Ecrire le paysage, de Daniel Oster.
maylis_de_kerangal

Maylis de Kerangal  lit  des extraits de son dernier livre. Fondation Facim, 2014).

Lors des 14es Rencontres littéraires en pays de Savoie organisées par la Fondation Facim à Chamonix le 7 juin 2014 sur le thème « Ecrire le paysage »,  Maylis de Kerangal  lit  des extraits de son dernier livre paru sous le titre « à ce stade de la nuit » dans la collection « Paysages écrits » (éditions Guérin/Fondation Facim, 2014).

Depuis 2010 avec le prix Médicis décerné à son roman Naissance d’un pont, l’œuvre de Maylis de Kerangal rencontre une audience grandissante que vient confirmer  le très grand succès de Réparer les vivants paru en 2014. La plupart des livres de cet écrivain témoignent d’un intérêt marqué pour la question de l’espace géographique et en particulier pour celle des paysages. Cela nous vaut une merveille de petit texte (76 pages) que viennent de publier les éditions Guérin dans la collection « Ecrire le paysage » sous le titre  à ce stade de la nuit , avec un « à » minuscule comme pour souligner la place incertaine de pensées nocturnes dérivant sans logique autre que les rebonds d’un esprit qui se laisse emporter de digressions en digressions.

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L’Arménie et le mont Ararat, Daniel Oster.

grand-araratDes Cartes postales, 2014

Les deux cônes mythiques du Grand Ararat (5165 m), presque entièrement masqué par les nuages, et du Petit Ararat (3925m), largement dévoilé, dominent la vallée de l’Araxe qui marque la frontière entre la Turquie et l’Arménie. Du côté arménien, le monastère de Khor Virap, haut lieu de la chrétienté juché au bout d’une ligne de collines, veille sur une mer de vignes et d’arbres fruitiers. (Cliché de  Daniel Oster, mai 2014)

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L’Euro 2016 de football : une opportunité pour les villes françaises ? Yohan Lafragette.
Figure 1 : Logo officiel de l’Euro 2016 (UEFA et Brandia Central, tous droits réservés)

Figure 1 : Logo officiel de l’Euro 2016
(UEFA et Brandia Central, tous droits réservés)

Alors que les questions sociales autour de la Coupe du monde 2014 au Brésil se font entendre, la France prépare son « Euro » 2016, la coupe d’Europe des nations de football. Si les conflits sont bien moins importants en France, ils sont malgré tout très présents au niveau local et l’objet d’intérêts globaux. Les 10 stades qui accueilleront l’Euro sont déjà sélectionnés, il s’agit du Stade de France, de 5 stades à réhabiliter et de 4 stades construits pour l’événement. Ce sont ces 4 stades qui vont nous intéresser. Les stades de Nice et de Lille sont déjà construits et fonctionnels, les stades de Bordeaux et Lyon sont en construction.

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Du verbe habiter et de ses usages, Michel Sivignon.
Habiter la ville, habiter le monde, habiter…

Habiter la ville, habiter le monde, habiter…

Maurice Le Lannou définissait la géographie comme la science de l’homme-habitant (La géographie humaine, 1949). Il fut vivement pris à partie par Pierre George qui lui reprocha son angélisme. Pour ce dernier, l’homme était un producteur et un consommateur, point de vue strictement matérialiste qui n’avait que faire d’une dimension psychologique de la relation de l’homme avec son environnement. Par là Le Lannou se rapprochait de Gaston Bachelard et faisait le lien avec l’anthropologie sociale, sans d’ailleurs la mentionner spécialement. Il n’était pas un théoricien.

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Géographie du paysage à propos d’un chef-d’œuvre [Jan Van Eyck], Roland Courtot.
Fig.1. Le paysage « géographique » vu du portique de la chambre de la Vierge Jan Van EYCK,, La vierge du Chancelier Rolin, 1430-1434, détail ©RMN

Fig.1. Le paysage « géographique » vu du portique de la chambre de la Vierge. Jan Van EYCK,, La vierge du Chancelier Rolin, 1430-1434, détail ©RMN

Le tableau de Van Eyck « La vierge du chancelier Rolin », un des plus célèbres du musée du Louvre (il figure dans les œuvres à ne pas manquer sur les dépliants distribués à l’entrée sous la pyramide), mérite toute l’attention des touristes pour les qualités esthétiques et le sens profond du divin, du sacré et de l’humain exprimés dans cette œuvre1.

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Le pont transbordeur de Rochefort (ou du Martrou), Denis Wolff.
Cliché Denis Wolff, 2014

Cliché D. Wolff, 2014

Des cartes postales, 2014

Le 22 mars 2014, le soir tombe sur Rochefort lorsque je tente ce cliché. Sous la conduite dynamique de Maryse et de Gabrielle, les géographes en herbe des Cafés géo ont sillonné les terres, du Pertuis d’Antioche au Pertuis de Maumusson, de La Rochelle à Marennes en passant par Fouras. S’ils n’ont point omis de prendre un temps afin de rendre hommage aux Japonaises qui, après les Portugaises, peuplent les bassins ostréicoles, ils ont crapahuté des fortifications de Brouage au chantier rochefortais de l’Hermione (reconstruction d’une frégate du dix-huitième siècle).

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La ligne de partage des eaux (Dominique Marchais, 2014), Bertrand Pleven.

d_marchais_01Documentaire, France,  2014. L’appel de l’eau réclame en quelque sorte un don total, un don intime. L’eau veut un habitant. (Gaston Bachelard, L’eau et les rêves, 1942.)).

En quête du bon gouvernement

Actions et acteurs

Comme dans l’histoire d’un ruisseau, La ligne de partage des eaux commence par une source pour nous mener à l’embouchure de la Loire. Entre temps, le film marque des étapes à thèmes. On marche avec des agents du Parc National observant les fluctuations de moules perlières dans une  portion de cours d’eau, on arpente avec des habitants un terrain qu’ils destinent à bâtir durablement. Plus loin, on roule avec un paysagiste proposant une belle analyse de la physionomie changeante des bords de route en fonction de leur capacité à permettre la vitesse. Enfin, c’est avec le géographe Jean Renard que l’on traverse le périurbain nantais. On observe aussi de l’intérieur : une base logistique de Bridgestone, l’espace en attente d’une infrastructure magique (une zone d’activité de 500 hectares) en périphérie de Châteauroux, la réunion d’une commission locale de l’eau , une autre d’élus considérant la pertinence d’un redécoupage intercommunal intégrant la petite ville voisine… On dit souvent que le documentaire doit concentrer son propos, marquer à la culotte ses personnages, Dominique Marchais, comme dans son premier long Le Temps des Grâces (2009) fait le choix d’un certain éclatement et ce pour épouser l’échelle qui lui semble la plus pertinente pour son récit : le bassin versant.
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Des suffixes en géographie, Yohan Lafragette.

suffixes_YLEn préparation du CAPES, on nous enseigne beaucoup de vocabulaire pour penser en  géographe. Pendant que mes collègues historiens essaient d’ingérer ces mots parfois  barbares, j’ai réfléchi à ce jargon.

Il me semble que le radical reste, mais que le suffixe change pour analyser les objets en géographie. Urbanisme, urbanisation, urbanité, en 30 ans, nous passons de l’idéologie aux processus puis au concept. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la géographie ?

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La cour de Babel (Julie Bertuccelli, 2014). Bertrand Pleven.

cour_de_babel01La cour de Babel, Julie Bertuccelli, 2014.

Géographies citées

« Nous distinguerons donc la mondialisation réduite à l’unification économique par le marché (globalisation), d’un phénomène de beaucoup plus longue durée : l’humanisation et la civilisation de la Terre des hommes qui se poursuivent au point que Babel s’en trouve rachetée » (Denis Retaillé, Les Lieux de la Mondialisation, page 13)

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Géographie et cinéma au cœur de l’Amérique en crise : entretien de Bertrand Pleven avec Jean-Loïc Portron.

Entretien avec Jean-Loïc Portron, co-réalisateur de Braddock America (sortie le 12 mars 2014)

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France  – 1h43 min
Scénario : Jean-Loïc Portron
Image : Jean-Loïc Portron
Son : Gabriella Kessler
Montage : Véronique Lagoarde-Ségot
Musique : Valentin Portron

« No dirt, no job »

Au Nord-Est des Etats-Unis, la ville de Braddock, ancien bastion sidérurgique, a aujourd’hui perdu de sa superbe. Pourtant, une communauté ébauche au quotidien une action solidaire pour dessiner l’avenir. Dans cette Small town de la « Rust belt », ville « rétrécissante », Jean-Loic Portron filme à travers ce documentaire, co-réalisé avec la new-yorkaise Gabriella Kessler, ce qui  sépare Braddock d’une Dead city (Mike Davis).

Entretien avec un historien passionné de géographie, lecteur de Pierre Deffontaines, d’Yves Luginbühl ou encore de Philippe Gervais-Lambony. Il partage avec ce dernier le terrain sud-africain sur lequel il va revenir dans son prochain projet. On retrouve aujourd’hui l’auteur des séries Paysages et Foyers de Création pour Arte, pour la sortie de son long métrage, au cinéma.

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