Mud, sur les rives du Mississipi (Jeff Nichols, 2013), Bertrand Pleven
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Mud, sur les rives du Mississipi, Jeff Nichols

« Nous sommes tous dotés d’une racine pivotante qui descend dans le grand inconscient simple de la vie enfantine primitive ». Gaston Bachelard

Marge

Sur la « carte cognitive » que dressent les cinéastes contemporains états-uniens, le Mississipi semble recouvrer une nouvelle intensité iconographique. Echo traumatique de Katrina, de la catastrophe de Deep water, résultat des politiques fiscales incitatives des Etats du Sud, ou dans le cas de Jeff Nichols, simple volonté de rester fidèle à son Arkansas natal ? Il est, quoiqu’il en soit, tentant de voir dans ce tropisme fluvial et méridional, l’expression sensible d’une renégociation. Celle d’une Wilderness recentrée, interne et constitutive dont s’empare une jeune génération de cinéastes. Nouveau territoire du cinéma indépendant, le vieux Sud est-il gage d’une excentricité, le lieu de fabrique d’une possible mise à distance des normes territoriales et cinématographiques ?
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Remonter une rivière (2/3) : l’Evre de Julien Gracq, Daniel Oster.

Les Eaux étroites développent une thématique simple : l’évocation d’un site associé aux enchantements de l’enfance, la remontée d’une petite rivière à proximité du bourg natal. Il s’agit d’une sorte d’exploration, longtemps après, de lieux d’enfance privilégiés le long d’un « chemin d’eau », en l’occurrence l’Evre, « petit affluent inconnu de la Loire qui débouche à quinze cents mètres de Saint-Florent ». L’écriture des Eaux étroites – huit fragments rédigés à des moments rapprochés en 1973 – puise uniquement dans la mémoire, sans aucune nostalgie, cherchant seulement à décrire le paysage remémoré avec la plus grande précision possible.

Barques le long de l’Evre

Barques le long de l’Evre

L’auteur « se promène » dans une barque sur la rivière et, lorsque la berge s’élève, il n’aperçoit plus devant lui que le plan d’eau étroit. Bien sûr, à l’occasion de l’élargissement de la vallée, il remarque un château ou une chapelle, la pente des coteaux ou encore la falaise boisée, mais les paysages parcourus sont surtout aquatiques avec leurs bordures de roselières ou d’herbes noires. Cet itinéraire-rêverie ne concerne qu’une petite partie de la vallée de l’Evre, la seule navigable, entre le pont-barrage du Marillais, situé tout près de la confluence avec la Loire, et le moulin à eau de Coulaines un peu plus en amont. Dans la réalité géographique, l’Evre déroule ses méandres encaissés sur quelque quatre-vingt-dix kilomètres dans la région des Mauges. Mais pour Gracq, « l’Evre, comme certains fleuves fabuleux de l’ancienne Afrique, n’avait ni source ni embouchure qu’on pût visiter. Du côté de la Loire, un barrage noyé (…) empêche de remonter la rivière à partir du fleuve (…). Vers l’amont, à cinq ou six kilomètres, un barrage de moulin, à Coulènes, interdit aux barques de remonter plus en avant. » L’émoi poétique des promenades enfantines de Gracq le long de l’Evre sort renforcé de cette concentration géographique d’une rivière réduite à un bief très court, déconnecté de ses prolongements fluviaux et, de plus, encadré par des versants pentus voire abrupts. Le lecteur-géographe, habitué à regarder des paysages en les resituant dans des espaces de dimensions variables, associe la puissance d’imaginaire des lieux évoqués par l’écrivain et l’acuité d’une vision géographique qui intègre les profils longitudinal et transversal de la rivière.

L’itinéraire remémoré fait défiler des paysages – comme un « diorama » pour reprendre le terme de Gracq – avec des lieux privilégiés marquant des étapes, des « stations jalonnant le chemin d’eau élu de l’enfance ». Tout d’abord, le point de départ, le pont-barrage du Marillais quand « on s’embarquait (…) au bas d’un escalier de planches qui dégringolait la haute berge glaiseuse ». Puis le passage en vue de la ferme de la Jolivière, seul point de tout le trajet « où un témoin désenchantant de la terre cultivée fût un instant en vue ». Vient ensuite l’endroit où « la rivière se resserre et se calibre » et qui précède de peu le bateau-lavoir et le manoir de la Guérinière. Bientôt, survient le véritable clou de la promenade de l’Evre, l’écaille de la Roche qui boit, détachée en avant de la falaise boisée. Enfin, la gorge devient une vallée simplement étroite et encaissée jusqu’au barrage d’amont marquant la fin du bief navigable. Un lecteur doté d’une culture géographique peut enrichir la lecture des Eaux étroites grâce à sa connaissance  d’un vocabulaire particulier, grâce  surtout à des attitudes et des curiosités qui lui sont propres, autrement dit une certaine manière d’être sensible au monde.

L’Evre près de son confluent avec la Loire, point de départ des promenades de Julien Gracq sur les « eaux étroites »

L’Evre près de son confluent avec la Loire, point de départ des promenades de Julien Gracq sur les « eaux étroites »

Si Les eaux étroites décrivent la promenade sur l’Evre, la promenade de l’enfance entre toutes préférée, les images qui se succèdent devant la barque ne forment pas un continuum géographique car elles sont disjointes par des réflexions et des digressions sur des écrivains, des lectures et des tableaux qui servent de supports à une rêverie associative. Le récit esquisse une théorie de la rêverie par l’intermédiaire des sensations, le passage constant du réel à la littérature contribue à sonder le fonctionnement de l’imaginaire. Face aux pouvoirs de la rêverie  le regard géographique apparaît peu utile et même désarmé. Ainsi, nous pensons qu’un autre livre de Gracq, La forme d’une ville, qui, pourtant, prolonge le jeu de la mémoire écrite commencé avec Les eaux étroites, se prête bien mieux au filtre de l’esprit géographique.

Essayons tout de même d’explorer le versant de la rêverie associative dans Les eaux étroites. Le spectacle du monde de la rivière sollicite tous les sens. D’abord la vue, bien sûr, sensible à « la variété miniaturiste des paysages que longe le cours sinueux » de l’Evre ainsi qu’ « aux accidents de l’ombre et de la lumière ». Mais aussi l’ouïe : « L’oreille, non moins que l’œil, recueille les changements qu’apporte presque chaque méandre ». Gracq souligne que « les bruits qui voyagent sur l’eau, et qu’elle porte si loin » lui ont été familiers de bonne heure. Tous ces bruits s’associent naturellement à l’élément liquide avec la « résonance creuse que leur prêtait la vallée captivée par son ruban d’eau dormante. » Le géographe sait bien qu’il n’existe pas de paysage indépendamment du regard porté sur une portion de l’espace terrestre et que la dimension subjective du paysage n’est pas seulement liée au regard de l’observateur mais également aux autres sens de celui-ci.

Les « eaux étroites » de l’Evre

Les « eaux étroites » de l’Evre

Dans Les eaux étroites le défilé des paysages s’organise en voyage initiatique. Un voyage rythmé avec ses moments de calme et de lenteur quand la barque n’avance presque pas, et ses moments de glisse plus rapide lorsque l’esquif semble comme attiré. Le voyage initiatique commence naturellement par des rites préliminaires : « Aller sur l’Evre se trouvait ainsi lié à un cérémonial assez exigeant… »,  et il suppose la séparation d’avec le monde du quotidien pour entrer dans le monde de l’autre vie : « Presque tous les rituels d’initiation, si modeste qu’en soit l’objet, comportent le franchissement d’un couloir obscur, et il y a dans la promenade de l’Evre un moment ingrat où l’attention se détourne, et où le regard se fait plus distrait. »

Au-delà de la puissance des symboles – le fil de l’eau, la barque, les heures du jour, les âges de la vie – chaque lieu de la promenade aquatique suggère des images par le biais de la rêverie. Pourquoi suis-je devenu cet écrivain ? semble dire Gracq. Les eaux de l’Evre apparaissent comme la métaphore de la création littéraire. La rêverie associative est analysée avec précision : « Mon esprit est ainsi fait qu’il est sans résistance devant ces agrégats de rencontre, ces précipités adhésifs que le choc d’une image préférée condense autour d’elle anarchiquement ; bizarres stéréotypes poétiques qui coagulent dans notre imagination, autour d’une vision d’enfance, pêle-mêle des fragments de poésie, de peinture ou de musique. » Ainsi sont convoqués tour à tour, Edgar Poe, Nerval, Rimbaud, Balzac, Alain-Fournier, Jules Verne, mais aussi Vermeer, Titien et la peinture chinoise. « Aucune peinture autant que la peinture chinoise – et particulièrement celle des paysagistes de l’époque Song – n’a été hantée par le thème pourtant restreint de la barque solitaire qui remonte une gorge boisée. Le charme toujours vif qui s’attache à une telle image tient sans doute au contraste entre l’idée d’escalade, ou en tout cas d’effort physique rude et de cheminement pénible, qu’évoque la raideur des versants, et la planitude, la facilité irréelle du chemin d’eau qui se glisse indéfiniment entre les à-pics : le sentiment de jubilation qui naît, dans l’esprit du rêveur, de la solution incroyablement facile des contradictions propre au rêve, s’ancre ici concrètement dans la réalité. »

Peinture chinoise de l’époque Song

Peinture chinoise de l’époque Song

Mais c’est sans doute l’œuvre d’Edgar Poe  qui, pour Gracq révèle le mieux les vertus de la rêverie associative : En analysant le fonctionnement de son imaginaire, Gracq distingue deux types de rêverie : la « rêverie fascinée » conduisant « vers ces régions frontières où l’esprit se laisse engluer par le monde… », et la « rêverie ascensionnelle » tendant « vers la totale liberté d’association qui remet sans trêve dans le jeu les significations et les images… ». Ces formes de rêverie  expliquent le tropisme de Gracq pour « certains confins endormis de la Terre », pour les « ravins ingrats de la lande occidentale », pour les « friches sans âge et sans chemin » : « le sentiment de sa liberté vraie n’est jamais entièrement séparable pour moi de celui de terrain vague ». L’œuvre de Julien Gracq est une littérature des confins – régions-frontières, régions marginales, d’avant-postes -, ce que le géographe appelle des discontinuités spatiales formées par le contact de deux ensembles spatiaux différenciés. Cette littérature des confins correspond certainement à une inclination personnelle mais celle-ci a été accentuée par une formation universitaire et des lectures géographiques et historiques.

Daniel Oster

 

Enjeux géopolitiques des Pôles, discours de Michel Rocard.

Café géo de Toulouse 17.04.2013 

Discours de Michel Rocard (09.11.2010), Ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique

Je pense que je devrais me présenter. Personne n’est parfait : je viens de très loin de l’Arctique. Je suis Français. Je suis même un ancien Premier ministre, ce qui aggrave mon cas : pour un politicien, la relation avec le sérieux et la rigueur scientifique est moins claire qu’elle ne l’est pour la plupart d’entre vous. Mais j’ai néanmoins été nommé Ambassadeur français chargé de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique. Inutile de le demander, j’entends vos deux questions : pourquoi, et pour faire quoi ?

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Remonter une rivière (1/3) : le Faou de Philippe Le Guillou, Daniel Oster.

L’intimité de la rivière de Philippe Le Guillou, petit livre paru en 2011, file la métaphore de la remontée d’une rivière (modeste) pour évoquer la plénitude de l’enfance, la superposition des souvenirs et la naissance d’une vocation d’écrivain tandis qu’une imprégnation paysagère constante sous-tend une véritable initiation géographique.

Avec L’intimité de la rivière, Philippe Le Guillou se réapproprie les lieux de son enfance bretonne à travers une promenade-rêverie qui célèbre les sortilèges d’un territoire-monde propice à l’enchantement. Ce court récit – moins de cent  pages – reprend le thème d’un roman précédent, Les marées du Faou, écrit dix ans auparavant, qui lui aussi met en scène un narrateur arrivé à l’âge de maturité et revisitant les lieux de son enfance. L’intimité de la rivière apparaît comme un écho de ce roman, plus intime, ayant perdu toute visée sociologique, pour se consacrer uniquement à l’écrivain-promeneur immergé dans la nature qui a éveillé sa vocation d’écriture. Cette réplique épurée correspond sans doute à la nécessité irrépressible d’un retour aux sources, d’une plongée dans l’environnement spatio-temporel fondateur d’une existence. Profondément inscrit dans l’espace, ce récit relève d’un véritable exercice d’ « autobio-géographie » pour reprendre le mot de Michel Collot.

Le village du Faou au fond de la ria avec son église et son pont

Le village du Faou au fond de la ria avec son église et son pont

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Habebamus papam, Cyril Froidure.

Habebamus papam 1

11 février 2013, le pape Benoît XVI annonce qu’il va rendre son tablier. L’âge l’a rattrapé. Il range au placard mitre de Pie IX, chasubles brodées de poissons et férule pontificale. L’événement est rare mais des précédents existent. Il l’a annoncé dans un discours en latin. Mais curieusement, son compte twitter n’annonçait toujours pas la nouvelle à 16h alors que les sites d’informations en ligne consacraient une bonne partie de leur page d’accueil à son départ. Ne reste plus qu’à trouver un remplaçant pour Pâques à chacun sa quête, un pape pour l’Eglise catholique, les œufs pour les enfants.

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Obscurs réseaux (Zero Dark Thirty, Katherin Bigelow, 2012), Manouk Borzakian.

zdtAvec Mensonges d’État, Ridley Scott décrivait avec brio, en 2008, une spectaculaire mise en réseau du Monde : téléphones mobiles, connexions internet, satellites et autres drones y permettaient l’ubiquité, quoique parfois illusoire, d’agents de renseignement de moins en moins présents physiquement sur le terrain. Kathryn Bigelow, quiretrace dans son dernier film la traque d’Oussama Ben Laden par la CIA, reprend l’idée et systématise le propos. C’est dans la profusion de lignes et de tubes, que la réalisatrice se plaît à filmer dans un beau travelling sur d’innombrables fils reliant à un central téléphonique au son d’innombrables voix se répondant à des milliers de kilomètres, que réside l’intérêt majeur de ce Zero Dark Thirty par ailleurs bien difficile à défendre.

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Archives – Cafés Géographiques de Toulouse, 1999 – 2013

Retrouvez toutes les archives des comptes rendus des Cafés Géographiques de Toulouse, à consulter et télécharger au format PDF.

Enjeux géopolitique des Pôles, Michel Rocard, 17 avril 2013
 CR Rocard 17.04.13.pdf

Eclipse nucléaire au Pays du Soleil Levant, Rémi Scoccimarro, 20 février 2013
 CR Nucéaire Japon 20.02.13.pdf

Le monde de la rose, une filière mondiale, Bernard Calas, 30 janvier 2013
 Compte-rendu Rose 30.01.13.pdf

Cuisines Chinoises, repas géographique, Vanessa Teilhet, 12 décembre 2012
 CR cuisines chinoises 12.12.12.pdf

Géographie de l’enseignement supérieur, Alain Alcouffe, 23 mai 2012
 CR Enseignement supérieur 23.05.12.pdf

Peut-on encore vivre en ville ?, Marie-Christine Jaillet, 25 avril 2012
 Compte-rendu Vivre en ville 25.04.12.pdf

TGV et TER, les enjeux de la desserte ferroviaire de Toulouse et de la région Midi-Pyréenées, Robert Marconis, 28 mars 2012
 Compte-rendu TGV-TER 28.03.12.pdf

J-53 : Quelle politique pour le territoire ?, Philippe Estèbe, 29 février 2012
 CR Pilitique du territoire 29.02.12.pdf

La France de 2012 a-t-elle encore une identité géographique ?, Arnaud Frémont, 25 janvier 2012
 Compte-rendu France de 2012 25.01.12.pdf

Exploration et géographie coloniale : le Congo belge, Mars Poncelet, 29 novembre 2011
 C-R Géographie coloniale 29 11 11.pdf

La Turquie, en Europe ou face à l’Europe ?, Stéphane de Tapia, 25 mai 2011
 CR Turquie 25.05.11.pdf

Les concession des terres tropicales : une colonisation réinventée, Jean-Christian Tulet, 23 février 2011
 CR Les terres sous concessions.pdf

Yiwu (Chine) : la naissance d’une supermarché (de gros) global, Olivier Pliez, 26 janvier 2011
 C.R. YIWU 26.01.2011.pdf

Défense et protection du littoral français, amiral Laurent Mérer, 15 décembre 2010
 C.R. Littoral 15.12.10.pdf

Le Tequila :  une boisson, un territoire, une identité mexicaine, Jean-Christian Tulet, 24 novembre 2010
 CR Le Tequila.pdf

La pauvreté dans la ville, Catherine Selimanovski, 20 octobre 2010
 CR Pauvreté.pdf

Au gré des lieux, itinerrance d’un ethnographe, Martin de la Soudière, 31 mars 2010
 CR Au gré des lieux 31.03.10.pdf

Pulsations du corps, rythmes du monde. Les territoires de la musique, Claire Guiu, 10 février 2010
 CR Musique 10.02.10.pdf

Ô Toulouse : la fabrique d’une image, Jean-François Marcel, 16 décembre 2009
 CR Ô Toulouse.pdf

Migrations africaines : les raisons du départ ?, Alain Bonnassieux, Olivier Pliez, 25 novembre 2009
 CR Migrations africaines 25.11.09.pdf

Les limites de l’Europe, Thibault Courcelle, 4 novembre 2009
 CR Les limtes de l’Europe 04.11.09.pdf

Toulouse, des transports pour repenser la ville, Robert Marconis, 3 juin 2009
 CR Transports 03.06.09.pdf

Le paradoxe européen, Philippe Dugot, François Taulelle, 13 mai 2009
 Compte-rendu Europe 13.05.09.pdf

Zanzibar, derrière le mythe…, François Bart, Nathalie Bernardie-Tahir, 29 avril 2009
 Compte-rendu Zanzibar 29.04.09.pdf

Les AMAP dans l’alimentation, une nouvelle forme de rapport consommateurs-producteurs ?, Michaël Pouzenc, 25 février 2009
 Compte rendu AMAP 25-02-2009.pdf

La terre et le territoire, dans le conflit armé en Colombie, Jaime Ferero Alvarez, 28 janvier 2009
 Compte-rendu Colombie 28.01.09.pdf

L’insécurité céréalière, Michel Gay, 17 décembre 2008
 CR Kfé-géo Céréales.pdf

Les Etats-Unis, une nouvelle géographie électorale ?, Frédéric Leiche, 29 octobre 2008
 Compte-rendu Elections US 29.10.08.pdf

D’Airbus à Boeing, les mutations de l’aéronautique, Guy Jalabert, Jean-Marc Zuliani, 30 avril 2008
 Compte-rendu Airbus et Boeing 30.04.08.pdf

L’invention de la géographie, Jean-Marc Pinet, 27 mai 2008
 Compte-rendu L’invention de la géo 27.05.08.pdf

Réchauffement climatique : du développement durable à la décroissance ?, Frédéric Durand, 20 mars 2008
 Compte-rendu Réchauffement et décroissance 20.03.08.pdf

L’élu-e rural-e : petites communes et grandes responsabilités, Laurence Barthe, 13 février 2008
 Compte-rendu Elu-e rural-e 13.02.08.pdf

Saragosse 2008 : l’impact urbain d’une exposition internationale, Angel Pueyo Campos, 30 janvier 2008
 Compte-rendu Saragosse 30.01.08.pdf

Les Russes et l’énergie, Denis Eckert, 19 décembre 2007
 Compte Rendu Les russes et l’énergie 19.12.07.pdf

Le Gras, Alain Cazenave-Piarrot, Pierre Dubary, 27 novembre 2007
 Compte rendu Le gras 27.11.07.pdf

L’Ovalie universelle ?, Christian Beringuer, Jean-Roger Delsaud, 31 octobre 2007
 Compte-rendu Ovalie 31.10.07.pdf

Hommes et troupeaux en Montagne, la question pastorale en  Ariège, 30 mai 2007
 CR Hommes et troupeaux des Pyrénées 30.05.07.pdf

Qu’est-ce qu’une île aujourd’hui ?, Frédéric Durand et Marie Redon, 25 avril 2007
 Compte-rendu Ile 25.04.07.pdf

Trois projets urbains : Lyon – Bilbao – Tunis,  Florence Laumiere, Mariette Sibertin-Blanc, Corinne Siino, 28 mars 2007
 Compte-rendu Projets urbains 28.03.07.pdf

J-52, Quelle politique pour le territoire ?, Philippe Estebe, 28 février 2007
 Compte-rendu Politique et Territoire 28.02.07.pdf

Amérique Latine, intégration régionale et mondialisation, Martine Guibert, 31 janvier 2007
 Compte-rendu Amérique latine 31.01.07.pdf

Le territoire de l’opéra, Frédéric Lamantia, 20 décembre 2006
 Compte-rendu Opéra 20.12.06.pdf

L’industrie en Midi-Pyrénées : hors de Toulouse, point de salut ?, Régis Guillaume, 29 novembre 2006
 Compte rendu Industrie Midi-Pyrénées 29.11.06.pdf

Mourir aux portes de l’Europe, les transmigrants subsahariens à l’épreuve des politiques européennes anti-migrants, Mehdi Alioua, 18 octobre 2006
 CR Mourir aux portes de l’Europe 18.10.06.pdf

Congo River, Au-delà des ténèbres. Un film de Thierry Michel (2005), Ciné Géo, 13 avril 2006
 C.R. Congo-river 13.04.06.pdf

Les villes russes en évolution, Denis Eckert, 12 avril 2006
 Compte-rendu Villes russes 12.04.06.pdf

Le monde des prisons, un anti-monde ?, Catherine Lupion, Olivier Milhaud, 22 mars 2006
 Compte-rendu Prisons 22.03.06.pdf

Les incendies de forêts aux portes des villes, Jean-François Galtie, 15 février 2006
 Compte-rendu Incendies de forêts 15.02.06.pdf

Turbulences en Asie centrale, Sonia Jédidi, 25 janvier 2006
 Compte-rendu Asie centrale 25.01.06.pdf

Paysannerie d’Amérique Latine, Jean-Christophe Tulet, 14 décembre 2005
 Compte-rendu Amérique latine 14.12.05.pdf

Turbulences au Caucase, Niko Beroutchachvili, 30 novembre 2005
 Compte-rendu Caucase 30.11.05.pdf

Créer un territoire : le vignoble de la Malepère, Marcel Delpoux, 26 octobre 2005
 Compte-rendu Malepère 26.10.05 et 05.11.05.pdf

Les Indiens et leurs territoires : pour quelle Amazonie ?, Pascale de Robert, 25 mai 2005
 CR Indiens d’Amazonie 25.05.05.pdf

Du local au mondial : les industries culturelles, Allen J. Scott, 13 avril 2005
 CR Industries culturelles 13.04.05.pdf

Nouveaux rythmes urbains : la ville à 1000 temps ?, Robert Marconis, 23 mars 2005
 CR Nouveaux rythmes urbains 23.03.05.pdf

Srebrenica dix ans après : un génocide ?, Agnès Casero et Michel Roux, 9 février 2005
 CR Srebrenica 09.02.05.pdf

Migrations et frontières en Afrique : quelles représentations ?, Alain Bonnassieux, 19 janvier 2005
 CR. Afrique 19.01.05.pdf

Le riz: le bol, la rizière et le marché, Eve-Anne Buhler & Gabriel Weissberg, 15 déccembre 2004
 CR. Riz 15.12.04.pdf

La crémation : quels lieux pour les cendres ?, Catherine Armanet, 24 novembre 2004
 CR Crémation 24.11.04.pdf

« Démolir » dans les « cités »… Et après ?, Marie-Christine Jaillet-Roman, octobre 2004
 CR Démolir dans les cités et apres 27.10.04.pdf

La démocratie est-elle un objet de géographie ?, Pierre Gentelle, 26 mai 2004
 CR Démocratie 26.05.04.pdf

Masculin / Féminin dans la ville, l’espace urbain est-il un espacé sexué ?, Marie-Christine Jaillet & Monique Membrado, 29 avril 2004
 CR Masculin-Féminin 29.04.04.pdf

Epidémies, pandémies, endémies, Gérard Salem, 31 mars 2004
 CR Epidémies 31.03.2004.pdf

Sociétés et territoires de l’information, Emmanuel Eveno, 3 mars 2004
 CR Information 03.03.04.pdf

Faut-il supprimer le département ?, Philippe Estebe, 28 janvier 2004
 CR département 28.01.04.pdf

Montagnes d’Afrique : espaces sous tension ?, François Bart, 17 décembre 2003
 CR Montagnes Afrique 17.12.03.pdf

La rue : forme et usages, Anne-Marie Arnaune & Louis Canizares, 28 mai 2003
 CR Rue 28.05.03.pdf

Géopolitique de la faim, Jacques Berthelot, 16 avril 2003
 CR Faim 16.04.03.pdf

Quels services publics pour quels territoires ? Les enjeux territoriaux d’une logique libérale, Robert Marconis, 26 mars 2003
 CR Services publics 26.03.03.pdf

Du ghetto au réseau : les territoires des migrants, Alain Tarrius, 19 février 2003
 CR.Migrants 19.02.03.pdf

Risques industriels et politiques publiques, Frédéric Oge, 29 janvier 2003
 CR Risques 29.01.03.pdf

Enjeux de l’eau en Espagne et autour de la Méditerranée, Frédérique Blot, 18 décembre 2002
 CR Eau Espagne 18.12.02.pdf

De la route au rail : franchir la montage, André Etchelecou, 27 novembre 2002
CR Montagne 27.11.02.pdf

Les bières : industrielles, artisanales, de terroirs ?, Pascal Michel, 23 octobre 2002
CR.Bieres 23.10.02.pdf

Du village à la planète : les territoires de la fête, Guy Di Meo, 29 mai 2002
 CR Fête 29.05.02.pdf

Les caféiculteurs, paysans des Tropiques, Bernard Charlery de la Masseliere, Jean-Christian Tulet, Thierry Amouroux, 24 avril 2002
 CR Café 24.04.02.pdf

La République et ses territoires : l’émergence des « pays », Jean-Pierre Neuman, André Sangay, 27 mars 2002
 CR Pays 27.03.02.pdf

L’aéronautique et les villes : Airbus en Europe, Guy Jalabert, Frédéric Leriche, Jean-Marc Zuliani, 27 février 2002
 CR Airbus 27.02.02.pdf

Le Vietnam du « Doi Moi » ouverture et mutations, Gabiel Weissberg, 30 janvier 2002
 CR Vietnam 30.01.02.pdf

Enjeux géopolitiques aux marges de la Russie, Vladimir Kolossov, 19 décembre 2001
 CR Russie 19.12.01.pdf

Un géographe dans la jungle indonésienne : de l’exotisme au terrain de recherche, Frédéric Durand, 28 novembre 2001
 CR Jungle 28.11.01.pdf

Toulouse et la Garonne ou les vicissitudes d’une proximité, Jean-Marc Antoine,  François Gazelle, 24 octobre 2001
 CR Garonne 24.10.01.pdf

Les non-dits du tourisme international, Driss Boumeggouti, 30 mai 2001
 CR Tourisme 30.05.01.pdf

Qu’est-ce qu’une autoroute ?, Michel Cohou, 25 avril 2001
 CR Autoroute 25.04.01.pdf

Le grand Toulouse : quelle intercommunalité ?, Philippe Estebe, 31 janvier 2001
 CR Grd Toulouse 31.01.01.pdf

Territoires, territoire : élargir l’Europe ?, François Taulelle, 20 décembre 2000
 CR Elargir Europe 20.12.00.pdf

Grandes villes et métropoles, Guy Jalabert, 29 novembre 2000
 CR Grdes villes et métropoles 29.11.00.pdf

Vins, vignes et vignerons, Christian Beringuier, 25 octobre 2000
 CR Vins Vignes Vignerons 25.10.00.pdf

Le bout du monde, Jean-Claude Bastos, 7 juin 2000
 CR Bout du Monde 07.06.00.pdf

Les Pyrénées : Nature sauve, Nature aménagée ?, Didier Buffière, Jean-Paule Métailié, 3 mai 2000
 CR Pyrénées 3.5.00.pdf

« Y’a plus de saisons ? », Pierre Bessemoulin, Martin Soudière, 5 avril 2000
 CR Saisons 5.4.00.pdf

Bosnie, Kosovo, Timor Oriental : des « protectorats » internationaux ?, Michel Roux, Frédéric Durang, 8 mars 2000
 CR Protectorats 08.03.00.pdf

En marge de la ville, au coeur de la société: Ces quartiers dont on parle, Louis Canizares, Marie-Christine Jaillet, 2 février 2000
 CR Ces quartiers 5.2.00.pdf

Les territoires du rugby, Christian Béringuier, 5 janvier 2000
 CR Rugby 5.1.00.pdf

La Malbouffe et le Bien-Manger, Jean Pilleboue, Jean-Pierre Poulain, 1 décembre 1999
 CR Malbouffe 1.12.99.pdf

Territoires amphibies ((Les Bêtes du Sud sauvage, Benh Zeitlin, 2012, États-Unis), Manouk Borzakian.

betes_sud_sauvageEn Louisiane existent, de part et d’autre d’une discontinuité à la fois matérielle et idéelle qui n’a peut-être pas tant à envier au mur séparant États-Unis et Mexique, un ici et un là-bas vécus comme difficilement réconciliables, difficilement commensurables. Là-bas, c’est au-delà de la digue, dont le caractère fonctionnel, le rôle de protection contre les éléments non humains s’accompagne d’une charge symbolique bien humaine et d’une capacité à séparer qui en fait aussi et surtout une frontière socioéconomique, perçue comme étanche par les habitants de l’ici – et sans doute par ceux du là-bas, qui tentent inlassablement de déloger les inconscients.

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Archives – Littérature – 2012-2013.

Retrouvez toutes les archives de la rubrique Littérature, à consulter et télécharger au format PDF.

Tonoharu (Lars Martinson), Bénédicte Auvray, 19 mars 2013
pdf_icon_16 Tonoharu_Lars_Martinson.pdf

Julien Gracq,  un écrivain-géographe (post-scriptum) : les « photographies recomposées » de Gérard Bertrand, Daniel Oster, 19 janvier 2013
pdf_icon_16 Julien_Gracq_les_photographies_recomposees_de_Gerard_Bertrand.pdf

Julien Gracq, un écrivain-géographe (3/3) : mutations et organisation de l’espace, Daniel Oster, 6 janvier 2013
pdf_icon_16 Julien_Gracq_mutations_et_organisation_de_l_espace.pdf

Julien Gracq, un écrivain-géographe (2/3) : une géographie sentimentale, Daniel Oster, 9 décembre 2012
pdf_icon_16 Julien_Gracq_une_geographie_sentimentale.pdf

Julien Gracq, un écrivain-géographe (1/3) : des mots et des paysages, Daniel Oster, 18 novembre 2012
pdf_icon_16 Julien_Gracq_des_mots_des_paysages.pdf

 

James Bond, le retour à la terre ((Skyfall, Sam Mendès, 2012), Manouk Borzakian.

skyfallRéussite certaine, Skyfall, vingt-troisième livraison des aventures de l’agent 007, se démarque du reste de la série par une indiscutable recherche formelle, doublée d’un hommage au cinéma et, dans un même mouvement, d’une volonté de rester fidèle à la série tout en affichant ses distances avec humour. La contradiction se manifeste à travers le personnage principal, dont on ne sait trop s’il est affaibli et déclinant ou, au contraire, plus fort que jamais ; inquiet et voué aux affres de l’introspection ou toujours aussi nonchalant et implacable ; nostalgique d’un espionnage à l’ancienne ou éternellement ravi d’en découdre.

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