Une géographe au Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges (édition 2020)

La ville de Saint-Dié-des -Vosges pendant le FIG. https://www.fig.saint-die-des-vosges.fr/  

 

En cette année de pandémie un certain nombre d’évènements ont été purement et simplement annulés. Mais le FIG de Saint-Dié-des-Vosges a fait de la résistance et mérite un grand coup de chapeau !

Certes, sur les deux thèmes prévus, un seul a survécu, le pays invité (le Portugal) ayant disparu de l’affiche. Au départ, la thématique de cette 31ème édition est consacrée au(x) climat(s). A l’arrivée, la Covid-19 s’est largement invitée dans le débat.

Les cieux étaient maussades, mais cela n’a pas dissuadé les intervenants de maintenir leur venue dans les Vosges et de faire des prestations souvent de grande qualité. Ci-dessous sont résumées les interventions que j’ai pu suivre à titre personnel.

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Ardennes, terres de contacts (4-5-6 septembre 2020)

Maryse Verfaillie a organisé ce court voyage, dans la région Grand Est, pour les adhérents des Cafés géographiques. Les itinéraires ont été préparés par Marc Béteille et Michel Degré, les intervenants pour ces deux journées.
Le samedi, chemin faisant, le long de la Meuse et de la Semoy, Francine Béteille Brisson et Michel Degré ont donné lecture d’extraits choisis d’auteurs locaux. Ces textes nous ont aidé à mieux voir et mieux voyager dans l’espace et dans le temps.

Entre deux boucles de la Meuse, au contact de la Champagne et des Ardennes, deux cités se sont fait face, avant de s’unir en 1966. Charleville fut certainement un oppidum puis une ville gallo-romaine. Mais ce n’est qu’au 17è siècle que la ville actuelle est fondée, par Charles de Gonzague (1580-1637), dans la principauté d’Arches, à la frontière du royaume de France. Charles fut un urbaniste novateur. La tradition dit qu’il va confier le projet à Clément Métézeau dont le frère a réalisé la place des Vosges à Paris. La ville s’ordonne donc autour d’une place ducale et d’une galerie d’arcades en brique rose et pierre ocre de Dom le Mesnil. Au nord, en bordure des quais, flotte le souvenir d’Arthur Rimbaud. Ici le Vieux Moulin fut conçu comme une porte monumentale. Il fait face au mont Olympe. Charleville est aussi célèbre pour son Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes.

Cet article a vu le jour grâce aux nombreux écrits, travaux d’érudits et sauveurs du patrimoine ardennais tels Alain Sartelet et René Colinet. Je les remercie ici et vous invite à les retrouver dans leurs publications, éditées2 entre-autres, au Musée de l’Ardenne et dans Terres Ardennaises, Un grand merci également à mon ambassadeur ardennais de toujours, Michel Degré, il a choisi, documenté et rédigé l’itinéraire découverte dans Mézières et Charleville qui m’a servi de support pour la rédaction de ce document.

Pour les Cafés-Géo, Marc Béteille, membre de l’association.

 

Le dossier est disponible ici: Ardennes, terres de contact (septembre 2020)

Pierre Soulages de Conques à Rodez. Un apôtre du noir et de la lumière

Abbaye de Conques, oculus de Pierre Soulages. © Maryse Verfaillie

 

Ses œuvres, d’emblée non figuratives, tranchent avec l’ambiance artistique de son époque. L’abstraction était certes dans l’air du temps, mais sous une forme construite.

Soulages, avec ses premières peintures sur papier, avec ses coups de brosse organisés en une forme qui se lit d’un seul coup, ouvrait une voie autre, qu’il n’allait cesser d’approfondir tout en tentant de nouvelles expériences picturales.

Le geste créatif du tableau, dit-il est plus important que le tableau. Il ajoute : « c’est du noir que surgit la lumière, alors la lumière viendra du tableau ».

Ses œuvres sont aujourd’hui présentes dans 90 musées dans le monde.

 

Soulages en quelques dates

1919 : naissance à Rodez.

1931 : sa visite de l’abbatiale de Sainte Foy à Conques est un choc pour lui. Il commence à peindre.

1938-39 : découvre le Louvre et la galerie Rosenberg, admire Cézanne et Picasso.

1947 : s’installe à Paris. Réalisation de Brou de noix sur papier et sur verre.

1954 : première exposition aux États-Unis où il est reconnu par la critique avant de l’être en France.

1960 : installe son atelier à Sète.

1967 : première exposition personnelle au Musée national d’art moderne.

1986-1994 : réalisation des vitraux de Conques.

2005 : donation de 500 pièces à la ville de Rodez, en vue de la création d’un musée Soulages.

2009 : grande exposition au Centre Pompidou.

2014 : inauguration du musée Soulages à Rodez.

2019 : pour ses cent ans, de nombreuses institutions lui rendent hommage.

2000-2020 : réalisation de très grands formats dans l’outrenoir.

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Malaga, ville d’art andalouse sur la Costa del Sol

Le cube de Daniel Buren, partie émergée du Centre Pompidou Malaga © Maryse Verfaillie

 

Cette photo résume la cité andalouse d’aujourd’hui : face à la mer, avec un décor de palmiers et au milieu des tours issues d’un tourisme de masse, la ville vient d’effectuer une reconversion spectaculaire. Cité balnéaire de la célébrissime Costa del sol, elle s’affirme à présent haut et fort comme « cité où l’art habite ».

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Café géopolitique : Océanie, l’envers de la carte postale

Café de la Mairie – 3ème – Lundi 18 novembre 2019

Cliché de Jean-Pierre Némirowsky

 

Henry Jacolin, notre intervenant ce soir, est géographe de formation et aussi ancien ambassadeur à Fidji, Tonga, Tuvalu, Kiribati et Nauru. C’est donc une double vision (du géographe et du diplomate) qu’il nous propose du Pacifique Sud, qu’il a habité et exploré. Il a mis cinq documents à notre disposition.

 

►Un monde immense, lilliputien, dispersé.

Réalisée par le Ministère des Affaires étrangères – Division Géographique – Direction des archives. Les ressources cartographiques du Ministère des Affaires Étrangères https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/archives-diplomatiques/s-orienter-dans-les-fonds-et-collections/cartes/

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Toulouse-Lautrec

Exposition « Toulouse-Lautrec – Résolument moderne » au Grand Palais, Galeries nationales du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020

Au Moulin Rouge, 1892, Huile sur toile, The Art institute of Chicago

 

Il suffit de prononcer le nom de Henri de Toulouse-Lautrec pour que la légende pointe son nez, toujours sulfureuse depuis plus d’un siècle. Le Grand Palais organise une nouvelle rétrospective cet automne (après celle de 1992) sur cet artiste inventif, portraitiste magnifique et prodigieux témoin de la vie sociale d’une fin de siècle désenchantée. Il meurt en 1901, acteur des grands bouleversements de l’art moderne, ni déclassé, ni maudit.

 

Ce tableau résume sa légende, celle d’un homme qui passe son temps au cabaret, avec ses amis (en redingote et haut de forme) et entouré de femmes : la diva Macarona, assise, l’air absent, paupières lourdes, Mademoiselle Nelly, qui surgit en bas à droite, blafarde dans la lumière artificielle, visage renversé et comme recouvert d’un masque au vert électrique, yeux écarquillés, au bord de la peur. Au fond de la salle, La Goulue, de dos se recoiffe devant un miroir.

Henri de Toulouse Lautrec est le peintre du monde qui passe, de la comédie humaine qui se joue dans les lieux de la marginalité. Son regard aigu transcende les classes sociales mais échappe cependant aux penchants moralistes des caricatures de l’époque.

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Brest, cité du Ponant

Les Cafés Géographiques ont organisé un court voyage en Basse Bretagne.

Brest, la Penfeld, le château et la tour Tanguy – © Maryse Verfaillie

 

Nourrie par sa vocation maritime, la cité du Ponant s’est forgée un caractère singulier. Richelieu puis Colbert en ont fait le plus grand port de guerre de France. C’est à ce titre qu’elle fut anéantie pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, Brest a relevé le front et achevé une reconstruction en phase avec son temps.

A Brest, tous les chemins mènent aux ports. La ville haute, depuis la falaise domine les ports successifs : ceux de l’armée à l’abri de la Penfeld, puis celui du commerce et de la pêche, enfin le port de plaisance. A Brest, on peut appliquer la phrase de Christian de Portzamparc : « une ville, c’est un petit espace qui contient beaucoup de temps ».

Brest, figure de proue du continent européen, Brest finis terrae, mais aussi Brest, où tout commence.

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Carnet de Voyage au Guatemala [22 février – 7 mars 2019]

Le voyage a été organisé par Maryse Verfaillie pour Les Cafés géographiques.
Sur la route des Mayas, des Conquistadors et de leurs descendants, en parcourant cette partie de la Méso- Amérique, nous avons pu confirmer que :
Guatemala rime avec civilisation des Mayas.
Guatemala rime avec diversité des écosystèmes.
Guatemala rime avec ethnicités.
Guatemala rime enfin avec festival de couleurs.

Le présent compte rendu est exceptionnel.

Il s’agit de la publication du Carnet de voyage du participant Jean-Marie Renard, dessinateur et caricaturiste de son métier.
Le carnet de croquis de Jean-Marie Renard a été mis en page par Bernard Verfaillie. Il est constitué de 43 croquis réalisés à partir des sites visités. Les croquis 2 et 3, puis 14 et 15 doivent être vus comme des doubles pages.

 

Croquis 1

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Le monde au pied du mur

“Le monde au pied du mur” par Delphine Papin et Frank Tétart. Compte rendu du Café géo qui s’est tenu au Flore le mardi 8 avril 2019.

 

Cliché de Jean-Pierre Némirowsky

                  

Delphine Papin est Docteur de l’Institut Français de Géopolitique, co-auteur de l’Atlas des frontières et responsable du service infographie au journal « Le Monde ».

Franck Tétart est Docteur de l’Institut Français de Géopolitique, auteur de plusieurs atlas Autrement, professeur d’histoire-géographie et responsable scientifique de l’émission d’ARTE « le dessous des cartes »

Une équipe de deux géographes donc, spécialistes de géopolitique qui par le passé ont créé les Cafés géopolitiques. L’un comme l’autre, sont de par leur métier, attachés aux cartes comme outils pédagogiques pour comprendre le monde, c’est pourquoi vous en verrez un certain nombre ce soir.

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VOYAGE EN ARAGON [mardi 23 avril – mercredi 1er mai 2019]

Saragosse, sur l’Ebre © Maryse Verfaillie

 

Les Cafés géographiques ont réalisé, en 9 jours, un voyage de découvertes centré sur l’Aragon, au nord-est de la péninsule ibérique. Les participants se sont retrouvés à Perpignan où les attendaient les concepteurs et intervenants : Gloria et Jean-Pierre Huet.

Ces deux adhérents fidèles des Cafés géo avaient concocté un programme éblouissant et échevelé, multiformes et réjouissant, autant pour nos papilles (alléchante gastronomie espagnole) que pour nos oreilles (vidéo de musiques variées et castagnettes).

Nos yeux aussi ont été émerveillés, car des cimes enneigées des Pyrénées, jusqu’au littoral de la belle bleue, ce fut une succession de paysages les plus divers.

En faire un résumé, pour vous donner envie de faire à votre tour ce voyage, c’est déjà tout un programme ! Je m’y hasarde, avant de vous livrer le pdf du dossier préparé à notre intention par nos amis Gloria & Jean-Pierre. Qu’ils en soient mille fois remerciés. (suite…)

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