Prise de notes et compte-rendu : Armand DEBERLE et Nalie PANYASIRI, étudiants de khâgne.
Le 26 novembre 2025, l’association des Cafés Géographiques de Montpellier a accueilli Nicolas Bautès pour évoquer les dynamiques urbaines de l’Inde contemporaine à partir d’une enquête de terrain dans la périphérie urbaine de Pondichéry. Le géographe a proposé une réflexion sur ce qu’il appelle l’« artisanat ordinaire », saisi non comme un vestige, mais comme un catalyseur puissant des mutations de la fabrique urbaine et des rapports de force socio-spatiaux contemporains.
Café géographique de Montpellier, le 26 novembre 2025. Auteurs du compte rendu : Armand Deberle et Nalie Panyasiri.
Nicolas Bautès est Professeur des universités en géographie à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et chercheur au sein de l’Unité Mixte de Recherche (UMR) ART-Dev (Acteurs, Ressources et Territoires dans le Développement). Son parcours académique témoigne d’une recherche attentive aux pratiques quotidiennes, aux matérialités et aux rapports de domination qui structurent les espaces des Suds. Spécialiste de l’Inde et du Brésil, il a consacré sa thèse de doctorat à l’étude des jeux sociaux structurés autour de la valorisation des héritages royaux du Mewar, à Udaipur (Rajasthan), analysant comment la mise en patrimoine sert de support à l’exercice du pouvoir et à la distinction sociale. Entre 2005 et 2017, il a étendu ses recherches aux métropoles brésiliennes, notamment Rio de Janeiro, en étudiant les dispositifs de rénovation des favelas et les trajectoires des mouvements activistes face aux grands projets urbains. Ces travaux ont nourri une réflexion épistémologique sur la dimension spatiale des rapports sociaux, aboutissant à la co-direction de l’ouvrage de référence L’espace en partage en 2017. De 2017 à 2021, Nicolas Bautès a été détaché à l’Institut Français de Pondichéry (IFP) en tant que chercheur au sein du département des sciences sociales. C’est durant cette période qu’il a approfondi l’enquête présentée lors de ce Café Géo, portant sur la place de l’artisanat dans les zones de transition urbaine du Tamil Nadu. Ce cycle de recherche s’est conclu avec la soutenance de son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) en décembre 2022, intitulée « Penser les espaces de l’artisanat ordinaire en Inde. Matérialités, configurations et politique ». Actuellement, ses recherches s’inscrivent dans le courant des études sur l’urbanisation subalterne (subaltern urbanisation), concept développé par Eric Denis, Marie-Hélène Zérah et Partha Chattopadyay, qui invite à considérer la croissance des petites villes indiennes comme un processus autonome et vital, souvent ignoré par les politiques publiques de « modernisation » centrées sur la métropolisation.
I) LE CONTEXTE INDIEN : URBANISATION RAPIDE ET ÉCONOMIES LOCALES EN TRANSITION
A) UNE URBANISATION ACCÉLÉRÉE ET DIFFUSE

Sites de production de poterie d’argile, Villupuram – Photo : N.Bautès, 2021
L’intervention débute par l’évocation d’une scène ordinaire dans le village de Munnur, situé dans le district de Villupuram, à la lisière de l’agglomération de Pondichéry. Ce paysage peut être qualifié d’hybride : il juxtapose des terres encore cultivées, des constructions en dur et des habitations précaires aux toits en fibre de coco. C’est un espace en cours d’urbanisation où la spéculation foncière fige des parcelles dans l’attente d’une plus-value, créant un sentiment de vide au sein d’une densification croissante. Au cœur de ce quartier en mutation se trouve un atelier de potier, dont l’activité semble à première vue anachronique face à l’avancée du béton. Nicolas Bautès récuse d’emblée une lecture romantique ou exotisée de cet artisanat. En citant Henri Lefebvre, il rappelle que le quotidien ne doit jamais être pris pour un simple décor ; il est le « miroir oblique » où se reflètent les forces les plus profondes d’une société. Observer le potier ramasser une motte d’argile à même le sol, la malaxer, puis la façonner sur son tour n’est pas qu’un acte : il cristallise la relation entre l’homme, la matière et la fabrique urbaine. Le geste de l’artisan est cependant aujourd’hui menacé par les mutations brutales du monde contemporain. La problématique centrale de l’exposé est ainsi posée : que devient l’artisanat quand la ville avance ? Si l’artisanat est historiquement lié au développement urbain par la division du travail, l’urbanisation indienne actuelle semble le soumettre à des défis existentiels : raréfaction des ressources, invisibilisation politique et spoliation des communs. L’analyse de la poterie ordinaire permet de cerner la complexité de vivre et de produire entre béton et argile.
Pour comprendre le défi posé aux potiers, il faut situer le terrain indien au sein des dynamiques macro-économiques globales. Bien que l’Inde soit officiellement urbaine à hauteur de 36%, cette donnée sous-estime la réalité : plus de 60% du PIB est produit dans des espaces urbanisés, et 80% de la croissance économique est liée à des secteurs urbains tels que les services, l’industrie, la logistique et la construction. Dans des États comme le Tamil Nadu, le taux d’urbanisation réelle dépasse les 50%. L’originalité de l’urbanisation indienne réside dans son caractère polycentrique et diffus. Comme l’indiquent les travaux du programme SUBURBAIN[1], la croissance ne se limite pas aux mégapoles (Delhi, Mumbai, Chennai) mais s’étend à des espaces secondaires : des villes de moins de 100 000 habitants ou des « urban settlements » qui sont administrativement des villages mais sociologiquement des espaces urbains. Cette urbanisation subalterne crée des paysages en transition où les limites entre rural et urbain sont floues, générant un urbanisme transitionnel générateur d’inégalités pour les groupes dépendants des ressources locales.
B) L’ARTISANAT COMME PILIER INVISIBLE DU TRAVAIL
Loin d’être un reliquat du passé, l’artisanat constitue une composante majeure du travail en Inde. Le pays concentre 40% des artisans mondiaux, et l’économie informelle (non répertoriée) représenterait, selon les estimations, un tiers du PIB national. L’artisanat est le noyau le plus stable de cette économie, structuré autour des household industries (industries familiales). Toutefois, ce secteur est pris dans un étau paradoxal. Depuis la libéralisation de 1991, l’Inde connaît une croissance sans emploi (jobless growth) : le PIB augmente, mais la création d’emplois formels stagne, poussant les jeunes vers des « métiers refuges » ou complémentaires comme la poterie. Simultanément, les politiques urbaines tournées vers la « Smart City » et la modernisation mettent en scène le patrimoine remarquable tout en invisibilisant les petits métiers du quotidien, soumis à une « politique du silence ». Ils ne sont pas interdits, mais les conditions matérielles de leur exercice (accès au sol, à l’eau, à l’argile) sont progressivement supprimées par la spéculation foncière et la régulation urbaine.
C) UNE ACTIVITÉ DE SUBSISTANCE AUX FONCTIONS HAUTEMENT SYMBOLIQUES
La poterie en Inde du Sud ne peut être saisie sans sa profondeur historique. Nicolas Bautès rappelle les fouilles archéologiques d’Arikamedu, ancien comptoir indo-romain près de Pondichéry, où des traces de céramiques rouges et noires prouvent l’importance millénaire de cette activité stratégique pour le stockage du grain et le commerce. Cette histoire s’incarne aujourd’hui le travail d’une caste spécialisée : la caste des Kullavar. Pour ces potiers, l’activité revêt une triple fonction fondamentale : elle est économique, afin de fournir des objets utilitaires à bas coût pour la vie domestique ; elle est rituelle car la fabrication d’offrandes et de statuettes votives pour les temples est au cœur de l’identité de la caste. Enfin, elle est domestique, étant donné que les pots accompagnent les mariages et les décès, traversant la vie sociale des habitants hindous et musulmans. L’exemple de chevaux de terre de plusieurs mètres de haut, typiques du Tamil Nadu, illustre cette dimension extraordinaire de la poterie et sa dimension sociale et religieuse. Faits d’argile souvent non cuite, ces ex-voto sont destinés à protéger les villages. Ils symbolisent un cycle écologique vertueux : l’argile retourne à la terre par l’érosion pluviale, permettant un recyclage permanent de la matière et du sacré. C’est une « économie de devoir » et du rite qui lie donc l’artisan à sa communauté par-delà le simple échange marchand.

Chevaux d’argile produits dans la région du Chettinad, Tamil Nadu. Photo : N.Bautès, 2020.
II) MATÉRIALITÉ, CONFIGURATION TERRITORIALES ET POLITIQUES DE LA POTERIE
L’analyse spatiale des activités de poterie par Nicolas Bautès se structure autour de trois axes : la matière, l’atelier et le politique.
A) AXE 1 : SUIVRE LA MATIÈRE, LA FIN DES COMMUNS
L’approche géographique privilégie ici le « suivi de la chose » (follow the thing). La poterie commence par l’accès à l’argile, une ressource traditionnellement récoltée dans les espaces communs nommés poromboke (bassins à ciel ouvert, terres incultes). Ces lieux étaient à la fois des gisements matériels et des espaces symboliques de rassemblement pour la caste. Aujourd’hui, ces communs subissent une double pression. D’une part, l’État s’approprie ces terres en les déclarant « publiques », ce qui permet de les privatiser ou de les bétonner sans compensation pour les artisans qui en sont les usagers mais pas propriétaires officiels.7 D’autre part, les régulations environnementales émergentes dans les villes interdisent souvent l’extraction artisanale au nom de la protection des plans d’eau. Cette interdiction frappe les petits potiers mais épargne souvent les briqueteries industrielles, beaucoup plus prédatrices, qui parviennent à négocier des droits de prélèvement massifs. En conséquence, l’argile devient une ressource raréfiée, transformée en marchandise formelle et faisant l’objet de transactions informelles de nuit pour les potiers artisanaux. Le potier doit désormais acheter des chargements de terre à des intermédiaires (environ 5000 roupies le camion)[2], ce qui l’oblige à recourir au crédit et l’inscrit dans une logique de dépendance capitaliste. La matière vivante, jadis partagée, devient une ressource en danger.
B) AXE 2 : L’ATELIER COMME ESPACE DE VIE ET DE REPRODUCTION SOCIALE
L’atelier de poterie indien est une « industrie domestique » (household industry) où la division spatiale entre habitat et production est absente. La répartition des tâches est genrée : traditionnellement, seul l’homme touche le tour (le geste sacré de création), tandis que les femmes s’occupent du séchage, de la peinture et, parfois, du transport des pots. L’urbanisation et la spéculation foncière créent désormais une pression insupportable sur nombre de ces lieux. La hausse des loyers et le morcellement des parcelles tendent à disloquer l’unité familiale de production. De plus, les nouvelles catégories sociales aisées qui s’installent dans les lotissements périphériques perçoivent les ateliers (fumées des fours, poussière) comme des nuisances, poussant les potiers à leur relégation dès que possible ou une invisibilisation contrainte. Pourtant, une forme de résilience demeure. Le témoignage d’un potier, Mahasami, est à cet égard révélateur : « J’ai un moment quitté le métier pour devenir vigile dans un hôtel. Mais après quelques mois, je suis revenu. Le salaire n’était pas meilleur et les conditions de travail étaient devenues difficile, les horaires, le traitement, les colères du patron. Ici, au moins, je travaille pour moi, à mes heures, quand je veux. » (Enquete N.Bautès, 2019). Le métier de potier constitue non seulement un gagne-pain mais c’est aussi un rapport au monde autonome.
C) AXE 3 : POLITIQUE DE LA CASTE ET ENJEUX DE PATRIMONIALISATION
La caste des Kullavar n’est pas qu’une structure sociale figée ; c’est une aussi une communauté et une institution qui gère des ressources et des territoires. Les bassins d’argile étaient autrefois des espaces de « démocratie de caste » où se réglaient les conflits. Aujourd’hui, cette structure est sous tension, avec des scissions internes entre ceux qui prônent une économie de devoir et ceux qui cherchent à s’insérer dans l’économie de marché par la « labellisation » et la commercialisation plus intensive. Un phénomène majeur est l’émergence d’une demande de patrimonialisation des productions potières. L’octroi d’indications géographiques (GI Tags) pour les Villianur Terracotta Works et la reconnaissance nationale d’artistes comme V.K. Munusamy (prix Padma Shri en 2020) offrent une visibilité nouvelle. Cependant, Nicolas Bautès souligne le revers de cette médaille : la patrimonialisation valorise l’exceptionnel (l’artiste primé, l’œuvre d’art) mais banalise, voire ignore, l’ordinaire (le potier de rue qui fabrique des pots utilitaires). Elle ne résout pas le problème de la redistribution de la valeur, et de la protection des espaces de travail quotidiens.
III) RECONFIGURATIONS TERRITORIALES
Quels sont les effets concrets de l’avancée de la ville sur la géographie de la poterie ? Nicolas Bautès propose une analyse à travers de trois lieux différents :
A) LA RUE-DISPUTE : KOSAKADAI STREET
À Pondichéry, des rues traditionnelles portaient le nom des potiers (Kosakadai street). Sous la pression des classes sociales aisées et des projets de « Smart City », ces rues sont débaptisées ou transformées. Les activités de plein air, jugées incompatibles avec l’image d’une ville moderne et « propre », sont rejetées. Le cas de la rue adjacente aux ruines de l’ancienne prison tamoule (Black Jail), détruite pour créer un parking, est emblématique : les potiers y travaillent dans la poussière et les déchets, littéralement invisibilisés par la modernisation urbaine qui ne prévoit aucune place pour eux.
B) LE RECUL DE l’ ARTISANAT DANS L’ESPACE PÉRIURBAIN : MURUGAPAKAM
Dans les zones de front d’urbanisation de Pondichéry comme à Murugapakkam, l’activité potière décline rapidement et les espaces sont progressivement « dé-caractérisés » (Bautès). La Kusavar Street par exemple comptait une quarantaine de potiers dans les années 1980 ; ils ne sont plus que deux en 2019. Le récit d’Arumugam, potier, souligne la concurrence des produits industriels en plastique et des objets chinois importés, plus solides et moins chers. Ici, l’espace n’est plus une ressource mais une contrainte : le potier est entouré de lotissements dont les habitants supportent mal la cuisson au feu en ville, poussant les artisans à l’abandon. L’accès à la ressource n’est pas protégé par les autorités publiques, les intermédiaires marchands se multiplient sans régulation, les autorités du temple ne soutiennent pas spécifiquement la caste spécialisée des potiers.
C) L’URBANISATION DES TEMPLES ET LE TRIOMPHE DU BÉTON
Même le domaine du sacré, bastion historique des potiers, subit la rationalisation économique. Dans les temples urbains en cours de rénovation, la statuette en argile, fragile et nécessitant un renouvellement périodique, est de plus en plus remplacée par des statues en ciment ou en béton réalisées par des maçons. Ce passage du « mou » au « dur » symbolise le triomphe d’une logique de capitalisme foncier : on préfère un investissement durable à une économie rituelle du renouvellement permanent. Le potier est de ce fait évincé par l’ouvrier du bâtiment.
CONCLUSION
Nicolas Bautès nous invite ainsi à décentrer notre regard sur la ville. L’artisanat ordinaire ne doit pas être vu comme un reliquat mais comme un modèle potentiel pour une « économie désirable » (Pierre Veltz) : une économie de proximité, sobre en ressources, riche en savoir-faire et créatrice de liens sociaux. Le drame des potiers de Pondichéry est celui de l’invisibilisation dans un modèle de « Smart City » qui privilégie le flux sur le lieu, et le béton sur l’argile. En suivant la trajectoire de la matière, le géographe ne décrit pas seulement un métier ; il dessine les contours d’une lutte pour le droit à la ville, pour le droit à produire en ville, et pour la reconnaissance des plus humbles, même là où la planification officielle ne voit que du vide. Fabriquer des objets matériels continue de structurer la vie économique et socioreligieuse qui fonde les sociabilités urbaines ; ignorer ceux qui les fabriquent, c’est se condamner à une ville sans mémoire et sans matière.
DISCUSSION AVEC LE PUBLIC
Le temps d’échanges avec le public a permis d’approfondir plusieurs dimensions de l’intervention.
Sur la dimension genrée de le l’artisanat potier d’abord : Nicolas Bautès précise que si l’interdiction pour les femmes de toucher le tour est un socle symbolique fort ( le potier est « maître » de son tour), la réalité quotidienne impose des arrangements. Face à la précarité, les femmes participent de plus en plus à toutes les étapes, même si le transport et la vente restent l’apanage des hommes dans les structures les plus hiérarchisées.
Sur les défis linguistiques dans l’enquête de terrain en géographie : Nicolas Bautes a souligné la difficulté d’apprentissage du tamoul, langue agglutinative complexe, qui nécessite le recours à un.e interprète, qui aide à la traduction mais aussi à l’interprétation de certains pans des récits qui relèvent de schèmes culturels difficiles à appréhender pour le regard extérieur. Néanmoins, l’approche par le geste et l’intérêt porté à un métier souvent méprisé ont ouvert les portes des ateliers. Il a également noté le paradoxe du « privilège blanc » qui facilite parfois l’accès à certaines confidences dans un contexte post-colonial encore marqué par des préjugés liés à la couleur de peau tout en exigeant une vigilance constante sur sa posture de chercheur.
Sur la question des castes et des dieux : Les dieux en Inde sont assignés aux statuts sociaux. On ne se plaint pas devant un dieu de haute caste ; les potiers se réfèrent aux divinités de protection villageoises. Cependant, l’érosion générale des cadres religieux accompagnent des changements sociaux à bas bruits : on perçoit chez les potiers des aspirations nouvelles (voir leurs enfants éduqués par exemple) et une relative émancipation des cadres des castes et de la religion.
BIBLIOGRAPHIE
- Bautès N., 2022. Penser les espaces de l’artisanat ordinaire en Inde. Matérialités, configurations et politique, Mémoire d’Habilitation à Diriger des Recherches, Université de Caen Normandie ;
- Bonny Y., Bautès N., Gouëset V. (dir.), 2017. L’espace en partage : Approche interdisciplinaire de la dimension spatiale des rapports sociaux, Presses universitaires de Rennes ;
- Bryson J. R., Kalafsky R. V., Vanchan V. (eds.), 2021. Ordinary Cities, Extraordinary Geographies: People, Place and Space, Edward Elgar Publishing ;
- Carr C., Gibson C., 2016. « Geographies of making: rethinking materials and skills for volatile futures », Progress in Human Geography, vol. 40, n°3, p. 297-315 ;
- Denis E., Zérah M.-H. (eds.), 2017. Subaltern Urbanisation in India: An Introduction to the Dynamics of Ordinary Towns, Springer India ;
- Veltz P., 2021. L’économie désirable. Sortir du monde thermo-fossile, Seuil, coll. « La République des idées »
- Wheeler R. E. M., Ghosh A., Deva K., 1946. « Arikamedu: an Indo-Roman trading-station on the East Coast of India », Ancient India, n°2, p. 17-124 ;
[1] https://suburbin.hypotheses.org/sample-page
[2] Env. 60 euros en 2022.
