Alice, une géographe au pays des merveilles

Compte rendu du café géographique de Saint-Brieuc – 10 mars 2017

Yann Calbérac est maître de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Il a soutenu sa thèse « Terrains de géographes, géographes de terrain. Communauté et imaginaire disciplinaires au miroir des pratiques de terrain des géographes français du XXème siècle » en 2010. Ses travaux de recherche actuels interrogent la production, la circulation et la réception des savoirs géographiques, et notamment l’émergence d’un tournant spatial dans les sciences humaines et sociales contemporaines.

« Marotte personnelle », c’est ainsi que Yann Calbérac présente Les Aventures d’Alice au pays des merveilles, son livre de chevet lorsqu’il était enfant. Ce qui l’intéresse aujourd’hui, en tant que chercheur, c’est de retrouver tous les questionnements qui sont les siens à travers les deux romans de Lewis Carroll : Qu’est-ce que la géographie comme science ? Qu’est-ce que l’espace ? Et surtout de trouver des réponses à ses questionnements. À la fin de son intervention, il précise que ces deux romans ont été une aide précieuse, durant ses études, pour comprendre la géographie anglo-saxonne et post-moderne (cf. travaux de Jean-François Staszak). Il s’agit plus d’hypothèses et d’intuitions que de thèses lourdement appuyées.

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Gentrifications

Compte-rendu du Café du 28 mars 2017 au Flore

La soirée commence par un hommage à Matthieu Giroud assassiné au Bataclan le 13 novembre 2015,  à 38 ans. Ce jeune géographe avait consacré son travail de chercheur aux mobilités urbaines, notamment aux formes de résistance ordinaire à la gentrification. Dans son ouvrage Villes contestées. Pour une géographie critique de l’urbain, publié avec Cécile Gintrac en 2014, il se montrait soucieux d’une géographie engagée.

Il a été l’un des principaux animateurs de l’ouvrage Gentrifications (Ed Amsterdam, 2016), travail collectif auquel ont participé nos deux intervenants de la soirée. Lydie Launay et Hovig Ter Minassian rappellent les nombreuses discussions préparatoires à sa rédaction, animées par le souci de mélanger les disciplines (sociologie, géographie, sciences politiques), de croiser les regards, les terrains (Paris, Lyon, Londres, Barcelone, Sheffield, Lisbonne), et les méthodes d’enquête.

On peut définir la « gentrification » comme le processus socio-spatial de transformation globale des quartiers populaires anciens. L’aspiration d’une catégorie sociale moyenne/moyenne supérieure à vivre dans un quartier populaire amène une mutation globale de l’habitat, une nouvelle utilisation des espaces collectifs et une montée en gamme des commerces.

On peut aussi approcher le phénomène selon une logique capitalistique. Investir dans un quartier peu cher est une opportunité pour les promoteurs et les petits propriétaires.

Comment justifier le pluriel de Gentrifications ?

L’ouvrage avait pour objectif de prendre de la distance avec les descriptions désormais classiques mais très mécanistes de la gentrification (une première étape d’arrivée des « pionniers », une deuxième étape de généralisation des gentrifieurs, une troisième étape de basculement). L Launay et H Ter Minassian insistent sur la diversité des contextes et des processus, accélérés ou ralentis, sur la distinction des acteurs, publics ou privés, sur la mobilité des gentrifieurs dont certains souhaitent se retirer au bout d’un certain temps, pouvant ainsi provoquer l’effondrement des prix immobiliers.

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Île de la Réunion

Association « Les Cafés géographiques » Voyage du 6 au 15 Avril 2017
Ce voyage a été préparé et réalisé par Marcel Cassou et Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés géographiques de Paris.

Île de la Réunion

 Une île paradisiaque ou pas ?

Montagne volcanique à plus de 3 000 mètres dans l’Océan indien, elle offre des paysages à couper le souffle, mais l’île est aussi vulnérable aux cyclones, aux coulées de lave, etc.

Une île intense

Déserte jusqu’au XVII ème, possession du roi de France (île Bourbon) à à partir de 1642, elle fut peuplée par des colons, par des esclaves  « importés » puis par des « engagés » venus d’Afrique et des Indes pour travailler la terre et développer des cultures tropicales (café, canne à sucre, etc.). Aujourd’hui elle est française par son fonctionnement politique et administratif (c’est un département) et elle est membre de l’Union européennes, comme région ultrapériphérique. Mais elle est culturellement créole et très métissée : les Z’oreilles (Blancs de métropole) y croisent les Z’Arabes (Indiens musulmans) et les Malabars (Indiens tamouls), sans compter de nombreux Réunionnais venus de Chine. Les problèmes socio-économiques sont ceux de toutes les régions périphériques : chômage élevé, développement économique incertain et fragile, inégalités sociales fortes.

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Les enjeux de l’eau dans et autour de la métropole de Montpellier

Le Mardi 13 Décembre 2016 s’est tenu un café géo au Gazette Café présenté par Thierry Ruf sur «  Les enjeux de l’eau dans et autour de la métropole de Montpellier »

Thierry Ruf est Géographe, Directeur de Recherche à l’IRD, spécialiste de gestion sociale de l’eau. Il est Vice-président du Conseil d’Administration de la Régie Publique de l’Eau de la Métropole de Montpellier Méditerranée.

Dans une approche géopolitique de la question de la gouvernance de l’eau, Thierry Ruf aborde son analyse en commençant par un cadrage historique de la place de l’eau, puis il poursuit l’expansion urbaine de Montpellier et de ses périphéries au XXIème siècle, avant de mettre au grand jour les enjeux actuels anciens et actuels.

Premièrement, aborder la question de l’eau, c’est aborder la question des territoires. Dans notre région l’eau a une dimension culturelle et patrimoniale importante. Montpellier a souvent été présentée comme une ville à problème d’eau. Elle a construit son histoire sur la captation des eaux souterraines par des puits, ce qui a eu pour effet en retour, de polluer la nappe phréatique.  Même si l’idée remonte au XIIème siècle, il faut attendre le XVIIIème siècle pour voir apparaitre les premières arrivées d’eau de surface captée à la source de Saint Clément et conduite jusqu’au Peyrou avec l’aqueduc construit par Pitot. La ville dispose de fontaines publiques en plus des puits toujours en service. Dans la deuxième partie du XIXème siècle, après de nombreux conflits et procès, la conduite de Pitot reçoit enfin de l’eau de la source du Lez (c’était le projet initial). Dès lors, l’accès à l’eau potable peut se faire par immeuble. C’est donc à la fin du XIXème siècle qu’une première régie municipale de l’eau est instaurée avec un règlement de l’eau. La mise en place de cette régie va avoir un impact sur le développement de la ville tandis que les périphéries restent encore tributaires d’alimentation en eau par de nombreux puits publics ou privés. Dans le département de l’Hérault, la crise de l’eau va justifier l’organisation d’un Congrès de l’eau en 1923 qui appelle à une nouvelle gouvernance entre les différents territoires ruraux sous-équipés et les villes.

Cependant, au cours du XXème siècle, Montpellier continue à s’étendre sans se préoccuper des villages qui l’entourent. Il faudra attendre les années 1950 pour voir les communes se fédérer en trois grandes entités territoriales (les communes de la vallée du Lez, celles du sud-ouest qui forment le « syndicat du Bas Languedoc » et celles du nord-est qui forment le « syndicat Garrigues-Campagne ». Un quatrième ensemble plus limité réunit quelques communes proches du Salaison dans le « syndicat du Salaison ».

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Emilienne, 1917. Itinéraire d’une jeune Française réfugiée de la Première guerre  mondiale 

Claudie Lefrère-Chantre, Emilienne, 1917. Itinéraire d’une jeune Française réfugiée de la Première guerre mondiale, Editions Fauves, 2017, 255 pages, 20 €.

Les Français aiment les commémorations historiques. Depuis 2014, la Grande Guerre suscite un intérêt considérable qui se traduit par des manifestations de toutes sortes, des initiatives publiques et privées, des colloques, des publications, etc. Le battage médiatique autour de la commémoration du centenaire de la guerre de 14-18 est soutenu par une véritable déferlante de livres sur la première guerre mondiale, une guerre toujours présente dans la plupart des familles françaises. Dans la production considérable orchestrée par les éditeurs, les sujets « classiques » sont bien sûr abordés mais d’autres questions, bien moins connues, profitent de ce coup de projecteur conjoncturel. Parmi ces derniers sujets, celui des réfugiés français pendant la guerre vient d’être illustré par un livre instructif et passionnant, émouvant même lorsqu’il s’insinue dans la chair et l’esprit de son « héroïne », Emilienne Richard. En février 1917, cette jeune fille lorraine de quinze ans doit obéir à l’ordre de l’occupant allemand qui la contraint à quitter son village de la Woëvre pour un long périple à travers l’Allemagne et la Suisse la menant à Villars-du-Var, un autre village situé à l’autre bout de la France, où elle va vivre la fin de la guerre et quelques années de plus jusqu’en 1923.

L’esprit géographique d’un livre d’histoire

L’auteur – petite-fille d’Emilienne – a bénéficié du journal tenu par la jeune fille sur un cahier d’école entre février 1917 et juillet 1922, seize pages au total dont six seulement consacrées à la période de la guerre. Deux photos de classe d’Emilienne ont déclenché le projet d’écriture, accompagné par des déplacements et des recherches sur les lieux même de l’odyssée, et finalement mené à bien au titre de la mémoire et de la transmission.

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La Pologne face aux enjeux de mémoire

Le nouveau Musée de la Seconde Guerre mondiale inauguré à Gdansk (Pologne) en janvier 2017 (AFP PHOTO / Wojtek RADWANSKI/ www.huffingtonpost.fr)

A plus d’un an du centenaire de l’indépendance de la Pologne (proclamée le 11 novembre 1918), le gouvernement nationaliste du parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, au pouvoir depuis novembre 2015, entend profiter de l’occasion pour imposer sa vision de l’histoire et exploiter à son profit le sentiment patriotique des Polonais. La controverse née autour du nouveau Musée de la Seconde Guerre mondiale, construit à grands frais à Gdansk, illustre les enjeux politiques autour des questions de mémoire. Depuis la chute du communisme en 1989, la Pologne regarde son passé avec un immense intérêt ce dont témoigne par exemple, la prolifération des lieux de mémoire et des musées à visée mémorielle[1].

La question des relations judéo-polonaises

Après 1945, les nouvelles autorités polonaises sont amenées, pour légitimer leur pouvoir, à insister sur les souffrances de la nation polonaise tandis que le sort des Juifs pendant la guerre est occulté pour l’essentiel. C’est seulement dans les années 1980 qu’un débat public est engagé sur la responsabilité des Polonais à l’égard de leurs concitoyens juifs pendant la guerre. La diffusion d’extraits de Shoah, le film de Claude Lanzmann, à la télévision polonaise en 1985, contribue à l’émergence de ce débat. Mais il faut attendre la parution, en 2001, du livre de l’historien américain d’origine polonaise, Jan Tomasz Gross, Les voisins. Un pogrom en Pologne, 10 juillet 1941[2], pour donner toute son ampleur au débat national. Le thème juif occupe désormais une place essentielle, suscitant nombre d’investigations scientifiques et un déploiement mémoriel multiforme qui culmine avec l’édification du Musée d’Histoire des Juifs de Pologne, inauguré en 2014 à l’emplacement même de l’ancien ghetto de Varsovie.

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Peinture et géographie. Rencontre avec Roland Courtot

Exposé de la conférence-débat du 25 février 2017 avec Roland Courtot à l’Institut de Géographie de Paris.

La rencontre, programmée dans un des hauts lieux de la géographie française (une salle de cours de l’Institut de Géographie de la rue St Jacques à Paris) aurait pu s’appeler aussi « le Peintre et le Géographe », car l’exposé a porté autant sur les deux disciplines et leurs acteurs que sur les relations qu’elles entretiennent depuis longtemps. Cette invitation de la part de l’équipe des Cafés Géographiques s’inscrivait dans la continuité de la page web du dessin du géographe publiée le 1/2/2017 (http://cafe-geo.net/quelques-croquis-dexcursions-geographiques-au-debut-du-19eme-siecle/) et d’une rencontre antérieure avec le géographe aquarelliste Simon Estrangin (café géographique du 15 mars 2016, voir le compte rendu par Michel Sivignon : http://cafe-geo.net/simon-estrangin-et-la-geographie-sur-le-vif/).

J’ai limité ces réflexions aux rapports entre les œuvres graphiques des peintres (peintures, dessins,  fresques, etc.) et la géographie, qu’on pourrait situer dans la « géographie  des œuvres d’art », afin de la distinguer de la « géographie de l’art » telle qu’elle est définie par Boris Grésillon dans son ouvrage déclaratif de 2014 (« Géographie de l’art » Economica, 2014) comme une branche de la géographie culturelle, celle du système socio-spatial de l’art et des activités urbaines qui l’accompagnent.

On peut, en introduction, rappeler quelques parallèles entre la géographie et l’art graphique et pictural, rappeler quelques liens que ces deux « arts » entretiennent depuis longtemps, au moins dans l’histoire européenne. Ils possèdent un objet en commun, le paysage, ils l’observent sur le terrain et voyagent en remplissant des carnets de dessins, ils en construisent des images selon des techniques semblables : sur un plan, en deux dimensions, avec des points, des traits, et des surfaces. Rien d’étonnant à ce qu’ils se soient mutuellement nourris et enrichis.

Bien sûr leur finalité n’est pas la même : le peintre traduit les formes et les impressions esthétiques et sensibles du paysage, le géographe analyse les formes d’organisation de l’espace pour comprendre la façon dont les sociétés humaines l’occupent et dont les logiques naturelles le façonnent. Sensibilité d’un côté, raison de l’autre ? Ce n’est pas aussi tranché, puisqu’il existe une géographie du vécu et du sensible, et que des peintres ont introduit dans leurs paysages des logiques raisonnées pour l’interpréter (comme les formes géométriques du cubisme par exemple).

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Comment Le Monde cartographie la planète

Les Cafés géographiques ont bénéficié le mercredi 8 février 2017 d’une soirée exceptionnelle dans l’auditorium du journal Le Monde.

Delphine Papin, chef du service infographie au Monde, Flavie Holzinger et Francesca Fattori, journalistes-cartographes en charge de la partie internationale, nous ont parlé des enjeux qu’il y a à concevoir et à réaliser – souvent dans l’urgence – des cartes pour ce prestigieux quotidien du soir.

Ces trois journalistes sont proches des Cafés géographiques et aussi des Cafés géopolitiques qu’elles ont longtemps animés.  C’est grâce à leur talent et à leur pugnacité que Le Monde a accepté et reconnu l’intérêt de décortiquer l’actualité à travers le prisme de cartes complexes car rien ne s’explique simplement si l’on veut être rigoureux.

Delphine, Flavie et Francesca sont intervenues successivement.

Etre journaliste-cartographe au journal Le Monde (Delphine Papin)

La carte, une nécessité pour  « raconter l’actualité autrement »

Guerre en Syrie, migrants à Calais, attentats en Europe ou Elections présidentielles autant de sujets que le journal Le Monde a fait le choix de raconter en carte.

A côté  des journalistes-rédacteurs, des journalistes-photographes, des journalistes-dessinateurs, il y a depuis quelques années dans l’équipe du quotidien, des journalistes-cartographes dont l’objectif est de faire comprendre l’actualité par le territoire. La carte permet aux lecteurs de mieux comprendre un conflit.  Son rôle est alors d’accompagner le texte voire même de s’y substituer. Si la carte est un des outils utilisés par Le Monde pour traiter l’actualité, cette « révolution » est récente.

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Marseille : plus belle la ville

Marseille est un amas de maisons sous un beau ciel, a dit Victor Hugo. Marseille n’est guère plus riche en monuments du Moyen Age qu’en ruines Antiques, a dit Alexandre Dumas.

Aujourd’hui, la plus ancienne ville de France a mauvaise réputation ! Depuis les années 1960-70, la décolonisation et le déclin des  activités industrialo-portuaires, la crise sévit et diffuse une
grande pauvreté. En ce début du XXIème, la cité phocéenne se proclame euroméditerranéenne, au même titre que Barcelone et Gênes ?

Elle fait aussi le pari, comme Bilbao, les villes de la Ruhr, ou en France Metz ou Lens de renaître en ville touristique. Elle associe une rénovation urbaine talentueuse et un tournant
culturel majeur grâce à la mise en valeur du patrimoine muséal. A Marseille, rien n’est impossible : il y a le TGV, le soleil et la mer…

Le voyage « Marseille : plus belle la ville » a été organisé du 10 au 12 mars 2017 par Maryse Verfaillie pour l’association Les Cafés géographiques (de Paris). Il a bénéficié de la présence de deux intervenants passionnés par leur ville : les géographes Richard D’Angio (CPGE) et Gabriel Ishkinazi (Université).

Retrouvez le livret de cette visite au format PDF : Livret Marseille 36p  (36 pages, 4 Mo)

Paris Haussmann. Modèle de ville

Exposition du 31 janvier 2017 au 7 mai 2017
Paris, Pavillon de l’Arsenal

 

L’Arsenal ne présente pas une énième exposition sur l’histoire de l’urbanisme parisien ni sur les travaux du célèbre préfet qui donnèrent un cadre prestigieux à la « fête impériale ». Rien de pittoresque ou d’immédiatement attractif. Pas de tableaux de Caillebotte sur le quartier Saint-Lazare, ni d’extraits du Pot-Bouille de Zola. C’est une présentation austère de quelques archives mais surtout de dessins d’architectes et de plans accompagnés de photos contemporaines de grandes perspectives et de façades d’immeubles.

Ce qui rend passionnante la visite, c’est la problématique choisie par les commissaires : les choix urbanistiques d’ Haussmann (préfet de la Seine de 1853 à 1870) constituent-ils des modèles pour la ville d’aujourd’hui et de demain ? Le titre prend alors tout son sens. Haussmann est-il un inspirateur pour les concepteurs de la smart city, équilibrée, globale et connectée ? Il semble que oui.

Qu’est-ce qu’une ville ? Un ensemble de pleins (le bâti) et de vides (voies, cours etparcs). C’est du rapport entre ces deux éléments que résultent son harmonie et le bien-être de ses habitants.

Quelle est l’originalité de Paris parmi les principales métropoles mondiales ? Sa densité : 20 000 hab/km². Quelques maquettes permettent la comparaison avec New-York, Londres, Brasilia, Amsterdam, Shangaï… , toutes moins denses. Pourtant cette forte densité est bien acceptée. Y vivre y est  moins oppressant que dans les espaces ponctués de tours et de de barres, moins denses.

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