Le kibboutz Lotan (Israël), Daphné Tapia.

20 Février 2018, vue partielle du kibboutz Lotan, Israël (photo de Daphné Tapia)

Des cartes postales, 2018

Cinq heures de bus séparent le kibboutz Lotan de Tel Aviv. Surnommée Ia ville qui ne dort jamais, Tel Aviv offre une grande variété de restaurants, de soirées et d’activités. Les rues sont embouteillées dès 7 heures du matin et les piétons respirent les pots d’échappement à pleins poumons.

Cinq heures de bus, et nous voilà au bout du monde. Lotan se trouve à 50 km d’Eilat, grande station balnéaire à la pointe sud du pays. Le kibboutz suit son rythme singulier : la journée commence avec le lever du soleil et se finit avec l’observation du vol des oiseaux migrateurs.

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Luxe, richesse et entre-soi dans les stations de sports d’hiver, avec Lise Piquerey.

Café géographique de Chambéry-Annecy, 2018, avec Lise Picquerey, introduite par Philippe Piercy : « Lise a soutenu sa thèse à l’université de Savoir Mont Blanc et est désormais géographe « professionnelle » puisqu’elle est impliquée dans les métiers de l’aménagement. Elle a un pied sur les deux terrains de la géographie. Compte rendu de Laurence Hours,

Les stations de ski sont un vieil objet d’étude de la géographie. C’est dès les années 1970 que des thèses ont été faites sur les stations de ski. En géographie les stations de ski ont plutôt été étudiées sous l’angle de l’aménagement du territoire, de l’aménagement de la montagne, sous des angles urbanistiques. Avec le travail de Lise, ce qui nous intéressait, c’était d’aborder la question du tourisme hivernal comme question de géographie sociale. Les stations de ski comme laboratoire pour étudier plutôt les sociétés que les politiques d’aménagement.  Et ce passage géographie du tourisme-géographie sociale me semblait bien intéressant. »

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Géographies de la nuit urbaine, part Emanuele Giordano.

La nocturnalisation de la société représente des enjeux politiques, économiques, sociaux et géographiques car elle transforme certains espaces, nécessitent des aménagements particulièrement dans les villes. Le phénomène est ancien. Il a entrainé notamment le développement de formes d’éclairages publics organisés. Aujourd’hui, la nocturnalisation de la société se traduit par des sorties nocturnes plus fréquentes qu’auparavant. En France, 4 personnes sur 10 sortent au moins un soir par semaine. 20% ne le font jamais contre 67% en 1973. Les italiens en 2008 dorment 30 minutes plus tard qu’en 1988. Parallèlement de nombreuses personnes travaillent la nuit. La proportion de travailleurs de nuit diffère selon les Etats de l’Union européenne en fonction de législations différentes (6,1 % en moyenne en 2015). En France, cette population atteint 3,6 % en 2015.

Café géographique de Montpellier, 9 mai 2017. Rencontre avec Emanuele Giordano. Compte rendu pour les Cafés Géo de Montpellier de Mélanie Vico. (suite…)

L’inde vue à travers la mondialisation du yoga, par Anne-Cécile Hoyez.

Café Géographique du 12 octobre 2016 animé par Anne-Cécile Hoyez, chargée de recherche CNRS. UMR ESO/Université Rennes 2. Compte rendu réalisé par Mélanie Vico.

Quel est le lien entre la géographie et le yoga ?

En guise d’introduction, la chercheuse a présenté différentes photos qui illustrent l’évolution du yoga.

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La planète football, rencontre avec Julien Sorez.

Compte-rendu  café géographique de Saint-Brieuc, 26 novembre 2015, compte rendu rédigé par Christiane Barcellini.
planete football

Julien Sorez est historien. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire sociale et culturelle d’une pratique sportive, le football. Sa thèse « Football en Seine. Histoire sociale et culturelle d’une pratique sportive dans Paris et sa banlieue (fin XIXème siècle – 1940) » a été publiée en 2013 aux Presses Universitaires de France.

Pourquoi et comment peut-on parler de « Planète football » ? Julien Sorez se propose de livrer, à partir d’une approche historique et de sa dimension spatiale, quelques éclairages sur le succès d’une des pratiques les plus mondialisées.

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Albi la rouge, Maryse Verfaillie.
Albi,  Septembre 2015, cliché de Maryse Verfaillie

Albi,  Septembre 2015, cliché de Maryse Verfaillie

Des cartes postales, 2015

 « Avec son beau ciel, ses maisons de brique rouge qui se reflètent dans les eaux du Tarn, ses jardins en terrasses et ses beaux ponts; avec sa place centrale bien exposée au soleil; avec sa cathédrale puissante, avec les coteaux crayeux qui la bornent et qui ressemblent aux collines du Latium, on dirait une ville italienne, faite surtout pour le culte de l’art et d’une sereine philosophie ».

Ainsi parlait Jean Jaurès, orateur inspiré, en 1888. Enfant de Castres, député des mineurs de Carmaux, il fut aussi professeur de philosophie au lycée d’Albi, celui-là même qui plus tard accueillit sur ses bancs un certain Georges Pompidou. Depuis 2010, la Cité épiscopale est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Du base-jump à la randonnée, des transgressions récréatives en montagne. Avec Philippe Bourdeau.

Philippe Bourdeau – 6/05/2015. 5e café géographique d’Annecy-Chambéry, 3e à Chambéry. Philippe Bourdeau est professeur de géographie à l’Institut de Géographie Alpine de Grenoble.

Il travaille sur les activités récréatives en contexte de montagne, notamment le métier de guide. Plus largement, il s’intéresse au hors-quotidien, au rapport des individus et des sociétés à l’ailleurs … et dans ce cadre, aux « dissidences récréatives ». Par cette expression, il entend tout une myriade de pratiques à la marge, non conformes aux « standards » – si tant est qu’il y en ait – des pratiques récréatives, au-delà des deux exemples évoqués dans l’intitulé de ce café géo.

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En descendant les fleuves russes, Daniel Oster.
La Lena près de Iakoutsk

La Lena près de Iakoutsk

Ils s’y sont mis à deux pour écrire les carnets d’un voyage qu’ils ont fait ensemble en 2010 dans les contrées lointaines et largement ignorées de l’Extrême-Orient russe1. Deux auteurs, deux photographes, deux mains, mais une seule voix dont on ne sait pas trop qui elle est en vérité, tellement nos deux écrivains-voyageurs, Eric Faye et Christian Garcin, ont réussi leur entreprise fusionnelle qui permet au lecteur de descendre ces fleuves en solitaire.

Un voyage dans l’Extrême-Orient russe ? C’est vite dit car la distinction avec la Sibérie n’est pas toujours très claire comme le suggère le nom « Transsibérien » du train qui arrive à Vladivostok. Vue d’Europe occidentale, on croit le savoir depuis longtemps, la Russie comprend une partie européenne jusqu’aux monts Oural et, au-delà vers l’Est, il y a l’immense Sibérie qui s’étend jusqu’à l’océan Pacifique. En fait, l’organisation administrative russe considère que la Lena forme la limite orientale de la Sibérie tandis que l’Extrême-Orient regroupe toute la partie est du continent eurasiatique, entre Iakoutie et Kamtchatka.

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La randonnée : une expérience géographique, avec Antoine de Baecque

Jean-Louis Tissier, professeur émérite de géographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, présente brièvement Antoine de Baecque, l’intervenant de la soirée consacrée à  » la randonnée, une expérience géographique « . Antoine de Baecque, historien, professeur à l’ENS, vient de publier un ouvrage, La traversée des Alpes.Essai d’histoire marchée. (Gallimard, Bibliothèque des histoires, 2014), qui interroge le géographe intéressé par l’exercice de la randonnée. Compte rendu rédigé par Daniel Oster à partir des notes prises par Pauline Piketty,

cafe-geo-randonnee

En septembre 2009, pendant un mois, l’historien-randonneur a marché tous les jours sur le chemin du GR5, du lac Léman jusqu’à la Méditerranée. Résultat : 650 km, 30 000 m de dénivelée, 30 cols majeurs gravis avec 17 kg sur le dos. Pour Jean-Louis Tissier, cette aventure équivaut à une véritable géographie à pied d’œuvre. Confronté à la pente, forcé d’avoir recours aux cartes pour résoudre ses problèmes d’itinéraire, obligé de se concentrer sur son orientation pour rattraper ses bifurcations malheureuses, Antoine de Baecque a fait en quelque sorte de la géographie à l’ancienne avec un goût prononcé pour les paysages alors que la géographie contemporaine préfère, elle, « traverser le monde sur coussin d’air en évitant les territoires » (dixit Jean-Louis Tissier).

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Snow Therapy (Ruben Östlund, 2015), Bertrand Pleven.
Snow Therapy (force majeure), Ruben Östlund

Snow Therapy (force majeure), Ruben Östlund

Station désintégrée

Anti-panorama

Une station de sport d’hiver dans les Alpes françaises (en fait un aggloméré des Arcs et de la Plagne), l’espace-temps d’une catastrophe… celle de la virilité patriarcale et du couple. Voilà la fraîche idée du réalisateur suédois primé avec Snow Therapy dans la sélection cannoise  Un certain regard. Tout en installant caméra et scénario en haute-altitude, Ruben Östlund s’inscrit en terrain ciné géographique assez bien damé. Dans la veine tragi-comique travaillée par Jacques Tati notamment, son regard cynique se nourrit d’un malaise du lieu, figuré comme contexte inhabitable et matière à rire ou à sourire. On pourrait ainsi, à partir de « Tati, théoricien de l’urbain » établir une généalogie des lieux de la modernité envisagés depuis par les cinéastes comme des lieux de crises existentielles, rappelant de manière plus au moins éloignée celles d’ « Hulot habitant » (1): les suburbs, les aéroports, les parcs d’attraction, les malls (liste non exhaustive) dessinent un récurent aggiornamento du désir géographique au cinéma, une inversion de sens des configurations d’habiter. En travaillant les failles séparant le rêve d’une géographie planifiée, réglée et les problématiques appropriations existentielles, ces dispositifs jouent de l’opposition relevée par Michel de Certeau entre le point de vue surplombant et techniciste (celui des aménageurs) et son inadéquation avec les pratiques d’en «bas » (2).

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