Un géographe au FIG 2015 de Saint-Dié, Daniel Oster.

 

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Tous les ans, au début de l’automne, la géographie donne rendez-vous à ses aficionados à  Saint-Dié-des-Vosges. Cette année, c’est la 26e édition du Festival International de Géographie avec au programme « Les territoires de l’imaginaire. Utopie, représentation et prospective » et l’Australie comme pays invité. Pendant trois jours, conférences, tables rondes, cafés géographiques, Salon du Livre, Salon de la Géomatique, Salon de la Gastronomie, animations de toute sorte, lectures et débats de toute nature, drainent un public important, d’autant plus que cette année le beau temps s’est invité et que le thème de l’imaginaire choisi pour cette édition interpelle de nombreux participants.

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Déluge mortel sur la Côte d’Azur : réflexions sur une catastrophe naturelle, Daniel Oster.
Biot, le 4 octobre 2015, au lendemain des précipitations record de la nuit (source : www.ouestfrance.fr )

Biot, le 4 octobre 2015, au lendemain des précipitations record de la nuit
(source : www.ouestfrance.fr )

La cause est entendue : le cocktail changement climatique/urbanisation galopante s’est révélé dramatique une fois de plus. Rien que durant les deux dernières décennies, cinq catastrophes d’ampleur comparable ont déjà ravagé le Midi méditerranéen français et cette sixième catastrophe s’est abattue avec une rare violence sur l’une des portions les plus urbanisées et densément peuplées du littoral français.

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Les Cafés Géographiques au FIG 2015 de Saint-Dié

À l’occasion du 26ème Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, les Cafés Géographiques organisent 11 Cafés Géo, du vendredi 2 octobre au dimanche 4 octobre.

Retrouvez ci-dessous le programme des Cafés Géographiques du FIG 2015 :

«L’idiot du voyage : l’imaginaire touristique» par Jean-François Staszak, professeur, Université de Genève, Café géographique au Bar de la Poste, 32 rue Thiers, Saint-Dié-des-Vosges, 18h15-19h45, le vendredi 2 octobre

«L’identité nationale : un bel imaginaire ?» par Christine Chivallon, UMR LAM, CNRS Bordeaux, William Berthomière, UMR MIGRINTER, CNRS Poitiers, et Olivier Milhaud, maître de conférences, Université Paris-Sorbonne, Café géographique au Nova Bowling, salle de séminaires, Quai de la Résistance, Saint-Dié-des-Vosges, 17h15-18h45, le vendredi 2 octobre

«Les îles méditerranéennes font-elles toujours rêver ?» par Nathalie Bernardie-Tahir, professeur, Université de Limoges, Café géographique à La Cabane au Darou, 10 rue de la Prairie, Saint-Dié-des-Vosges, 18h30-20h, le vendredi 2 octobre

«Le Grand Nord Est : pourquoi l’Alsace râle ?» par Alexandra Monot, Françoise Dieterich et Maryse Verfaillie, Café géographique au K.Kiss Bar, 4 rue d’Amérique, Saint-Dié-des-Vosges, 18h00-19h30, le vendredi 2 octobre

«A vos crayons ! Imaginons et dessinons un lieu» par François Arnal, professeur, Lycée Claude Fauriel Saint-Etienne et Cristina Del Biaggio, chargée de cours, Université de Genève, Café géographique au Nova Bowling, salle de séminaires, Quai de la Résistance, Saint-Dié-des-Vosges, 19h00-20h30, le vendredi 2 octobre

« Imaginons, ensemble, l’Europe de demain ?» par Jacques Levy, professeur, école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) et Sylvain Kahn, France Culture, Café géographique à la Brasserie Au Bureau (salle restaurant), 7 quai J. d’Arc, Saint-Dié-des-Vosges, 10h00-11h30 le samedi 3 octobre

«La géo au collège fait-elle toujours rêver ?» par Caroline Leininger-Frezal, maître de conférences, Université Paris-Diderot et Pascal Clerc, maître de conférences, Université Lyon 1, Café géographique au K.Kiss Bar, 4 rue d’Amérique, Saint-Dié-des-Vosges, 14h00-15h30 le samedi 3 octobre

«Imaginaire et cartographie» par Olivier Godard et Christian Grataloup, géographes, Café géographique au Bar de la Poste, 32 rue Thiers, Saint-Dié-des-Vosges, 15h00-16h30 le samedi 3 octobre

«La planète football, un imaginaire identitaire juteux» par Pascal François, inspecteur, Café géographique à La Cabane au Darou, 10 rue de la Prairie, Saint-Dié-des-Vosges, 18h00-19h30 le samedi 3 octobre

«La justice spatiale, pour vous, pour nous, c’est quoi ?» par Bernard Bret, professeur émérite, Université Jean Moulin Lyon 3, Café géographique au Bar la Poste, 32 rue Thiers, Saint-Dié-des-Vosges, 14h00-15h30 le dimanche 4 octobre

Vie et mort du couple Nord/Sud, par Christian Grataloup.

Compte rendu du café géographique d’Annecy du 17/09/2015 à Annecy. « Vie et mort du couple Nord/Sud ». Christian Grataloup. Compte rendu établi par S. Marty, L. Hours et Ph. Piercy.

En matière d’inégalités dans le monde, les préoccupations d’aujourd’hui (cf l’ouvrage de Piketty et son succès) concernent la croissance des inégalités internes au sein des sociétés plus qu’entre pays. Cela est vrai en Europe et aux États-Unis, dans les pays émergents, les « BRIC » notamment. Alors que l’on constate par ailleurs une diminution des inégalités à l’échelle mondiale.

Or ce sont ces inégalités à l’échelle mondiale, qui sont à l’origine de la distinction « Nord Sud ». Cette distinction aussi floue que consensuelle, commode par son incertitude,  est-elle mourante, alors qu’elle procède d’une histoire déjà longue, et qu’elle survit ponctuellement ?

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Bordeaux, un univers paradoxal (18-20 septembre 2015)

bordeaux-univers-paradoxalBordeaux se souvient du temps où les quais accueillaient paquebots et cargos, mais la ville a perdu son port. Aujourd’hui, après rénovation des quartiers anciens et des berges de la Garonne, l’harmonie a été retrouvée entre la ville et le fleuve et depuis 2007 la cité a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. La capitale aquitaine sort d’une longue torpeur et voit son avenir en grand. Les projets ambitieux (ou pharaoniques ?) sont nombreux.

Bordeaux appelle le cliché : port en pleine terre ou campagne en pleine mer, bourgeoisie impitoyable, ville anglaise ou espagnole, ville plate et basse sans mystère…Tout ici n’est qu’apparence. Mais sa jeunesse crie haut et fort : « Bordeaux is the place to be » !

Le voyage est organisé par Maryse Verfaillie, pour l’association Les Cafés géographiques de Paris. Il bénéficie de l’aide précieuse de deux enseignantes en CPGE du lycée Montaigne, Marie Grosgeorge et Stéphanie Beucher.

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Carnet de voyage dans les îles Gotô (juillet 2009), Philippe Pelletier.
Le dessin du géographe n° 56.

L’une des principales difficultés photographiques au Japon est de prendre des panoramas. Car bien souvent, il y a de la brume, due à la forte humidité atmosphérique, surtout en été, période où je me trouvais dans les îles Gotô (Japon). On peut le voir sur la photo prise du mont Tainohana 鯛の鼻, alias « le Nez de la daurade » (446 m) : au-delà des premiers contreforts, le paysage devient flou (fig.2).

Du coup, la tentation est grande de faire un dessin (fig.1). Cela permet aussi d’élargir la focale et d’avoir une vue d’ensemble sur les îles au large. La perspective du croquis part dans la même direction que celle de la photo (axe nord-est / sud-ouest), mais elle est plus large. La photo correspond en gros au quart inférieur droit du croquis, là où se trouve le tampon (à l’envers car il figure de l’autre côté de la page, le papier du carnet japonais — un Style Notebook B 6 mm x 20 kô— s’avérant manifestement un peu léger) qui a été pris le lendemain dans la ville d’Ômura.

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Géographes et bédéphiles, géophiles et bédégraphes. La géographie et le neuvième art. Avec Bénédicte Tratnjek et Thierry Saint Solieux.

Café Géographique d’Annecy du 11 juin 2015, avec Bénédicte Tratnjek (Université de Savoie)(BT) et Thierry Saint Solieux (BD Fugue Café Annecy) (TSS). Compte-rendu établi par J. Dop. publié sans l’amendement des intervenants.

Ce café autour de la géographie et de la Bande Dessinée a donné lieu à un dialogue éclairé entre les deux intervenants : Bénédicte Tratnjek, chargée de cours à l’Université de Savoie, membre du bureau des Cafés géographiques et Thierry  Saint Solieux, libraire à BD Fugue Café Annecy. Une petite introduction d’abord sur l’intérêt que peut représenter la BD pour les géographes, alors même que la BD est encore considérée comme étant « un thème de recherche-plaisir ». Ensuite le Café, et donc son compte –rendu, sont appuyés sur des exemples d’auteurs, d’ouvrages, autour de thèmes significatifs :

  • Une gestion de l’espace, celui de la case, donc de la page.

Ex de Tintin : Pendant que notre œil descend au file de la page, on a l’impression / la sensation que le personnage monte les escaliers. Ceci constitue un aspect très technique dont Hergé est le précurseur.

  • Les géographes regardent le type d’espace représenté. Dans Lucky Luke par exemple, c’est l’espace mythifié de la conquête de l’Ouest avec des symboles qui font sens à la lecture tels que le saloon, l’enclos…
  • La BD est un art séquentiel : il y a des trous, des blancs et c’est au lecteur de faire son propre chemin suivant son imagination. Le lecteur participe par son imaginaire, et c’est cet imaginaire qui intéresse les géographes : selon l’âge, les lecteurs ne mettent pas les mêmes éléments au sein de ces blancs ni ne perçoivent l’espace représenté de la même manière.
  • La BD est un outil pédagogique incroyable pour comprendre un espace, car dans cet art, c’est l’espace qui fait le réel. C’est un outil pour comprendre les espaces, notamment dans le cas de la BD de reportage qui met en place des espaces plus ou moins réalistes, de même que certaines BD totalement fictives peuvent permettre de mieux comprendre certaines des réalités spatiales.

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Croatie/Slovénie : une intégration réussie ? par Joseph Krulic.

Présentation par Joseph Krulic, magistrat et Professeur associé à l’Université de Paris-Est-Marne-La-Vallée. Ce Café Géo a eu lieu le mardi 07 avril 2015. Compte-rendu réalisé par Pierre LEFAUCHEUX, sous la direction de Thibault COURCELLE et Mathieu VIDAL.

Il peut paraître légitime de s’interroger sur le bilan de l’intégration de deux pays de l’ex-Yougoslavie qui ont rejoint l’UE, alors que d’autres pays comme la Serbie, le Monténégro ou la Macédoine continuent des négociations sur ce sujet.

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Chagall, Soulages, Benzaken… Le vitrail contemporain, Maryse Verfaillie.

vitrail-contemporain-afficheChagall, Soulages, Benzaken… Le vitrail contemporain [20 mai – 21 septembre 2015] Cité de l’architecture & du patrimoine Trocadéro, Paris 16 ème

Jusqu’au 21 septembre, la Cité de l’architecture et du patrimoine présente une exposition à la fois originale et attachante. On y découvre un art du vitrail  profondément renouvelé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Désacralisé, porté par des artistes mondialement connus (Chagall, Garouste, Matisse, Rouault, Soulages, Viallat) et réalisé par des maîtres verriers remarquables, le vitrail contemporain est éblouissant.

Civil ou religieux, cet art qui diffuse la lumière est ici rendu accessible par son exposition sur des panneaux à hauteur d’homme. Point n’est besoin de lever les yeux au ciel ou de se munir de longue vue pour admirer les 130 œuvres réalisées pour 44 édifices et réunies pour témoigner de la fertilité créatrice des artistes contemporains.

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Alsace-Kivu, destins croisés, par Thierry Kranzer.

75ème Café de géographie de Mulhouse  par Thierry Kranzer, United Nations, Department of Public Information, News and Media Division – Meetings Coverage section, Président des Alsaciens de New-York, 17 avril 2015, à la Cour des chaînes à Mulhouse. Notes de Françoise Dieterich

L’ONU au Kivu

On me dit toujours que je mets l’Alsace à toutes les sauces. Mais le fait est que je trouve nombre de similitudes entre ma région d’origine et celle du Sud-Kivu où j’ai été en mission pour l’ONU de mai 2006 à septembre 2007.  Nos quatre changements de nationalité, nos dizaines de milliers de morts, l’évolution de notre situation entre 1945 et Maastricht en 1992 m’ont permis de trouver des arguments pour sensibiliser la société civile du Sud-Kivu, en essayant de montrer que l’exemple de l’Alsace était la démonstration que tout est possible en termes de développement et de pacification d’une frontière, mais qu’il fallait laisser le temps au temps.

Je me suis retrouvé dans ce coin des trois frontières, coincé entre la RDC, le Rwanda et le Burundi,  où en « nonante-quatre », pour reprendre le vocabulaire local hérité des Belges. Les images des massacres au Rwanda de 1994 m’avaient bouleversé.  On ne comprenait pas à l’époque comment cette crise rwandaise avait eu un tel impact sur l’Est de la RDC voisine où s’étaient réfugiés 2 millions de Rwandais hutus craignant les représailles du FPR qui venait de prendre le pouvoir à Kigali.  Nous ne savions pas encore alors que nous vivions la fin de l’ère Mobutu. Deux ans après le génocide rwandais, en 1996, Laurent Désiré Kabila envahissait la RDC à partir de la Ville d’Uvira, avec le soutien logistique des nouveaux maîtres du Rwanda. A l’époque tout semble compliqué. On ne sait plus à un moment qui massacre qui, jusqu’à l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa en 1997, ni pourquoi et comment s’était développé en RDC un nouveau « génocide » provoqué par la colère et la vengeance des rescapés, parfois parqués dans les mêmes camps en RDC que leurs bourreaux : les génocidaires du Rwanda en 1994.

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