L’âge d’or artistique de Montmartre (1875-1918), avec Jean Rieucau

Café géographique de Paris, Café de Flore, 13 octobre 2026. Animé et compte rendu par Daniel Oster.

Ce second café géo de la saison 2026-2027 aborde un sujet de géohistoire relatif à Montmartre et ses boulevards proches, soit un territoire parisien connu dans le monde entier grâce à son attractivité touristique. L’angle d’attaque du sujet est « l’âge d’or artistique » de Montmartre que l’on peut dater de la période 1875-1918. Notre invité est Jean Rieucau, professeur émérite de géographie à l’Université Lumière Lyon-2, qui vient de publier un ouvrage sur ce thème (L’âge d’or artistique de Montmartre et des boulevards (1875-1918), éditions L’Harmattan, 2026).

J. Rieucau (à gauche) et D. Oster (à droite) au Café de Flore le 13-10-2026. (Photo de D. Oster)

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Café géo de Paris, mardi 13 octobre 2026 : « L’âge d’or artistique de Montmartre, 1875-1918 », avec Jean Rieucau

Mardi 13 octobre 2026, de 19h à 21h, Café de Flore, salle du premier étage, 172 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris

Mardi 13 octobre 2026, notre deuxième café géo de la saison 2026-2027 accueillera le géographe Jean Rieucau qui viendra présenter la géohistoire de Montmartre au moment de son âge d’or artistique entre 1875 et 1918. (suite…)

« Paris colonial et anticolonial », Marcel Dorigny, Alain Ruscio (Nouvelles éditions, Ed. Hémisphères, 2023), Jean Rieucau.

Dorigny M., Ruscio A., 2023, Paris colonial et anticolonial. Promenades dans la capitale. Une histoire de l’esclavage et de la colonisation, Maisonneuve et Larose Nouvelles Éditions/Hémisphères-Éditions, Paris, 315 p.

Marcel Dorigny et Alain Ruscio livrent une importante publication, sur les traces, sur l’empreinte viaire et statuaire, dans l’espace public parisien, à travers quatre siècles d’histoire esclavagiste et coloniale. Ces deux historiens placent au cœur de leur recherche la traite négrière et les conquêtes coloniales. La posture intellectuelle adoptée évite tout excès de paradigme victimaire, toute proximité avec certaines positions woke contemporaines, et recommande une contextualisation des statues et des noms de rues qui sont en débat ou contestés. Cette publication, qui a demandé douze ans de recherches, a été conduite à son terme par Alain Ruscio, postérieurement au décès de Marcel Dorigny en 2021.

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La mémoire coloniale dans l’espace public parisien, par Jean Rieucau.

Jean Rieucau au café de Flore le 18 avril 2023 (photo de M. Huvet-Martinet)

 

Mardi 18 avril au café de Flore l’intervention de Jean Rieucau (J.R), a clôturé notre saison 2022-23. Daniel Oster présente notre invité, Professeur émérite de géographie à l’Université de Lyon 2, spécialiste de géographie culturelle, intéressé plus particulièrement par le patrimoine, le tourisme et aussi, par ce qui va être le sujet de ce café, les odonymes, c’est-à-dire les noms donnés aux espaces publics.Compte rendu de Micheline Huvet-Martinet. (suite…)

Le dessin illustration du confinement : par Martine Tabeaud.
Le dessin du géographe n° 89.

Paris centre au temps de la pandémie de Covid par Martine Tabeaud, professeur émérite de géographie Université Paris I

En 2020 et 2021, la pandémie de Covid a conduit le gouvernement à décider de limiter les déplacements pour ralentir la propagation du virus et limiter l’afflux de malades dans les services hospitaliers.

Un nouveau vocabulaire est censé décrire la situation : confinement, déconfinement, reconfinement. Les pouvoirs publics utilisent des métaphores (la guerre, les premières lignes,) et définissent des échelles de valeur (sortie dérogatoire, activité non-essentielle) … Cette novlangue est omniprésente dans l’espace privé et dans l’espace public. Elle est supposée déclencher une prise de conscience et modifier les comportements mais en définitive elle entretient la peur.

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Visioconférence n°5 : visitez le Paris des cafés ! par Sylvie Gazannois.

Boire un petit noir sur le coin d’un zinc ou siroter un verre, attablé à une terrasse au soleil n’a pas toujours été chose naturelle et banale à Paris : Sylvie Gazannois, guide conférencière de métier, vous propose de visiter le Paris des cafés depuis votre salon.

 

Géorgiques contemporaines, Michèle Vignaux.

Récemment je suis allée « à la ferme ». Une petite promenade d’une dizaine de minutes – je précise que j’habite Paris intra-muros – suivie d’une grimpette, non d’une colline, mais d’un escalier métallique et j’étais à pied d’œuvre.

Pour quelqu’un qui a longtemps vécu dans le monde d’avant, la « ferme » évoquait la campagne, les chemins boueux, les odeurs animales. Elle était peuplée d’agriculteurs qu’on appelait encore parfois « paysans ». Ses activités étaient étudiées par les géographes dans des Précis de géographie rurale qu’on ne pouvait confondre avec des Précis de géographie urbaine. Dans le monde d’aujourd’hui tous ces repères ont disparu. Paris, comme toutes les métropoles mondiales (la présence d’une journaliste de la BBC l’attestait), se doit de posséder ce qui était un oxymore devenu un must : une ferme urbaine.

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Se promener à Paris : la Coulée verte, Michèle Vignaux.

Où peut-on se promener à Paris aujourd’hui ? La question semble incongrue tant sont nombreux les boulevards, avenues, jardins, galeries…Et la promenade n’est-elle pas l’activité la plus naturelle et banale qui soit ? Pourtant les travaux historiques démentent cette fausse évidence.

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La tour qui ne prend pas garde… Michèle Vignaux.

 

La Tour Jean sans Peur à Paris © Michèle Vignaux

Paris n’aime pas les tours. Elle adule son caractère haussmannien et se méfie de toute construction qui dépasse les six étages. Les tours du XIIIème arrondissement sont considérées comme médiocres et tout projet de tour nouvelle, même proche du périphérique, suscite les pétitions indignées des riverains et de tous « les amoureux de la capitale ».

Bien sûr il y a des exceptions. Il y a celle qui se hausse du col au milieu du Champ de Mars, exploit d’ingénieur et non œuvre d’architecte, aussi célèbre que les pyramides égyptiennes malgré son jeune âge (moins d’un siècle et demi). Il y a aussi la Tour Saint Jacques, ni très haute, ni très large, mais qui a su faire de la place autour d’elle. La tour Montparnasse n’a d’attrait que pour les clients du restaurant du dernier étage. On ne parlera pas des tours de La Défense… des banlieusardes.

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Le Grand Paris, dix ans après : et pourtant, il tourne ! Par Aurélien Delpirou et Cédrick Allman;g

Café de Flore, le 19 février 2019, animé par Elisabeth Bonnet-Pineau, compte rendu de Mélanie Le Guen.

Le Grand Paris n’est pas un sujet nouveau pour les Cafés géographiques. Plusieurs personnalités sont intervenues sur ce sujet au cours des dix dernières années : Frédéric Gilli en 2010, puis Simon Ronai et Nicole Sergent en 2015 ont été invités au café de la Mairie, avant les élections régionales pour exposer les enjeux d’attribution et de répartition des compétences entre la Métropole du Grand Paris et le Conseil Régional.

Ce 19 février 2019, le propos est de dresser un bilan d’étape, une vue d’ensemble d’une construction du Grand Paris que Pierre Veltz qualifie de « coquille vide ». Le Grand Paris mérite-t-il vraiment qu’on organise pour lui les « Journées du Grand Paris » à l’École d’Urbanisme de Paris, installée depuis 2015 à Champs-sur-Marne ?

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