La crise des réfugiés : comment repenser l’asile ? (Vidéo)

Retrouvez en vidéo le café géographique de Reims du 9 mars 2016, sur le thème « La crise des réfugiés : comment repenser l’asile ? », avec Frédéric Piantoni (Université de Reims Champagne-Ardenne).

• Vidéo à visionner sur le site de l’université de Reims :
https://podcast.univ-reims.fr/videos/?video=MEDIA160321133354478

Une géographie des esclavages, rencontre avec Marcel Dorigny.

Compte rendu café géographique de Saint-Brieuc du 25 février 2016, compte rendu rédigé par Christiane Barcellini

Marcel Dorigny, professeur à l’université de Paris 8, est l’un des spécialistes des processus d’abolition de l’esclavage et des mouvements indépendantistes. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, en particulier « Atlas des premières colonisations : XVe-début XIXe siècle », Editions Autrement, 2013 ; « Atlas des esclavages » en collaboration avec Bernard Gainot, Editions Autrement, 2013 ; « Grand Atlas des empires coloniaux » Editions Autrement, 2015.

flyer une géographie des esclavages

Marcel Dorigny rappelle que le sujet proposé par les Cafés Géographiques étant très vaste, il abordera  aujourd’hui l’esclavage colonial, celui issu de la traite.

Si le plan chronologique s’impose pour comprendre l’engrenage qui se met en place à partir du XVIe siècle, l’approche géographique est indispensable car l’esclavage colonial a modifié durablement les territoires de trois continents.

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Le mythe de la disparition du lac Tchad, par Géraud Magrin.

Café géographique de Chambéry-Annecy, 2016, Avec Géraud Magrin, compte-rendu établi par J. Dop et Ph Piercy. Professeur de géographie à Paris 1, longtemps chercheur au CIRAD, Géraud Magrin a fait de l’Afrique subsaharienne, du Sénégal au Tchad principalement, son terrain de recherche.

Par ces temps d’alarmisme environnemental, le lac Tchad présente des enjeux particuliers : sa disparition est régulièrement annoncée, et depuis 2010, sur fond de terrorisme montant (Boko Haram), le lac Tchad devient un sujet central. Autour de ce lac, on peut étudier particulièrement les aspects politiques et institutionnels d’un jeu d’acteurs complexe entre Etats, bailleurs de fonds internationaux, ONG et médias.

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La 3ème révolution agricole du numérique et de la connaissance, par Rémi Dumery.

Ce mardi 26 Janvier 2016, le thème de la soirée est la 3ème révolution agricole du numérique et de la connaissance. Compte rendu rédigé par Dénali Boutain,

Michel Sivignon nous présente Rémi Dumery, « cultivateur expérimentateur en agriculture sociétale » et grand fan des nouvelles technologies et de l’innovation. Rémi Dumery possède une exploitation de 130 ha en Beauce, au Sud-ouest de Paris, à Boulay-les-Barres. Il cultive des céréales, mais aussi des oléagineux et des betteraves. L’agriculteur beauceron aime parler de son métier et de sa manière de travailler. Passionné d’informatique, Rémi Dumery aime surfer sur internet et tweeter ses followers sur les réseaux sociaux : c’est, pour lui, une façon de transmettre à un large public ses connaissances et ses savoir-faire en agriculture. Et c’est une manière de répondre à l’un des grands enjeux du XXIe siècle : la 3ème révolution agricole du numérique et de la connaissance.

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Les ressources territoriales de l’entreprise. Géo-histoire de l’ancrage Michelin à Clermont-Ferrand

Pour le premier Café Géo de Lyon de l’année 2016, nous accueillons Thomas Zanetti, maître de conférences à l’Université Lyon III Jean Moulin et chercheur au CRGA de l’UMR 5600. Il a soutenu une thèse en géographie intitulée « Une ville et sa multinationale, une multinationale et sa ville : emprise spatiale, organisation sociale, fonction économique et régulation politique du « territoire Michelin » à Clermont-Ferrand (fin XIXème à nos jours) » en 2012.

Il propose une étude du système productif de Michelin ; la présentation est avant tout centrée sur la dimension locale de ce système productif et son ancrage à Clermont-Ferrand. Le cas de Michelin à Clermont-Ferrand est emblématique de la manière dont les systèmes productifs évoluent dans le temps et s’articulent en fonction des échelles.

On peut tout d’abord souligner les liens affectifs qui lient Michelin à la ville de Clermont-Ferrand. Pour débuter, T. Zanetti nous propose des photographies qui montrent les obsèques d’Edouard et de François Michelin. Près de 10 000 personnes étaient présentes lors des funérailles d’Edouard Michelin, et beaucoup de Clermontois ont également assisté aux funérailles de François Michelin décédé en 2015. Michelin reste donc très lié à la ville qui l’a vu naître. Clermont-Ferrand a d’ailleurs été surnommée « Michelin-ville ». Pourtant, Michelin est une multinationale implantée dans de nombreux pays. Quelles sont donc les stratégies spatiales de cette multinationale ? Si elle recherche une certaine indépendance vis-à-vis des territoires, sa stratégie n’est pas pour autant aspatiale.

La présentation reviendra d’abord sur les ressources locales mobilisées par l’entreprise pour construire un système productif dans le temps long. Quelles sont les ressources économiques, sociales, spatiales et politiques du système productif Michelin à Clermont-Ferrand ? La présentation abordera ensuite les évolutions spatiales et temporelles de ce système productif pour enfin s’intéresser aux mutations contemporaines et aux caractéristiques actuelles de la stratégie spatiale de Michelin.

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La carte : Un outil pour comprendre l’actualité internationale ?

La guerre en Syrie, le fléau Boko Haram, le conflit chiites-sunnites ou encore les migrants à Calais sont autant de sujets que le journal Le Monde choisit aujourd’hui de raconter en carte. Depuis quelques années en effet, ce quotidien consacre des pleines pages à la cartographie pour expliquer la complexité des conflits. Si les cartes existent depuis les débuts du journal Le Monde, la place qui est lui est désormais réservée s’inscrit dans une prise de conscience croissante de l’intérêt des lecteurs pour les informations visuelles. Deux journalistes-cartographes au Monde, Flavie Holzinger et Delphine Papin, toutes deux formées à l’Institut français de géopolitique, viennent nous raconter les difficultés qu’il y a à concevoir et réaliser dans l’urgence des cartes pour un quotidien.

Ce Café Géo animé par Flavie HOLZINGER et Delphine PAPIN, journalistes-cartographes au journal Le Monde, docteures en géopolitique, a eu lieu le mardi 12 mai 2015 au Saint-James, Place du Vigan à Albi à partir de 18h30.

La place de la carte dans le journal Le Monde, comparée à d’autres journaux.

Delphine Papin et Flavie Holzinger présentent leur travail au sein du journal Le Monde. Ce travail est un peu particulier, car bien qu’étant journalistes, leur travail au quotidien est de raconter l’actualité en cartes. Leur équipe travaille donc souvent avec le service « international », parfois avec le service « France », parfois avec le service « planète » (qui regroupe les questions d’environnement, de migrations). Avec leur équipe, elles mènent donc une réflexion qui est de raconter l’actualité autrement que par de l’écrit, ce qui, pour le journal Le Monde, est en soi une révolution. La tradition de ce grand journal quotidien, qui fait référence, c’est d’abord l’écrit. La volonté d’intégrer des cartes dans le journal correspond à peu près au moment de la révolution internet où l’équipe s’est aperçue que le lecteur avait besoin, soit de zapper, soit de voir les événements et qu’une grande photo en « une » ou un dessin ou une carte pouvait choquer, interpeller ou questionner. Produire un côté plus visuel pouvait alléger le journal. Cette prise de conscience date des années 2000, bien que la cartographie au journal Le Monde ait toujours été présente. Dès mai 1945, six mois après le début du journal, a été produite une carte du Vercors, dessinée à la main. Le journal Le Monde a toujours été un acteur de la carte. Mais depuis six ou sept ans, l’infographie a pris une place plus importante. Et depuis 4 ans, il y a un virage sur la façon dont Le Monde imagine la carte au sein du journal, qui est totalement nouvelle.

Pour se renouveler, le journal est parti du constat que les Français sont vraiment attirés par les cartes, qui prennent une place de plus en plus importante dans la société, comme on peut le constater par la diffusion d’un grand nombre d’atlas thématiques depuis une dizaine d’années, également avec l’émission du Dessous des cartes produite par Arte.

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L’Allemagne aujourd’hui, 25 ans après la réunification, par Antoine Laporte.

Le mercredi 14 octobre 2015, nous avons eu le plaisir d’accueillir à Chambéry Antoine Laporte, maître de conférences à l’ENS de Lyon et spécialiste de l’Allemagne, pour un café géographique portant sur l’Allemagne aujourd’hui, 25 ans après la réunification. Compte-rendu d’Amélie Pradeau et Quentin Favr

Pour introduire son propos, A. Laporte expose deux idées. Dans l’actualité, l’Allemagne est un pays fréquemment comparé d’un point de vue socio-économique avec d’autres pays européens, et avec la France en particulier. Les médias mettent régulièrement en avant le modèle social allemand qui pourrait servir de référentiel. L’Allemagne a également une histoire riche et complexe. Sa réunification explique certaines logiques que l’on retrouve dans le monde allemand contemporain. Néanmoins, un quart de la population allemande est née après le 3 octobre 1990, date de la réunification de l’Allemagne, et, pour elle, la période antérieure appartient à l’histoire ; le changement de perspectives sociale, économique, politique et culturelle post 1990 apparaît comme une réalité.

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L’esprit géographique de l’œuvre de Marie-Hélène Lafon

mh-lafon-01Samedi 13 février 2016, de 10h à 12h, la salle du nouvel amphi de l’Institut de Géographie est quasiment comble pour accueillir Marie-Hélène Lafon, l’un des meilleurs écrivains français d’aujourd’hui. Marie-Hélène Lafon a accepté l’invitation des Cafés Géographiques pour présenter son œuvre selon un angle particulier, celui de son esprit géographique. Animé par Daniel Oster.

Originaire du Cantal, elle construit depuis 2001 une œuvre remarquable, véritable ode à sa terre natale et à une réalité paysanne qui disparaît. Elle y décrit une géographie intime qui n’a rien à voir avec le régionalisme, même si les habitants, les paysages, les traditions et les couleurs occupent le devant de la scène. Il ne s’agit pas d’embellir le réel âpre et rugueux de campagnes ingrates mais de restituer le « pays premier » qui l’a façonnée à jamais, qui la fait exister d’une manière si particulière grâce à un véritable « lien nourricier ».

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Cartographier la crise des réfugiés : enjeux géographiques, éthiques et politiques, par Sarah Mekdjian.
Photographie 1 : cartographie d’un réfugié (© Sarah Mekdjian)

Photographie 1 : cartographie d’un réfugié (© Sarah Mekdjian)

Compte-rendu du Café géographique de Chambéry – 2 décembre 2015 au Café Le Beaujolais, avec Sarah Mekdjian, Maître de conférences en géographie à l’Université Grenoble-Alpes. Compte-rendu d’Anne Barrioz.

Sarah Mekdjian s’intéresse particulièrement aux questions migratoires et frontalières contemporaines par le biais d’approches critiques. Dans le cadre d’un projet de recherche européen, elle a participé à une réflexion portant sur le franchissement des frontières et la production de cartes participatives et expérimentales. Grâce au collectif de chercheurs AntiAtlas des frontières, ces productions feront l’objet d’une exposition à partir du 3 février 2016 au 29 mai 2016 au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon.

 

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Alimentation et environnement en Chine : l’équation urbaine, rencontre avec Etienne Monin.

Café géographique du 21 janvier 2016. Etienne Monin, jeune docteur en géographie, agronome de formation qui vient de soutenir sa thèse intitulée « Formation agraire, nouveaux modèles agricoles et encadrements métropolitains à Shanghai » Compte rendu de Juliette Dop

Comment prendre en considération la durabilité des espaces agricoles chinois, dans la phase présente du développement du pays ? En référence à leur fonction alimentaire et en rapport avec l’environnement ?

En Chine, il y a une dynamique incontournable aujourd’hui : la métropolisation qui s’accompagne d’une forte hiérarchisation des villes dans l’espace régional, amenant une redéfinition des rapports entre villes et campagnes. Ces rapports sont un thème de recherche récurrent en France, qu’il s’agisse de la grille de lecture par la périurbanisation ou de la « géographie des relations » décrite dans les Suds. La question des échelles en Chine est primordiale pour comprendre les nouveaux agencements ville-campagne, en particulier ceux des régions métropolitaines en formation, et interpréter les interactions des aires urbanisées avec leurs périphéries agricoles et rurales. On est amené à s’interroger sur la façon dont fonctionnent ces espaces au plan des activités et des ressources qu’elles mobilisent, comment le développement urbain rejaillit localement, et quelles spécificités supportent les activités agricoles, à l’intersection de l’alimentation et de l’environnement.
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