Préparer l’épreuve de géographie au concours d’entrée à l’ENS de Lyon avec les ressources des Cafés géographiques (session 2019)

Thème : Les littoraux dans le monde

 

FREMONT Antoine, « Océans, conteneurisation, mondialisation », Cafés géographiques, Rubrique Les comptes rendus, Saint-Brieuc, 13 octobre 2017.

 

  • AUGENDRE Marie, « Fukushima, six ans après : politique de retour et zone grise de l’accident nucléaire », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes rendus, 8 mars 2017.

http://cafe-geo.net/fukushima-6-ans-apres-politiques-de-retour-et-zone-grise/

L’ampleur des retombées radioactives sur le territoire a en partie été limitée par les vents. Fukushima se situe à l’est de l’île de Honshū, et le Japon est soumis à des vents dominants d’ouest (les westerlies), qui ont chassé l’essentiel de la contamination vers l’océan. La carte de la contamination montre certes une concentration autour de Fukushima, mais également dans le nord-ouest et le sud-est de ce département, en particulier dans la région de Tokyo. Mais on ne parle pas de cette contamination-là. Parler de la « catastrophe de Fukushima » fait le silence sur d’autres zones ce qui arrange bien ces espaces ; il faut être conscient que la contamination ne se limite pas au département de Fukushima…

 

  • AUGUSTIN Jean-Pierre, « L’océan, le surf et les territoires de l’éphémère », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes rendus, FIG, 2 octobre 2009.

http://cafe-geo.net/locean-le-surf-et-les-territoires-de-lephemere/

Le surf est l’épure des sports de glisse (parmi lesquels on peut citer également la planche à voile, le kayak-surf, le body surf, le body board…), apparus dans les années 1960 dans les médias. La plupart d’entre eux sont d’origine californienne. Pour ce café géo, il se propose de revenir plus particulièrement sur la question du surf, en trois points : historique des pratiques du surf, diffusion dans le monde et territoires du surf.

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Préparer la question « La nature, objet géographique » à l’agrégation externe de géographie avec les Cafés géographiques

Pour trouver les articles portant sur les autres questions au programme de l’agrégation externe de géographie (session 2019), vous pouvez visiter la page Préparer l’épreuve de géographie au CAPES externe d’Histoire-Géographie avec les Cafés géographiques.

 

Désir de pelouse, Place des Vosges, Paris, 14 avril 2013, Copyright © L. BOURDEAU-LEPAGE dans « Bien être en ville. Quand la nature est l’objet du désir des citadins », Cafés géographiques, Rubrique Les comptes rendus de Lyon, 15 novembre 2014

 

  • AMAT Jean-Paul, « Les forêts de la Grande Guerre », Cafés géographiques, Rubrique les Comptes Rendus, 13 janvier 2018.

http://cafe-geo.net/les-forets-de-la-grande-guerre-jean-paul-amat/

Le lien forêt/Grande Guerre bénéficie de l’intérêt récent de nos contemporains pour le patrimoine non seulement historique et culturel mais aussi biologique.

En mentionnant la Grande Guerre dans le titre, l’auteur donne des repères territoriaux – les forêts du Nord et de l’Est de la France – mais son travail porte sur trois périodes : le XIXème siècle où les forêts sont acteur de l’aménagement du territoire, les années 14-18 où les forêts sont acteur de la guerre, et l’après-guerre où la forêt est vectrice de cicatrisation.

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Préparer l’épreuve de géographie au CAPES externe d’Histoire-Géographie avec les Cafés géographiques

Les Cafés géographiques ont recensé les articles parus ces dernières années et relatifs aux trois thèmes de géographie au concours du CAPES externe d’Histoire-Géographie (session 2019). Vous trouverez également des articles susceptibles de vous aider à préparer l’épreuve orale « Analyse de situation professionnelle ».

 

1. Géographie des territoires : Les espaces ruraux en France

La Compôte (73) dans DEPRAZ Samuel, « Les nouveaux bourgeois des campagnes: vers une éviction rurale ? », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes Rendus, 11 janvier 2017

  • CHARVET Jean-Paul, « 2005, année charnière: la France agricole et rurale transformée en un vaste champ d’expérimentation», Cafés géographiques, Rubrique Vox geographica, 2 février 2005

http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/2005-france-agricole-rurale.pdf

Les évolutions des dernières décennies avaient déjà engendré de profonds bouleversements dans les campagnes françaises (Charvet, 1977). Les réformes de la Politique Agricole Commune de 1992, puis de 1999 (Agenda 2000) avaient ensuite encouragé l’émergence de nouveaux modèles de production agricole. Avec la réforme actuelle -dont les grandes lignes ont été tracées par l’accord de Luxembourg du 26 juin 2003 -on entre dans une nouvelle phase de transformation profonde de la PAC. Sous la pression des nouvelles demandes adressées à l’agriculture par la société globale (traçabilité et qualité des produits, sécurité alimentaire, bien être animal, meilleure gestion de l’environnement …) et des négociations commerciales internationales menées dans le cadre de l’OMC, la PAC entame, peu de temps après la réforme précédente, une authentique mutation (Charvet, 2004). Cette nouvelle PAC doit être mise en place dans l’Union européenne entre 2005 et 2007. Pour la France ce sera en 2006, mais avec une année d’expérimentation en 2005.

 

  • DELFOSSE Claire, LASSAGNE Didier, « Le terroir et sa gastronomie facteurs de développement local », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes Rendus, 13 juin 2017.

http://cafe-geo.net/terroir-gastronomie-facteurs-de-developpement-local/

On note un regain d’intérêt pour alimentation et l’identité des territoires dans un contexte de globalisation et d’hyper-mobilité des populations. Ceci a d’ailleurs contribué à une véritable déconnexion entre l’acteur économique et son territoire, entre le mangeur et son terroir.

D’où cette question : au regard du passé et des projections sur l’avenir, en quoi le terroir est-il en mesure de contribuer au développement local ainsi qu’au rayonnement des territoires ?

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Une publicité pour une destination touristique ensoleillée dans le métro parisien : sous la lumière, des ombres.

 

Publicité à destination des populations qui fréquentent le métro Denfert-Rochereau.
Photographie prise par Emilie Viney, 3 octobre 2017.

Le slogan publicitaire est le suivant : « Envie de plaisirs méditerranéens. Valencia, là où le soleil brille 300 jours par an ». « Vol Paris Valencia, 2H, Vols 7 jours sur 7 ».

Le but de la publicité est de vendre aux Parisien.ne.s qui fréquentent le métro une destination touristique. Dans « les  heures souterraines »[1] qui animent nos parcours journaliers dans le métro, que cherche à nous dire le message publicitaire ? Avec quels registres du discours fraye cette publicité ? Pourquoi, dans l’ombre du métro, les publicités des destinations ensoleillées peuvent-elles avoir des relents coloniaux ?

Que voit-on sur la photographie qui vante la destination de « Valencia » ? Au premier plan, un homme et  deux femmes. L’homme à la peau blanche est debout, porte une chemise blanche, des lunettes de soleil, une barbe et a les mains sur le volant d’un bateau à moteur. Il sourit mâchoire serrée. Il semble, derrière ses lunettes, regarder vers nous.

A la gauche de l’homme, une femme à la peau blanche se tient debout en position plus basse que l’homme. Elle porte une veste violette ouverte et un t-shirt blanc. Elle a les cheveux détachés et rit la bouche ouverte, dents visibles, en tenant d’une main une boisson jaune pétillante et de l’autre main sa veste en-dessous du sein. Son visage est tourné vers le côté en direction de l’autre femme et de l’homme.

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Le terrorisme frappe les hétérotopies

Quoi de commun entre la plage de l’hôtel de Sousse en Tunisie, la salle de concert du Bataclan à Paris, l’aéroport de Bruxelles en Belgique, le site de Palmyre en Syrie ou encore la discothèque gay d’Orlando en Floride ? Le terrorisme frappe-t-il au hasard ou n’y a-t-il pas dans ces lieux quelque chose de commun ?

Relire Michel Foucault peut permettre de répondre à ces interrogations. Lors d’une conférence au Cercle d’études architecturales donnée en 19671, Foucault fonde le concept d’« hétérotopie »2. Il distingue ainsi des lieux qui se différencient des autres car ils fonctionnent comme des « contre-espaces », des utopies localisées comme, par exemple, la tente d’indiens dans le grenier ou le lit des parents occupé par les enfants, mais aussi les clubs de vacances, les musées, les bibliothèques ou encore les bateaux. Ces hétérotopies se logent donc dans l’espace privé ou public, des espaces de l’intime ou de l’extime3.

Ces hétérotopies ont alors un autre fonctionnement : les groupes sociaux y agissent suivant des règles qui ne répondent plus ou plus totalement à celles qui peuvent s’exercer dans les espaces environnants. Dans ces espaces, les comportements sociaux et corporels sont modifiés.

Foucault explique que ces lieux servent en quelque sorte à « effacer, neutraliser ou purifier » les autres espaces. Dit autrement, les espaces fonctionnent comme des soupapes : expressions des sentiments et des émotions qui sont normés habituellement et contrôlés dans les espaces du quotidien.

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