Existeront-elles encore demain ? Les îles du Pacifique face au réchauffement climatique. Rencontre avec Emilie Chevalier.

Café Géographique de Saint-Brieuc, Mardi 16 mai 2017, compte rendu de Christiane Barcellini.

 

Emilie Chevalier est agrégée de géographie. La thèse qu’elle va soutenir dans quelques mois porte sur la question des migrations climatiques au XXIème siècle dans le Pacifique Sud. Elle a écrit plusieurs articles sur le sujet et participé à des tables rondes (FIG, Cafés géo).

Le sujet de ce soir pose la question de l’éventualité de la disparition d’îles dans le Pacifique Sud dans le contexte du changement climatique.

Emilie Chevalier précise que la réflexion qu’elle se propose de mener est liée à son sujet de thèse qui porte sur les migrations et les mobilités comme facteur de production des territoires insulaires en Océanie face au changement climatique. Ses réflexions s’inscrivent également dans un projet de recherches sur les stratégies françaises dans le Pacifique Sud (Projet STRAFPACC) dans le contexte du changement climatique et qui a été financé un an avant la COP 21 de Paris où la France s’est positionnée comme un leader face au changement climatique notamment comme un leader en lien avec les Océaniens.

La réflexion de notre intervenante s’organise en trois temps :

  • les récits de disparition d’îles dans le Pacifique à travers une iconographie foisonnante largement médiatisée…
  • …en regard avec les faits, en particulier la diversité des territoires insulaires (variété des trajectoires de vulnérabilité et d’adaptation)…
  • …nous amènent à nous interroger :  la disparition est-elle la véritable question ?

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Les temps changent, le climat aussi ! Par Vincent Moron.

Café-géo de Montpellier du 15 Décembre 2015. Par Vincent MORON (Professeur à l’Université d’Aix-Marseille).

En introduction, les intervenants dressent le bilan de la COP 21 ayant eu lieu entre le 30 Novembre et le 12 Décembre 2015. Pour parler des enjeux du réchauffement climatique, invitation de Vincent MORON. Sa recherche s’intéresse à l’analyse de la variabilité et de la prédictabilité des précipitations et leurs effets sur les écosystèmes, notamment dans la zone tropicale.

Le début de la conférence s’interroge sur le temps d’aujourd’hui (15 décembre 2015) à Montpellier et analyse une image satellite qui montre une dépression sur le Languedoc-Roussillon. Celle-ci montre une situation classique, que l’on retrouve sur la carte des pressions avec de l’air chaud qui vient du Sud. Les variations thermiques quotidiennes en 2015 sont ensuite étudiées à l’aide d’un graphique. Celui-ci montre des variations importantes, parfois très rapides : + 10 °C en quelques jours, au mois d’octobre 2015 par exemple. Ces variations de températures intra-annuelles et le cycle thermique annuel moyen constituent le signal thermique le plus évident que l’on connaisse aujourd’hui.

Vincent Moron explique  que le cycle annuel thermique moyen est une réponse au cycle annuel du rayonnement solaire. Le rayonnement solaire précédant la température, certains éléments du cycle annuel thermique peuvent être prévus (ampleur, régularité). Ces prévisions globales peuvent même être lointaines (à l’échelle d’une année par exemple).

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« Géopolitique de l’ours polaire », Rémy Marion et Farid Benhammou (Ed. Hesse, 2015), Michèle Vignaux.
Rémy Marion et Farid Benhammou, Géopolitique de l’ours polaire, Editions Hesse, 2015.

Rémy Marion et Farid Benhammou, Géopolitique de l’ours polaire, Editions Hesse, 2015.

« Géopolitique de l‘ours polaire » : le rapprochement des termes peut faire sourire ou intriguer. Il est pourtant parfaitement justifié. Le grand plantigrade est à la fois le symbole et l’habitant du monde arctique, territoire que se disputent de façon plus ou moins feutrée plusieurs Etats avides de ressources minières et territoire que le réchauffement climatique modifie rapidement, sujet d’inquiétude pour tous les terriens.

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La canicule et le Spitzberg, Daniel Oster.
Le miroir d’eau de Bordeaux sous la canicule, juillet 2015 (source : www.20minutes.fr)

Le miroir d’eau de Bordeaux sous la canicule, juillet 2015 (source : www.20minutes.fr)

La canicule est au rendez-vous de l’été 2015, cela ne fait aucun doute. Paris a même battu son record historique du 28 juillet 1947 avec 39,7 degrés Depuis le début du mois de juillet, les fortes chaleurs n’ont pas vraiment quitté le Sud-Est et une grande partie de la France a subi une nouvelle vague de chaleur du 15 au 18 juillet. Des pannes de train et d’électricité perturbent la vie quotidienne de nombreux Français, des pics de pollution à l’ozone se succèdent. Les autorités politiques ont pris un maximum de précautions pour éviter la catastrophe de l’été 2003. Si les touristes ne semblent pas affectés par cette situation climatique, il n’en va pas de même pour d’autres secteurs comme l’agriculture. Même à Chablis où la vigne en a vu d’autres, les grappes de raisin commencent à souffrir de la sécheresse prolongée. L’affaire est entendue, le changement climatique augmente la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur en France comme dans le reste du monde. La Conférence de Paris sur le climat prévue en décembre 2015 a du pain sur la planche, elle qui doit élaborer un nouveau texte pour remplacer le protocole de Kyoto venant à expiration en 2020.

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Les communautés inuit face au développement minier de l’Arctique, par Jean-Louis Martin et Sylvie Blangy.

Café Géo de Montpellier du 14 janvier 2014, « Les communautés inuit face au développement minier de l’Arctique ». Les invités de cette soirée sont Jean-Louis MARTIN (directeur du département Dynamique et gouvernance de systèmes écologiques CEFE/CNRS, Montpellier) et Sylvie BLANGY (ingénieur de recherche CNRS/CEFE, Montpellier), tous deux ayant une grande expérience de terrain dans le Grand Nord canadien. Compte-rendu rédigé par Coralie Brichet.

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Les défis de la viticulture française : le vin cherche ses marques, avec Sophie Lignon-Darmaillac et Yohan Lafragette.

Au Café de Flore le mardi 11 février 2014, Invités : Sophie Lignon-Darmaillac et Yohan Lafragette, Introduit et animé par Maryse Verfaillie

Sophie Lignon-Darmaillac est Maître de conférences à Paris IV. Elle dirige le Master Alimentation, Cultures alimentaires. Dans le cadre de son HDR (Habilitation à diriger des recherches) parrainée par Jean-Robert Pitte, elle a produit un travail très original sur « L’œnotourisme en France. Nouvelle valorisation des vignobles », éditéchez Féret à Bordeaux en 2009.

Yohan Lafragette est encore étudiant. Il est membre des Cafés géographiques depuis 4 ans et membre du Comité de Rédaction depuis cette année. Il est intervenu à Reims, lors du petit voyage organisé par l’Association, sur les vins de Champagne. Pour obtenir son Master en géographie des risques, il a œuvré deux ans sur les vins du Nord de la France, à travers le prisme du changement climatique.

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Une région française peut-elle anticiper le changement climatique ? Daniel Oster.

prevoir_pour_agir195 pays de la planète, réunis à Varsovie dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques, viennent péniblement de se mettre d’accord sur un compromis fixant la feuille de route des grandes échéances qui doit conduire à un accord mondial sur le climat en 2015. Dans le même temps, depuis de nombreuses années déjà, de réels efforts sont entrepris à l’échelle locale, particulièrement sur les continents européen et américain, pour faire face à l’impact du changement climatique.

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Vins du Nord, vins du futur ? Les vins face au réchauffement climatique
Dégustation avec Gilles Fumey, maître de conférences de géographie à l’université Paris-IV, organisée par l’association Urbams et Vincent Marcilhac, doctorant en géographie.

Les vins allemands et du nord de l’Europe ne sont pas très connus. Ce sont les vins les plus septentrionaux qui soient et ils se développent encore vers le Nord : des vignes sont plantées aujourd’hui à Maastricht (Pays-Bas) et les Danois commencent à s’y mettre, mais en petite quantité, donc nous n’en parlerons pas encore. Avec le réchauffement climatique, les vignes vont se développer en Allemagne, une des régions les plus peuplées du monde. Et les vins voir leur qualité s’accroître. C’est pourquoi nous conseillons de boire ce que personne ne boit encore aujourd’hui. Les gens du Nord ne vont pas se contenter d’acheter des vins à l’extérieur, ils vont en faire, de plus en plus, et à leur goût. Soyons attentifs à ce qui se passe sur les bords du Rhin et au-delà. C’est le sens de notre dégustation de ce soir.

Weinberg, dans la vallée du Rhin Source : www.rheintal-ultra.de

Weinberg, dans la vallée du Rhin
Source : www.rheintal-ultra.de

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