
Le monastère arménien de Khor Virap © Maryse Verfaillie, juin 2022
A l’aube du jour, dans l’air froid et pur de la plaine, le mont Ararat apparaît en majesté, marquant la frontière avec la Turquie. Ne dit-on pas que Noé s’y échoua avec son arche ?
A l’aube de l’histoire, à l’aube du christianisme, gardienne de vieux et précieux manuscrits, l’Arménie fascine.
Montagne magique, parsemée de monastères, c’est un pays de pierre, riche et pauvre à la fois, enclavé dans les hauteurs du Caucase, maintes fois convoité, amputé, mais jamais anéanti. Etat disparu, ressuscité, soviétisé au XXe siècle, c’est un pays indépendant depuis 1991, mais toujours en zone de grande turbulence.
Les Arméniens, perpétuellement en marge des grands empires se sont aujourd’hui constitués en Etat-nation. Un pays qui garde une part de mystère et exerce un attrait impérieux pour le voyageur géographe.
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Deuxième ouvrage d’une nouvelle collection du CNRS (1), Tigre et Euphrate séduira immédiatement, par son titre, les amateurs de l’Orient ancien, ceux qui ont un plaisir particulier à parcourir les salles du Département des Antiquités orientales du Louvre, fascinés par la densité des statues de Gudea, prince de Lagash, et par la majesté des taureaux ailés de Khorsabad. Mais pour la plupart de nos contemporains, le nom de ces fleuves est lié à une actualité tragique : Raqqa sur l’Euphrate et Mossoul sur le Tigre leur sont connus par les exactions de l’Etat Islamique plus que pour leur histoire plurimillénaire.


