L’Istrie ou l’identité plurielle en partage, Claudie Chantre.

Carte de l’Istrie (https://fr.wikipedia.org/wiki/Istrie#/media/Fichier:Karte_Istrien_en.png)

Inspirée par Daniel Oster, cette escapade organisée pour les Cafés géographiques par Isabelle Mazenc du 11 au 15 mai 2025 a bénéficié des éclairages de H. Jacolin et D. Wolff.  La péninsule istrienne, située à l’extrémité nord-ouest des Balkans et divisée en trois pays (Croatie, Slovénie et Italie), est une région où trois peuples se rencontrent : les Slaves, les Italiens et les Germaniques. Trieste est la ville-symbole de ces trois influences. Ljubljana, capitale de la Slovénie et propice à un vol direct depuis Paris, fut le point de départ de ce voyage. (suite…)

Qu’est-devenue la Yougoslavie ? Avec Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin

De gauche à droite, Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Daniel Oster, mardi 26 novembre 2024, au Café de la Mairie (Paris 3ème) (Photo D. Wolff)

La salle du premier étage du Café de la Mairie (Paris 3ème) était comble mardi soir 26 novembre pour écouter deux éminents spécialistes des Balkans, Jean-Arnault Dérens (JAD) et Laurent Geslin (LG). Les intervenants, tous deux journalistes, notamment au Courrier des Balkans et pour de nombreux organes de presse (Le Monde diplomatique, Mediapart, etc.), auteurs de plusieurs livres sur la région des Balkans, étaient présents pour faire le point sur la situation de l’espace ex-yougoslave, trente ans après la dislocation de la Yougoslavie socialiste de Tito.

Café géopolitique Paris, 26 novembre 2024. Compte rendu rédigé par Daniel Oster

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Henry Jacolin, « L’ambassadeur et le siège, Sarajevo 1993-1995 » (Fauves Éditions, 2018), Michèle Vignaux.

Assiéger une ville fait partie des actions militaires dans toutes les guerres que les hommes se livrent depuis des millénaires. De Troie à Leningrad, les sièges prennent en otages des populations civiles que l’on espère détruire par la faim et le découragement. Plus proche de nous dans le temps et dans l’espace – à quelques centaines de kilomètres des rues bien achalandées de Milan et de Vienne -, le siège de Sarajevo a isolé près de 400 000 habitants du reste du monde entre avril 1992 et décembre 1995.

C’est cette expérience que nous raconte Henry Jacolin, ambassadeur de France dans la ville martyre, expérience vécue à double titre, en tant que victime –le plus souvent sans ravitaillement, ni gaz, ni électricité et sous la menace des snipers – et en tant qu’acteur – ambassadeur de France négociant sans relâche avec toutes les parties en présence -. Des Fidji où il représentait auparavant la France à la Bosnie-Herzégovine, la transition est brutale. Non seulement l’hiver est rigoureux dans la montagne balkanique, surtout sans chauffage, mais les conditions matérielles sont telles que les autres diplomates ont préféré exercer leur fonction en-dehors du pays en guerre.

L’ouvrage nous apporte une analyse de la situation politique et militaire du conflit, montrant l’affrontement des communautés et des idéologies, telle que peut la faire un témoin soucieux d’informer le plus exactement possible son gouvernement. Il livre aussi ses impressions personnelles sur les personnes qu’il rencontre mais aussi sur les souffrances du quotidien.

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