Russes et Ukrainiens : la nation ukrainienne existe-t-elle ? par Denis Eckert.

Un café géo passionnant est programmé mardi 15 novembre 2022 de 19h à 21h au Café de Flore (Paris 6e). Le titre en est Russes et Ukrainiens, les frères inégaux, reprenant exactement le titre du livre de l’historien autrichien Andreas Kappeler publié en Allemagne en 2017 et qui vient d’être traduit en français chez CNRS Editions. L’intervenant de la soirée sera Denis Eckert, géographe, directeur de recherche au CNRS, qui a traduit l’ouvrage. Celui-ci est une géohistoire de la relation entre Ukrainiens et Russes en même temps qu’un modèle de réflexion historique.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Russes et Ukrainiens : la métaphore des frères dans deux ouvrages d’histoire récents

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Aimé Césaire, Cahier d’une retour au pays natal, 1947, Théo Roussel.

Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal, Présence africaine, poésie, 1983

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Prix du Livre de Géographie des Lycéens et Etudiants

Créé en 2020, le Prix du Livre de Géographie des Lycéens et Etudiants récompense un ouvrage de géographie qui s’adresse notamment au public des lycéens et des étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et à l’Université. Ce sont des lycéens et étudiants encadrés par un enseignant qui votent chaque année pour désigner le livre lauréat.

L’association des Cafés Géographiques qui soutient cette belle initiative est heureuse d’annoncer le résultat du Prix 2022. Il s’agit de l’ouvrage de Camille Schmoll Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée (éditions La Découverte, 2020). Et cela d’autant plus que nous avons eu le privilège d’un entretien exclusif avec Camille Schmoll au sujet de ce beau livre. Cet entretien a été publié sur notre site et peut être suivi dans la rubrique « Les vidéos » (Les Cafés Géo » Visioconférence n°4 : Camille Schmoll parle des migrations féminines en Méditerranée (cafe-geo.net).

L’Ukraine aux Cafés géo

Nous nous réjouissions de recevoir, le 8 mars prochain au Flore, Cédric Gras, géographe, grand voyageur (1), et excellent écrivain. De nombreuses questions suscitaient notre curiosité : rapport entre voyage et écriture, nécessité du temps long pour appréhender un lieu, goût des confins et des frontières, dilection particulière pour le monde russe de Mourmansk à Vladivostok. Il y a vécu plusieurs années dont cinq en Ukraine où il dirige l’Alliance française de Donetsk en 2014 lorsqu’intervient la révolution de Maïdan. Son expérience des déchirements qui affectent alors le Donbass sécessionniste est transposée dans un roman, Anthracite (2). Très affecté par la situation actuelle de l’Ukraine, Cédric Gras a décidé de s’y rendre. Nous le retrouverons à son retour pour un café consacré à ce pays.

1) Membre de la Société des Explorateurs Français
2) Anthracite, Paris : Stock, 2016

Constantin Paoustovski ((1892-1968), arpenteur et reporter de la Russie (soviétique ?), Philippe Piercy.

Constantin Paoutovski. La tanche d’or. Ed. de l’aube, 2018. https://editionsdelaube.fr/catalogue_de_livres/la-tanche-dor/

Une traversée de l’espace-temps soviétique par un romancier qui rêvait d’un ouvrage purement géographique 

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A propos de Saisons du voyage de Cédric Gras : éloge du piétinement géographique

Cédric Gras, Saisons du voyage, Babelio, 2018.

Cédric Gras a reçu une formation de géographe. Il figure dans la petite cohorte des géographes de sa génération qui se sont « évadés » vers la littérature, avec Sylvain Tesson et Emmanuel Ruben. « Évader » n’est pas le terme propre qui suppose une géographie ceinte de murs malaisés à franchir. A coup sûr, en tout cas, Cédric Gras s’est évadé du langage géographique et du ton académique, dès les premières phrases de son livre. Un des grands mérites de C. Gras réside dans la qualité de son écriture.

Ce livre est une réflexion sur l’expérience du dépaysement plutôt que du voyage. Il comporte des chapitres très autobiographiques, mais il dépasse sans cesse cette dimension personnelle.

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Sabine Weiss – Sous le soleil de la vie. Compte-rendu d’exposition (Les Douches la Galerie, Paris 10e), Maryse Verfaillie.

L’exposition « Sabine Weiss – Sous le soleil de la vie » a lieu jusqu’au 27 février 2021 aux Douches la Galerie (Paris 10e).

L’Homme qui court, Paris, 1953 © Sabine Weiss/Courtesy Les Douches la Galerie, Paris

Dernière représentante de l’école humaniste de la photographie, Sabine Weiss explore depuis plus de 80 ans une grande variété de domaines : reportages, portraits de célébrités, œuvres pour la publicité ou la mode et surtout témoignages sur l’existence des « gens de peu ». Elle expose encore ces jours-ci à Paris à la galerie Les Douches. Elle a 96 ans. Sa passion ne s’est jamais démentie et sa curiosité reste insatiable. Ses photos en blanc et noir, sont certainement les plus réussies et évoquent les photographes qu’elle a côtoyés, tels Robert Doisneau, Willy Ronis, Edouard Boubat ou Brassaï. L’Homme qui court, la nuit, dans le bois de Boulogne, c’est son mari, Hugh Weiss.

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Patrick Modiano et Pierre Le-Tan, chrono-topographes des marges (Paris de ma jeunesse, P. Le Tan, 2019 ; Memory Lane, Patrick Modiano), Philippe Piercy.

Le texte qui suit résulte du rapprochement suscité par la lecture successive de deux ouvrages : Paris de ma jeunesse de P. Le-Tan, constitué de 28 textes courts (une à trois pages) chacun référé à un lieu parisien, écrit en 1988, réédité et complété en 2019 – très peu de temps avant la mort de l’auteur – préfacé par P. Modiano, et Memory Lane, court texte (une soixantaine de pages) écrit par celui-ci et illustré par celui-là en 1981 ; ce texte, quoique moins connu que d’autres romans de P. Modiano, cristallise les thèmes qui font sa singularité, sa tonalité. Si Patrick Modiano a accédé depuis longtemps a une grande notoriété littéraire et publique (Goncourt en 1978, Nobel en 2014), Pierre Le-Tan est moins connu, bien qu’illustrateur de nombreuses éditions littéraires, concepteur de publicités pour de grandes enseignes. Il est aussi un ami et complice précoce de P. Modiano, notamment dans le petit ouvrage dont il sera question ici, Memory Lane, dès 1981.

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Henri Matisse, le bonheur de vivre, Maryse Verfaillie.

Le Bonheur de vivre, 1905-1906  –  Fondation Barnes, Philadelphie (Etats-Unis)

Matisse (1869-1954) a marqué le XX ème siècle de son art. Farouchement moderne sans céder à l’abstraction, il a manié le trait, la couleur, le mouvement, avec virtuosité. Dans une œuvre abondante qui aborde toutes les techniques (peinture, dessin, sculpture, gouache découpée, vitraux) le bonheur de peindre et celui de vivre ne font qu’un.

Choisir de l’évoquer au travers d’un petit nombre de tableaux est ardu. Mais en cette fin d’année 2020 qui célèbre les cent cinquante ans de sa naissance, revenons vers l’un des rares peintres heureux de vivre. Même lorsque les obsessions mémorielles deviennent exaspérantes, lorsqu’il s’agit de Matisse, on ne résiste pas.

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Arles, l’art au cœur de la ville,  Maryse Verfaillie.

La tour de Franck Gehry © Maryse Verfaillie

Se rendre en Arles n’est pas chose aisée pour le touriste pressé, la cité n’étant desservie ni par le TGV, ni par le moindre aéroport. Et, cependant, toutes les routes semblent mener à Arles, appuyée sur un bras du Rhône. Au centre de la ville un obélisque s’est figé sur la place de la république. En périphérie, la tour de l’architecte mondialement connu, Frank Gehry, le nargue du haut de ses 56 mètres. Aujourd’hui, la ville a réalisé un « parcours Van Gogh » célébrant les nombreux tableaux réalisés par le peintre durant son séjour à Arles.

Comment et pourquoi sont-ils arrivés là ? Enigmes nombreuses à résoudre, alors ne perdons pas de temps, sauf pour se poser, l’espace d’un instant au Café de Van Gogh le soir.

Van Gogh, Le café le soir, © Maryse Verfaillie

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