La province russe et les écrivains, Claudie Chantre.

Les 5 et 6 février 2016, a eu lieu la septième édition des journées européennes du Livre russe sur le thème de « la province. » Les tables rondes, les rencontres avec les auteurs, le salon du livre se sont déroulés à la mairie du Vème arrondissement ou au lycée Henri IV. D’autres lieux y étaient associés comme le CRSC, la BULAC, le Studio-Théâtre de Charenton, la bibliothèque Tourgueniev et le cinéma Le Grand Action. Ce fut l’occasion de parcourir la province russe en compagnie de nombreux écrivains russes et russophones mais aussi avec des écrivains français dont les œuvres se déroulent en Russie ou y sont rattachés. Par « province », il semble que l’on entende ici la nature, la campagne, les étendues immenses mais ce n’est pas sûr. De quoi interpeller l’auditeur géographe ! Le fil conducteur a été celui d’une littérature qui, des grands écrivains russes du XIXème siècle à aujourd‘hui sans oublier ceux de la période soviétique, a exploré ces thèmes. Ces journées ont aussi été l’occasion d’aller à la rencontre de la littérature des peuples autochtones de Sibérie. Claudie Chantre

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Anselm Kiefer,  Maryse Verfaillie

affiche-anselm-kieferAnselm Kiefer, Centre Pompidou, 16 décembre 2015- 18 avril 2016

C’est à une traversée inédite de l’œuvre de l’artiste allemand, Anselm Kiefer que le Centre Pompidou nous invite. Elle retrace l’ensemble de sa carrière, de la fin des années soixante à aujourd’hui. Cette exposition est un événement à ne manquer sous aucun prétexte ! Kiefer est un titan dont l’œuvre est singulière, prolifique autant que monumentale. Il n’a pas d’autre but que de vous forcer à réfléchir sur l’histoire (celle de l’après deuxième guerre mondiale) et sur la mémoire. Il invente un nouveau langage qui convie en permanence les poètes, les penseurs et écrivains et affirme que la mélancolie est au cœur du processus créatif. (suite…)

La France bousculée par la mondialisation : mieux comprendre pour agir, Daniel Oster.
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Plan Vigipirate et état d’urgence après les attentats du 13 novembre (cliché www.lefigaro.fr)

015, annus horribilis pour la France. Les attentats de Paris en janvier et novembre, la crise des migrants, le chômage au plus haut, la forte poussée du Front National aux élections départementales et régionales, les interventions militaires en Afrique et au Moyen-Orient, les catastrophes climatiques…Des drames, des angoisses, des inquiétudes qui affectent la société française dans son ensemble, d’où la recherche –  parfois désespérée – de remèdes efficaces pour soigner des maux toujours plus graves, du moins pour une partie de la population du pays.

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« Les nouvelles prisons. Enquête sur le nouvel univers carcéral français », Didier Cholet dir. (PUR, 2015), Lucie Bony.
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Les nouvelles prisons. Enquête sur le nouvel univers carcéral français , Cholet Didier (dir.), 2015, Rennes, PUR, 366 p.

Comme son titre l’indique, cet ouvrage porte sur les « nouvelles prisons », c’est-à-dire les établissements pénitentiaires construits à partir de 2007 dans le cadre du « plan 13 200 »1 qui vise à répondre à l’augmentation de la population carcérale et à l’inadaptation du parc pénitentiaire dont certains établissements, vétustes, offrent des conditions de détention déplorables et déplorées2.

La recherche dont rend compte le livre vise d’abord à répondre à la demande publique. Il s’agit en effet de voir dans quelle mesure ces nouveaux établissements peuvent servir de modèle : quels en sont les échecs et les réussites ? Les auteurs se donnent ainsi pour objectif de participer, par les résultats de leur étude, à l’amélioration des constructions futures. Ensuite, cette étude interroge les changements que ces constructions ont entraînés : permettent-ils à la prison de mieux remplir les fonctions qui lui sont assignées ?

Pour répondre à ces questions, cette recherche, qui aura duré 3 ans (2011-2014), a été menée par une équipe pluridisciplinaire rassemblant des juristes, des sociologues, des architectes, des économistes, des géographes et des spécialistes de l’aménagement du territoire. Elle repose sur des études de terrain et de documents, et sur la réalisation d’entretiens avec des personnes détenues, des agents pénitentiaires (surveillants, personnel de direction, conseiller pénitentiaires d’insertion et de probation), des architectes, des élus. Parmi les 30 nouveaux établissements pénitentiaires construits depuis 2007, 5 ont fait l’objet d’investigations approfondies : les maisons d’arrêt3 du Mans et de Nantes ; les centres pénitentiaires4 de Nancy, Poitiers et Rennes. Afin d’obtenir des éléments de comparaison, d’anciens établissements ont également été visités et étudiés (notamment l’ancienne maison d’arrêt de Nantes).

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Ce que disent les murs de Palestine – Cisjordanie, Maryse Verfaillie.

Les murs sont devenus omniprésents dans ces contrées du Proche-Orient. Murs de pierre blonde, de terre, de barbelés, de béton, ils barrent l’horizon et ne s’ouvrent que parcimonieusement par des portes, des check-points, des tunnels  sans fin. Ils racontent une histoire millénaire et des histoires plus récentes. Ils parlent d’espoir et surtout de désespoir.

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Le panorama de Rouen, Denis Wolff.

Chers ami(e)s des Cafés géo, vous pensiez que je vous présenterais

Cette photographie ?
Or, ce sera celle-là !
 
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Panorama de Rouen depuis Bonsecours[1] (côte Sainte-Catherine) (Mai 2014, Wikipédia)

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Panorama XXL (au fond, le pont Gustave Flaubert ; Cliché Denis Wolff)

Dans l’acception courante, un panorama est une « vaste étendue de pays qu’on découvre d’une hauteur » (dictionnaire Larousse). Pourtant, le terme existe également en peinture, pour désigner une oeuvre de grande dimension développée circulairement sur le mur intérieur d’une rotonde, c’est-à-dire d’un édifice cylindrique surmonté d’une coupole (par extension on appelle aussi panorama la rotonde, le bâtiment lui-même). En effet, le spectateur, après avoir parcouru un couloir et des escaliers assombris qui le désorientent, est le plus souvent placé sur une tribune au centre ; il voit les objets représentés sur le tableau comme si, sur une hauteur, « il découvrait tout l’horizon dont il serait environné » (dictionnaire Littré). Un autre dictionnaire[2] précise : « Les tableaux de ce genre imitent exactement l’aspect d’un site vu dans toutes les directions et aussi loin que l’oeil peut distinguer. » Ce dictionnaire précise : « La lumière vient d’en haut par une zone de vitres dépolies ménagées à la partie inférieure du comble et frappe spécialement le tableau. Un vaste parasol, suspendu à la charpente au-dessus de la tribune, qu’il dépasse en diamètre, couvre le spectateur d’une pénombre et lui cache en même temps les points d’où vient la lumière. » (voir photographies ci-dessous). La réalisation d’un panorama est longue et coûteuse : plusieurs mois de travail avec une équipe de plusieurs peintres.

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Une lecture géographique de Palmyre, Daniel Oster.
L’organisation djihadiste Etat islamique a fait exploser le 4 octobre 2015 l’Arc de triomphe de Palmyre (Syrie) , inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. C’est la poursuite d’une destruction systématique de la cité antique qui a commencé le 31 août (www.leparisien.fr)

L’organisation djihadiste Etat islamique a fait exploser le 4 octobre 2015 l’Arc de triomphe de Palmyre (Syrie) , inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. C’est la poursuite d’une destruction systématique de la cité antique qui a commencé le 31 août (www.leparisien.fr)

Le texte qui suit n’est pas exactement un compte rendu du livre de Paul Veyne1, il en propose plutôt une lecture géographique, d’où l’importance qu’il accorde à l’espace et aux lieux et le moindre intérêt qu’il porte à l’histoire de la cité syrienne sauf pour en souligner les composantes spatiales.

Une situation frontalière à l’est de l’Empire romain

« Vers l’an 200 de notre ère, la cité (de Palmyre) appartenait au vaste Empire romain, à son apogée en ce temps-là, qui s’étendait de l’Andalousie à l’Euphrate et du Maroc à la Syrie. » « Rome et la Perse (…) s’étaient partagé le monde de part et d’autre du fleuve Euphrate. » (P. Veyne, op. cit. p 11-12).

Au sein de l’Empire romain, la situation de Palmyre était clairement frontalière. C’était une oasis proche du désert syrien qui s’étendait vers l’est et l’Euphrate, situé à moins de 100 km. « Les Palmyréniens étaient des marchands qui importaient de Perse les produits de l’Inde et de l’Arabie et les vendaient dans les territoires romains. » (Appien, Guerres civiles, Livre V). L’essentiel des importations de l’Empire provenant de l’Orient aboutissait probablement à Alexandrie, le reste se partageant entre Palmyre et Pétra, située sur la route antique de l’encens. Palmyre allait chercher en Perse les produits somptuaires de l’Inde et de l’Arabie qui empruntaient la route terrestre de la Soie ou la voie maritime par le golfe Persique.

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Des lieux et des émotions : les attentats du 13 novembre à Paris et leur suite, Daniel Oster.
Recueillement et émotion à Rennes, place de le mairie, lundi 16 novembre à midi (www.ouestfrance.fr)

Recueillement et émotion à Rennes, place de le mairie, lundi 16 novembre à midi (www.ouestfrance.fr)

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Un carnet de voyage de Maurice Zimmermann en Tunisie (avril 1909), Pascal Clerc,.
Le dessin du géographe n° 59
(© Bibliothèque Diderot, Lyon)

(© Bibliothèque Diderot, Lyon)

Croquis 1 : La plaine tunisienne dans les environs de Zaghouan, vue du train Tunis-le Kef vers le SE, Maurice Zimmermann, 1909

Éléments manuscrits (de gauche à droite et de haut en bas) : NE ; Zaghouan ; 3ème source des eaux qui alimentent Tunis ; SW ; Fkirine ; Djoukal ; plaine ; le long du train, en allant en Tunisie centrale.

(© Bibliothèque Diderot, Lyon)

(© Bibliothèque Diderot, Lyon)

Croquis 2 : La plaine dans l’arrière pays de Tunis, même région que le croquis précédent. Maurice Zimmermann, 1909

Éléments manuscrits (de gauche à droite et de haut en bas) : ruines ; figuier barbarie ; aspect typique de plaine tunisienne où la culture pactise avec le jujubier d’aspect chenu et bleuâtre (haie de figuier de barbarie), ruines romaines, aqueduc à fleur de terre, ferme avec eucalyptus.

Un petit carnet noir allongé, brillant mais usé et sali. Je le feuillette : quelques croquis, médiocres, incomplets, dessinés au crayon de papier et parfois, sans raison claires, avec une surcharge à l’encre ; on y trouve aussi quelques annotations, des listes (de tableaux vus dans des musées, de la localisation de photos de voyage, d’étudiants…), des références bibliographiques, des adresses… Les indications de dates sont rares et entretiennent la confusion ; celles de lieux aussi. Le carnet semble mêler des informations temporellement et spatialement éparses : un voyage en 1909, un autre en 1922, des pages noircies entre ces deux moments… Il faut se faire détective, tirer des fils, confronter les données pour y mettre un peu d’ordre.
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« Géopolitique de l’ours polaire », Rémy Marion et Farid Benhammou (Ed. Hesse, 2015), Michèle Vignaux.
Rémy Marion et Farid Benhammou, Géopolitique de l’ours polaire, Editions Hesse, 2015.

Rémy Marion et Farid Benhammou, Géopolitique de l’ours polaire, Editions Hesse, 2015.

« Géopolitique de l‘ours polaire » : le rapprochement des termes peut faire sourire ou intriguer. Il est pourtant parfaitement justifié. Le grand plantigrade est à la fois le symbole et l’habitant du monde arctique, territoire que se disputent de façon plus ou moins feutrée plusieurs Etats avides de ressources minières et territoire que le réchauffement climatique modifie rapidement, sujet d’inquiétude pour tous les terriens.

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