« La vengeance des terres rares. Au cœur d’une mystérieuse concession chinoise au Congo » : roman de Marcel Cassou (éditions L’Harmattan, 2011), Maryse Verfaillie.

En 52 chapitres très courts, Marcel Cassou nous invite à découvrir, sinon à partager, la vie au quotidien d’une concession minière au Congo devenu RDC (République Démocratique du Congo).

Marcel Cassou est un polytechnicien qui a effectué une carrière industrielle puis bancaire. Il a déjà publié une demi-douzaine d’ouvrages dont : Le Transsaharien : l’échec sanglant des missions Flatters, Feu nucléaire sur l’Iran, Les routes de la faim, comment survivre au Sahel, Otages au Mali.

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« L’Afrique : atouts et périls », dans Questions internationales, n°115, septembre-octobre 2022, Michèle Vignaux.

Questions internationales, n° 115, septembre 2022

Le dernier numéro de Questions internationales (1) est consacré à l’Afrique, continent peuplé de 1,4 milliards d’habitants répartis en 54 Etats. En article d’introduction, Sabine Jansen s’attache d’abord à réfuter les idées reçues généralement attachées à ce continent : sous-estimation de la taille due à la projection de Mercator, relative faiblesse de la population malgré une image de surpopulation, migrations essentiellement intra-africaines plus qu’extra-continentales. Elle analyse les principaux maux dont souffre l’Afrique qui présente le paradoxe d’associer pauvreté et abondance des ressources (1/3 des ressources naturelles du monde). Absence de démocratie, forte dépendance à l’égard de l’extérieur, agriculture incapable de nourrir la population…tous ces thèmes sont développés dans les articles du magazine. (suite…)

Le tourisme mémoriel de l’esclavage dans la métropole de Limbé-Bimbia (Cameroun anglophone), Jean Rieucau.

La ville de Limbé et le port négrier de Bimbia, localisés sur les côtes septentrionales du Cameroun, appartiennent au golfe du Biafra (Document 1). Limbé possède un site de baie remarquable, protégé par des îles volcaniques, situées à 500m du rivage. Cette cité est la principale ville anglophone du Cameroun par sa démographie (110 000 habitants). Elle s’appuie sur des aménités touristiques complémentaires entre elles : balnéaires, de montagne (randonnées, ascensions, sur et autour du volcan du Mont Cameroun), patrimoine architectural colonial allemand et anglais. Les rivages de sa baie servent également de plages aux habitants de Douala, située à 60 km plus au sud. Mais, cette destination touristique, en forte baisse de fréquentation, est pénalisée par la guerre civile, commencée en 2016, dans les régions sécessionnistes anglophones qui la jouxtent.

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Voyager le long du fleuve Congo, par Roland Pourtier.

 

Roland Pourtier, Professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, était l’unique intervenant de ce premier café géo post-covid au Café de Flore (Paris, 6e arrondissement) qui s’est tenu mardi 19 octobre 2021 de 19h à 21h. Pour cette reprise, la salle était bien remplie et a clairement exprimé sa satisfaction à l’issue des dernières questions ayant suivi l’exposé de Roland Pourtier, animé par les questions de Michèle Vignaux, modératrice de la soirée. Compte rendu rédigé par Daniel Oster.

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« Congo. Un fleuve à la puissance contrariée » Roland Pourtier (CNRS Editions, 2021), Michèle Vignaux.

 

 

Les Editions du CNRS ont confié à Thierry Sanjuan et Marie-Pierre Lajot la direction d’une nouvelle collection baptisée « Géohistoire d’un fleuve ». Il ne s’agit pas seulement d’y étudier un fleuve dans son hydrographie, ses paysages spécifiques, ses aménagements, mais aussi de prendre en compte son histoire et les imaginaires qu’il a engendrés. (suite…)

Le lac Tchad au péril de l’Anthropocène, par Géraud Magrin.

Café géographique de Montpellier, 2019. Intervenant : Géraud Magrin, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – U.M.R. PRODIG. Compte rendu rédigé par Pierre-Félix Vautrin.

La notion d’Anthropocène et son actualité au Sahel 

La notion d’Anthropocène est une notion proposée au début des années 2000 par Paul Crutzen (chimiste de l’atmosphère) pour nommer un nouvel âge géologique influencé par l’impact de l’activité des sociétés humaines sur le système « Terre ». À travers la notion d’Anthropocène, Paul Crutzen et d’autres chercheurs ayant travaillé sur cette notion, prennent en compte un certain nombre de dynamiques : le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, les changements dans le cycle de l’eau, etc. Ces éléments renvoient à l’évolution du système « Terre » d’un point de vue surtout biophysique : la principale critique soulevée par la notion d’Anthropocène est que celle-ci a tendance à dépolitiser la question des crises environnementales. En considérant d’une part que toutes les sociétés humaines ont (eu) la même empreinte sur les écosystèmes. Et en débouchant sur la proposition de solutions purement techniques pour résoudre le problème, à travers différents projets d’ingénierie environnementale, dont les enjeux politiques ne sont pas davantage questionnés. Les géographes ne s’intéressent à cette notion que depuis peu de temps : certains d’entre eux interrogent, à l’échelle des territoires, la manière dont cette notion permet d’éclairer d’un jour nouveau leurs objets d’étude, en prenant au sérieux la crise environnementale globale mais sans éluder la perspective politique qui fait le sel et l’intérêt des approches critiques de l’environnement.

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L’Afrique, un continent émergent ? par Alain Dubresson.

Alain Dubresson est l’invité des Cafés géographiques de Chambéry-Annecy pour esquisser une synthèse de la situation africaine en cette fin d’année 2018. Il est notamment le co-auteur avec Géraud Magrin et Olivier Ninot de l’Atlas de l’Afrique dont une nouvelle édition vient de paraître chez Autrement, et à l’instar du sous-titre de l’ouvrage il nous propose de questionner l’émergence de ce continent.

https://cafe-geo.net/events/l-afrique-un-continent-emergent/

Il débute son intervention en soulignant d’abord l’importance du point d’interrogation dans l’intitulé du café géo « L’Afrique, un continent émergent ? ». En préambule, il rappelle que les regards sur l’Afrique ont beaucoup changé durant les dernières décennies. Alors que le regard était globalement afro-pessimiste à la fin du XXe siècle en considérant l’Afrique comme un continent en crise quasi permanente, le début du XXIe siècle fut caractérisé par un rebond économique africain entre 2000 et 2015 et, par conséquent, les regards sur ce continent changèrent au profit d’un optimisme retrouvé, voyant en l’Afrique un nouvel espace de l’émergence. Alain Dubresson rappelle que cette notion d’émergence est particulièrement floue, mais qu’elle évoque cependant l’idée d’un changement, d’une transformation profonde de la société. Il s’interroge ainsi sur cette phase de croissance économique des années 2000 pour savoir s’il s’agit d’une étape dans la transformation structurelle du continent africain contribuant à son émergence ou, au contraire, s’il s’agit simplement d’une parenthèse de croissance qui ne permet pas à l’Afrique de sortir de sa situation de dépendance qui la caractérise depuis les traites négrières. À partir de ce questionnement, Alain Dubresson propose d’examiner la situation ambivalente de l’Afrique en constatant que ce continent est caractérisé à la fois par des facteurs et des marqueurs importants du changement et, en même temps, par des freins et des processus qui limitent la transformation de la société africaine. (suite…)

L’Afrique du Sud est-elle encore post apartheid ? Avec Philippe Gervais-Lambony.

Café Géographique,  28 septembre 2018, compte rendu de Christiane Barcellini.

 

Philippe Gervais-Lambony, est professeur à l’Université de Paris Nanterre et à l’Institut Universitaire de France, il est membre de l’UMR LAVUE. Spécialiste des questions urbaines, il conduit ses recherches sur les villes d’Afrique subsaharienne, en particulier d’Afrique du Sud (Johannesburg) où il a séjourné plusieurs années. Parmi ses publications, « Espaces arc-en-ciel : Identités et territoires en Afrique du Sud et en Inde » Karthala, 2003, écrit avec Frédéric Landy et Sophie Oldfield ; « L’Afrique du Sud et les Etats voisins », A.Colin, 2013; « Afrique du Sud, les paradoxes de la nation arc-en-ciel », Le Cavalier Bleu, 2017.

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L’Afrique : un continent émergent ? avec Alain Dubresson, Géraud Magrin et Olivier Ninot.

Café géographique de Paris, Mardi 30 janvier 2018, Café de Flore, Paris. Intervenants : Alain Dubresson, Géraud Magrin, Olivier Ninot. Animatrice : Elisabeth Bonnet-Pineau. Compte rendu rédigé par Elisabeth Bonnet-Pineau et Daniel Oster

Après une présentation des trois intervenants, tous géographes spécialistes de l’Afrique et auteurs d’un excellent Atlas de l’Afrique paru aux éditions Autrement en 2016, l’animatrice (EBP) lance le débat en pointant les changements accélérés et d’une ampleur inégalée du continent africain qui sont porteurs autant d’opportunités que de défis.

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Les animaux comme symboles nationaux en Afrique : quels enjeux ? par Catherine Fournet-Guérin.

 A l’occasion du Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, Catherine Fournet-Guérin, professeure à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) nous a proposé un café sur le thème « territoires humains, mondes animaux » au bar 1507 dimanche 1er octobre 2017 : « Les animaux comme symboles nationaux en Afrique : quels enjeux ? ». Compte rendu de Michèle Vignaux.

Les animaux ont été choisis comme emblèmes nationaux par de nombreux Etats africains pour leurs liens avec le territoire ou leur symbolique. Quelle est la signification de ces choix ? Quelle lecture peut-on en faire en termes de géographie politique ?

  1. Etat des lieux : quels sont les animaux nationaux et où les trouve-t-on ?

Après les indépendances, beaucoup d’Etats ont choisi comme symbole national un animal valorisant la force, la vigueur, l’énergie, surtout des mammifères (lions, éléphants, panthères, léopards, antilopes, hippopotames, cheval) mais aussi des oiseaux de proie (aigle) ;

Peu de contre-exemples en-dehors du dauphin aux Seychelles et du Dodo à Maurice (animal disparu à la fin du XVIe siècle, que sa réputation de stupidité ne valorise pas) : cas original de choix d’un animal peu valorisé et incarnant la prédation humaine.

On ne retrouve ce choix d’animal exaltant la puissance ni en Amérique du Sud, ni en Asie à l’exception de l’Inde et de la Chine.

Présents sur armoiries, drapeaux, billets de banque, timbres…ces animaux sont largement utilisés par les équipes nationales de sport (les plus connus étant sans doute les Springboks, rugbymen d’Afrique du Sud). Là aussi il y a une surreprésentation des équipes africaines dans l’adoption d’un nom ou d’un surnom animalier, au niveau mondial.

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