Une catastrophe naturelle frappe la France chaque année sans jamais produire une seule image. Elle ne noie pas de village, elle n’emporte pas de pont, elle n’oblige personne à partir dans la nuit. Elle se contente d’ouvrir les murs des maisons, lentement, saison après saison. Quand l’argile d’un sous-sol reçoit l’eau de l’hiver elle gonfle, quand la chaleur de l’été la lui reprend elle se rétracte, et la maison posée dessus suit ce mouvement de quelques millimètres. Une fissure apparaît au-dessus d’une fenêtre, une autre descend le long d’un angle, une porte cesse de fermer. Il n’y a rien à filmer. (suite…)
Mardi 13 octobre 2026, de 19h à 21h, Café de Flore, salle du premier étage, 172 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris
Mardi 13 octobre 2026, notre deuxième café géo de la saison 2026-2027 accueillera le géographe Jean Rieucau qui viendra présenter la géohistoire de Montmartre au moment de son âge d’or artistique entre 1875 et 1918. (suite…)
Café géographique de Paris, Café de Flore, 1er juin 2026. Animé par Gilles Fumey, compte rendu de Michèle Vignaux.
C’est bien en France qu’Emmanuel Véron nous emmène, ce 1er juin 2026, mais dans une France située à des milliers de kilomètres de la métropole, dans l’hémisphère Sud. Constitués d’espaces plus maritimes que terrestres, les TAAF (1) sont bien mal connus des Français. Notre intervenant, géographe, est professeur à l’Ecole de Guerre dont la mission est de former des officiers supérieurs pour les armées de terre, de l’air, ainsi que pour la marine et la gendarmerie.

Gilles Fumey et Emmanuel Véron (à droite) au Flore. Photo de Micheline Huvet-Martinet
Monique Gherardi est géographe et ingénieure en Science de l’Information Géographique à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Au cours des trois dernières années, elle s’est consacrée à la direction et l’écriture de l’Atlas de la ruralité mahoraise, publié en 2024 aux éditions Orphie. Cet atlas a pour objectif de conserver une mémoire des espaces ruraux de Mayotte et d’aider à mieux comprendre leur rôle et leurs recompositions dans ce territoire. Co-écrit avec de nombreux spécialistes, l’ouvrage est particulièrement riche en documentation : 13 portraits de femmes et d’hommes, 64 cartes, 31 contributeurs, un artiste peintre, 180 personnes sollicitées, un lexique en shimaore/français/kibushi et près de 100 références bibliographiques.
Café géographique de Montpellier, le 03 février 2026. Auteurs du compte rendu : Léa Talafre Licence 2 de Géographie et aménagement du territoire. Université Paul Valéry Montpellier.

Atlas de la ruralité mahoraise présenté au café-géo de Montpellier – Photo : Les café-géo de Montpellier, 2026

Le glacier de Jakobshavn dans la baie de Disko (photo de Giles Laurent, https://www.musee-marine.fr/nos-musees/paris/expositions-et-evenements/les-evenements/groenland-asavara/je-taime-groenland.html)
Rencontre animée par Olivier Poivre d’Arvor,
En ce mercredi 28 janvier 2026, et en parallèle à la visite à Paris des dirigeants du Danemark et du Groenland, le Musée national de la Marine propose un temps d’échanges entre scientifiques, acteurs culturels et sociétés civiles de Groenland et de France. (suite…)
Cafés géographiques de Montpellier, 2025, compte rendu rédigé par Chloé Couailhac.
Une part importante de la population française subit une situation de précarité alimentaire, c’est-à-dire qu’elle ne dispose pas d’un accès garanti à une alimentation suffisante, de qualité et choisie. Les facteurs de la précarité alimentaire sont multiples. Au-delà de la dimension économique, des aspects spatio-temporels, pratiques et socio-culturels entrent en compte. Pour lutter contre la précarité alimentaire, le système traditionnel d’aide alimentaire reste la principale réponse institutionnalisée, mais présente de nombreuses limites. En réponse, diverses formes alternatives d’aide émergent, portées par des acteurs divers, tant institutionnels qu’associatifs. Les institutions publiques à plusieurs échelles (État, Départements) s’engagent aujourd’hui dans l’accompagnement des transformations de l’aide alimentaire. Les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) apparaissent notamment comme un nouveau levier pour lutter contre la précarité alimentaire au plan territorial. L’action publique reste cependant largement dans une logique d’amélioration de l’existant, quand certains acteurs de la société civile, autour du projet de Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA), défendent un changement de paradigme pour aller vers un droit universel à une alimentation de qualité.
Café géographique de Montpellier, 5 décembre 2024, prise de notes et compte-rendu : LLewella Maléfant et Jean-Clément Ullès.
Alexandre Brun est Professeur de géographie à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Laurent Chapelon est Professeur en aménagement de l’espace et urbanisme à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Tous deux sont membres du Laboratoire de Géographie et d’Aménagement de Montpellier (LAGAM). Le 5 décembre 2024, ces deux enseignants-chercheurs ont présenté leurs travaux sur la place des deux gares montpelliéraines dans leurs tissus urbains respectifs, et leur accessibilité en transports collectifs urbains (réseau TaM), régionaux (TER) et nationaux (Intercités, TGV). La présentation s’intitule « Les quartiers de gare montpelliérains entre renouveau et intégration : regard croisé urbanisme-transport », dont un article a été publié dans la revue Géotransports en 2024 (numéro 22) avec Llewella Maléfant et Jean-Clément Ullès, doctorants au LAGAM.
Cafés géographiques de Montpellier, 24 novembre 2024, compte rendu de Sarah Traoré.
Le « blanc des cartes », loin d’être un simple vide, se révèle être un outil puissant, tantôt de protestation, tantôt d’omission stratégique. À travers divers exemples et en s’appuyant sur l’ouvrage qu’il a publié avec Sylvain Genevois (Université de La Réunion) et Xemartin Laborde (journal Le Monde) aux éditions Autrement, Matthieu Noucher a démontré comment ces zones peuvent simultanément dissimuler et éclairer des enjeux locaux et globaux. Dans un contexte marqué par une saturation d’informations, ces « fuites cartographiques » ne se contentent pas de refléter les dynamiques sociales, politiques et environnementales : elles les modèlent et les instrumentalisent, tout en s’affirmant parfois aussi comme une forme de résistance et de contestation.
La forte poussée de l’extrême droite en Europe conduit à s’interroger sur les ressorts communs à la montée de ces partis.
C’est devant une assistance nombreuse que Béatrice Giblin (BG), une habituée de nos cafés, a inauguré la nouvelle saison 2024-25 ce 24 septembre. Professeure émérite des Universités, géographe et géopolitologue, BG a fondé l’Institut francais de géopolitique (IFG). Elle dirige depuis 2006 la revue Hérodote, succédant à son maître Y.Lacoste avec qui elle s’est intéressée dès 1986 au Front National (FN) devenu en 2018 Rassemblement National (RN) non pas du point de vue sociologique ou politique mais du point de vue de son implantation géographique, en s’efforçant de faire varier le niveau d’analyse par différentes échelles. Le premier canton à élire un candidat du Front national (FN) était dans les environs de Marseille en 1982.
Compte-rendu de Micheline Huvet-Martinet
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Par Yoann Collange, Doctorant en géographie – EDYTEM UMR 5204 – Université Savoie Mont Blanc. Compte rendu de Yannis NACEF.
Yoann Collange finalise actuellement une thèse à l’USMB au sein du laboratoire EDYTEM (Environnements, Dynamiques et Territoires de Montagne) intitulée « Ressource patrimoniale et transition touristique : la valorisation de l’art rupestre dans les alpes françaises et italiennes ». Cette intervention a eu lieu le 07 février 2024 à Chambéry dans le cadre d’un Café Géographie.
