Préparer l’épreuve de géographie au CAPES externe d’Histoire-Géographie avec les Cafés géographiques

Les Cafés géographiques ont recensé les articles parus ces dernières années et relatifs aux trois thèmes de géographie au concours du CAPES externe d’Histoire-Géographie (session 2019). Vous trouverez également des articles susceptibles de vous aider à préparer l’épreuve orale « Analyse de situation professionnelle ».

 

1. Géographie des territoires : Les espaces ruraux en France

La Compôte (73) dans DEPRAZ Samuel, « Les nouveaux bourgeois des campagnes: vers une éviction rurale ? », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes Rendus, 11 janvier 2017

  • CHARVET Jean-Paul, « 2005, année charnière: la France agricole et rurale transformée en un vaste champ d’expérimentation», Cafés géographiques, Rubrique Vox geographica, 2 février 2005

http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/2005-france-agricole-rurale.pdf

Les évolutions des dernières décennies avaient déjà engendré de profonds bouleversements dans les campagnes françaises (Charvet, 1977). Les réformes de la Politique Agricole Commune de 1992, puis de 1999 (Agenda 2000) avaient ensuite encouragé l’émergence de nouveaux modèles de production agricole. Avec la réforme actuelle -dont les grandes lignes ont été tracées par l’accord de Luxembourg du 26 juin 2003 -on entre dans une nouvelle phase de transformation profonde de la PAC. Sous la pression des nouvelles demandes adressées à l’agriculture par la société globale (traçabilité et qualité des produits, sécurité alimentaire, bien être animal, meilleure gestion de l’environnement …) et des négociations commerciales internationales menées dans le cadre de l’OMC, la PAC entame, peu de temps après la réforme précédente, une authentique mutation (Charvet, 2004). Cette nouvelle PAC doit être mise en place dans l’Union européenne entre 2005 et 2007. Pour la France ce sera en 2006, mais avec une année d’expérimentation en 2005.

 

  • DELFOSSE Claire, LASSAGNE Didier, « Le terroir et sa gastronomie facteurs de développement local », Cafés géographiques, Rubrique Les Comptes Rendus, 13 juin 2017.

http://cafe-geo.net/terroir-gastronomie-facteurs-de-developpement-local/

On note un regain d’intérêt pour alimentation et l’identité des territoires dans un contexte de globalisation et d’hyper-mobilité des populations. Ceci a d’ailleurs contribué à une véritable déconnexion entre l’acteur économique et son territoire, entre le mangeur et son terroir.

D’où cette question : au regard du passé et des projections sur l’avenir, en quoi le terroir est-il en mesure de contribuer au développement local ainsi qu’au rayonnement des territoires ?

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Le Grand Paris, dix ans après : et pourtant, il tourne ! Par Aurélien Delpirou et Cédrick Allman;g

Café de Flore, le 19 février 2019, animé par Elisabeth Bonnet-Pineau, compte rendu de Mélanie Le Guen.

Le Grand Paris n’est pas un sujet nouveau pour les Cafés géographiques. Plusieurs personnalités sont intervenues sur ce sujet au cours des dix dernières années : Frédéric Gilli en 2010, puis Simon Ronai et Nicole Sergent en 2015 ont été invités au café de la Mairie, avant les élections régionales pour exposer les enjeux d’attribution et de répartition des compétences entre la Métropole du Grand Paris et le Conseil Régional.

Ce 19 février 2019, le propos est de dresser un bilan d’étape, une vue d’ensemble d’une construction du Grand Paris que Pierre Veltz qualifie de « coquille vide ». Le Grand Paris mérite-t-il vraiment qu’on organise pour lui les « Journées du Grand Paris » à l’École d’Urbanisme de Paris, installée depuis 2015 à Champs-sur-Marne ?

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La rivalité irano-saoudienne : focus sur le Hezbollah libanais, par Didier Leroy.

Café géographique de Paris, Institut de Géographie de Paris, le 9 février 2019, animé par Maryse Verfaillie, compte rendu de Mélanie Le Guen.

Notre conférencier (chercheur à l’Institut Royal Supérieur de Défense Professeur assistant à l’Université Libre de Bruxelles) de ce matin tient à se présenter avec honnêteté : ni géographe, ni cartographe, ni géopolitologue, l’homme est de formation assyriologue, « le dernier de l’ULB », précise-t-il avec humour, la section ayant fermé l’année de sa diplomation. Pour s’assurer des débouchés, Didier Leroy se réoriente alors vers l’islamologie et le Moyen-Orient contemporain. En Master, d’abord, puis en doctorat, qu’il poursuit sous la cotutelle de l’Ecole Royale Militaire où il officie toujours et qui le donne, à l’heure où il nous parle, en « mission OTAN ». (suite…)

Henry JACOLIN, « L’ambassadeur et le siège, Sarajevo 1993-1995 », Paris, Fauves Éditions, 2018.

Henry JACOLIN, L’ambassadeur et le siège, Sarajevo 1993-1995, Paris, Fauves Éditions, 2018.

 

 

Assiéger une ville fait partie des actions militaires dans toutes les guerres que les hommes se livrent depuis des millénaires. De Troie à Leningrad, les sièges prennent en otages des populations civiles que l’on espère détruire par la faim et le découragement. Plus proche de nous dans le temps et dans l’espace – à quelques centaines de kilomètres des rues bien achalandées de Milan et de Vienne -, le siège de Sarajevo a isolé près de 400 000 habitants du reste du monde entre avril 1992 et décembre 1995.

C’est cette expérience que nous raconte Henry Jacolin, ambassadeur de France dans la ville martyre, expérience vécue à double titre, en tant que victime –le plus souvent sans ravitaillement, ni gaz, ni électricité et sous la menace des snipers – et en tant qu’acteur – ambassadeur de France négociant sans relâche avec toutes les parties en présence -. Des Fidji où il représentait auparavant la France à la Bosnie-Herzégovine, la transition est brutale. Non seulement l’hiver est rigoureux dans la montagne balkanique, surtout sans chauffage, mais les conditions matérielles sont telles que les autres diplomates ont préféré exercer leur fonction en-dehors du pays en guerre.

L’ouvrage nous apporte une analyse de la situation politique et militaire du conflit, montrant l’affrontement des communautés et des idéologies, telle que peut la faire un témoin soucieux d’informer le plus exactement possible son gouvernement. Il livre aussi ses impressions personnelles sur les personnes qu’il rencontre mais aussi sur les souffrances du quotidien.

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Marins sur toutes les mers du monde, par le capitaine de vaisseau Hamelin.

Conférence à l’École Militaire, le mercredi 16 janvier 2019

 

Le capitaine de vaisseau Hamelin pendant sa conférence du 16 janvier 2019

Les Cafés géographiques ont eu le grand honneur d’être invités au centre d’études stratégiques de la marine, à l’École militaire pour écouter une conférence du capitaine de vaisseau Hamelin, chef du bureau stratégie politique de l’état-major de la marine. A ce titre, il conseille le cef d’état-major de la marine.

Le sujet de l’intervention était : notre défense commence au large.

A l’aide d’un PowerPoint (voir le lien: Café Géo – Enjeux maritimes – 16.01.2019) riche de très nombreuses cartes et de non moins nombreuses photographies, il nous a expliqué, de façon très synthétique, comment la marine gère un monde de flux, de stocks et de paradoxes. Il insiste sur le fait que, si la liberté de navigation existe et qu’elle est fondamentale, il n’en demeure pas moins de nombreux étranglements, physiques et autres.

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Le Louvre Abu Dhabi : pouvoir des signes et signe du pouvoir (2019)

Le Louvre Abu Dhabi

 

Nombreuses sont les raisons qui nous incitent à visiter des musées : découvrir le passé, admirer de l’art, être témoin de la puissance du génie ou encore simplement s’ouvrir l’esprit. Nombreuses sont les raisons qui poussent « les élites politico-économiques » à construire des musées !

Pouvoir des signes ou signes du pouvoir, dans ce Moyen Orient compliqué, un musée exceptionnel vient de sortir des sables du désert, dans une région géopolitiquement mouvementée et fascinante.

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L’atlas des Frontières, Bruno Tertrais, Delphine Papin, Xemartin Laborde.

L’atlas des frontières : Murs, Conflits, Migrations. Bruno Tertrais, Delphine Papin, Xemartin Laborde, Editions Les Arènes, 2016

Trois auteurs ont additionné leurs talents pour réaliser cet ouvrage.

  • Le texte est de Bruno Tertrais, Maître en recherches stratégiques, auteur de plusieurs ouvrages et couronné par le prix Vauban, pour l’ensemble de son œuvre en 2010.
  • C’est Delphine Papin, qui a conçu les très nombreuses cartes de cet atlas. Elle dirige le service infographie au journal Le Monde. Elle est aussi membre du comité de rédaction de la revue Hérodote. C’est enfin une fidèle de l’association Les Cafés géographiques, pour laquelle elle a réalisé un voyage à Londres il y a quelques années, et plus récemment une demi-journée dans les locaux du Monde pour nous parler de son métier de cartographe.
  • La réalisation des cartes revient à Xemartin Laborde, cartographe géomaticien qui collabore entre autres au journal Le Monde, aux revues Autrement et Hérodote.

L’ouvrage, est d’un format peu courant, puisque c’est un rectangle au format A4, qui a l’avantage de pouvoir présenter des cartes de très grandes taille, présentées en double page.

Il s’ouvre sur une première page de citations, qui constitue un cocktail jubilatoire !

En riposte au slogan de Mai 1968 (les frontières, on s’en fout) Donald Trump affirme « les gens veulent des frontières ». Sont également cités, Lord Curzon, Vladimir Poutine, Victor Hugo, Samuel Huntington ou Daech (« si Dieu le veut… nous effacerons toutes les frontières »).

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La géopolitique pour les nuls : comprendre le Moyen-Orient par les cartes, par Pascal Orcier.

Pascal Orcier Cartographe et géographe, Festival Vagamondes  la Filature de Mulhouse samedi 12 janvier  2019. Compte rendu de Françoise Dieterich.

Le Moyen-Orient fait référence au mystère, à l’exotisme et on l’a parfois surinvesti. Mais il est   souvent défini de l’extérieur. D’où vient ce nom de Moyen-Orient ?

En 1914, l’empire ottoman était encore puissant, contrôlant l’Anatolie et le Proche-Orient tel que vu par les Français et qui comprenait les régions de l’Iran à la Palestine. Pour les Anglais, le Moyen-Orient est la zone séparant l’Europe du monde indien, une zone intermédiaire allant de l’Iran à l’Égypte englobant la péninsule arabique et la Turquie. Il fallait contrôler cet espace qui va se singulariser. Après les accords Sykes&Picot de 1916, le Moyen-Orient va s’insérer dans le grand jeu mondial avec des acteurs limités au départ : ottomans, français, anglais et russes, des acteurs beaucoup plus nombreux aujourd’hui.

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Vers une politique plus égalitaire de l’espace public ?

Présentation par Edith MARUEJOULS, Docteure en géographie, Bureau d’études L’ARObE (L’Atelier Recherche OBservatoire Egalité), Chercheuse associée au laboratoire ADESS/CNRS de l’université Bordeaux Montaigne.

Ce Café Géo a eu lieu le mercredi 14 février 2018 exceptionnellement au sein de l’INU Champollion d’Albi à partir de 18h30. 

Présentation problématique :

Quelles relations peut-on faire entre la répartition différenciée des femmes et des hommes dans la cour de récréation, dans les loisirs, dans l’espace public, dans la charge mentale et l’urbanisme ? En quoi l’approche par le système du genre permet d’interroger la création, l’aménagement et les usages des espaces publics ?

La démarche qui consiste à étudier les espaces sous l’angle de la dynamique des rapports sociaux de sexe questionne notre « consentement collectif » à ce qui fait société. Observer ensemble les effets structurels du système de genre au cœur des inégalités basées sur le sexisme nous (re)donne du pouvoir en privilégiant les valeurs sur la norme. Au-delà des analyses statistiques et de la définition opérationnelle des inégalités, le débat s’articule alors autour des notions de mixité, de partage, et redéfinit les espaces publics comme espaces de négociation, de renoncement et d’égale liberté. De l’occupation légitime à l’occupation égalitaire, il s’agit de déconstruire l’appréhension des espaces et des équipements publics afin de dépasser les prescriptions d’usages pour proposer des espaces « d’émancipation » favorisant la relation entre les unes et les uns.

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L’Irak après Daech, Cyril Roussel.

Cyril Roussel, Université de Poitiers, Festival Vagamondes Mulhouse, 12 janvier 2018. Notes de  Françoise Dieterich

Réfléchir à l’Irak après DAECH revient à analyser les enjeux territoriaux car DAECH est un produit de l’Irak, né dans la région sunnite d’Anbar. Depuis les accords Sykes-Picot de 1916, l’Irak, dans la sphère d’influence anglaise, a conservé les 3 wilayats de l’empire ottoman: Bagdad, Mossoul et Bassora.

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