
Terres : dossier spécial FIG 2024, La Géographie, terres des Hommes, n° 1594, automne 2024.
Ce dossier s’intéresse aux « Terres », thème du Festival international de géographie de Saint-Dié en octobre 2024.

Terres : dossier spécial FIG 2024, La Géographie, terres des Hommes, n° 1594, automne 2024.
Ce dossier s’intéresse aux « Terres », thème du Festival international de géographie de Saint-Dié en octobre 2024.
Café géographique de Montpellier, novembre 2023. Compte rendu : Esmée Parada, Sarah Traoré, Laura Delaunay.
Les Cafés Géo de Montpellier ont reçu Ludivine Eloy, directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire ART-Dev à Montpellier, afin de parler des causes et des conséquences sociales, économiques, politiques et surtout environnementales de la déforestation au Brésil.
En France, son visage n’est connu de personne ou presque, sa maison natale à Nice n’est pas un musée, son existence n’a intéressé que quelques Monégasques qui lui ont consacré une exposition à la Villa Paloma en 2017. Au Brésil, l’Institut Hercule Florence n’a été créé qu’en 2006 à Sao Paulo. Pourtant, c’est un génial inventeur que l’Atlantique a séparé des savants de son temps. Cet isolement l’a privé d’une quelconque notoriété. Cet héritier des Lumières n’a eu de cesse, sa vie durant, d’inventer, de chercher des procédés pour améliorer la distribution de l’eau (noria permanente), le séchage accéléré des grains de café, le filage du coton, la reproduction d’écrits et d’images (découverte de la photocopie qu’il appelle « photographie »), l’écriture du langage des oiseaux, etc. Il souffre de l’ingratitude de ses contemporains comme en témoigne son journal : « Pourquoi ma vie n’est-elle qu’adversité ? Comment briser l’étau de l’isolement de cette lointaine province de l’empire sud-américain ? Parmi les milliers de documents, dont il est l’auteur, accessibles seulement depuis la fin du XXe siècle, figurent des dessins zoologiques, botaniques, ethnologiques et cartographiques. Dans cette œuvre graphique, nous avons choisi d’étudier les dessins de paysages célestes. (suite…)

Stéphen Rostain et Henry Jacolin au Flore (photo M. Huvet-Martinet)
Beaucoup de monde au Café de Flore ce 22 mars. Il faut dire que le sujet, « l’Amazonie », est attractif et que son énoncé suscite la curiosité : « La forêt vierge d’Amazonie n’existe pas ». Membre du laboratoire Archéologie des Amériques du CNRS et de l’Université Panthéon-Sorbonne et Directeur de recherche au CNRS, Stéphen Rostain, notre invité, va déconstruire nos préjugés avec science et humour. Compte rendu de Michèle Vignaux
Pour en finir avec les idées toutes faites, notre conférencier rappelle que, bien que sillonnée par de nombreux scientifiques, l’Amazonie offre toujours des surprises (la découverte récente d’une rivière souterraine, par exemple). C’est en fait une forêt très mal connue que l’on croit bien connaitre comme les premiers explorateurs à qui on doit de nombreux préjugés. La seule certitude actuelle est sa progressive disparition. (suite…)

Carte archéologique simplifiée d’Amazonie avec la localisation des trois régions signalées dans le texte. Croquis de Stéphen Rostain.
La photographie est indispensable à l’archéologue pour rendre compte de manière fidèle ce qu’il exhume lors de ses fouilles. Mais, cette mémoire photographique doit nécessairement s’accompagner de relevés graphiques, de plans, de stratigraphies, de cartes de dispersion des vestiges et autres détails significatifs. J’ajoute un troisième volet à ces deux modes de l’image avec l’aquarelle, une technique moins rigide, plus apte à l’imagination et suscitant la liberté artistique.

R. Maufrais préparant son expédition
(© Collection Maufrais AAERM)
Dans Aventures en Guyane [1] un récit vécu jusqu’à la mort et écrit entre juin 1949 et janvier 1950, Raymond Maufrais parvient à lier intimement recherche de l’absolu et géographie. Né à Toulon en 1926 et fils unique, il participe à 18 ans aux combats de la Libération. Durant l’après-guerre il voyage comme reporter dans les pays nordiques et part ensuite au Brésil se joindre à une expédition chez les Indiens Chavantes dans le Mato Grosso. Il rentre en France puis repart trois ans plus tard, en 1949, à 23 ans en Guyane française. Son carnet intime, miraculeusement retrouvé par un indien au cœur de la forêt amazonienne en Guyane française, est écrit sans recherche d’effets littéraires. La trame de ce récit est fondée sur une sincérité totale de l’auteur à l’égard de son périple, des peines, des échecs, mais surtout de ses découvertes géographiques et humaines. Motivé par la quête d’une nature vierge, et d’une « vie pure », son objectif était d’établir la jonction Guyane-Brésil par le fleuve Jari, en solitaire, à pied et en pirogue. Ce jeune explorateur rêvait de parvenir aux monts Tumuc- Humac encore inexplorés. (suite…)
Ce mardi 17 décembre, les Cafés Géo reçoivent au Flore François-Michel Le Tourneau, géographe, directeur de recherche au CNRS, pour faire le point sur une question qui a été fortement médiatisée : les menaces qui pèsent sur l’Amazonie.
Homme de terrain qui a « baroudé » avec la Légion étrangère en Guyane à l’occasion d’expéditions qui ont donné lieu à des documentaires TV, notre invité refuse d’emblée d’être qualifié « d’explorateur », terme inventé par les Européens dans la conquête d’un monde déjà habité. Daniel Oster (DO) est l’interviewer. Compte rendu rédigé par Michèle Vignaux. (suite…)