Visioconférence n°6 : Mathieu Jacolin parle de Hong Kong

Visioconférence n°2 (GEOPOLITIQUE) : Henry Jacolin parle des conflits dans le Haut-Karabagh

La question de la traversée ferroviaire franco-italienne dans les Alpes

A l’heure où le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin continue de se heurter à de fortes résistances, surtout du côté italien, il est utile de se pencher sur la question plus générale du rapport entre la voie ferrée et le massif alpin. Dans ce contexte il nous a semblé intéressant d’attirer l’attention sur un autre projet de liaison ferroviaire, bien moins ambitieux, entre la France et l’Italie, précisément entre Briançon et Bardonecchia. Nous remercions la revue Chemins de fer de nous avoir donné l’autorisation de reproduire l’article de Jean-Louis Tane et Henry Jacolin paru dans le numéro 576 de juin 2019.

Briançon-Bardonnèche 1

Briançon-Bardonnèche 2

Briançon-Bardonnèche 3

Daniel Oster, août 2019

Henry JACOLIN, « L’ambassadeur et le siège, Sarajevo 1993-1995 », Paris, Fauves Éditions, 2018.

Henry JACOLIN, L’ambassadeur et le siège, Sarajevo 1993-1995, Paris, Fauves Éditions, 2018.

 

 

Assiéger une ville fait partie des actions militaires dans toutes les guerres que les hommes se livrent depuis des millénaires. De Troie à Leningrad, les sièges prennent en otages des populations civiles que l’on espère détruire par la faim et le découragement. Plus proche de nous dans le temps et dans l’espace – à quelques centaines de kilomètres des rues bien achalandées de Milan et de Vienne -, le siège de Sarajevo a isolé près de 400 000 habitants du reste du monde entre avril 1992 et décembre 1995.

C’est cette expérience que nous raconte Henry Jacolin, ambassadeur de France dans la ville martyre, expérience vécue à double titre, en tant que victime –le plus souvent sans ravitaillement, ni gaz, ni électricité et sous la menace des snipers – et en tant qu’acteur – ambassadeur de France négociant sans relâche avec toutes les parties en présence -. Des Fidji où il représentait auparavant la France à la Bosnie-Herzégovine, la transition est brutale. Non seulement l’hiver est rigoureux dans la montagne balkanique, surtout sans chauffage, mais les conditions matérielles sont telles que les autres diplomates ont préféré exercer leur fonction en-dehors du pays en guerre.

L’ouvrage nous apporte une analyse de la situation politique et militaire du conflit, montrant l’affrontement des communautés et des idéologies, telle que peut la faire un témoin soucieux d’informer le plus exactement possible son gouvernement. Il livre aussi ses impressions personnelles sur les personnes qu’il rencontre mais aussi sur les souffrances du quotidien.

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