Comment l’Europe a nommé le monde, par Nicolas Perrot.

Partout sur le globe, des villes, des pays, des montagnes, des fleuves, des déserts, des îles, ont été nommés par les Européens au gré des explorations et des colonisations, à partir du XVe siècle. Dans sa préface, Christian Grataloup souligne le fait que de très nombreux toponymes sont l’héritage du fait colonial, même s’ils reprennent des noms locaux, plus ou moins déformés et européanisés. Il invite à « picorer » l’ouvrage de Nicolas Perrot, qu’il qualifie de « buffet géographique ». Alors, picorons ensemble cette sorte de dictionnaire qui passe en revue une grande partie des lieux du monde découverts puis ayant appartenu à des Européens.

Nicolas Perrot, préf. de Christian Grataloup. Comment l’Europe a nommé le monde. Riveneuve, 2025

(suite…)

La vengeance des terres rares. Au cœur d’une mystérieuse concession chinoise au Congo (roman de Marcel Cassou, éditions L’Harmattan, 2011)

En 52 chapitres très courts, Marcel Cassou nous invite à découvrir, sinon à partager, la vie au quotidien d’une concession minière au Congo devenu RDC (République Démocratique du Congo).

Marcel Cassou est un polytechnicien qui a effectué une carrière industrielle puis bancaire. Il a déjà publié une demi-douzaine d’ouvrages dont : Le Transsaharien : l’échec sanglant des missions Flatters, Feu nucléaire sur l’Iran, Les routes de la faim, comment survivre au Sahel, Otages au Mali.

(suite…)

Du transfert géographique. Quand l’inconscient s’empare de la géographie ( Claude de la Genardière, L’harmattan, 2025).

Claude de la Genardière, Du transfert géographique. Quand l’inconscient s’empare de la géographie, L’Harmattan, collection Psychanalyse et civilisations, 2025

 

Si la psychanalyse tire parti de la géographie dans certains cas, n’a-t-elle pas aussi le mérite de révéler des facettes de la discipline géographique ? En tout cas, la psychanalyste Claude de la Genardière n’hésite pas à explorer dans son livre sur le « transfert géographique » ce qu’elle appelle la « géographie psychique ». (suite…)

Les routes de la soif. Voyage aux sources de la mer d’Aral (Cédric Gras (Stock, 2025).

Le titre est un jeu de mots (« soif » / « soie ») qui donne deux clés essentielles de l’ouvrage, la localisation (l’Asie centrale parcourue par les antiques routes commerciales chinoises) et le thème majeur (le stress hydrique dont souffre cette région).

(suite…)

Etats-Unis : anatomie d’une démocratie, de Thomas Snégaroff et Romain Huret.

Cet ouvrage, publié en 2024, a été réalisé par Thomas Snégaroff et Romain Huret, qui ont déjà publié dans la même collection,  [Les Arènes / France Inter],  un ouvrage sur Israël Palestine  – Anatomie d’un conflit (2024).
Les Cartes et infographies sont réalisées par Delphine Papin, responsable de ce service au journal Le Monde, aidée par Floriane Picard, cartographe au journal Le Monde. Les Textes complémentaires sont Lucie Rondeau du Noyer.

L’interrogation des auteurs de cet ouvrage est plus que jamais nécessaire en ce début d’année 2025 : les Etats-Unis ont-ils une démocratie modèle ou s’agit-il de l’histoire d’un rêve a bout de souffle ?

En 30 questions-réponses, les auteurs de l’ouvrage nous donnent des clés pour comprendre la situation présente. Six chapitres se succèdent, et s’articulent sur 6 dates jugées fondamentales, chronologiquement de 1776 jusqu’à l’assaut contre le Capitole en 2021.

(suite…)

Asie centrale (300-850) : des routes et des royaumes, d’Etienne de la Vaissière

Caravane sogdienne et gardes turcs. Lit funéraire du Musée Miho, Chine, VIè siècle

Ecoutez ce que nous dit  Etienne de la Vaissière, en guise d’introduction : « Cher lecteur, tu vas entrer en eaux profondes et rien ne sera familier, rien ne sera connu, de peuples étrangers en toponymes abscons. Plonge ! Accepte d’être perdu, va de carte en carte … tu découvriras un monde immense ».

(suite…)

« Terres ». Dossier spécial FIG 2024, La Géographie (n°1594, automne 2024)

 

 

Ce dossier s’intéresse aux « Terres », thème du Festival international de géographie de Saint-Dié en octobre 2024.

(suite…)

Michel Bruneau, un « géographe de transitions ».

Michel BRUNEAU, Parcours d’un géographe de transitions. L’Harmattan, 2023

Ce « parcours » est le parcours d’une vie, d’une vie professionnelle de géographe bien sûr, mais aussi d’une vie personnelle où amitiés et rencontres intellectuelles jouent un grand rôle, dans le milieu universitaire français comme sur ses terrains d’études en Thaïlande ou en Asie Mineure. En utilisant le terme « transitions » pour qualifier une carrière de plus de 60 ans, Michel Bruneau se réfère à l’espace -passage de l’Asie du Sud-Est au terrain pontique de la Grèce au Caucase -, mais aussi à son évolution personnelle sur les plans méthodologique et épistémologique.

(suite…)

Géopolitique des céréales, sous la direction de Sébastien Abis.

Géopolitique des céréales, sous la direction de Sébastien ABIS,
Editions Eyrolles, 2024

Cet album, de taille modeste mais au contenu très dense, traite de ce qui constitue la moitié des calories consommées sur la planète, les céréales, cultivées, transformées, transportées, utilisées à des fins politiques. Sur les 40 fiches proposées, 20 sont consacrées au blé, à deux échelles, mondiale et française, 20 traitent des autres céréales et des produits alimentaires les plus populaires conçus à partir des céréales. Chaque thème est abordé par un texte de deux courtes pages, un « focus » qui en développe un aspect majeur ou peu connu et une illustration (carte, graphique ou schéma).

(suite…)

Volga, l’héritage de la modernité, de Pascal Marchand (CNRS Editions 2023).

Pascal Marchand, Volga. L’héritage de la modernité, CNRS Editions, 2023

 La Volga, chère aux romanciers russes, a été transformée par les Bolcheviks au XXe siècle. Rêve ou cauchemar ? Au XXIe siècle, un nouveau destin s’ouvre devant elle, celui de devenir un fleuve d’Asie.

A tous les romantiques attachés à la « Petite Mère Volga » et à ses bateliers (en fait des haleurs) chantés par Ivan Rebrov, l’ouvrage du géographe Pascal Marchand provoquera un difficile retour à la réalité. Le majestueux fleuve de 3700 km est aujourd’hui une succession de barrages en béton et de lacs de retenue ; ses rives sont creusées par l’érosion ; son delta avance dans une mer Caspienne dont le niveau baisse ; et la pollution est un souci majeur. Qui est responsable de ce bilan ? C’est en grande partie l’homo sovieticus dont l’hubris a cru dompter les éléments naturels pour apporter en même temps et de façon massive électricité, irrigation, ressources halieutiques et voie de circulation.

(suite…)

Page suivante »