors va-t-on vraiment plus vite à L.A. ? Le tramway du début du siècle avait laissé la place à l’automobile. Aujourd’hui, le tram est de retour (depuis 1990, light rail) dans l’agglomération et jusqu’à Santa Monica (Expo line, 2012). Et depuis 1993 il y a même le métro ! Eternel recommencement !

Renaud Le Goix s’amuse ensuite (et le public avec lui) à justifier son titre « ébouriffant ». La vision du film Speed (1994) a surdéterminé sa vision de la métropole angelenos alors qu’est mise en scène les parcours de mobilité. Le film résume bien les contradictions du rapport de la métropole de L.A. et de la vitesse. Le film raconte l’épopée d’un bus de la ville de Santa Monica (Big Blue Bus) dans lequel une bombe a été placée, bombe qui doit exploser si la vitesse du bus tombe au-dessous de 55 mph. Le bus doit rouler sur des autoroutes urbaines saturées et bouchées, conduisant le spectateur dans un tour de L.A., depuis Santa Monica jusqu’au Downtown par l’autoroute 10, puis du centre vers l’aéroport LAX (freeways 110 et 105). Au-delà du prétexte initial, cette fiction rend compte d’une réalité vécue par de nombreuses métropoles américaines, les pressions exercées par le lobby automobile (les constructeurs automobiles, les industries pétrolières, les entreprises de pneumatique…) dans les années 1930 pour y supprimer les réseaux de tramway (ces firmes sont condamnées en 1959). L’argument développé est que le transport en commun est trop lent et gêne le transport automobile… Aujourd’hui, le mouvement est inverse avec le retour des transports en commun dans les grandes métropoles américaines mais aussi dans les métropoles européennes.

Renaud Le Goix évoque ensuite Fast and Furious (dont le premier opus est dédié à la ville de Los Angeles) film qui raconte un concours de voitures entre gangs rivaux, infiltrés par des policiers. Le réalisateur du film s’est tué peu après au volant d’une Porsche … à grande vitesse.

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Etape en Bourbonnais. De Moulins à Vichy

8-10 septembre 2017

Qui sait que le Bourbonnais n’est autre que le département de l’Allier ? Qui connaît Moulins, préfecture somnolente, sinon par son artiste anonyme mais célèbre qui a adopté son nom : le « maître de Moulins ? Qui sait ce qu’est Vichy, derrière ses sources et son régime de si funeste mémoire ? Qui connaît enfin le fleuve Allier, le seul cours d’eau sauvage d’Europe occidentale ?

Mais le Bourbonnais a davantage à montrer et à démontrer !

Moulins s’éveille, le centre national du costume de scène étant le symbole de la renaissance de l’ancienne capitale des ducs de Bourbon.

Vichy, aussi, sort d’une période difficile, mais montre qu’elle ne manque pas d’atouts urbanistiques, touristiques, culturels et sportifs.

Le trait d’union entre les deux cités mérite lui aussi d’être davantage connu : un fleuve sauvage avec ses saumons, ses oiseaux migrateurs et ses méandres capricieux.

Bref, vous attend tout un monde urbain et naturel insoupçonné à 300 km de Paris à peine …

Moulins

 

Vichy

Le voyage est  organisé par Maryse Verfaillie pour Les Cafés géographiques (de Paris). Les deux journées ont été préparées par Marie-Paule et Jean-Etienne Caire, fidèles adhérents de notre association et Bourbonnais de cœur.

Sur les bords de la rivière Allier se mirent Moulins et Vichy, dichotomie urbaine improbable mais fascinante.

Bourbonnais et Allier, deux noms pour une même réalité

Voilà un département, l’Allier, que peu connaissent et savent situer, et moins encore, ce même territoire, lorsqu’il est connu sous son vieux nom de Bourbonnais.

Deux noms interchangeables qui reflètent un cas presque unique en France, où province d’Ancien régime et département se confondent aujourd’hui encore, le département ayant été taillé sur les limites de la province.

Cette méconnaissance est accentuée par la fusion déjà ancienne avec l’Auvergne dans la même région et sous ce seul dernier nom, fusion qui a ainsi fait disparaître le Bourbonnais, qui n’a pourtant jamais fait partie de l’Auvergne.[1]

D’où vient alors cette petite entité, coincée entre ses grands voisins ? Le « miracle » de son existence s’explique par plusieurs facteurs : situation aux marges de voisins plus puissants, existence d’une famille aristocratique ambitieuse. Mais ceci explique aussi la fragilité de cette construction qui trouve une fin brutale au XVIème siècle.

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