Derrière la place Tahrir (Le Caire, Égypte, septembre 2014), Roman Stadnicki.
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Le Caire. Place Tahrir

Des cartes postales, 2014

La photo est de piètre qualité. La forte et intimidante présence policière à proximité de la place Tahrir au Caire, où a été prise cette dernière en septembre 2014, n’aide pas à faire les bons réglages. Suspendue à un mur de pierre, une banderole blanche dit en substance : « Aidez-nous à rouvrir nos rues » ! Cet appel au secours attire notre attention sur ce qui constitue probablement l’une des principales victimes collatérales des soubresauts de la transition politique en Égypte, à savoir l’usager du centre-ville du Caire.

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Istanbul, l’insondable [7-11 mai 2014].
La Corne d’Or et les chaînes qui en interdisaient l’entrée.

La Corne d’Or et les chaînes qui en interdisaient l’entrée.

 

Elle fut Byzance, elle fut Constantinople. Elle est aujourd’hui, non pas la capitale, mais la métropole la plus dynamique de la Turquie. Elle garde jalousement les deux rives du Bosphore et les deux cultures orientale et occidentale. Son patrimoine architectural est mondialement connu.

Avant de partir à sa découverte, cette petite citation : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples » (De Gaulle, Mémoires de guerre).

Ce voyage a été organisé par Les Cafés géographiques avec le soutien logistique de l’association Arts & Vie.

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Carte postale de Nouchabad (Iran), Claude Meghri.

NouchabadDes cartes postales, 2013

Des maisons basses, à un seul niveau, au toit en terrasse, qui s’ouvrent sur une cour intérieure, comme on en trouve dans de nombreux pays arides et semi-arides d’Afrique du Nord et d’Asie. Parcourant la chaussée en terre battue, quelques rares voitures, bien que le prix de l’essence soit subventionné et donc très bas (de l’ordre de 50 centimes le litre en parité de pouvoir d’achat) et surtout des motos, dont les pétaradants moteurs à deux temps les rendent audibles de loin. A 300 km au sud de Téhéran, dans le piémont du Zagros, à 1 200 d’altitude, le soleil n’est pas encore brûlant et il peut tout de même neiger dans les montagnes proches en ce 21 farvardine 1392 (dans le calendrier solaire iranien, qui commence à l’hégire, soit le 10 avril 2013 dans le calendrier julien). Un village iranien comme tant d’autres ? Et pourtant…

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Syrie : du soulèvement pacifique à la guerre civile ? animé par Isabelle Feuerstoss.

Café Géo animé par Isabelle FEUERSTOSS, Post-doctorante en géopolitique à l’Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8.

Ce Café Géo a eu lieu le mardi 11 décembre 2012 au Pré en Bulle – 9 Lices Jean Moulin, Albi à partir de 18h30.

Présentation problématique :

Le soulèvement qui a débuté en Syrie en mars 2011 est souvent interprété comme un effet domino du “printemps arabe”. L’impact des soulèvements tunisien, égyptien, libyen et yéménite relayés, entre autres, par Al-Jazeera, sur la détermination des Syriens est indiscutable.

Pour autant, malgré la similitude de certains paramètres (chômage endémique, corruption) et revendications (démocratie, dignité), on ne saurait limiter l’analyse de la crise syrienne à un simple effet de contagion. Par son ampleur et ses modalités d’action, elle s’avère inédite. Sur le terrain, la situation ne cesse de s’aggraver. Progressivement, le soulèvement pacifique mené au nom des principes de démocratie, de liberté et de dignité a basculé en guerre civile.

Le repli des différentes communautés composant la mosaïque syrienne est patent. Les ressentiments intercommunautaires qui avaient été refoulés pendant des décennies ont fini par ressurgir. La violence, les milliers de morts (40 000 selon l’ONU mais en réalité, certainement plus) et les destructions d’infrastructures, entrainent progressivement la déstructuration des cellules familiales, à l’instar de ce qui s’est produit en Irak à partir de 2003.

Comment en est-on arrivé là? Quelles sont désormais les perspectives de sorties de crises?

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Géographies de l’Afghanistan

Une première version de ce dossier a été mise en ligne le 18 novembre 2011. Nous remettons en ligne ce dossier suite à la mise à jour de notre site, les articles cités en références étant à nouveau disponibles (le texte de ce dossier n’a pas été actualisé). Dossier constitué par Bénédicte Tratnjek.

Le 29 juin 2011, les journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, otages des Taliban depuis 18 mois, sont libérés. Entre le 12 et le 14 juillet 2011, 7 militaires français vont trouver la mort sur ce théâtre d’opérations où la France est engagée depuis 2011. Le 14 juillet 2011, le président de la République française annonce le retrait progressif des troupes dès la fin 2011, processus qui devrait s’achever fin 2013. D’autres militaires vont être blessés ou tués dans les mois qui suivent, tandis que les acteurs de l’humanitaire dénoncent un retrait militaire trop hâtif, qui n’entre pas en résonnance avec la réalité du terrain. Derrière les enjeux d’ordre politique, éthique et juridique, se dessinent une géographie des conflits, des paysages de guerre, des espaces-refuges et des espaces-cibles, des espaces de combat et des espaces d’urgence humanitaire. Les Cafés géographiques vous proposent ce dossier, réunissant les archives du site sur la situation géopolitique de ce pays encore mal connu et mal compris, mais aussi pour vous donner à voir un « autre » Afghanistan, notamment au prisme de sa culture.

« Les conséquences des conflits afghans et la vulnérabilité des populations » Source : UNOSAT, reproduit dans Marie-Sophie Bock-Digne, « De l'utilité des images satellites et de la cartographie pour les interventions humanitaires », Planète Vivante, 26 octobre 2009.

Les conséquences des conflits afghans et la vulnérabilité des populations

Source : UNOSAT, reproduit dans Marie-Sophie Bock-Digne, « De l’utilité des images satellites et de la cartographie pour les interventions humanitaires », Planète Vivante, 26 octobre 2009.

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Repas turc
Repas géographique animé par :

Gilles Fumey présente le repas et la soirée en indiquant que la cuisine turque est considérée comme l’une des quatre plus importantes cuisines du monde (avec la chinoise, la mexicaine et la française), et beaucoup pensent qu’elle est plus importante que notre cuisine quant à son influence. Ce soir, nous avons avec nous deux invités qui vont nous parler de la cuisine turque et l’une de ses épigones, la cuisine grecque. Christian Boudan est un passionné de cuisine et il a écrit deux livres sur ce sujet. Le premier, Géopolitique du goût, traduit notamment en turc (ce qui permet de souligner au passage que les Turcs sont un peuple très gourmand et passionné de cuisine). Le deuxième invité, Michel Sivignon, est spécialiste de la Grèce. Il est aussi le premier animateur des repas géographiques, dont le premier avait été, en 1999, un repas grec (nous avons dégusté, depuis, plus d’une trentaine de repas géographiques). Nous verrons ce soir si ces deux nations, qui entretiennent des rapports conflictuels, peuvent dialoguer par l’intermédiaire de la cuisine.

Pour Christian Boudan, la cuisine turque est un « vaste sujet, qui plonge loin ses racines dans le temps ». Il se rappelle avoir fréquenté, dans les années 1960, les deux restaurants « grec oriental » qui existaient alors au Quartier latin. Christian Boudan précise d’emblée qu’il n’existe pas une mais des cuisines turques. La cuisine d’Istanbul est liée à la Méditerranée, avec beaucoup de poissons, alors que la cuisine d’Erzurum, dans l’est du pays, se rapproche de celle des steppes de l’Asie centrale. Nous avons donc affaire à des mondes culinaires très différents selon les régions dont on parle.

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Repas afghan, animé par Pierre Gentelle, François Neuville et Claude Colin-Delavaud.
Ils connaissent l’Afghanistan depuis plus de trente ans et en parlent avec passion. Ce n’est pourtant pas un repas d’anciens combattants qu’animaient Pierre Gentelle, François Neuville et Claude Colin-Delavaud, mais une formidable invitation au voyage géopolitique et géoculturel.

Pierre Gentelle a parcouru toute l’Asie Centrale jusqu’à la Chine, à pied en Land Rover ou en Volkwagen-Kombi, comme expert auprès du ministère du plan afghan ou en géographe attaché à des missions archéologiques, pour des recherches qui ont constamment mêlé les hommes, les milieux et leur histoire commune.

François Neuville a passé son adolescence à Kaboul, il fut élève du Lycée Istiqlal avant de rejoindre Langues-O à Paris, puis de retourner en Afghanistan comme chercheur.

Claude Colin-Delavaud connaît l’Afghanistan depuis près d’un demi siècle, son premier séjour date de 1956. Il s’était rendu dans un nord afghan alors très peu connu.
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