Fukushima – Hiroshima : même combat ? avec Philippe Pelletier.

Café Géo animé par Philippe PELLETIER, Professeur de géographie à l’Université Lyon 2 Lumière.  Compte-rendu réalisé par Romain BOUSQUET, Maxime CAVAILLES et Guillaume CAUBET, étudiants en licence d’histoire au Centre universitaire J.F.Champollion, sous la direction de Thibault COURCELLE et Mathieu VIDAL, enseignants-chercheurs, co-animateurs des Cafés Géo d’Albi.

Il n’est pas excessif de penser que, au Japon comme ailleurs, rien ne sera plus comme avant la catastrophe nucléaire de Fukushima de mars 2011.

Un tel constat avait déjà été prononcé après la destruction atomique des deux villes de Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Si les deux drames sont reliés par l’atome et les irradiations, ils ne sont pas exactement sur le même plan.

Les Japonais seraient-ils assez fous pour bâtir des centrales nucléaires dans un pays en proie aux séismes ? C’est précisément ce qu’il faut examiner, en se plongeant à la fois dans l’histoire et la géographie.
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Le printemps arabe: un an après, quel bilan? Par Olivier Pliez.

Café Géo d’Albi, du 3 avril 2012, animé par Olivier PLIEZ, Chargé de recherche au CNRS, Directeur du LISST-CIEU, (Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires – Centre Interdisciplinaire d’Etudes Urbaines) à l’Université de Toulouse-Le-Mirail.

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Quels déplacements dans la ville de demain ? Par Gabriel Dupuy.

Café Géo du 13 mars 2012 animé par Gabriel DUPUY, Professeur d’Aménagement, Université Paris I Panthéon Sorbonne et Ecole nationale des Ponts et Chaussées. Compte-rendu réalisé par Camille DUHEN, Julie FERNANDEZ et Karim LAHIANI, étudiants en licence de géographie au Centre universitaire J.F.Champollion, sous la direction de Thibault COURCELLE et Mathieu VIDAL, enseignants-chercheurs, co-animateurs des Cafés Géo d’Albi.

A court terme, le système des mobilités urbaines présente une forte inertie (structure urbaine, budget-temps, dépendance automobile…).

Cependant, à l’aide d’une « rétro-prospective » sur le cas parisien, G. DUPUY montrera que l’on peut aussi répondre à la question en l’élargissant et notamment en repoussant l’horizon considéré. Pour un « demain » plus éloigné, dans une ville recomposée, on peut imaginer les effets de plusieurs évolutions majeures : démographique, sociologique, économique, technologique, environnementale et, bien entendu, géographique.

La combinaison de ces effets pourrait conduire à une croissance modérée des déplacements (en nombre et en portée) mais avec une répartition différente (des flux et des modes).

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L’eau, ressource multiple: quels risques sociaux et environnementaux ? avec Frédérique Blot et Bénédicte Veyrac.

Café Géo animé par Frédérique BLOT, Maître de conférences en géographie & aménagement au Centre universitaire Jean-François Champollion d’Albi, membre du laboratoire GEODE, UTM; et Bénédicte VEYRAC, Chargée de cours en géographie, au Centre universitaire Jean-François Champollion d’Albi, doctorante au laboratoire GEODE, UTM;

Comme le montre Gaston Bachelard dans son essai sur l’imagination de la matière, « l’eau est l’élément le plus favorable pour illustrer les thèmes de combinaison des puissances. Elle assimile tant de substances ! Elle tire à elle tant d’essences ! Elle reçoit avec facilité les matières contraires, le sucre et le sel. Elle s’imprègne de toutes les couleurs, de toutes les saveurs, de toutes les odeurs » [1].

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Soudan du Sud : naissance de deux Etats ? David Blachon.

Café géographique, Strasbourg, David Blanchon : Soudan du Sud : naissance de deux Etats ? Mercredi 11 janvier 2012.

Prise de notes : Jean-Luc Piermay

Le 9 juillet 2011, après un référendum qui donna 98 % de « oui », le Soudan du Sud devient le 193ème Etat admis à l’ONU. La naissance du nouvel Etat change complètement la situation géopolitique de la région, et modifie largement la définition du Soudan du Nord en tant qu’Etat (arabe, africain, arabo-africain ?). De fait, l’éclatement du Soudan donne naissance à deux Etats, qui doivent trouver ou redéfinir leur place dans des configurations géopolitiques régionales.

Je reviendrai sur le conflit qui a conduit à l’indépendance du Soudan du Sud, avec des éléments de cadrage sur les deux nouveaux Etats, pour évoquer ensuite leur « repositionnement », en abordant la question de deux ressources fondamentales dans la région, l’eau et le pétrole.

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Géographie de l’enfermement : quel contrôle politique et social de l’espace ? Avec Bénédicte MICHALON et Olivier RAZAC.
Café Géo animé par Bénédicte MICHALON, Docteur en Géographie, chargée de recherche CNRS rattachée à ADES (Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés), Pessac & Olivier RAZAC, Philosophe, ENAP (École Nationale d’Administration Pénitentiaire)
d’Agen. 
Compte-rendu réalisé par Steven DUNN et Damien BOULIAU, étudiants en licence d’histoire au Centre universitaire J.F.Champollion, sous la direction de Thibault COURCELLE et Mathieu VIDAL, enseignants-chercheurs, co-animateurs des Cafés Géo d’Albi.

Présentation problématique de Bénédicte MICHALON :

Ce Café Géo portera sur une géographie de l’enfermement. L’enfermement sera appréhendé comme un processus a priori subi, dont il s’agira d’interroger la dimension spatiale. Il sera également analysé comme dispositif de contrôle, au sein duquel des individus vivent (et parfois travaillent) et développent des dynamiques d’appropriation. Différents types de lieux renvoient à cette problématique : établissements carcéraux, psychiatriques, logements fermés pour travailleurs migrants, mais aussi centres de rétention pour étrangers. C’est sur ce dernier type de lieu que la présentation s’articulera, pour décrypter quelques-unes des dynamiques spatiales à l’oeuvre dans le contrôle politique et social qui s’exerce sur les « enfermés ».

A partir d’une étude de la rétention à l’échelle européenne et en Roumanie (pays dans lequel B. Michalon mène ses enquêtes), l’hypothèse de la constitution de modèles d’enfermement sera abordée, ainsi que la circulation dans le temps et dans l’espace. Aux échelles nationales et locales, le rôle des mobilités (migrations, transferts, circulations internes aux lieux de détention, etc.) dans le dispositif d’enfermement, souvent perçu comme statistique, sera décortiqué. A l’échelle des individus (« enfermants », « enfermés », intervenants associatifs notamment), il s’agira de comprendre les interactions et l’émergence de pouvoirs et de rapports de force d’une part, d’actes d’adaptation voire de résistance d’autre part.

Cette recherche s’intègre dans le programme TerrFerme, financé par l’Agence Nationale de la Recherche et le Conseil Régional d’Aquitaine (http://terrferme.hypotheses.org/).

Présentation problématique d’Olivier RAZAC :

La surveillance électronique se développe. Elle s’étend et se diversifie. Dernier dispositif en date : le Placement sous surveillance électronique mobile (PSEM), basé sur une technologie GPS et s’adressant pour l’essentiel à des personnes soumises à des mesures de sûreté. Si elle ne concerne que peu d’individus pour l’instant, cette modalité de la surveillance électronique est particulièrement intéressante en ce qu’elle articule plusieurs régimes de contrôle spatial : l’exclusion, l’inclusion et la traçabilité.

En cela, le PSEM représente moins une rupture avec l’espace carcéral moderne de la prison q’une virtualisation et une diversification de sa manifestation.

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Carte : Des morts par milliers aux portes de l’Europe
Source : Olivier Clochard et Philippe Rekacewicz, décembre 2006.

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Géographie des Solidarités numériques : de nouvelles formes d’entraide à différentes échelles ? Par Destiny TCHEHOUALI
Café Géo animé par Destiny TCHEHOUALI, Doctorant CIFRE au LISST-Cieu, Université de Toulouse.
Présentation problématique :
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) continuent encore de se diffuser de façon très inégale et à une vitesse accélérée, créant ainsi d’importantes disparités en matières d’accès, d’utilisation et de capacité d’appropriation des TIC entre milieux urbains et ruraux dans un même pays (fracture numérique horizontale) ou entre pays du Nord et pays du Sud (fracture numérique verticale).Dans le contexte actuel de gouvernance mondiale et de crise économique de ce début du XXIe siècle, les acteurs de la coopération internationale ont pris pleinement conscience de la nécessité de mettre en œuvre des politiques et des initiatives de solidarité afin de contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ce mouvement trouve dans la « solidarité numérique » un nouveau terrain d’expression, notamment dans les efforts de rééquilibrage des rapports Nord/Sud. En effet, le déséquilibre Nord/Sud est particulièrement frappant dans le domaine des TIC. Le rapport 2011 de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) estime que 70% de la population mondiale et presque 80% dans les pays en développement n’utilisent pas Internet. Face à de tels chiffres, le mythe d’une planète connectée, dans laquelle tout le monde a la capacité de produire et/ou de partager des informations très rapidement à partir de n’importe quel point de la planète raccordée à un réseau, ne peut effacer la réalité qui est celle des fractures numériques symbolisées par le clivage entre individus qui sont, ou se sentent, intégrés à la « société numérique » et ceux qui au contraire en sont exclus. Une telle situation pose donc questions : Quelles formes d’entraides ? Quelles échelles géographiques d’action ? Quelle efficacité de l’aide au développement numérique ?Un premier élément de réponse a été apporté à l’occasion d’une Assemblée Générale des Nations-Unies qui, devant l’insistance de nombreux gouvernements africains et d’acteurs civils a convoqué, en 2003 et 2005, un Sommet spécifique dédié à cette thématique. Un pacte de Solidarité numérique est adopté avec pour objectif l’implication des gouvernements, des acteurs privés ainsi que des membres de la société dans un processus de concertation « multiacteurs », qui en menant une étroite coopération à différentes échelles (nationale, régionale et internationale) doivent réduire la fracture numérique Nord-Sud.

Quelques années après le Sommet mondial, malgré des progrès quantitatifs réalisés dans le cadre d’ accords de coopération bilatérale ou multilatérale, l’objectif d’une « connectivité pour tous » est loin d’être acquis. On reproche en effet à ces projets/programmes d’avoir privilégié les logiques de marché et les enjeux de rentabilité économique au détriment des réels enjeux humains et sociétaux liés à l’accompagnement de la diffusion et de l’appropriation des TIC dans les pays du Sud. Parallèlement à ces grands accords, des États d’Afrique et d’autres régions du monde mènent, par l’intermédiaire des collectivités locales et des ONG, des politiques de solidarité numérique ainsi que de vastes programmes infrastructurels qui, fondés sur des approches sociales et citoyennes, s’avèrent plus efficaces.

Cette situation ambivalente porte à débat. L’échelon local constitue-t-il l’échelon le plus pertinent pour expérimenter des politiques inclusives de solidarité numérique ? La solidarité numérique est-elle une solidarité « désintéressée » ou bien constitue-t-elle un énième projet d’acculturation, un nouvel alibi politique d’intégration de l’Afrique dans la nouvelle économie financière de l’ère des réseaux de l’information ? Peut-on penser des formes de solidarité numérique qui s’affranchissent des logiques d’assistanat et de dépendance technologique ?

Quelques éléments de réponse peuvent être apportés au travers de l’examen des ambitions entrevues , des paradoxes du plaidoyer international de lutte contre la fracture numérique sous l’angle des décalages observés par rapport aux attentes des populations bénéficiaires de ces projets au Sud et par une série de propositions susceptibles de permettre à la solidarité numérique d’apparaître comme un instrument au service du développement.

(Première publication le 13 décembre 2011, à l’url http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2315)

Rome, ville éternelle ou capitale parasitaire ? Par Géraldine Djament-Tran.

Café géographique, Strasbourg, Géraldine Djament-Tran : Rome, ville éternelle ou capitale parasitaire ? 23 novembre 2011.

Prise de notes : Jean-Luc Piermay

Le titre de ce café géographique met en regard deux des principaux clichés accolés à Rome dans la longue durée. Nous nous proposons ici de déconstruire ces clichés pour mieux comprendre la situation géopolitiqueoriginale de Rome, à la fois symbole de pérennité urbaine et de dysfonctionnement des relations unissant la capitale à la nation. Ces clichés permettront de montrer des enjeux géopolitiques et d’explorer la trajectoire urbaine romaine, très étudiée par les historiens, moins souvent par les géographes. L’approche sera géohistorique, avec un positionnement interdiciplinaire histoire et géographie, non seulement dé géographie historique, c’est-à-dire que seront étudiées les dynamiques spatiales dans une optique de meilleure compréhension des échelles et des temporalités des sociétés.

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Eviter, réduire, réutiliser :Quels enjeux territoriaux de la prévention des déchets ? Jean-Baptiste Bahers et Daniel Vialelle.
Café Géo animé par Jean-Baptiste BAHERS (Doctorant au LISST-Cieu, Université Toulouse II le Mirail) et Daniel VIALELLE (Vice-président du Conseil général du Tarn, membre de la commission Territoires et Développement Durable). 
Compte-rendu réalisé par Lucie BOGDAN et Paul GOURDON, étudiants en géographie au Centre universitaire J.F.Champollion, sous la direction de Thibault COURCELLE et Mathieu VIDAL, enseignants-chercheurs, co-animateurs des Cafés Géo d’Albi.

Présentation de J.-B. Bahers :

La prévention dans tous ses états ! Du principe juridico-politique à la création d’un dispositif ad hoc territorial, en passant par des stratégies technologiques d’éco-conception et par une définition dans l’arsenal législatif européen, la prévention des déchets est bien d’actualité.

Si tout le monde connaît le problème des déchets, ils sont moins nombreux à être capables d’identifier l’apport de la prévention. D’abord confondue avec sa fausse sœur, la « précaution », elle est souvent oubliée au profit de ses cousins « recyclage et valorisation ». Pourtant, la prévention est au cœur de cette idée nouvelle de créer plus en utilisant moins. Elle est une source d’innovation vers des solutions durables de gestion des ressources. Elle bouleverse notamment la relation du déchet à l’homme, qui se contente de fermer la poubelle pour ne pas voir ce qui se passe après. Cependant, la prévention est aussi une excuse renvoyée aux échecs des politiques publiques des déchets depuis les années 1970 et se heurte à la nécessaire croissance de la consommation. La territorialisation de ce principe est sans nul doute une opportunité importante, mais est-ce suffisant pour espérer découpler croissance économique et gisement des déchets ?

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Les mondes arctiques en ébullition, avec Eric Canobbio.

Débat « Les mondes arctiques en ébullition » avec Eric Canobbio (maître de conférences en géographie, Université Paris 8) le mardi 31 mai 2011 au Café de Flore, animé par Olivier Milhaud et Claudie Chantre.

Olivier Milhaud donne le coup d’envoi de ce Café Géo en présentant au public venu nombreux l’intervenant de la soirée, Eric Canobbio, Maître de conférences en géographie à l’Université Paris VII Saint-Denis, auteur notamment de l’Atlas des Pôles aux Editions Autrement (2007), de Géopolitique d’une ambition inuite : le Québec face à son destin nordique aux Éditions du Septentrion (2009) et de Mondes arctiques : Miroirs de la mondialisation à la Documentation photographique (n°8080, mars-avril 2011).

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