Le grand retour du fabriqué en France ? La relocalisation des activités industrielles en France (vidéo)

Retrouvez en vidéo le café géographique de Reims du 14 octobre 2015, sur le thème « Le grand retour du fabriqué en France ?  La relocalisation des activités industrielles en France », avec François Bost (Université de Reims Champagne-Ardenne) et Laurence Sartor (Reims Business Hub).

• Vidéo à visionner sur le site de l’université de Reims :
https://podcast.univ-reims.fr/videos/?video=MEDIA151103111947812

Astana, la fabrique d’une capitale, par Christiane Barcellini.

Compte-rendu Cafés Géographiques de Saint-Brieuc, 23 octobre 2015

Astana. Photo Lise Barcellini, Christiane Barcellini

Christiane Barcellini, présidente de l’association « Les Cafés Géographiques de Saint-Brieuc » et géographe est intervenue sur le sujet « Astana, la fabrique d’une capitale » en remplacement du sujet prévu « A la recherche des protestants bretons », Laurent Theis ayant été hospitalisé d’urgence.

Astana, au coeur des steppes de l’Asie centrale, là où la température descend à -40°C en hiver, est la capitale du Kazakhstan depuis 1997. Cette ville surprenante, extravagante est née de la volonté d’un homme, Noursultan Nazarbaïev, président du Kazakhstan qui exerce, depuis 1991, une autorité absolue sur ce nouvel Etat né de l’implosion de l’URSS.

Astana accueillera l’Exposition internationale « Energie du Futur. Action pour la durabilité mondiale » du 10 juin au 10 septembre 2017.

Comment cette petite ville de province dans les années 1990, s’est-elle hissée au rang de capitale mondiale ? Il s’agit de comprendre, avec ce café géographique « Astana, la fabrique d’une capitale »,  le projet politique de Nazarbaïev.

Astana est la capitale spectaculaire d’un  pays immense (2 700 00 km2, soit cinq fois la France, 9ème au classement mondial), à la charnière de l’Europe et de l’Asie. Très enclavé, le Kazakhstan ne s’ouvre sur aucun océan. Il a des frontières communes avec deux grandes puissances, la Russie au nord (plus 6000km), la Chine à l’est (environ 1500km); au sud, il est limitrophe de trois Etats issus, comme lui, de l’ex-URSS : le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan. La population de 17 millions d’habitants, soit une densité d’à peine 5,5 habitants au km2, est située en périphérie du territoire. Les conditions naturelles rendent compte en partie de ce territoire-bracelet. Le centre du Kazakhstan est le domaine des températures extrêmes (-40°C l’hiver , +35°C l’été), des vents violents et des précipitations faibles (350 mm). La steppe d’Asie centrale, au climat continental semi-aride, qui couvre une grande partie du Kazakhstan, a longtemps été le domaine des pasteurs nomades à cheval. Pendant la guerre froide, l’URSS choisit cette steppe désertique pour ses essais et laboratoires nucléaires (polygone nucléaire de Semipalatinsk, cosmodrome de Baïkonour) ainsi que pour ses camps du Goulag.  L’aridité diminue à l’est (Altaï), au sud-est (monts Tian Shan) et au sud où quelques larges vallées ont favorisé la sédentarisation de la population; c’est là que se trouvent les principales et plus anciennes villes du Kazakhstan (Taraz, Chymkent), étapes prospères sur la route de la Soie, ainsi que l’ancienne capitale Almaty.  Les villes au nord du Kazakhstan, comme Pavlodar, reçoivent, pendant la période soviétique, une immigration massive de jeunes Russes, dans le cadre de la politique de « campagnes des terres vierges » et de russification des Républiques qui constituaient l’URSS. Les villes à l’ouest comme Aktaou doivent leur développement aux projets d’exploitation des vastes réserves de pétrole et de gaz de la mer Caspienne.

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Cartographie et imaginaire, avec Olivier Godard et Christian Grataloup.

Compte rendu du Café géo « Cartographie et imaginaire » du 1/10/2015 à Saint-Dié-des-Vosges ( FIG 2015) avec Olivier Godard et Christian Grataloup. Compte rendu rédigé par Marie Masson

Le café géo « Cartographie et Imaginaire » est animé par Christian Grataloup, professeur émérite, et Olivier Godard, de l’association « Cartographier au Collège ». Cette association, fondée il y a quatre ans par Olivier Godard et Marie Masson à Angers, réunit aujourd’hui une vingtaine de professeurs d’une quinzaine de collèges de 5 académies (Nantes, Rennes, Versailles, Paris, Créteil). L’objectif de l’association est de faire créer des cartes aux élèves de collège (10 à 15 ans environ). A travers la manipulation du langage cartographique, leur faire mieux appréhender le monde. Parfois le discours géographique est complexe et lointain pour des adolescents ; le langage cartographique, nouveau pour eux, leur permet de comprendre le monde qui les entoure.

L’association organise trois concours :

  • le Concours Carto pour les 4èmes: c’est un projet réunissant cette année 11 classes de 10 établissements de l’académie de Nantes. Il s’agit toute l’année de faire des cartes mais aussi de les noter, les commenter et de communiquer autour des cartes au travers un blog. http://concourscarto.blogspot.fr/
  • Le concours de Cartographie d’actualité pour les 4èmes, 3èmes et 2ndes. C’est un projet ponctuel où les élèves volontaires doivent mettre en carte un article du journal Le Monde.
    http://cartographieraucollege-cca.blogspot.fr/
  • Le concours de Cartographie imaginaire qui est le sujet de ce café géo.
    http://cartographieraucollege-cci.blogspot.fr/

L’association permet aussi aux enseignants de se former à la pratique de la géomatique (logiciel Argis grâce au partenariat avec ESRI) et/ou à la lecture d’images satellitales (Terrimage du CNES) grâce à l’académie de Nantes qui encourage ces initiatives.

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Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Roybon : quand l’aménagement sème la discorde en France ! Introduction de Delphine Papin, avec Philippe Subra et Marine Attané.

Compte rendu du Café géopolitique qui s’est tenu au Café de la Mairie, Paris 3e, le 1er juin 2015,

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Après avoir rappelé que l’analyse du territoire représente l’élément de base de la géopolitique, Delphine Papin précise que cette analyse peut aussi être effectuée à un niveau national voire infranational. On parle alors de géopolitique locale. Un des objectifs de cette « spécialité » développée par l’Institut Français de Géopolitique (IFG) est d’analyser les rivalités de pouvoir à l’échelle locale, et ainsi de se donner la possibilité de s’intéresser non plus seulement aux enjeux mondiaux mais aussi aux questions françaises et territoriales. Les sujets du découpage des régions, des élections, des politiques publiques, du logement, etc. sont autant de thèmes qui pourront être abordés dans le cadre des futurs cafés géopolitique locale.

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Vers quelle nouvelle grande région Midi-Pyrénées / Languedoc­-Roussillon ? Avec Pascal Chevalier et Pierre Girard.

Café Géo de Montpellier du 06 Septembre 2015. Avec Pascal Chevalier, Professeur à l’Université Montpellier 3, UMR Art­Dev, et Pierre Girard, chef du service des études et de la diffusion INSEE Languedoc Roussillon. Notes prises par Geoffrey Nail­-Baud. Rédaction par Guillaume Poinsignon

Ce café géo avait la volonté d’éclairer certain­e­s de nos citoyen­ne­s sur la réforme actuelle qui redéfinit le contour de notre région, le Languedoc-­Roussillon, qui deviendra l’une des plus vaste de France lors de sa fusion avec la région Midi­-Pyrénées, effective le 1er janvier 2016. Les intervenants ont pu interroger la cohérence de cette réforme.

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Vie et mort du couple Nord/Sud, par Christian Grataloup.

Compte rendu du café géographique d’Annecy du 17/09/2015 à Annecy. « Vie et mort du couple Nord/Sud ». Christian Grataloup. Compte rendu établi par S. Marty, L. Hours et Ph. Piercy.

En matière d’inégalités dans le monde, les préoccupations d’aujourd’hui (cf l’ouvrage de Piketty et son succès) concernent la croissance des inégalités internes au sein des sociétés plus qu’entre pays. Cela est vrai en Europe et aux États-Unis, dans les pays émergents, les « BRIC » notamment. Alors que l’on constate par ailleurs une diminution des inégalités à l’échelle mondiale.

Or ce sont ces inégalités à l’échelle mondiale, qui sont à l’origine de la distinction « Nord Sud ». Cette distinction aussi floue que consensuelle, commode par son incertitude,  est-elle mourante, alors qu’elle procède d’une histoire déjà longue, et qu’elle survit ponctuellement ?

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Géographes et bédéphiles, géophiles et bédégraphes. La géographie et le neuvième art. Avec Bénédicte Tratnjek et Thierry Saint Solieux.

Café Géographique d’Annecy du 11 juin 2015, avec Bénédicte Tratnjek (Université de Savoie)(BT) et Thierry Saint Solieux (BD Fugue Café Annecy) (TSS). Compte-rendu établi par J. Dop. publié sans l’amendement des intervenants.

Ce café autour de la géographie et de la Bande Dessinée a donné lieu à un dialogue éclairé entre les deux intervenants : Bénédicte Tratnjek, chargée de cours à l’Université de Savoie, membre du bureau des Cafés géographiques et Thierry  Saint Solieux, libraire à BD Fugue Café Annecy. Une petite introduction d’abord sur l’intérêt que peut représenter la BD pour les géographes, alors même que la BD est encore considérée comme étant « un thème de recherche-plaisir ». Ensuite le Café, et donc son compte –rendu, sont appuyés sur des exemples d’auteurs, d’ouvrages, autour de thèmes significatifs :

  • Une gestion de l’espace, celui de la case, donc de la page.

Ex de Tintin : Pendant que notre œil descend au file de la page, on a l’impression / la sensation que le personnage monte les escaliers. Ceci constitue un aspect très technique dont Hergé est le précurseur.

  • Les géographes regardent le type d’espace représenté. Dans Lucky Luke par exemple, c’est l’espace mythifié de la conquête de l’Ouest avec des symboles qui font sens à la lecture tels que le saloon, l’enclos…
  • La BD est un art séquentiel : il y a des trous, des blancs et c’est au lecteur de faire son propre chemin suivant son imagination. Le lecteur participe par son imaginaire, et c’est cet imaginaire qui intéresse les géographes : selon l’âge, les lecteurs ne mettent pas les mêmes éléments au sein de ces blancs ni ne perçoivent l’espace représenté de la même manière.
  • La BD est un outil pédagogique incroyable pour comprendre un espace, car dans cet art, c’est l’espace qui fait le réel. C’est un outil pour comprendre les espaces, notamment dans le cas de la BD de reportage qui met en place des espaces plus ou moins réalistes, de même que certaines BD totalement fictives peuvent permettre de mieux comprendre certaines des réalités spatiales.

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Croatie/Slovénie : une intégration réussie ? par Joseph Krulic.

Présentation par Joseph Krulic, magistrat et Professeur associé à l’Université de Paris-Est-Marne-La-Vallée. Ce Café Géo a eu lieu le mardi 07 avril 2015. Compte-rendu réalisé par Pierre LEFAUCHEUX, sous la direction de Thibault COURCELLE et Mathieu VIDAL.

Il peut paraître légitime de s’interroger sur le bilan de l’intégration de deux pays de l’ex-Yougoslavie qui ont rejoint l’UE, alors que d’autres pays comme la Serbie, le Monténégro ou la Macédoine continuent des négociations sur ce sujet.

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Alsace-Kivu, destins croisés, par Thierry Kranzer.

75ème Café de géographie de Mulhouse  par Thierry Kranzer, United Nations, Department of Public Information, News and Media Division – Meetings Coverage section, Président des Alsaciens de New-York, 17 avril 2015, à la Cour des chaînes à Mulhouse. Notes de Françoise Dieterich

L’ONU au Kivu

On me dit toujours que je mets l’Alsace à toutes les sauces. Mais le fait est que je trouve nombre de similitudes entre ma région d’origine et celle du Sud-Kivu où j’ai été en mission pour l’ONU de mai 2006 à septembre 2007.  Nos quatre changements de nationalité, nos dizaines de milliers de morts, l’évolution de notre situation entre 1945 et Maastricht en 1992 m’ont permis de trouver des arguments pour sensibiliser la société civile du Sud-Kivu, en essayant de montrer que l’exemple de l’Alsace était la démonstration que tout est possible en termes de développement et de pacification d’une frontière, mais qu’il fallait laisser le temps au temps.

Je me suis retrouvé dans ce coin des trois frontières, coincé entre la RDC, le Rwanda et le Burundi,  où en « nonante-quatre », pour reprendre le vocabulaire local hérité des Belges. Les images des massacres au Rwanda de 1994 m’avaient bouleversé.  On ne comprenait pas à l’époque comment cette crise rwandaise avait eu un tel impact sur l’Est de la RDC voisine où s’étaient réfugiés 2 millions de Rwandais hutus craignant les représailles du FPR qui venait de prendre le pouvoir à Kigali.  Nous ne savions pas encore alors que nous vivions la fin de l’ère Mobutu. Deux ans après le génocide rwandais, en 1996, Laurent Désiré Kabila envahissait la RDC à partir de la Ville d’Uvira, avec le soutien logistique des nouveaux maîtres du Rwanda. A l’époque tout semble compliqué. On ne sait plus à un moment qui massacre qui, jusqu’à l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa en 1997, ni pourquoi et comment s’était développé en RDC un nouveau « génocide » provoqué par la colère et la vengeance des rescapés, parfois parqués dans les mêmes camps en RDC que leurs bourreaux : les génocidaires du Rwanda en 1994.

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Du base-jump à la randonnée, des transgressions récréatives en montagne. Avec Philippe Bourdeau.

Philippe Bourdeau – 6/05/2015. 5e café géographique d’Annecy-Chambéry, 3e à Chambéry. Philippe Bourdeau est professeur de géographie à l’Institut de Géographie Alpine de Grenoble.

Il travaille sur les activités récréatives en contexte de montagne, notamment le métier de guide. Plus largement, il s’intéresse au hors-quotidien, au rapport des individus et des sociétés à l’ailleurs … et dans ce cadre, aux « dissidences récréatives ». Par cette expression, il entend tout une myriade de pratiques à la marge, non conformes aux « standards » – si tant est qu’il y en ait – des pratiques récréatives, au-delà des deux exemples évoqués dans l’intitulé de ce café géo.

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