HafenCity est une nouvelle zone de réhabilitation urbaine d’un espace portuaire intra-urbain agrandi à partir de 1862, devenu inadapté à la fin du XXe siècle aux nouvelles contraintes du trafic maritime. Très proche du centre-ville, à 800 m de l’hôtel de ville, HafenCity s’étend sur 157 ha le long de la branche nord de l’Elbe. La cité-Etat hanséatique de Hamburg a transformé en moins de trente ans cette ancienne zone d’activité avec ses bassins, ses entrepôts, ses systèmes de transport, ses centrales électriques en un nouveau éco-centre-ville, caractérisé par un haut degré de mixité et d’intégration développé autour de quatre fonctions : logements, bureaux, culture et consommation. La mixité économique et sociale a été prévue aussi bien horizontale que verticale : on trouve côte à côte des logements de type différent mais aussi un même immeuble peut abriter, sur des étages différents, des logements, bureaux ou activités culturelles.
Thème : Les littoraux dans le monde

FREMONT Antoine, « Océans, conteneurisation, mondialisation », Cafés géographiques, Rubrique Les comptes rendus, Saint-Brieuc, 13 octobre 2017.
- AUGENDRE Marie, « Fukushima, six ans après : politique de retour et zone grise de l’accident nucléaire », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes rendus, 8 mars 2017.
http://cafe-geo.net/fukushima-6-ans-apres-politiques-de-retour-et-zone-grise/
L’ampleur des retombées radioactives sur le territoire a en partie été limitée par les vents. Fukushima se situe à l’est de l’île de Honshū, et le Japon est soumis à des vents dominants d’ouest (les westerlies), qui ont chassé l’essentiel de la contamination vers l’océan. La carte de la contamination montre certes une concentration autour de Fukushima, mais également dans le nord-ouest et le sud-est de ce département, en particulier dans la région de Tokyo. Mais on ne parle pas de cette contamination-là. Parler de la « catastrophe de Fukushima » fait le silence sur d’autres zones ce qui arrange bien ces espaces ; il faut être conscient que la contamination ne se limite pas au département de Fukushima…
- AUGUSTIN Jean-Pierre, « L’océan, le surf et les territoires de l’éphémère », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes rendus, FIG, 2 octobre 2009.
http://cafe-geo.net/locean-le-surf-et-les-territoires-de-lephemere/
Le surf est l’épure des sports de glisse (parmi lesquels on peut citer également la planche à voile, le kayak-surf, le body surf, le body board…), apparus dans les années 1960 dans les médias. La plupart d’entre eux sont d’origine californienne. Pour ce café géo, il se propose de revenir plus particulièrement sur la question du surf, en trois points : historique des pratiques du surf, diffusion dans le monde et territoires du surf.
Café géographique d’Annecy, jeudi 31 janvier 2019, par Antoine Frémont. Compte rendu établi par H. Martin.
Ce café-géo nous a été présenté par Antoine Frémont, né à Caen, qui a une histoire havraise non négligeable. Il est agrégé de géographie et directeur de recherche à l’IFSTTAR.
Le transport maritime est d’abord un service puisqu’il est au service du commerce international. C’est une industrie de sous-traitance. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux facteurs, autres que le transport maritime, expliquent la croissance du commerce international, dont notamment le fait que l’on soit entré dans un monde de libre-échange, soutenu par les États-Unis jusqu’à une date très récente.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les navires sont des outils à transporter de grosses quantités de marchandises sur de grandes distances et à très bas coût. En retour de ses services rendus au commerce international, le transport maritime a une très forte influence sur celui-ci. Sans le transport maritime, il n’y aurait pas eu de mondialisation. La conteneurisation permit d’effectuer des transports sur des milliers de kilomètres avec une très grande fiabilité et à très bas coût.
Le transport maritime a permis d’internationaliser les chaînes de valeur. Un produit est conçu à un endroit, assemblé ailleurs, et distribué encore ailleurs.
Le transport maritime est un élément important de la métropolisation. Aujourd’hui, l’activité est concentrée dans les grandes villes mondiales. Pour aborder les mutations contemporaines des espaces et des hiérarchies portuaires, il faut mettre en relation le commerce international, le transport maritime et la métropolisation.

Le port de Pasaia en Espagne (« Pasaiako portua « en basque ). Cliché de Stéphane Dubois, 29 décembre 2015
Des cartes postales, 2016
En 1843, Victor Hugo découvre Pasajes (Pasaia en basque), tombe sous le charme de ce port de pêche et le décrit en des termes élogieux[1]. La petite cité côtière est, depuis, devenue un port polyfonctionnel : aux produits de la mer (13 000 tonnes déchargées en 2013, ce qui en fait le troisième port de pêche espagnol derrière Vigo et La Coruña), s’ajoutent des trafics de marchandises variées à forte base industrielle.
Des Cartes postales, 2009
Trani campe au loin une silhouette familière sur la côte des Pouilles : une église avancée sur la mer, une agglomération remparée sur un site perché et dominant un port abrité par des jetées. L’église, blanche du calcaire dur semblable à un marbre, est massive à sa base et close comme une église fortifiée, mais élancée pour être vue et voir au loin. Autour, le premier cercle d’habitat est celui des ruelles étroites entre les anciens palais des anciennes familles des nobles et des marchands, énormes blocs aux ouvertures parcimonieuses, qui ressemblent à des forteresses au rez-de-chaussée, mais dont les hautes façades s’ornent de quelques balcons en étage.


