Le kibboutz Lotan (Israël), Daphné Tapia.

20 Février 2018, vue partielle du kibboutz Lotan, Israël (photo de Daphné Tapia)

Des cartes postales, 2018

Cinq heures de bus séparent le kibboutz Lotan de Tel Aviv. Surnommée Ia ville qui ne dort jamais, Tel Aviv offre une grande variété de restaurants, de soirées et d’activités. Les rues sont embouteillées dès 7 heures du matin et les piétons respirent les pots d’échappement à pleins poumons.

Cinq heures de bus, et nous voilà au bout du monde. Lotan se trouve à 50 km d’Eilat, grande station balnéaire à la pointe sud du pays. Le kibboutz suit son rythme singulier : la journée commence avec le lever du soleil et se finit avec l’observation du vol des oiseaux migrateurs.

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De la Perse à l’Iran : vers un Orient fantasmé ? (26 février-10 mars 2018).

Voyage des Cafés géographiques  [Lundi 26 février – samedi 10 mars 2018] – Dossier préparatoire de Maryse Verfaillie

Entre la mer Caspienne au nord (mer fermée) et le golfe Persique au sud, entrouvert par le détroit d’Ormuz sur l’océan Indien, l’Iran est un vaste plateau semi-désertique, cerné par de hautes montagnes. Les hommes se sont installés sur les piémonts, qui permettent de capter une eau aussi rare que précieuse (irrigation par le système des qanât). L’Iran vit en moyenne à plus de 1 000 m d’altitude !

Entre le Moyen-Orient arabe, l’Asie centrale turcophone et le monde indien, l’Iran est un carrefour, lieu d’échanges en temps de paix ou lieu d’invasions à répétition.

 

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Iran, le retour sur la scène internationale d’une grande nation, par Bernard Hourcade.

Conférence de Bernard Hourcade, suivie d’un débat à l’Institut de géographie, samedi 27 janvier 2018, organisée par Les Cafés géographiques. Compte rendu de Maryse Verfaillie.

Bernard HOURCADE (n. 1946) est géographe, directeur de recherche émérite au CNRS. Ancien directeur de l’Institut Français de Recherche en Iran pendant la révolution islamique (1978 – 1993), puis fondateur et directeur de l’équipe de recherche CNRS « Monde iranien » (1993-2005), il a effectué, souvent en collaboration avec ses collègues iraniens, des recherches sur les conséquences politiques des transformations de la société iranienne, la ville de Téhéran et la géopolitique de l’Iran. En dehors de cercles universitaires, il intervient dans les médias et les think tanks sur les questions touchant à la géopolitique de l’Iran aux rapports entre politique, territoire et société en Iran.  Bernard Hourcade est agrégé (1969) et docteur en géographie (Paris-Sorbonne, 1975).

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Carnets d’une Géographe sur les chemins d’Arménie, 1997-2017, Françoise Ardillier-Carras.

Le dessin du géographe : n°69

20 années de recherches en Arménie, 20 années de géographie rurale dans les montagnes de ce pays du Sud-Caucase…et une vingtaine de carnets de voyages, illustrés de dessins pour raconter mes « géographies voyageuses ».

Voici quelques-uns de ces dessins et aquarelles issus de ce parcours de chercheur.

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La crise du Golfe 2017, un point névralgique de rivalités géopolitiques et multiscalaires, Grégoire Durif.

La crise du Golfe débute officiellement le 5 Juin 2017. L’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats-Arabes-Unis, le Bahreïn et le Yémen décident conjointement de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ce petit pays, au rayonnement important sur la scène internationale, est accusé d’entretenir des relations trop étroites avec l’Iran, grande rivale de l’Arabie Saoudite pour le leadership régional, et de soutenir des groupes politiques d’obédience religieuse comme les Frères Musulmans, bête noire de l’Egypte du maréchal Sissi. Des Etats comme le Koweït ou Oman, restés neutres dans cette affaire, candidatent au rôle de médiateur, sans résultat probant.

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Jérusalem et ses frontières, par Emmanuel Ruben.

Compte rendu du Café géo du 25 avril 2017 au Café de Flore (Paris). Intervenant : Emmanuel Ruben. Modérateur : Daniel Oster Compte rendu de Michèle Vignaux.

Emmanuel Ruben, normalien, est géographe de formation, mais après une courte période d’enseignement en banlieue parisienne, il décide de se consacrer à une œuvre littéraire ainsi qu’à un travail de dessinateur et d’aquarelliste. Obsédé par le thème des frontières, il a vécu dans un certain nombre de villes-frontières comme Istanbul, Riga, Kiev et Novi Sad. Et il a séjourné deux fois à Jérusalem en 2010 et 2014. De cette expérience il a tiré un ouvrage Jérusalem terrestre (Editions Inculte, 2015), support privilégié de ce Café géo.

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La crise migratoire en Europe, avec Amandine Spire et Camille Schmoll,

Compte rendu du café géographique du 31 janvier, avec A. Spire et C. Schmol, rédigé par Marine Duc

Avec Amandine Spire et Camille Schmoll, maîtresses de conférences à l’université Paris-Diderot (Paris VII). Amandine Spire a notamment travaillé sur les migrations en Afrique de l’Ouest. Elle s’intéresse actuellement davantage aux problématiques de droit à la ville et de productions de normes sociales et spatiales dans les sociétés urbaines. Camille Schmoll est spécialiste des migrations dans l’espace euro-méditerranéen. Elle s’intéresse notamment aux migrations féminines, à travers une approche par le genre.

Le thème de ce café géographique s’articule autour d’une question d’actualité, mais a aussi pour objectif de discuter la notion de « crise » : est-ce qu’il s’agit de l’acmé d’un mouvement qui a débuté anciennement ou bien plutôt d’un phénomène récent ? Quelles en sont les causes principales ?

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« Istanbul, capitale régionale et ville-monde », dir. Jean-François Pérouse (CNRS, revue Anatoli, 2016), Elisabeth Bonnet-Pineau.

Istanbul, capitale régionale et ville-monde, CNRS, Revue Anatoli, Numéro 7,. Editions, de La Martinière, 2016, 316 p.

Le numéro 7 de la revue Anatoli, paru à l’automne 2016, s’interroge sur la réalité d’Istanbul comme ville-monde, annoncée comme telle dès 1996 par le maire de la ville de cette époque, Recep Tayyip Erdogan, actuellement Président de la République de Turquie.

Riches et nombreuses sont les publications scientifiques sur Istanbul dont celle incontournable de Stéphane Yerasimos, parue en 1997 et reproduite en tête du volume de la revue Anatoli. Cet article offre notamment des repères chronologiques sur les principales étapes de transformation enregistrées en moins d’un siècle par Istanbul à partir du moment où elle cesse d’être une capitale. Il précède un hommage rendu par les géographes Marcel Bazin et Jean-François Pérouse à « Stéphane Yerasimos, le Stambouliote (1942-2005) », descendant d’une famille grecque orthodoxe restée à Istanbul en étant exemptée de l’échange forcé des populations entre la Grèce et la Turquie.
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D’où vient notre carte de l’Antarctique ? Géohistoire polaire et dernier partage du monde, Fabrice Argounès.

« D’où vient notre carte de l’Antarctique ? Géohistoire polaire et dernier partage du monde », avec Fabrice Argounès, enseignant en géographie à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et chercheur associé à l’UMR Géographie-Cités au Bar l’Actuel (FIG – Saint-Dié-des-Vosges) le vendredi 30 septembre 2016. Compte rendu : Michèle Vignaux

Pour beaucoup, la connaissance de l’Antarctique se réduit à celle d’un continent glacé autour du pôle Sud, son histoire à celle de quelques expéditions héroïques où des hommes d’exception  (Amundsen, Scott…) ont lutté – victorieusement – contre des éléments hostiles. Pas de brutalité contre des populations indigènes, pas de cupidité dans la domination territoriale. L’Antarctique serait l’exemple même de la « bonne » conquête qui n’a laissé aucune culpabilité dans la mémoire des puissances occidentales.

Pourtant l’appropriation de l’Antarctique par quelques Etats s’insère bien dans une histoire coloniale  secouée par les rivalités. Et cette histoire peut être divisée en plusieurs périodes : âge de l’exploration avant 1885, âge héroïque (1885-1922), âge mécanique (1922-1959), puis âge scientifique après la signature du Traité de l’Antarctique en 1959.

Mais comment délimiter un territoire impérial  à une époque où les cartes ne montrent qu’un tracé très approximatif des côtes et où l’intérieur n’est pratiquement pas connu ?

 

D’où vient notre carte de l’Antarctique ? Fabrice Argounès – Café l’Actuel (FIG à Saint-Dié-des-Vosges)

D’où vient notre carte de l’Antarctique ?
Fabrice Argounès – Café l’Actuel (FIG à Saint-Dié-des-Vosges)

Le Royaume-Uni, première puissance à revendiquer une souveraineté sur l’Antarctique, impose le « modèle canadien » élaboré par Pascal Poirier en 1907 pour l’Arctique. D’après sa « théorie des secteurs », chaque Etat s’approprie le territoire situé entre deux lignes tracées du pôle à la côte, un quadrant. Sur le terrain, la prise de possession se marque l’installation d’un drapeau. Et en baptisant, dès 1923, les terres connues de noms anglais, les Britanniques en font des dépendances du royaume. Cette conception est adoptée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, membres du Commonwealth.

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Migrations : des idées et des cartes pour aller à l’encontre des politiques, par Olivier Clochard.

Cafés géographiques de Montpellier du 26 janvier 2016 au Gazette Café. Compte-rendu rédigé par Guillaume Poinsignon.

Nous tenons à remercier avant tout Olivier Clochard pour sa venue ce soir. Docteur en géographie et chargé de recherche au CNRS (UMR Migrinter, Poitiers), il est spécialiste des migrations et à ce titre est membre de Migreurop, « réseau européen et africain de militants et de chercheurs dont l’objectif est de faire connaître et de lutter contre la généralisation de l’enfermement des étrangers et la multiplication des camps, dispositif au cœur de la politique d’externalisation de l’Union européenne » (extrait de www.migreurop.org). Après avoir rédigé Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires (éditions 2009 et 2012) sujet compliqué et sensible, brûlant d’actualité, Olivier Clochard poursuit ses recherches actuellement à Calais où il avait fait sa thèse mais aussi à Chypre et sur d’autres terrains (Bruxelles, Marseille).

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