Comment sauver l’Amazonie ? par François-Michel Le Tourneau.

François-Michel Le Tourneau et Daniel Oster, le 17 décembre 2019 au Café de Flore (Paris)

Ce mardi 17 décembre, les Cafés Géo reçoivent au Flore François-Michel Le Tourneau, géographe, directeur de recherche au CNRS, pour faire le point sur une question qui a été fortement médiatisée : les menaces qui pèsent sur l’Amazonie.

Homme de terrain qui a « baroudé » avec la Légion étrangère en Guyane à l’occasion d’expéditions qui ont donné lieu à des documentaires TV, notre invité refuse d’emblée d’être qualifié « d’explorateur », terme inventé par les Européens dans la conquête d’un monde déjà habité. Daniel Oster (DO) est l’interviewer. Compte rendu rédigé par Michèle Vignaux. (suite…)

Voyage à travers la banlieue parisienne, par Marie Hélène Bacqué

Café géographique de Paris, 19 décembre 2019,  animé par Daniel Oster, compte rendu de Daniel Oster.

Mardi 26 novembre 2019, au Café de Flore à Paris. C’est un voyage à travers la banlieue parisienne que le Café géo de cette soirée se propose de faire en compagnie de l’unique intervenante, Marie-Hélène Bacqué, sociologue, professeur d’études urbaines à l’Université de Paris-Nanterre, et auteur du livre « Retour à Roissy. Un voyage sur le RER B » (Éditions du Seuil, 2019). Ce livre relate un voyage de près d’un mois, en mai-juin 2017, dans la banlieue parisienne en suivant la ligne B du RER, presque trente ans après le livre de l’écrivain-éditeur François Maspero qui était accompagné de la photographe Anaïk Frantz. Dans les deux cas, un voyage à deux (Marie-Hélène Bacqué était accompagnée du photographe André Mérian) et un livre à deux voix (un texte et des photos en noir et blanc).

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Océanie, l’envers de la carte postale, par Henry Jacolin.

Henry Jacolin, Michel Sivignon. Cliché de Jean-Pierre Némirowsky

Cafés géographiques, Paris, Café de la Mairie – 3ème – Lundi 18 novembre 2019, animé par Michel Sivignon, compte rendu de Maryse VerFaillie.

Henry Jacolin, notre intervenant ce soir, est géographe de formation et aussi ancien ambassadeur à Fidji, Tonga, Tuvalu, Kiribati et Nauru. C’est donc une double vision (du géographe et du diplomate) qu’il nous propose du Pacifique Sud, qu’il a habité et exploré. Il a mis cinq documents à notre disposition.

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Un monde d’îles, par Marie Redon.

Marie Redon, Géopolitique des îles, Le Cavalier Bleu, 2019

Marie Redon, maître de conférences HDR en géographie à l’Université Paris 13, poursuit ses recherches au sein du laboratoire Pléiade où elle co-dirige l’axe « Marges, inégalités, vulnérabilités » ; elle est membre du Comité de rédaction d’EchoGéo et des Cahiers d’Outre-Mer. Sa thèse, soutenue en 2007, portait sur l’étude d’îles traversées par une frontière internationale (Haïti/République Dominicaine, Saint-Martin/Sint-Maarten et Timor Leste/Indonésie) et a été éditée en 2010 par les Presses de l’Université du Mirail. Son habilitation à diriger des recherche, soutenue en 2017, porte sur la géographie des jeux d’argent ; un ouvrage sur ce thème est en préparation. En mai 2019, Marie Redon a publié un ouvrage édité aux Éditions du Cavalier bleu s’intitulant : « Géopolitique des îles »

En ce mardi 24 septembre 2019, elle est l’intervenante du Café Géo de rentrée dont le titre « Un monde d’îles » laisse entrevoir un monde à l’écart du reste du monde comme si les îles échappaient aux problématiques d’aujourd’hui.

Café géographique de Paris, 24 septembre 2019, animé par Elisabeth Bonnet Pineau. Compte rendu rédigé par Élisabeth Bonnet-Pineau et Mélanie Le Guen

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L’Arctique à l’épreuve de la mondialisation et du réchauffement climatique, avec Clara Loïzzo et Camille Tiano.

Clara Loïzzo & Camille Tiano (2019), L’Arctique à l’épreuve de la mondialisation et du réchauffement climatique, Paris, Armand Colin

Ce Café Géo s’est tenu au Café de Flore (Paris 6e). Les deux intervenantes étaient Clara Loïzzo et Camille Tiano, agrégées de géographie, professeures de chaire supérieure en classes préparatoires littéraires au lycée Masséna (Nice) et au lycée Louis le Grand (Paris).

La parution récente de leur ouvrage (16 octobre 2019) L’Arctique à l’épreuve de la mondialisation et du réchauffement climatique aux éditions Armand Colin tombait à pic.

 

 

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Les outre-mers européens, par Jean-Christophe Gay

Le dernier Café de la saison est assuré par Jean-Christophe Gay. Ses thèmes de prédilection sont bien connus des géographes : aussi comprendrons-nous qu’il conclue l’année en proposant une immersion dans les proches, mais exotiques outre-mers européens. L’occasion, pour lui, de présenter un numéro de la Documentation Photographique sorti l’an dernier sur cette question « difficile », car très peu traitée, au regret du géographe qui y a consacré une grande partie de sa carrière. A la Nouvelle-Calédonie il a dédié un Atlas, comme à la Polynésie ; Jean-Christophe Gay a également enseigné à la Réunion. Son parcours et ses publications sont récapitulés à cette adresse. Compte-rendu réalisé par Mélanie Le Guen.

Ce compte-rendu présente une réflexion balayant un large spectre de thématiques, et appuyée sur un grand nombre d’exemples. La plupart d’entre eux sont développés et richement illustrés dans le numéro de la Documentation Photographique susmentionné.

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Le monde au pied du mur, par Delphine Papin et Frank Tétart.

Compte rendu du Café géo qui s’est tenu au Flore le mardi 8 avril 2019.

Cliché de Jean-Pierre Némirowsky

Delphine Papin est Docteur de l’Institut Français de Géopolitique, co-auteur de l’Atlas des frontières et responsable du service infographie au journal « Le Monde ».

Franck Tétart est Docteur de l’Institut Français de Géopolitique, auteur de plusieurs atlas Autrement, professeur d’histoire-géographie et responsable scientifique de l’émission d’ARTE « le dessous des cartes »

Une équipe de deux géographes donc, spécialistes de géopolitique qui par le passé ont créé les Cafés géopolitiques. L’un comme l’autre, sont de par leur métier, attachés aux cartes comme outils pédagogiques pour comprendre le monde, c’est pourquoi vous en verrez un certain nombre ce soir.

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La mondialisation des pauvres, avec Olivier Pliez et Armelle Choplin.

Les deux invités du Café Géo du jour sont aussi les auteurs d’un ouvrage titré La mondialisation des pauvres, paru en 2018 au Seuil (collection La République des idées) avec en sous-titre : « Loin de Wall Street et de Davos ». Olivier Pliez, du CNRS, est directeur d’une unité de recherche interdisciplinaire de l’Université Toulouse Jean-Jaurès, Armelle Choplin vient de quitter l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée pour prendre un poste de professeure associée au département de géographie de l’Université de Genève, après avoir passé 3 ans en affectation à l’Institut de Recherche pour le Développement au Bénin.

Les présentations faites, Élisabeth Bonnet-Pineau décrit, en guise de sommaire, une situation à la fois transcontinentale et bien ciblée sur la Méditerranée qui offre un exemple historique d’une économie de comptoirs et d’échanges qui fera l’objet de la première partie en soulignant le glissement qui s’est opéré de la Méditerranée occidentale vers le Méditerranée orientale. Dans un second temps, ce sont les « pauvres » dont on étudiera les routes qu’ils parcourent avec une forte intensité de circulation et d’échanges en Afrique occidentale. Puis on accordera une attention particulière au « miracle Yiwu », le plus grand marché de gros du monde situé à 2h de train de Shanghai. Enfin le corridor urbain du Golfe de Guinée en Afrique occidentale entre Accra et Lagos concentrant pas moins de 30 millions d’habitants est le théâtre d’échanges multiples. L’exemple du ciment, véritable or gris, symbole de modernité et de réussite sera pris comme exemple significatif d’une stratégie de filière à la tête de laquelle se trouvent de riches hommes d’affaires.

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Être jeune et périurbain : la double peine ? Par Catherine Didier-Fèvre.

Café de Flore (Paris 6e), le 29 janvier 2019, animé par Denis Wolff, compte rendu de Mélanie Le Guen.

Depuis sa thèse soutenue en septembre 2015 à l’Université Paris-Ouest Nanterre, Catherine Didier-Fèvre a quitté son terrain de recherche et d’enseignement à Sens (Yonne) pour Lyon, où elle continue de s’adonner à deux activités en lien avec la géographie : transmission, d’une part, puisqu’elle continue d’enseigner en CPGE Littéraires et vulgarisation, d’autre part. Elle est en effet fidèle aux Cafés géographiques où elle intervient ce 29 janvier 2019 pour une deuxième fois cette année, après un passage par les Cafés géographiques de Lyon en septembre 2018 consacré au thème de la culture dans ces espaces. Si les deux intitulés des Cafés (Se cultiver dans les espaces périurbains : une mission impossible ?, Être jeune et périurbain : la double peine ?) peuvent laisser à penser le périurbain comme un espace en négatif, l’approche de celui-ci par les jeunes habitants montre une vision positive faite de pragmatisme et de débrouille.

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Le Grand Paris, dix ans après : et pourtant, il tourne ! Par Aurélien Delpirou et Cédrick Allman;g

Café de Flore, le 19 février 2019, animé par Elisabeth Bonnet-Pineau, compte rendu de Mélanie Le Guen.

Le Grand Paris n’est pas un sujet nouveau pour les Cafés géographiques. Plusieurs personnalités sont intervenues sur ce sujet au cours des dix dernières années : Frédéric Gilli en 2010, puis Simon Ronai et Nicole Sergent en 2015 ont été invités au café de la Mairie, avant les élections régionales pour exposer les enjeux d’attribution et de répartition des compétences entre la Métropole du Grand Paris et le Conseil Régional.

Ce 19 février 2019, le propos est de dresser un bilan d’étape, une vue d’ensemble d’une construction du Grand Paris que Pierre Veltz qualifie de « coquille vide ». Le Grand Paris mérite-t-il vraiment qu’on organise pour lui les « Journées du Grand Paris » à l’École d’Urbanisme de Paris, installée depuis 2015 à Champs-sur-Marne ?

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