La ville de Limbé et le port négrier de Bimbia, localisés sur les côtes septentrionales du Cameroun, appartiennent au golfe du Biafra (Document 1). Limbé possède un site de baie remarquable, protégé par des îles volcaniques, situées à 500m du rivage. Cette cité est la principale ville anglophone du Cameroun par sa démographie (110 000 habitants). Elle s’appuie sur des aménités touristiques complémentaires entre elles : balnéaires, de montagne (randonnées, ascensions, sur et autour du volcan du Mont Cameroun), patrimoine architectural colonial allemand et anglais. Les rivages de sa baie servent également de plages aux habitants de Douala, située à 60 km plus au sud. Mais, cette destination touristique, en forte baisse de fréquentation, est pénalisée par la guerre civile, commencée en 2016, dans les régions sécessionnistes anglophones qui la jouxtent.

Carte réalisée par M. Sivignon, mars 2022
La carte très innovante et utile mise au point dans Le Monde du 7 mars 2022 par Delphine Papin (1), qui participa activement à la naissance de nos cafés géopolitiques, attire l’attention sur un point important : l’objectif de la Russie de maîtriser la Mer Noire.
On peut en compléter la lecture par l’ouvrage très bien informé de Michel Bruneau que nous avons accueilli aux Cafés Géo en janvier 2022 : « De l’Asie Mineure à la Turquie », CNRS Editions, 2015.
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Le réchauffement climatique et la croissance des échanges entre Extrême-Orient asiatique, Europe et Amériques ont entrainé un intérêt nouveau pour les régions polaires qui sont restées pendant longtemps le domaine de l’imaginaire et le terrain de jeu d’héroïques aventuriers. Aujourd’hui on en évalue les ressources, la navigabilité et les objectifs des Etats qui y exercent une certaine souveraineté, parfois avec quelque inquiétude.
C’est dans ce cadre que s’est récemment déroulé à la Cité des Sciences de Paris un colloque intitulé « Régions polaires : quels enjeux pour l’Europe ? ». Toutes intéressantes, les interventions ont porté sur les questions climatiques, la faune, les ressources minières aussi bien que sur l’imaginaire et les difficultés psychologiques à supporter l’isolement d’un hivernage dans une station de l’Antarctique. Nous avons choisi d’évoquer la communication de Hervé Baudu, professeur en Chef de l’Enseignement maritime, spécialiste de la navigation dans les glaces.
Compte rendu de Michèle Vignaux.
Dans quel « entre deux mondes » se situe cette péninsule ? Elle est si puissante et si fragile à la fois ! Territoire des Mille et une nuits, elle fait rêver lorsqu’elle étale ses richesses, elle fait trembler lorsque tant de rivaux se manifestent, par tant d’argent, attirés. N’hésitons pas, allons à sa rencontre.

Arabie – Le Petit Robert – 1999-
Des cartes postales, 2022.
En ce jour d’automne, je décide de me lancer à la découverte de Capdenac. Ce village perché, d’un millier d’habitants environ, dénommé également Capdenac-le-Haut, domine de plus de cent mètres deux méandres du Lot (l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest) ; il devrait donc offrir un beau panorama sur la vallée. De plus, ce site est chargé d’histoire. Ce fut d’abord un oppidum, puis une place forte redoutable occupée pendant la croisade albigeoise ou cathare, résistant aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans, puis tenue par les protestants pendant les guerres de religion. Les guides touristiques signalent qu’il en reste des remparts et un donjon… (suite…)
Le vin d’Appellation d’origine contrôlée (AOP) Marcillac est actuellement produit sur 200 hectares du département de l’Aveyron. A 400 mètres d’altitude en moyenne, sur des sols de type « rougiers » ou argilo-calcaires, onze communes se partagent le vignoble : Balsac, Clairvaux d’Aveyron, Goutrens, Marcillac-Vallon, Mouret, Nauviale, Pruines, Saint-Christophe- Vallon, Saint-Cyprien-sur-Dourdou, Salles-la-Source, et Valady. C’est un vin de mono cépage : le mansois, ou fer cervadou ou encore le saumansois qui appartient à la famille des cabernets, cépage très ancien.

Le FIG 2021 à Saint-Dié-des-Vosges (photo prise par l’auteur)
En simple géographe, à Saint Dié-des-Vosges je suis allée. Pour la 32ème édition du FIG (Festival International de Géographie) le soleil fut éclatant et dans le ciel tout bleu, les sommets vosgiens se détachaient admirablement.
Les festivaliers étaient revenus, peut-être en moins grand nombre qu’avant la pandémie, mais toujours avides de conférences et de retrouvailles conviviales sur les terrasses des nombreux cafés de la ville. Deux sujets étaient retenus cette année :
Territoire invité : Europe(s). Thème : le Corps (suite…)
Chers ami(e)s des Cafés géo,
En 2015, je vous présentais le Panorama XXL de Rouen ouvert depuis décembre 2014, dans cet article.
Lisez-le ou relisez-le avant de poursuivre car aujourd’hui, je vous annonce avec gravité sa fermeture définitive, effective à partir du 20 septembre dernier.
Si vous ouvrez le site internet du panorama (avant sa disparition), vous lirez ceci : « Le panorama a fermé ses portes après 7 ans d’aventures ! Depuis décembre 2014, nous sommes partis ensemble dans des voyages immersifs uniques (…). Merci à tous nos visiteurs, aux fidèles, aux curieux, aux passionnés d’art, aux passionnés d’histoire, petits et grands, venus en famille ou entre amis. Merci à vous tous et surtout un grand merci à nos équipes qui ont rythmé avec passion la vie de ce lieu de culture tout au long de ces 7 années. »
Mais pourquoi ce panorama, unique en France, qui participait à l’aura de la ville de Rouen, a-t-il été fermé ? (suite…)
Au début du XXIe siècle, deux phénomènes se télescopent dans le monde, le poids croissant des religions et la mondialisation spatiale du tourisme. Le développement inexorable du tourisme, comme genre commun de l’humanité, transforme les lieux sacrés, saints, religieux, en patrimoine matériel, à visiter par les touristes du monde entier.
Le tourisme international pénètre, d’une part les lieux saints et les sanctuaires, dans lesquels les cultes ne sont plus célébrés. Il s’immisce d’autre part, dans les lieux de culte en activité, mais bien souvent en perturbant le déroulement des célébrations et des rites. D’autres lieux de culte ont été désacralisés (perte de la fonction religieuse pour une activité profane). Sur l’île Chypre à Nicosie Nord (partie de la ville occupée par la Turquie), des églises, à Athènes (Froment, 2019), des mosquées, ont perdu leur fonction cultuelle première. Dans la capitale grecque, la mosquée Fethiye, édifiée au XVIIe siècle, a été restaurée et transformée en lieu d’exposition. La mosquée Tzistarakis, construite en 1759, malgré plusieurs tentatives pour la rétablir dans sa fonction cultuelle originelle, sert d’annexe au musée d’Art populaire grec (Froment, op. cit.).
Au Maghreb (Tunisie), en Méditerranée orientale (partie de l’île de Chypre occupée par la Turquie), perdurent, depuis des siècles, des lieux saints partagés, entre les fidèles des trois religions monothéistes du Livre. Ils sont de surcroît ouverts au tourisme international, de populations non-croyantes.
Une route. Pas une autoroute, une voie express, un périphérique, mais une route étroite, sinueuse, au bitume mal ravaudé. C’est pourtant cette route qui relie deux univers opposés, celui des jardins luxuriants des miniatures mogholes à celui des terres minérales et arides des hautes terres himalayennes. Parmi les peu nombreuses routes transhimalayennes, la NH 1D conduit de Srinagar, capitale d’été du Cachemire, à Leh au cœur du Ladakh, le « pays des hauts cols ».



