Longtemps la géographie, marquée par des réflexes positivistes prégnants, a entretenu des relations distantes avec la littérature et, d’une manière plus générale, avec l’art.
Depuis les années 1970, l’importance accordée à l’espace vécu et aux représentations a permis une évolution des liens entre la géographie et la littérature désormais considérée comme un médiateur possible.
Tout comme la littérature peut s’avérer utile dans la pratique de la géographie, il existe une lecture géographique des œuvres littéraires à condition bien sûr que celles-ci aient un rapport avec l’espace.
Daniel Oster



Cédric Gras a reçu une formation de géographe. Il figure dans la petite cohorte des géographes de sa génération qui se sont « évadés » vers la littérature, avec Sylvain Tesson et Emmanuel Ruben. « Évader » n’est pas le terme propre qui suppose une géographie ceinte de murs malaisés à franchir. A coup sûr, en tout cas, Cédric Gras s’est évadé du langage géographique et du ton académique, dès les premières phrases de son livre. Un des grands mérites de C. Gras réside dans la qualité de son écriture.







