« Les routes de la soif. Voyage aux sources de la mer d’Aral », Cédric Gras (Stock, 2025), Michèle Vignaux.

Le titre est un jeu de mots (« soif » / « soie ») qui donne deux clés essentielles de l’ouvrage, la localisation (l’Asie centrale parcourue par les antiques routes commerciales chinoises) et le thème majeur (le stress hydrique dont souffre cette région).

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Carte postale de la Mer d’Aral, Michel Sivignon.

La Mer d’Aral asséchée, son exploitation touristique. Rive sud, près de Mouïnak

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Mer d’Aral

Bonne carte postale

Parmi les navires échoués sur les sables qui ont remplacé la Mer d’Aral, celui-ci est le seul à être vêtu non pas de rouille mais de peinture beaucoup plus fraîche. C’est qu’il est devenu un prototype, utilisé pour reportages photographiques et émissions de TV. On l’a donc repeint pour améliorer les contrastes. Etait-ce à la demande des photographes et cinéastes ou à l’initiative des sociétés locales ? Ces dernières en ont profité pour changer le nom de l’épave. Initialement, elle s’appelait « République Kirghize ». Mais on ne se trouve pas ici sur le territoire de la république en question, devenue indépendante. On l’a donc rebaptisée « Karakalpakskaïa », du nom de la république autonome incluse dans l’Ouzbékistan, où est localisée l’épave. On ne va tout de même pas faire de la publicité pour les concurrents.

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