Le nouveau désordre mondial, par Frédéric Encel.

Frédéric Encel. Photo de M. Huvet-Martinet

Pour traiter cette question, nous avons reçu Frédéric Encel au Café de Flore ce mardi 30 septembre 2025.  Docteur HDR en géopolitique de l’Institut français de géopolitique de l’université Paris VIII, Frédéric Encel est maître de conférences à Sciences Po Paris et professeur à la Paris School of Business. Il est l’auteur de La guerre mondiale n’aura pas lieu paru chez Odile Jacob en 2025.

Café géographique de Paris, Le Flore, 30 septembre 2025, animé par Daniel Oster, compte rendu de Claudie Lefrère-Chantre. (suite…)

Kaliningrad : une épine russe en Europe, enclave ou exclave ? Maryse Verfaillie.

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Décentrer le regard : ce que la guerre en Ukraine fait aux sciences sociales, Anna Colin Lebedev.

L’intervention d’Anna Colin Lebedev à l’Institut Catholique de Paris, ce 7 mars 2024, n’est pas une analyse supplémentaire sur le conflit russo-ukrainien. Cette enseignante-chercheuse, maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre, se définit comme sociologue politique, spécialiste de ce qu’on appelle encore couramment le monde post-soviétique. Son objectif est de démontrer comment l’agression russe dès 2014 en Crimée remet en cause les grilles de lecture de l’histoire de la Russie puis de l’URSS utilisées par le monde académique occidental et particulièrement français. Ces grilles de lecture proposées par la Russie, plus facilement accessibles, la remettent toujours au centre. Ce sont donc des spécialistes de la Russie que les médias ont invités pour analyser l’« opération militaire spéciale » de Vladimir Poutine. On a pris un regard russe pour considérer l’Ukraine (c’est ce même regard qu’on applique aux pays d’Asie centrale, du Caucase…anciens membres de l’Empire).

Compte rendu de Michèle Vignaux.

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Volga, l’héritage de la modernité, de Pascal Marchand (CNRS Editions 2023), Michèle Vignaux.

Pascal Marchand, Volga. L’héritage de la modernité, CNRS Editions, 2023

La Volga, chère aux romanciers russes, a été transformée par les Bolcheviks au XXe siècle. Rêve ou cauchemar ? Au XXIe siècle, un nouveau destin s’ouvre devant elle, celui de devenir un fleuve d’Asie.

A tous les romantiques attachés à la « Petite Mère Volga » et à ses bateliers (en fait des haleurs) chantés par Ivan Rebrov, l’ouvrage du géographe Pascal Marchand provoquera un difficile retour à la réalité. Le majestueux fleuve de 3700 km est aujourd’hui une succession de barrages en béton et de lacs de retenue ; ses rives sont creusées par l’érosion ; son delta avance dans une mer Caspienne dont le niveau baisse ; et la pollution est un souci majeur. Qui est responsable de ce bilan ? C’est en grande partie l’homo sovieticus dont l’hubris a cru dompter les éléments naturels pour apporter en même temps et de façon massive électricité, irrigation, ressources halieutiques et voie de circulation.

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Le Haut-Karabakh : la question des frontières dans le Caucase, rencontre avec Henry Jacolin.

Henry Jacolin et M. Huvet-Martinet (modératrice) Photo J.P.Némirowsky.

L’Institut de géographie accueillait le 18 novembre 2023 Henry Jacolin (H.J), ancien diplomate, ambassadeur de France à Sarajevo pendant le siège (https://cafe-geo.net/henry-jacolin-lambassadeur-et-le-siege-sarajevo-1993-1995-paris-fauves-editions-2018/), fin connaisseur de la géopolitique du Caucase puisqu’il a assuré, de 2002 à 2005, la médiation du conflit du Haut-Karabakh en tant que co-président  groupe de Minsk.

Café géographique de Paris, Institut de géographique, 18 novembre 2023, compte rendu de Micheline Huvet-Martinet.

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Géopolitique du cyberespace russophone, par Kévin Limonier.

Kévin Limonier au Café de Flore lors du café géo du 31 janvier 2023

C’est devant une audience nombreuse et curieuse d’aborder un nouveau champ d’étude de la géographie que Kévin Limonier est intervenu au café de Flore le 30 janvier 2023. Kévin Limonier, maître de conférences en géographie et en études slaves à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris 8) est également directeur adjoint de GEODE (Géopolitique de la dataspère), centre de recherches disciplinaires qui est l’un des deux Centres d’Excellence choisis en 2020 par le Ministère des Armées afin de promouvoir la relève stratégique de la France. Compte rendu de Micheline Huvet-Martinet,

Quels sont les enjeux géopolitiques de la révolution numérique ? En quoi le cyberespace est-il un objet géographique et géopolitique ? Est-il possible de le cartographier ? Comment ? Ce sont les questions qui ont été abordées à travers l’exemple du cyberespace russe et russophone.

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Frontières et fronts numériques : les enjeux territoriaux d’Internet dans la guerre en Ukraine. Par Louis Pétiniaud.

Café géographique de Montpellier, 2023. Compte rendu de Annabel Misonne et Marine Truffaut.

Louis Pétiniaud est docteur de l’Institut Français de Géopolitique et chercheur postdoctoral au sein du laboratoire IFG-Lab et du centre de recherche GEODE. Spécialiste d’Internet dans les conflits territoriaux, il a soutenu en novembre 2021 une thèse sur la fragmentation géopolitique et numérique de l’Ukraine sur la période 2013-2020. Il a récemment reçu le 1er prix scientifique de thèse de l’Institut des hautes Études de Défense Nationale. Le 17 janvier 2023, il est l’invité des Cafés Géo de Montpellier pour présenter les enjeux territoriaux d’Internet dans la guerre en Ukraine. (suite…)

La guerre en Ukraine : l’onde de choc marine (Mardi de la Mer, ICP, 2022), par Oudot de Dainville, Alina Miron, Paul Tourret, Michèle Vignaux.

Le dernier Mardi de la mer (1), organisé par l’Institut catholique de Paris (ICP) et l’Institut français de la mer (IFM), a traité d’un aspect de la guerre en Ukraine peu abordé par la presse : ses conséquences maritimes, tant du point de vue géopolitique qu’économique. Participaient à cette conférence l’amiral Oudot de Dainville, la juriste spécialiste du droit international de la mer Alina Miron et le géographe Paul Tourret, directeur de l’Institut Supérieur d’Economie Maritime (ISEMAR) (2).

Compte rendu de Michèle Vignaux.

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Une visite au Mémorial du génocide arménien (2022).

Les Cafés géographiques ont organisé en juillet 2022 un voyage en Arménie, petit Etat du Caucase dont les relations conflictuelles avec le voisin azerbaïdjanais ont encore provoqué plus d’une centaine de morts ces dernières semaines. L’histoire des Arméniens dont le territoire a longtemps été partagé entre les puissants empires russe et ottoman, est marquée de nombreux épisodes tragiques. Le plus douloureux est sans doute le génocide (terme inventé par le juriste Raphaël Lemkin en 1943) subi en 1915 dans l’Empire ottoman. Les Jeunes Turcs, alors au pouvoir à Istanbul, planifient le massacre puis la déportation de toute la population arménienne, hommes, femmes et enfants, jusque dans le désert syrien où la plupart moururent.

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L’Arménie, montagne christianisée du Caucase

Le monastère arménien de Khor Virap © Maryse Verfaillie, juin 2022

A l’aube du jour, dans l’air froid et pur de la plaine, le mont Ararat apparaît en majesté, marquant la frontière avec la Turquie. Ne dit-on pas que Noé s’y échoua avec son arche ?
A l’aube de l’histoire, à l’aube du christianisme, gardienne de vieux et précieux manuscrits, l’Arménie fascine.
Montagne magique, parsemée de monastères, c’est un pays de pierre, riche et pauvre à la fois, enclavé dans les hauteurs du Caucase, maintes fois convoité, amputé, mais jamais anéanti. Etat disparu, ressuscité, soviétisé au XXe siècle, c’est un pays indépendant depuis 1991, mais toujours en zone de grande turbulence.
Les Arméniens, perpétuellement en marge des grands empires se sont aujourd’hui constitués en Etat-nation. Un pays qui garde une part de mystère et exerce un attrait impérieux pour le voyageur géographe.

► Consulter le dossier en pdf, réalisé par Maryse Verfaillie

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