Le dessin du géographe n° 82. Le dessinateur et le photographe : la photographie comme agression

La photographie peut être vue comme une agression et le dessin comme une connivence. Cette question n’est pas anecdotique : On peut lire au Guatemala des pancartes qui précisent que les photographies sont interdites. Ces réactions ont un fondement, celui pour les populations locales photographiées d’être vues de haut  comme des objets ethnographiques ou simplement pittoresques. Par ailleurs, il existe des cultures où la photographie est mieux admise. Enfin, la massification du tourisme, et la généralisation de la photo qu’on envoie sur le champ à ses amis, conduit à une saturation du point de vue des populations photographiées.  Retour des choses : il m’arrive à Paris sur le marché de l’avenue Richard-Lenoir, d’être photographié avec ma baguette sous le bras par un touriste chinois. Il faudra que je mette un béret. (M.S.)

 

Le dessinateur accepté

Une mésaventure dont Roland Courtot a été témoin à deux reprises au cours d’excursions de géographie rurale : le photographe fait fuir les sujets qu’il veut capturer sur sa pellicule, tandis que le dessinateur est accepté comme témoin et le droit à l’image lui est concédé sans mot dire.

 

Espagne, Andalousie, automne 1994, excursion annuelle de la Commission de Géographie rurale au pays des oliviers et des olives.

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Le dessin du géographe n° 81 . Les dessins en excursion géographique

Les excursions de géo sont en partie passées de mode. Jacques Lévy les avait critiquées dès les années 70 en contestant leur caractère « scientifique ». Mais elles continuent toutefois à être pratiquées et Roland Courtot témoigne ici de celles de la Commission de rurale (Thessalie, Grèce 2001). Le dessin d’excursion est réalisé à la hâte, lors d’un arrêt du groupe, au moment d’une explication. Difficulté supplémentaire : rendre compte de ce qu’on voit mais aussi de ce qu’on entend. Le dessin est aussi la traduction d’un discours. Le pastel et l’aquarelle demandent un peu de temps , dont on ne dispose pas toujours si on suit les commentaires des présentateurs. Il reste le rapide dessin  au crayon, au roller, au stylo à bille, ou mieux au stylo tubulaire à encre de Chine qui permet, comme le bon vieux stylo à encre d’autrefois, de produire des traits  au kilomètre tant que le réservoir n’est pas vide. Et cela avec une encre indélébile qui supportera les lavis et aquarelles si on veut passer ensuite à la couleur.. La plume et l’encrier ne sont pas recommandables dans ce cas, même si notre collègue Pierre Deffontaines s’est rendu célèbre dans le croquis aérien en utilisant les cure-dents du service à bord des avions (en bois ou en plume d’oiseau) et son fidèle encrier d’encre de Chine (gare aux  taches !) lorsque l’occasion lui en était donnée (à une époque où les avions de ligne volaient à des altitudes plus basse qu’aujourd’hui): ses publications ont été souvent illustrées par des dessins au trait tout à fait caractéristiques de cette curieuse technique.

Le dessin d’excursion peut aussi changer d’échelle. Il vise à rendre compte d’un détail technique, mieux que la photo parce qu’il privilégie ce qu’il veut montrer. Ainsi le dessin du système de lavage des tapis et drapage des tissus, ou de serrage de leur trame. C’est ce que le dialecte local appelle dristela. On le verra ci-dessous (Thessalie, 2001)

Enfin le dessin d’excursion peut rendre compte sur un mode humoristique ou caricatural d’anecdotes du voyage. Certains de ces dessins sont destinés à ne pas sortir du carnet. Ils témoignent du rôle social des excursions pour la communauté géographique. (suite…)

Le dessin du géographe n°79. Dessins d’exode

 

Couverture de l’ouvrage reprenant un dessin de Régine Laurenson : l’exode sur la route de Paris à Fontainebleau (Seine et Marne), 13 juin 1940.

     

Les éditions Taillandier ont publié en 2003 un remarquable ouvrage intitulé « Dessins d’exode » (142 p., 29 euros). Cet ouvrage centré sur les dessins des élèves, est accompagné de textes très éclairants de Yves Gaulupeau, Directeur du Musée National de l’Education à Rouen, et d’Antoine Prost, comme lui historien.

La couverture reproduit un dessin de Régine Laurenson intitulé « L’exode sur la route de Paris à Fontainebleau (Seine et Marne) 13 Juin 1940 ». C’est un recueil de dessins tout-à-fait inhabituels réalisés par des élèves d’une classe féminine de primaire supérieur dans la période 1936-1940, sous l’égide de leur professeur de dessin, qui était en même temps un peintre de grande qualité, Adrienne Jouclard.

Les élèves de primaire supérieur suivaient une formation de type professionnel : il s’agissait en particulier des métiers de la couture. Pourtant ce livre nous offre tout autre chose : Adrienne Jouclard  a incité ses élèves à dessiner des épisodes vécus par elles. De ce point de vue, Yves Gaulupeau souligne dans une introduction la différence avec les dessins correspondants de la guerre de 14-18 : ces derniers sont imaginés par les élèves à partir de récits des « poilus ». Ceux de notre période ont pour base le vécu personnel des jeunes élèves.

A cette occasion, un texte d’Antoine Prost éclaire utilement les conditions de cette production artistique.  Si l’on possède un nombre considérable de témoignages sur le vécu de la Première Guerre Mondiale, ceux de la Seconde sont concentrés sur l’Occupation, la Shoah, la Libération. L’effondrement de mai 40, traumatisme majeur de la nation, est passé sous silence. Aucun peuple ne fête volontiers ses défaites. On sera sans doute surpris de trouver l’évocation très patriotique du 11 Novembre 1936. Antoine Prost souligne que, contrairement au discours contemporain, on observe après 1938 une recrudescence du patriotisme, à partir du moment où la société française se convainc que la guerre est inévitable. Ces dessins sont ainsi l’occasion de remettre en cause un récit historique convenu.

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La carte de Géographie comme premier apprentissage

Le Dessin du Géographe N° 74

Les dessins que je vous présente ici sont tirés d’un document d’archive : le cahier de géographie d’un élève (ou d’une élève, le prénom « He » peut se lire « Hélène »)  de l’Ecole Normale primaire de Paris pour l’année scolaire 1883-84 dans la classe de Géographie, où la France et les Continents étaient au programme (Ce document m’a été confié pour lecture par un ami qui l’a trouvé chez un bouquiniste, et qui m’a autorisé à en reproduire les illustrations).

Le texte en lui-même est caractéristique de la géographie d’inventaire telle qu’elle était enseignée sous la 3e République : des nomenclatures, des lieux, des villes, des produits, des chiffres de population, etc…

Il n’y a pas de croquis de paysages tels que le dessin du géographe a l’habitude de vous les montrer, mais les cartes qui illustrent le cahier m’ont semblé représentatives d’une étape de la pédagogie géographique dans l’enseignement, une étape longue puisque je l’ai moi-même connue pendant mes années scolaires au cours moyen  en 1947-49.

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En passant par la Lauzière, géographes au dessin

Le dessin du géographe n°72

Quelques géographes se sont réunis sur les hauteurs du Velay oriental en juin dernier, pour fêter l’un des leurs. Ils se sont essayés au croquis de paysage pour confronter leurs analyses.

Le plaisir est d’arrêter la marche sur un sommet, de contempler un panorama et de dessiner le paysage. C’est un moment pour le géographe pour découvrir les lignes, l’agencement des surfaces, les marques d’une vie sociale, passée ou actuelle. Le dessin tentera de leur donner une valeur relative, propre à chaque observateur quelle que soit son habileté au crayon. Les dix croquis réalisés montrent la diversité des approches, sur un même paysage. Car le dessin implique le choix d’un angle de vue, d’un cadrage, puis une restitution variée des éléments auxquels chaque géographe donne une importance ou une signification.

Ces hauteurs offrent de vastes plateaux vallonnés surmontés de bosses volcaniques et entaillés à l’Est par les vallées ardéchoises. Le sommet du Suc de la Lauzière (1582m), offre un panorama superbe sur le Mézenc et le Mont Gerbier de Jonc sur leur haut piédestal, puis vers le versant oriental profondément incisé. De ce point haut, le regard s’ouvre sur la géométrie convexe des sucs,  sur de larges berceaux verdoyants et des écrans forestiers.

Samuel Etienne a croqué le groupe de géographe à l’œuvre devant le paysage.

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Un peu de pédagogie géographique sur Internet

Avant les vacances, et sans vouloir vous dégoûter à l’avance des plages et de l’eau bleue, voici quelques images du site https://remonterletemps.ign.fr, qui est un outil efficace pour le géographe (et pas seulement !).

Cette chronique est partie d’un article de la presse au titre évocateur « Au Havre, une falaise recrache ses déchets dans la Manche » …terrible, évidemment ! (https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/05/30/au-havre-une.., Le Monde, 31 mai 2018).

Je suis donc allé voir sur le site de l’IGN cette fameuse falaise à Dollemard, dans la banlieue nord du Havre, et j’ai comparé deux photographies aériennes disponibles à 60 ans de d’intervalle : 1955 et 2015. Sur l’écran partagé en 2, le curseur de la souris se dédouble en flèche d’un côté et en croix de l’autre. Si les deux images sont bien calées géodésiquement (et théoriquement elles doivent l’être), les deux curseurs se sinuent au même endroit sur chacune des deux photos. On peut donc visualiser en direct le déplacement dans le temps d’un phénomène géographique linéaire, par exemple, ici, le pied du versant de la falaise (la limite terre-mer qui fluctue ici avec les marées serait plus difficile à comparer), et repérer les zones ou la terre « avance » et celles ou elle « recule ».

1955 | 2015

Les curseurs étant quelquefois « fantasques » sur l’un ou l’autre écran, j’ai pointé avec la croix la position du pied de versant en 1955 sur la photo de 2015 : elle se trouve au milieu d’un grand renflement de la partie inférieure de la pente, qui créé un bombement, une avancée du pied de la pente sur la plage sur plusieurs centaines de mètres du nord au sud.

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Vues de côtes : le panorama au service des marins

Dessin du géographe N° 70  (Roland Courtot)

 

Fig. 1. Deux vues de la côte ouest de l’Ile Shouten et de la presqu’île Freycinet, Tasmanie , dessinées  par Charles André Lesueur (in François Péron, Voyage de découverte aux terres Australes, tome 1, Atlas, Planche IV : Australie, par Lesueur et Petit)

Légende des deux vues de côte :

  • Vue générale de l’île Schouten : le Cap Sonnerat (f) restant au S I/4 SO
  • Suite de l’île Schouten (g) Détroit du Géographe (h) Cap Degérando (I) partie Sud de la Presqu’île de Freycinet (k)

C.A.Lesueur del(ineavit), J.Milbert direx(it), Fortier sculp(sit)

Fig.2 : Planche IV de l’Atlas de Lesueur et Petit

Légende complémentaire :

1 : Vue du Cap Forestier (a) de la Baie Thouin (b) et du Cap Tourville (c)

2 : Vue du Pic d’Arcole (d) et du Piton Champigny (e)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b2300134q/f4.item.r=expédition%20aux%20terres%20australes.zoom

Ces deux vues de côte ont été exposées à l’ambassade d’Australie à Paris, lors de l’exposition « L’œil et la main » à l’été 2016. Elles font partie des dessins et aquarelles de Lesueur et Petit, rapportés par l’expédition Baudin sur les côtes de l’Australie et de la Tasmanie, en 1800-1804. Elles représentent, en 2 profils qui se suivent du sud au nord, la côte est de l’île Shouten (du nom du navigateur hollandais qui avait reconnu la Tasmanie en 1642, appelée Terre de Diemen) pour le premier, la côte est de la presqu’île Freycinet (nom donné par l’expédition Baudin) pour le second. Les reliefs et les indentations dessinés par Lesueur sont bien visibles sur des vue obliques de Google earth.

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Art et géographie dans deux paysages de David Hockney

 

 

Outpost Drive, Hollywood, 1980 (152 x 152 cm) © David Hockney

 

Mulholland Drive, the road to studio, 1980 (218 x 617 cm) ©Museum of arts LA

 

Dans l’exposition parisienne de l’été 2017, « David Hockney », au Centre Pompidou, l’amateur de paysages a été comblé, tant par le nombre et la taille des tableaux, que par la variété des sujets, le kaléidoscope des couleurs, l’éventail des perspectives. De cette richesse et inventivité picturale, je retiendrai plus modestement les deux tableaux ci-dessus, qui attirent l’attention du géographe par leur sujet et leur composition : portant la même date de réalisation, de taille différente, ils sont étroitement liés l’un à l’autre par leur proximité géographique et leur facture. Le premier, plus petit, pourrait s’inscrire dans le second, plus grand : il en forme comme la partie centrale. Sans connaître dans quel ordre ces tableaux ont été réalisés (ou en parallèle ?), le « regardeur » se rend compte immédiatement que les mêmes éléments du paysage se retrouvent dans les deux œuvres, bien que leur titre diffère. On le comprend tout de suite si on regarde un plan du nord de Los Angeles : les deux titres correspondent aux routes que David Hockney empruntait alors pour se rendre de sa résidence dans les collines hollywoodiennes à son studio de Santa Monica : Mulholland drive en premier, puis Outpostdrive (voir l’image aérienne oblique et son croquis explicatif)

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Sur une oeuvre « ruraliste » dans l’exposition « Anders Zorn, un suédois » à Paris, au Petit Palais

(Paris, 15.09/17.12.2017)

J’ai découvert l’œuvre de Zorn à l’occasion de cette exposition, et ne me prononcerai pas globalement sur elle, car ce n’est pas une exposition remarquable par ses rapports avec la géographie. Anders Zorn (1860-1920), peintre suédois  d’une très grande prolixité, connu pour sa grande maitrise des différents medias (huile, aquarelle, dessin, gravure, sculpture …),  a surtout excellé dans le portrait et dans les paysages aquatiques. Bien sûr les atmosphères naturelles de la mer, de la côte et des reliefs de la Suède intérieure sont rendus magistralement dans certaines des œuvres exposées, mais c’est dans les scènes de la vie paysanne qu’on peut voir quelques œuvres stimulantes pour une analyse géographique. Zorn a passé son enfance à Mora, dans la région rurale de Dalécarlie, au milieu des paysans et des paysannes : il y est souvent revenu et s’est fait construire plus tard une maison dans laquelle il a fait de longs séjours, peignant les paysages et les gens autour de lui. D’où un grand nombre de tableaux de sujet « rural », de scènes des genres de vie paysans. Parmi eux j’ai retenu « Mora, Marknad » de 1892.

 

Marché à Mora 1892 Anders Zorn (huile sur toile, 133 x 167,5 cm, collection particulière)

 

Le titre ne désigne que le lieu où la scène aura pu être observée par le peintre : le marché de Mora, bourgade de la Dalécarlie, sur le versant est de la chaîne des Alpes scandinaves. En fait, ce qu’on voit, c’est une scène à deux personnages, qui aurait lieu à l’écart pendant le marché : en bas d’un grand pré, une jeune femme attend, assise dans l’herbe à côté d’un homme affalé à ses pieds, face contre terre, tandis que des gens, des animaux et des charrettes vont et viennent à l’arrière plan, vers et sur la place du village, devant l’église, là où le marché a lieu. On peut donc penser, à voir l’expression du visage de la femme, que le jeune homme (son mari ?) s’est saoulé et qu’il est ivre mort, étendu dans l’herbe. Le visage féminin ouvert (certainement celui d’une modèle du peintre lors de ses séjours à Mora, car on retrouve son personnage dans d’autres tableaux réalisés sur ce thème de la vie paysanne) reflète des sentiments contradictoires : résignation, mais peut-être aussi vexation, désarroi, devant la situation à laquelle elle est réduite, attendre que son « homme » soit dégrisé et capable de reprendre avec elle le chemin du foyer (?). Et cela dans l’indifférence de la foule qui passe, va et vient sans se préoccuper du drame familial qui se joue dans le pré voisin.

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Le héron : petite disputatio sur l’image géographique et l’art

Le dessin du géographe n° 67

Camargue (commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, Bouches-du-Rhône) : dans le parc ornithologique du pont de Gau, à l’heure du crépuscule, « le héron au long bec, emmanché d’un long cou » cherche sa pitance à pas comptés dans l’étang. R. Courtot : pastel et encre de chine, 1999 Revue Méditerranée, 105, 2005

 

Ce dessin a été publié dans une revue de Géographie parce que je l’avais proposé avec d’autres à la Rédaction de Méditerranée qui voulait les inclure dans le numéro de la revue qui m’était dédié lors de mon départ à la retraite. A côté de dessins des Calanques de Cassis, de l’embouchure du Guadalquivir, de la montagne Ste-Victoire, de Portofino ou du Vésuve, le lecteur pouvait s’interroger sur la nature « géographique » de ce dessin…Je vais essayer d’y répondre.

Précisons d’abord qu’il s’agit d’un dessin réalisé dans la petite réserve naturelle du pont de Gau, en Camargue, sur le territoire de la commune des Saintes Maries de la Mer, lors d’une excursion avec des amis, qui n’avait qu’un caractère de loisir touristique et non professionnel…Mais, sur le terrain, quand le géographe cesse-t-il vraiment d’être géographe?.

La raison générique du dessin elle-même, le besoin de faire un dessin, est simple : je suis depuis longtemps ce qu’on appellerait aujourd’hui un « carnetier », quelqu’un qui se promène avec, dans sa poche ou sa sacoche, un carnet et des crayons, disons un matériel réduit de dessin. Cela m’est venu au cours de mes recherches de thèse, quand je me suis rendu compte que la photographie n’était pas, sur le terrain géographique, la panacée pour produire des images efficaces vis à vis de la recherche, l’appareil-photo étant une sorte de « ramasse-tout », tandis que le croquis était déjà un début d’analyse et de réflexion sur l’espace observé et dessiné…un autre débat que je ne vais pas développer ici.

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