Les Cafés Géographiques de Lyon

CafesGeoLyonCréés en 1999, les Cafés Géo de Lyon vous proposent, au Café de la Cloche (métro Bellecour, 4 rue de la Charité dans le 2ème arrondissement de Lyon), un mercredi par mois, à 18h, une grande variété de thématiques décortiquée par des géographes. Selon les sujets abordés, différents intervenants se joignent aux géographes pour croiser les regards. Un temps de débat important avec la salle permet d’alimenter la discussion. Des tarifs étudiants sur les consommations sont proposés. Ponctuellement, des événements « hors les murs » (notamment des sorties de terrain) sont proposés.

Après avoir été coordonnés par Yann Calbérac et Aurélie Delage, les Cafés Géo de Lyon sont animés depuis la rentrée 2011 par Emeline Comby, avec l’appui d’une équipe de géographes de toutes les universités lyonnaises (notamment Sébastien Ah-Leung, Bénédicte Tratnjek, Marie-Christine Doceul, Sylviane Tabarly). En cas de questions ou d’inscriptions à une sortie, veuillez-vous adresser à cafegeo.lyon@gmail.com .

En espérant vous voir nombreux autour d’un café et de la géographie !

• Retrouvez également les archives des comptes rendus des Cafés Géo de Lyon

Les prochains événements annoncés :

• Café Géo « Les parcours des jeunes accompagnés par l'action sociale : approches géographiques et enjeux de politiques publiques » le 07/12/2016

Itinéraires du commerce et de l’alimentation durables à Lyon

Les Cafés Géo de Lyon font leur rentrée le 16 novembre 2016 devant une salle bien pleine au Café de la Cloche. Deux intervenants vont proposer des itinéraires, notamment en termes de discours et de pratiques. Lisa Rolland est docteure en géographie de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et ATER à l’Université Jean Moulin Lyon 3 rattachée à l’UMR 5600 Environnement Ville Société, ainsi que membre associée à « Saisir l’Europe – Europa las Herausforderung » au sein de l’axe développement durable. Axel Hernandez, gérant fondateur de « Cuisine Itinérante », traiteur de produits locaux et de saison, fondateurs de bistrots en circuits courts (« De l’autre côté du Pont » notamment) et développeur d’alternatives d’alimentation durable à Lyon

Lisa Rolland et Axel Hernandez ont souhaité cadré le sujet sur trois points : la consommation durable comme un itinéraire géographique et une manière de consommer ; un état des lieux de ce qui peut se faire à Lyon aujourd’hui ; et enfin, liens entre territoire et alimentation durable. On observe à ce titre un changement majeur récent : la ville devient espace et acteur de l’alimentation durable dans un contexte de forte demande sociale et de médiatisation, de renouvellement des acteurs.

Lisa Rolland propose un itinéraire discursif. De nombreux termes sont associés à l’alimentation durable. Hélas, le champ de l’alimentation durable en géographie n’est pas très développé. Max Sorre a été le premier à se pencher sur les notions de matière première, de famine, de faim. Bien que les géographes ruralistes étudient depuis plus de 50 ans les logiques de localisation agricoles et de filières, aujourd’hui la géographie de l’alimentation demeure un petit champ de recherche, promue par certains géographes comme Gilles Fumey, qui travaille sur le fait alimentaire en le replaçant dans des problématiques géo-culturelles. Les géographes ont tendance à penser l’alimentation comme une manière de manger en prenant en compte les métissages et les mélanges dans un contexte de mondialisation. De nombreux travaux ont porté sur l’agriculture urbaine et l’alimentation en repensant les liens entre acteurs et consommateurs dans un contexte d’émeutes alimentaires et de défis démographiques qui se poseront dans les prochaines années. Les sujets aux concours du CAPES et de l’agrégation « Nourrir les hommes » questionnaient d’ailleurs sur les limites de l’agriculture productiviste et les enjeux de l’alimentation mondiale. Dans un tel contexte, faut-il se pencher sur la problématique d’agriculture locale ? Comment appréhender cette notion de «local» ? L’alimentation et le commerce durables ne sont pas non plus associés à des notions clairement identifiées. Les concepts demeurent également assez flous.

Le commerce durable est-il un concept Nord-Nord ? La dimension Nord-Sud peut-elle être taxée de durable ? Le rôle de l’agriculture urbaine est avant tout de revisiter les fonctions de la ville. Le rôle des politiques publiques devient par ailleurs crucial aujourd’hui pour relayer notamment les initiatives citoyennes (AMAP, circuits courts…).

Que signifie commerce et alimentation durables ? Bio, local, Nord-Nord, Nord-Sud, responsable, équitable, éthique : tous ces termes sont associés au durable mais comment s’y retrouver et comment trouver une cohérence sémantique entre tous ces termes ? En géographie, on a tendance à se poser les questions suivantes : qui sont les acteurs de l’alimentation durable ? Comment fonctionne les jeux d’acteurs ? Quand cela se produit-il ? Où (Nord-Nord, local, Nord-Sud) ? Pourquoi (système de projection sur l’espace avec des imaginaires hérités d’une vision d’un tiers-mondisme dépassé) ?

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Forêts : retours en enfance. Deux BD revisitées. Tintin et Astérix écologues ?

 

Paul Arnould, professeur de géographie à l’ENS de Lyon et chercheur à l’UMR 5600, Environnement Ville Société, évoque, le 16 septembre 2015, les « Forêts : retours en enfance. Deux BD revisitées. Tintin et Astérix écologues ? », au Café de la Cloche.

Spécialiste des forêts, il a écrit dernièrement « Au Plaisir des forêts. Promenade sous les feuillages du monde », où le sixième chapitre (sur 43) porte sur les plaisirs enfantins de la BD. De l’enfance à la BD, il n’y a alors qu’un pas. Sa jeunesse en forêt est marquée par les Vosges, les cabanes et les mini-défrichements pour faire du bois de feu. Elle est occupée aussi par la lecture des albums de Tintin et par l’abonnement au journal Pilote où paraissent les aventures d’Astérix le gaulois. Ayant lu son premier Tintin Objectif Lune a un peu plus de 7 ans, Paul Arnould, approchant des 77 ans, la deuxième date fatidique utilisée par les publicitaires pour borner le lectorat de Tintin, a décidé de revisiter Tintin au prisme de l’environnement. Y ajouter des constatations et des interrogations avec un autre héros au succès phénoménal, Astérix, permet de proposer une lecture jumelle des deux bandes dessinées.

Comment la forêt est-elle représentée par les auteurs de ces deux BD, comment les questions écologiques y sont-elles évoquées ? Tintin et Astérix peuvent-ils être considérés comme des spécialistes de l’environnement forestier ?

Tintin et Astérix sont, pour de nombreux bédéphiles, des BD un peu datées. Ces deux séries sont parmi les plus vendues dans le monde. Les chiffres sont impressionnants : 365 millions d’albums pour Astérix, plus de 230 millions pour Tintin. Le dernier Astérix « Le papyrus de César », paru en octobre 2015, a été tiré à plus de 4 millions d’exemplaires. Tintin est désormais traduit en plus de cent langues, Astérix en plus de 120.

Astérix est très lié à l’Hexagone (Le gaulois, la serpe d’or, le tour de Gaulele combat des chefs, le bouclier arverne, le chaudron, la zizanie, le domaine des dieux, les lauriers de César, le devin, en Corse, le cadeau de César…), mais avec une forte dimension européenne (Les Goths, les Bretons, les Normands, aux jeux olympiques, en Hispanie, chez les Helvètes, chez les Belges….). Astérix est incontestablement plus européanocentré que Tintin.

Tintin s’impose au premier abord comme un chasseur non-écologue, surtout dans Tintin au Congo, livre de massacres et de tueries d’animaux ; mais d’autres représentations vont progressivement nuancer cette posture simplificatrice.

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Energie et jeux de pouvoir en Russie. De nouveaux territoires du gaz naturel à l’est ?

Le 13 avril 2016, les Cafés Géo de Lyon reçoivent Sophie Hou, attachée temporaire d’enseignement et de Recherche (ATER) à l’ENS de Lyon. Docteure de l’Université Paris I Sorbonne, elle est rattachée aux UMR PRODIG et Environnement Ville Société. Ces travaux portent sur les enjeux énergétiques, et notamment la question des transports dans l’aire russe.

Elle commence son exposé par des dessins autour du gaz naturel. Les caricatures offrent un lien entre des questions de pouvoir et de l’énergie (à la fois du côté du transport et de l’accès). Cette question est liée à des menaces perçues notamment par les autres pays : la figure de V. Poutine ou le haut-lieu (le Kremlin) sont surreprésentées dans les caricatures proposées dans différents pays. Gazprom, entreprise gazière publique, apparaît également. Des termes comme « interdépendance », « guerre énergétique » ou « gisement » sont mobilisés dans les médias. La menace a été réactivée lors des épisodes entre la Russie et la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine, puis les mouvements ukrainiens. Une carte type est proposée autour des enjeux de dépendances (pays, taux…).

La Russie est un grand pays producteur et exportateur de gaz. Pour les réserves en 2014, la Russie est à la deuxième place derrière le Qatar. Pour la production, elle est à la deuxième place derrière les Etats-Unis (notamment grâce au gaz de schiste). C’est également un gros consommateur de gaz naturel (à la deuxième place). Gazprom vend en majorité dans les frontières russes, que ce soit pour la consommation des particuliers ou des industriels. 51% du gaz de Gazprom est vendu sur le marché domestique. En 2011, dans le mix énergétique, le gaz naturel est la principale énergie (plus de 50%).

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Pour une géographie de la conservation. Porter une attention à la biodiversité.

Les Cafés Géo accueillent le 3 février à 18h Pascal Marty, professeur des universités à l’ENS de Lyon et chercheur à l’UMR 5600 Environnement Ville Société, et Raphaël Mathevet, directeur de recherche au CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive UMR 5175. Ils ont été amenés à travailler ensemble dans le cadre de ce laboratoire de Montpellier qui mène des recherches à l’interface entre écologie et sciences humaines et sociales.

Le titre de ce Café est directement inspiré de l’ouvrage Pour une géographie de la conservation récemment paru et dirigé par R. Mathevet et L. Godet. Dans le champ de recherche que constitue la biologie de la conservation, les sciences humaines et sociales ont souvent une place secondaire. Or le titre de cet ouvrage est une forme de revendication : la géographie est aussi une discipline qui produit des connaissances pertinentes pour la conservation.

  1. La biologie de la conservation

Ce premier temps est mené par R. Mathevet. R. Leakey et R. Lewin proposent il y a 20 ans le terme de sixième extinction. La période actuelle est présentée comme la sixième crise, après celle du Crétacé marquée par la disparition des dinosaures et d’animaux marins. Les symptômes de cette crise sont très marqués, notamment si le raisonnement se fonde sur la comparaison avec les taux de disparition liés aux crises historiques. Les causes majeures de cette nouvelle extinction de masse ont été assez clairement identifiées, il s’agit de la surexploitation des ressources naturelles, de la destruction des habitats, des invasions biologiques et des extinctions en chaînes. Ces différentes causes sont plurifactorielles et interagissent entre elles, dans un contexte de changement global. Que faire alors ?

La biologie de la conservation propose un champ pluridisciplinaire depuis les années 1980. La nature est vue comme un patient malade, à travers un discours marqué par une analogie avec la médecine. L’idée est de travailler sur des espaces protégés, la restauration, le renforcement des populations, le monitoring… Ses objectifs sont de promouvoir des principes scientifiques de la conservation, d’identifier des problèmes et des solutions, de faire le lien entre science et gestion, d’établir la base scientifique d’une éthique de la conservation, d’assurer la diffuser de l’information… Elle se définit comme une discipline de crise et donc comme une discipline d’action. Face à l’incertitude, elle considère qu’il vaut mieux agir que ne rien faire. La biologie de la conservation reste cependant mal nommée tant elle invite à l’interdisciplinarité sinon à la pluridisciplinarité (depuis une conférence organisée en 2009 à Montpellier, les scientifiques francophones préfèrent mettre en avant les « Sciences de la conservation »).

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Les ressources territoriales de l’entreprise. Géo-histoire de l’ancrage Michelin à Clermont-Ferrand

Pour le premier Café Géo de Lyon de l’année 2016, nous accueillons Thomas Zanetti, maître de conférences à l’Université Lyon III Jean Moulin et chercheur au CRGA de l’UMR 5600. Il a soutenu une thèse en géographie intitulée « Une ville et sa multinationale, une multinationale et sa ville : emprise spatiale, organisation sociale, fonction économique et régulation politique du « territoire Michelin » à Clermont-Ferrand (fin XIXème à nos jours) » en 2012.

Il propose une étude du système productif de Michelin ; la présentation est avant tout centrée sur la dimension locale de ce système productif et son ancrage à Clermont-Ferrand. Le cas de Michelin à Clermont-Ferrand est emblématique de la manière dont les systèmes productifs évoluent dans le temps et s’articulent en fonction des échelles.

On peut tout d’abord souligner les liens affectifs qui lient Michelin à la ville de Clermont-Ferrand. Pour débuter, T. Zanetti nous propose des photographies qui montrent les obsèques d’Edouard et de François Michelin. Près de 10 000 personnes étaient présentes lors des funérailles d’Edouard Michelin, et beaucoup de Clermontois ont également assisté aux funérailles de François Michelin décédé en 2015. Michelin reste donc très lié à la ville qui l’a vu naître. Clermont-Ferrand a d’ailleurs été surnommée « Michelin-ville ». Pourtant, Michelin est une multinationale implantée dans de nombreux pays. Quelles sont donc les stratégies spatiales de cette multinationale ? Si elle recherche une certaine indépendance vis-à-vis des territoires, sa stratégie n’est pas pour autant aspatiale.

La présentation reviendra d’abord sur les ressources locales mobilisées par l’entreprise pour construire un système productif dans le temps long. Quelles sont les ressources économiques, sociales, spatiales et politiques du système productif Michelin à Clermont-Ferrand ? La présentation abordera ensuite les évolutions spatiales et temporelles de ce système productif pour enfin s’intéresser aux mutations contemporaines et aux caractéristiques actuelles de la stratégie spatiale de Michelin.

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Quelques approches de la question de l’eau en Chine

Les Cafés Géo de Lyon accueillent Jean-Paul Bravard, Professeur émérite de géographie à l’Université Lyon 2, pour évoquer la gestion des grands fleuves en Chine. Plusieurs voyages au Vietnam, en Chine et dans les pays du Mékong dans le cadre de missions d’expertise ou de participations à divers colloques, lui ont permis d’accumuler certaines observations qu’il nous livre aujourd’hui.

  1. La répartition géographique de la ressource

Même si l’on peut noter une progressive ouverture, la question de la gestion de l’eau en Chine fait encore l’objet de peu de publications en raison notamment des enjeux politiques qu’elle soulève. Ce pays qui compte pas moins de 20% de la population mondiale ne représente que 7% des ressources en eau de la planète. L’eau est donc un enjeu primordial pour la société chinoise. 50% des fonds de la Commission nationale du développement et de la réforme lui sont d’ailleurs consacrés. Malgré tout, près de 400 villes et de 30 millions de ruraux sont rationnés en eau.

Pour synthétiser, une ligne est-ouest qui court de Shanghaï jusqu’à Chongqing à peu près différencie une Chine sèche d’une Chine humide. A l’ouest et au nord, le volume des précipitations annuelles est souvent inférieur à 400 mm d’eau. A titre de comparaison, le volume moyen en France est de 800 mm et le Bassin parisien, qui manque d’eau, compte en moyenne 600 mm de précipitation. En conséquence, le nord et l’ouest de la Chine sont confrontés à l’avancée des déserts et au phénomène des pluies acides ce qui n’est pas sans effet sur les sols. A contrario, la Chine du sud est bien mieux pourvue en eau.

Cette dichotomie nord-sud s’explique en bonne partie par l’impact du relief sur les masses d’air. Les chaînes de montagne du sud bloquent l’humidité de la mousson estivale. L’Himalaya notamment empêche les masses d’air humide de remonter par le sud ce qui explique la sécheresse du plateau tibétain. Les flux qui pénètrent par la Mer de Chine ne suffisent pas à pallier cette carence. Pékin par exemple est une ville froide en hiver qui ne connaît pas la mousson avant juillet alors qu’au sud, elle commence au mois de mai. Lorsque la mousson s’arrête dans le sud de la Chine, Pékin manque d’eau. Certes les barrages assurent une réserve conséquente en eau potable pour la population mais ils ne permettent pas d’alimenter en eau l’agriculture.

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Les paradoxes de la santé en Inde : une illustration des enjeux de développement

Café géo du 21 octobre 2015
par Virginie Chasles

Ce mercredi 21 octobre, nous accueillons au café de la Cloche Virginie Chasles, maître de conférences en géographie et aménagement à l’université Lyon 3 et spécialisée dans les questions de santé. Elle étudie plus particulièrement le lien entre genre et santé (place des femmes dans le système de santé, genre et accès aux soins). L’Inde est un pays qui lui tient tout particulièrement à cœur puisqu’elle y a mené, pour sa thèse de doctorat, une étude sur la maternité[1]. Elle vient également de collaborer au nouveau manuel sur l’Inde paru chez Armand Colin (L’Inde, une géographie) sous la direction de Philippe Cadène et Brigitte Dumortier, pour un chapitre sur les questions de santé.

Préambule

Virginie Chasles tient d’abord à souligner un paradoxe concernant l’Inde. Ce pays connaît en effet une croissance économique des plus importantes depuis le début des années 1990. Ce décollage est né de la crise de la balance des paiements en 1991. Celle-ci a nécessité l’intervention du Fonds Monétaire International qui a contraint l’Inde à appliquer une politique d’ajustement structurel. Cette politique a mené à la libéralisation dans tous les domaines, enclenchant le décollage économique du pays.

Economiquement donc, l’Inde paraît puissante : son taux de croissance annuelle a stagné autour de 8% dans les années 2000 puis a légèrement diminué dans les années 2010 mais en restant toujours autour de 5%. Aujourd’hui il augmente de nouveau et rattrape le taux de croissance chinois. Pourtant, cette puissance n’apparaît pas aussi nettement à la lecture des indicateurs de développement. Aurait-on, en Inde, une croissance sans développement ?
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De banals à branchés, comment changent les commerces des quartiers gentrifiés ?

 Ce mercredi 1er avril, les Cafés Géo de Lyon reçoivent Anne-Cécile Mermet qui, malgré la date, vient nous parler du sujet tout-à-fait sérieux de la gentrification. Actuellement ATER à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et attachée à l’EIREST (Equipe Interdisciplinaire de Recherche Sur le Tourisme), Anne-Cécile Mermet a axé ses recherches de doctorat sur l’évolution du quartier parisien du Marais. Sa thèse (Commerce et patrimoine dans les centres historiques, vers un nouveau type d’espace de consommation), soutenue en 2012, a remporté le premier prix de thèse Mappemonde en 2013.

Anne-Cécile Mermet nous propose ce soir de nous intéresser au processus, maintenant bien connu, de gentrification non pas sous l’angle des habitants et des lieux de résidence mais sous celui, plus inhabituel, des bouleversements vécus par les petits commerces. Le côté « branché » de ces quartiers renouvelés que l’on ne peut manquer d’observer quand on se balade dans le Marais, le Vieux Lille ou certains quartiers de Londres entre autres amène en effet à se poser la question des relations entre gentrification et dynamiques commerciales. Certains types de commerces permettraient-ils d’identifier la gentrification ? Et quels sont les enjeux sous-jacents ?

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L’eau à la bouche. Les rivières, un enjeu citoyen ?

Le 22 octobre 2014 au Café de la Cloche, les Cafés Géo de Lyon accueillent Marylise Cottet, chargée de recherche CNRS à l’UMR 5600 Environnement Ville Société, et Jean-Baptiste Chémery, géographe de formation et fondateur du bureau d’études Contrechamp. Leur exposé questionne les cours d’eau comme des ressources qui soulèvent des enjeux de gestion. La participation citoyenne sera centrale dans leur propos.

L’eau est un enjeu de société autour de cinq grands enjeux pour Marylise Cottet.

Le premier enjeu est l’eau potable. L’eau est alors vue comme bien de consommation (peu importe son origine, eaux des rivières ou des nappes d’accompagnement). Toute une série de traitements, via les stations d’épuration notamment, rend l’eau consommable. Ensuite elle est distribuée avant d’être de nouveau retraitée. Ce processus est appelé le petit cycle de l’eau.

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La crise des subprime

Les Cafés Géo de Lyon accueillent le 3 décembre 2014, Guilhem Boulay, maître de conférences à l’Université d’Avignon, au Café de la Cloche. Il travaille sur le marché immobilier en géographie économique. Il ouvre ce Café Géo sur une citation de G.W. Bush : « L’économie va mal parce que nous avons construit trop de maisons ». En effet, le propos va se centrer sur la crise appelée « crise des subprime » ou « crise de 2008 » qui est la plus profonde depuis 1929. Elle se manifeste par un effondrement des prix immobiliers américains à partir de 2007 comme le montre l’indice Case-Shiller. En ce sens, cette crise mondiale mais avant tout made in USA. Ces trente dernières années, les crises étaient plutôt situées en Amérique Latine ou en Asie du Sud-Est, ou relativement cantonnées (l’éclatement de la bulle Internet n’a pas eu un impact sur tous les pays).

Comment l’éclatement de la bulle immobilière américaine a-t-il pu faire exploser l’économie mondiale, alors même que ce n’est pas aux Etats-Unis que les prix immobiliers ont le plus fortement varié lors des années 2000 ? (Ils sont montés beaucoup plus haut au Royaume-Uni, en Irlande, en France ou en Espagne…)

Cette crise a de multiples intérêts théoriques. Elle lie fortement les échelles locale (l’urbain) et globale. Elle questionne les corpus économiques dominants et l’économie mondiale. Elle permet d’interroger la performativité de l’économie qui impose des types de conduites économiques. Ce faisant, elle a aussi, au moins temporairement, réhabilité des lectures hétérodoxes des processus économiques.

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Les métamorphoses de l’autoroute urbaine

A l’occasion de la publication de l’ouvrage collectif auquel ils ont contribué, Les métamorphoses de l’autoroute urbaine (paru le 18 septembre aux éditions Alternatives Gallimard), les Cafés Géo de Lyon accueillent, le 11 mars 2015, Cécile Féré, docteur en géographie, urbaniste, chargée d’études mobilités à l’Agence d’urbanisme de Lyon et Olivier Roussel, géographe, urbaniste, directeur des missions métropolitaines à l’Agence d’urbanisme de Lyon. L’ouvrage propose un tour de France des projets de requalification en cours, éclairé par des expériences internationales. Les deux intervenants proposent aujourd’hui de revenir sur la genèse de cet ouvrage avant de s’intéresser à l’histoire des autoroutes urbaine et de livrer des exemples de réaménagement d’autoroutes urbaines en France mais aussi à l’étranger.

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« En rang, en cercle, assis ou debout ? » Prendre place dans la classe et dans l’école : géographie des espaces scolaires

Le 25 février 2015, les Cafés Géo de Lyon accueillent Pascal Clerc, maître de conférences HDR à l’ESPE de Lyon et chercheur dans l’Équipe EHGO – UMR 8504 Géographie-Cités, et Muriel Monnard, doctorante au Département de géographie et environnement de l’université de Genève et l’Institut Universitaire de Formation des Enseignants (IUFE) de Genève. Dans cette présentation à deux voix, chaque intervenant précise pour débuter pourquoi ils se sont intéressés aux espaces scolaires. Pascal Clerc s’intéresse à ces questions en tant qu’ancien élève, en tant qu’enseignant et en tant que géographe. Il note que souvent, sans y attacher d’importance, les enseignants s’adaptent à toutes les configurations spatiales de salle de classe. Conscient de l’importance de notre rapport à l’espace, des spatialités, des géographicités, il a alors commencé à bouger son mobilier dans ses classes avec les étudiants. Il constate qu’en France cette question des espaces de la classe n’a pas encore été assez travaillée. Muriel Monnard voulait travailler à l’interface entre sciences de l’éducation et géographie. Elle s’intéresse à ces moments et à ces espaces de cohabitation imposés. Le secondaire est pour elle le lieu d’une mixité, quand le primaire est davantage fonction du lieu d’habitation. Elle travaille sur les sociabilités et les rapports de pouvoir dans le collège. Elle s’intéresse à l’espace vécu, notamment à travers la cartographie subjective. Elle travaille plutôt dans les espaces de l’entre-deux, entre les salles de classe que sont la cour ou le couloir. Deux points de vue complémentaires sur les espaces scolaires sont donc présentés : le premier se centre sur la classe quand le second étudie plutôt le hors classe au sein des établissements.

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Nord / Sud, une représentation dépassée de la mondialisation ?

Café Géo du 14 janvier 2015
« Nord / Sud, une représentation dépassée de la mondialisation ? »
Par Christian Grataloup

Pour ce premier Café géo de 2015, nous accueillons Christian Grataloup, professeur de géographie à l’université Paris-Diderot, qui se fait une joie de retrouver ses racines lyonnaises pour l’occasion. Spécialiste de géohistoire et membre de l’UMR Géographie-Cités, il est l’auteur notamment de L’invention des continents (2009) et d’une Géohistoire de la mondialisation (2010) et vient de diriger avec Gilles Fumey, la publication de l’Atlas Global (paru en novembre 2014).

Il nous propose aujourd’hui de revenir sur la star des manuels scolaires d’histoire-géographie : la fameuse limite Nord / Sud. Cette ligne, construction historique de la fin du XXème siècle, instaure une vision binaire du monde (les pays riches sont au Nord et les pays pauvres au Sud) qui est aujourd’hui largement dépassée mais qui n’en est pourtant pas moins toujours abondamment utilisée. Se pose la question de savoir comment une inégalité économique et sociale a fini par être nommée par des points cardinaux. Christian Grataloup dresse en trois parties une histoire et une explication de ce concept. C’est lorsqu’il enseignait, récemment, à Sciences Po Paris que l’idée lui est venue : et si tout cela n’était justement qu’une histoire de café ?

Préambule

1980 : Voilà la date de naissance de l’expression Nord / Sud dont la paternité revient au chancelier allemand Willy Brandt qui présidait alors la Commission indépendante sur les problèmes de développement international qui publie à cette date le rapport « Nord / Sud : un programme de survie » (pour plus de précisions se référer à Vincent CAPDEPUY, (2007), « La limite Nord / Sud », Mappemonde, n°88) L’émergence de cette expression est concomitante de la généralisation de l’emploi du terme « mondialisation ». Avec l’expression « Nord / Sud », des termes spatiaux se substituent aux termes temporels qui accompagnent un processus de transition (tels que développé / sous-développé).

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Le Moyen Orient : épicentre de l’arc de crise

A l’occasion de la sortie du dernier numéro de la Documentation Photographique qu’il a consacré à la « Géopolitique du Moyen-Orient », les Cafés Géo de Lyon accueillent le 5 novembre 2014 Fabrice Balanche, Maître de conférences à l’Université Lyon 2 et membre du GREMMO, qui revient sur les crises qui agitent les pays du Proche et du Moyen-Orient. Cette intervention a pour ambition d’éclairer ce sujet d’actualité, très – voire trop – médiatisé, de façon à en faire ressortir les acteurs, leurs objectifs et leurs moyens d’action.

Le Moyen-Orient dans la géopolitique mondiale

Historiquement, la Guerre Froide a joué un rôle majeur dans les conflictualités qui ont agité l’arc moyen-oriental. Après la période coloniale, cette zone géographique située à la marge des deux grands blocs a connu nombre de conflits armés qui se sont, à l’exception près du conflit israélo-palestinien, essoufflés après la chute de l’Union Soviétique. Toutefois, après vingt ans d’hégémonie américaine, la montée en puissance des pays émergents et le retour de la Russie sur la scène diplomatique ont changé la donne dans cette région du monde. Certes, en 2011, Moscou et Pékin ne se sont pas opposées à l’intervention franco-britanico-étasunienne en Libye, une intervention où les Etats-Unis ont joué les premiers rôles. Cet accord tacite tient au fait qu’il n’était pas officiellement question de renverser le régime libyen. Mais par la suite, la Russie et la Chine ont opposé trois vetos successifs aux demandes d’intervention en Syrie, tandis que la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée couplées aux ambitions croissantes de Vladimir Poutine sur les richesses kazakhes signent bien l’émergence d’un nouveau bloc russe.

Si les Russes n’ont aucune ambition territoriale au Moyen-Orient, ils soutiennent néanmoins un axe pro-iranien chiite qui s’oppose au bloc sunnite soutenu par les Etats-Unis, les zones tribales détenues par l’Etat Islamique et Al Qaïda échappant à cette géopolitique. La politique russe dans la région est simple : faire ce que les Etats-Unis ont fait en Afghanistan dans les années 1980, à savoir attirer l’ennemi dans un bourbier. Ainsi, pendant que les Etats-Unis s’épuisent militairement dans la région, les Russes ont les mains libres ailleurs. Barack Obama l’a d’ailleurs bien compris et c’est l’un des facteurs qui expliquent par exemple l’objectif de retrait des troupes étasuniennes d’Irak et, plus généralement, du Moyen-Orient.

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Peut-on parler d’un système productif fromager ?

Les Cafés Géo de Lyon accueillent ce mercredi 19 novembre à 18h à la Cloche Claire Delfosse, professeur de géographie à l’Université Lumière Lyon 2 directrice du Laboratoire d’Etudes Rurales sur le sujet « Peut-on parler d’un système productif fromager ? ». Auteure de La France fromagère (1850 – 1990) et d’Histoires de Bries, elle propose une lecture du fromage autour d’une question au programme du CAPES et de l’agrégation externes. Elle travaille sur les fromages dans une approche géohistorique, avec un intérêt fort pour les produits de qualité et le terroir. Pour commencer son intervention, elle montre des fromages mis en scène aux Halles Bocuse, lieu touristique lyonnais mais aussi espace d’achat et de consommation. La notion de filière n’est pas satisfaisante à ses yeux pour parler des fromages. Dans une perspective géohistorique, cette notion est trop linéaire car elle sous-entend un échange du producteur au consommateur. La production ne domine peut-être plus uniquement, à l’heure où l’aval joue aussi un rôle important. La notion de filière semble trop économique : pour C. Delfosse, elle peine à s’appliquer dans l’espace. Le bassin de production a pu être proposé, s’attachant alors à la production et aux flux produits, mais cette focale peine à s’intéresser au produit. Qu’en est-il du système productif ? Cette notion est-elle plus satisfaisante ? Le système productif se définit comme « l’ensemble des facteurs et des acteurs concourant à la production, à la circulation et à la consommation des richesses » (Carroué, 2013).

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Bien être en ville. Quand la nature est l’objet du désir des citadins

Les Cafés Géo de Lyon accueillent, le 11 Juin 2014, Lise Bourdeau-Lepage, professeur à l’Université Jean Moulin – Lyon 3 et chercheuse à l’UMR 5600 EVS (directrice adjointe du CRGA). L’intervenante a eu l’idée et a présidé le comité d’organisation du colloque « Bien-être en ville : regards croisés nature-santé ».

La présentation s’appuie notamment sur une enquête qu’elle a conduite et qui s’est intéressée aux désirs des citadins lyonnais, mais aussi sur différents travaux antérieurs. En effet, l’intervenante a déjà dirigé un numéro spécial de la revue Métropolitiques un numéro spécial de Géographie, économie, société sur la relation ville, nature et bien-être, un ouvrage Nature en ville : attentes citadines et politiques publiques (2014, avec Roland Vidal, Editopics).

La problématique des travaux présentés est la suivante : Comment la nature devient-elle l’objet de désir du citadin ? Quels sont les éléments qui expliquent cette évolution ? La présentation est conduite en deux temps : une mise en contexte du désir de nature et l’analyse de quelques résultats d’une enquête lyonnaise.

Contextualisation

Les désirs des citadins préoccupent l’ensemble des acteurs urbains. Mais la conciliation entre ville et nature peut s’avérer difficile voire complexe. Premièrement, la notion de nature est elle-même délicate à définir. Deuxièmement, le besoin de nature de l’homme doit être concilié avec son besoin d’urbanité à l’heure de l’homo urbanus. Comment peut-on rapprocher les notions d’urbanité, de bien-être et de nature ?

On assiste aujourd’hui à un verdissement de la société qui s’explique par une prise de conscience globale des effets de notre développement sur notre environnement que nous rappelle notamment la multiplication de catastrophes naturelles. Ce verdissement serait une réponse à l’idée de la finitude des ressources. Pour répondre à cette inquiétude, des accords internationaux se multiplient et sont traduits aux échelles nationales et locales (comme les Plans Climats ou les Agendas 21).

La nature pèse dans le choix de localisation des individus et des entreprises. L’environnement constitue une aménité pour les hommes. Ainsi, l’environnement est dans certains classements internationaux pris en compte pour évaluer l’attractivité des métropoles globales, c’est-à-dire les villes qui jouent un rôle majeur dans l’économie globalisée aujourd’hui (cf. Classement de la Mori Memorial Foundation) ou encore à l’échelle locale, il permet de distinguer les villes où il fait bon vivre – différents journaux se livrent régulièrement à cet exercice. Par ailleurs, en ville, un marketing du « vert » se développe. A l’échelle individuelle, les citoyens peuvent aussi s’engager : c’est le cas des membres du Guerrilla Gardening, des Colibris, des Incroyables Comestibles… Des labels se mettent en place, par exemple label écojardin – il nécessite de respecter des techniques de production (éviter les pesticides, avoir une technique écoresponsable) et d’être ouvert à différents types de population. De nombreux autres exemples existent.

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Le territoire au service de la santé ? Aménagement, urbanisme et santé publique. L’exemple de la santé infantile à Villeurbanne.

Céline Broggio, géographe, Université Jean Moulin Lyon 3.
Virginie Chasles, géographe, Université Jean Moulin Lyon 3.
Sophie Pamiès, médecin, Direction de l’écologie urbaine (Lyon).

Les Cafés Géo de Lyon accueillent le 26 mars 2014 à 18h au Café de la Cloche, deux maîtres de conférences en géographie Virginie Chasles et Céline Broggio de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et Sophie Pamiès, médecin territorial, médecin directeur de l’Ecologie urbaine à Lyon. Ce Café Géo vise à articuler des discours scientifiques et une pratique de terrain. Il s’agit d’articuler un champ de la géographie (la géographie de la santé) et un terrain d’action (le quartier des Buers à Villeurbanne), et de voir s’il est possible de mobiliser le territoire pour préserver et améliorer la santé des populations concernées. Cette question est ancienne mais est renouvelée par des enjeux de santé, notamment le surpoids et l’obésité. Ce propos vise alors à relier les facteurs individuels mais aussi le rôle du territoire comme déterminant de santé. De ce fait, l’intervention s’organise en trois temps : en premier lieu, il s’agit de présenter le territoire comme un élément déterminant de la santé ; ensuite, l’objectif est d’expliquer pourquoi l’obésité (et plus particulièrement infantile) est un enjeu de santé publique majeur et enfin, la présentation du terrain d’action ouvre la réflexion sur la problématique de l’urbanisme favorable à la santé.

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Multinationales et territoires, histoire d’investissements européens dans les ordures d’Egypte

Ce Café Géo s’est tenu le 9 octobre 2013 au Café de la Cloche à Lyon.

L’intervenante Lise Debout a soutenu une thèse en 2012 : Gouvernements urbains en régime autoritaire. Le cas de la gestion des déchets ménagers en Égypte téléchargeable ici (PDF) . Elle nous présente une partie de ce travail dans cette communication qui a pour thème la territorialisation des politiques publiques en régime autoritaire.

À travers le cas de la réforme de la gestion des déchets ménagers, les questions notamment abordées dans cette thèse sont les suivantes :

– Comment mettre en œuvre une politique publique en régime autoritaire ?
– Quelles sont les marges de manœuvre des territoires locaux pour adapter le contenu de ces politiques publiques dans un contexte d’extrême centralisation et d’absence de représentants légitime de la population au niveau local ?

Dans ce cadre, c’est aujourd’hui plus précisément l’enjeu de l’implantation des multinationales dans la gestion des déchets en Égypte qui seront analysées.
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Mais où est donc passé l’espace rural ?

Café géographique « Mais où est donc passé l’espace rural ? », animé par Bénédicte Tratnjek, avec Samuel DEPRAZ (géographe, maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon 3, chercheur à l’UMR 5600 Environnement Ville et Société), le mercredi 25 septembre 2013 au Café de La Cloche (Lyon).

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Le Café Géo du 25 septembre 2013 accueille Samuel Depraz, maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Sa thèse soutenue en 2005 a pour titre Recompositions territoriales, développement rural et protection de la nature dans les campagnes d’Europe centrale post-socialiste. Ses travaux au sein de l’UMR 5600 EVS portent notamment sur les espaces protégés, les politiques régionales de l’Union européenne, le développement local et la gouvernance en particulier dans des communes rurales. Le thème de ce soir, l’espace rural, a été proposé en relation avec le site Géoconfluences pour lequel se prépare un débat « A la une » sur la même question. Il part d’une interrogation de fond, suscitée notamment par les travaux de Jacques Lévy, selon laquelle « tout est urbain », tandis que le rural n’existerait plus.

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Quand les montagnes donnent froid

atlas-des-montagnes_9782746731677Café géographique « Quand les montagnes donnent froid », animé par Bénédicte Tratnjek, avec Xavier BERNIER (géographe, Université de Savoie), le mercredi 20 novembre 2013 au Café de La Cloche (Lyon).

Le Café Géo du 20 novembre 2013 accueille Xavier Bernier, maître de conférences à l’Université de Savoie et chercheur à EDYTEM (Chambéry). Il est l’auteur en 2013 avec C. Gauchon de l’Atlas des montagnes – Espaces habités, mondes imaginés chez Autrement. Après une thèse sur les  Transports, communications et développement en Himalaya central : le cas du Népal, il a élargi son cadre de recherche notamment aux Alpes et aux enjeux des mobilités et travaille en particulier sur le traverser (http://www.espacestemps.net/auteurs/xavier-bernier/).

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L’intervenant commence par la projection d’un petit film, Valhalla, où des skieurs nus dévalent les pentes dans un paysage de montagnes enneigées. Ce film sorti cette année et imaginé par un collectif de cinéastes canadiens et états-uniens, Sweatgrass, pose la question d’un retour aux origines d’un héros qui cherche à retrouver ses sensations de jeunesse. L’étymologie du mot froid Frigidus fait référence au froid thermique, mais a aussi le sens de terne ou de fade. Le froid brûle également. A la lumière de ce premier paradoxe, il s’agit de montrer le caractère agressif ou rugueux du froid. Derrière une approche biologique, une autre complémentaire doit être abordée à l’aide du film projeté : le bonheur d’un retour à la nature via le froid. Entrer par le froid c’est aussi poser la question de la saisonnalité. En termes de représentations notamment publicitaires, le froid est souvent identifié comme polaire ou montagnard, notamment pour les fabricants de vêtements (comme Damart ou les vêtements de sports), deux qualités combinées dans l’identification récente d’un record de froid en Antarctique (-93°C cf. Le Point.fr). La relation ambivalente avec le froid et la montagne peut ressembler à « un je t’aime moi non plus ». Le froid est tantôt relié à des mondes menaçants ou repoussants, tantôt à un cadre propre au repoussement. Mais les associations se révèlent parfois complexes : le yéti apparaît par exemple très souvent en Occident dans un cadre hivernal tandis qu’il est d’abord représenté l’été chez les Sherpas népalais. Sur ces associations, sont fondés aussi bien des légendes que des produits culturels : dernier en date, La Reine des Neiges de Disney sortie en 2013 est l’adaptation d’un conte d’Andersen La Reine des Glaces. Une des deux sœurs transforme en froid tout ce qu’elle touche. La sœur maudite habite en montagne dans un monde chromatiquement froid mais aussi froid en termes de paysages. Il faut rappeler que le mot froid est utilisé pour des températures, mais aussi des couleurs voire des personnes.
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Les villages d’insertion : un événement spatial ?

« Les villages d’insertion : un événement spatial ? Territoires et temporalités des dispositifs de relogements des bidonvilles en Seine-Saint-Denis »

Elise Roche

Le 13 mars 2013, à 18h, au Café de la Cloche, Sébastien Ah-Leung introduit ce Café Géo présenté par Elise Roche, maître de conférences à l’INSA de Lyon et enseignante-chercheuse à l’UMR 5600 EVS -ITUS. Elle a travaillé sur la gestion urbaine des banlieues et des territoires périphériques et a soutenu une thèse en 2010 dont le titre est Territoires institutionnels et vécus de la participation en Europe. Le cas des quartiers périphériques.

Lors de la programmation des Cafés Géo à l’été 2012, le regard médiatique était focalisé sur la question de l’expulsion des Roms. Les dispositifs de relogement semblaient alors s’apparenter comme une solution alternative à ces expulsions. Ces villages d’insertion vont donc constituer le cœur de l’exposé d’Elise Roche.

Que sont les villages d’insertion ? Un dispositif expérimental

Le Café Géo commence par une présentation de ces villages d’insertion qui sont un dispositif relativement méconnu. Après avoir présenté le dispositif et le public auquel il est destiné, la discussion porte sur les éléments de permanence entre les dispositifs de relogement des bidonvilles des années 1960, et ceux des années 2010. A la suite d’Olivier Legros (2011), il s’agit ainsi de voir dans quelle mesure le relogement de migrants en habitat auto-construit dans les années 2010 présente des éléments de réactivation de pratiques des années 1960, afin d’éclairer sous un angle diachronique ces nouveaux objets que constituent les villages d’insertion dans le paysage urbain.

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Quand les métropoles font leur marché : quels agriculteurs et quelles politiques pour maintenir une production périurbaine à Stockholm et à Buenos Aires ?

Ce deuxième Café Géo de la saison accueille Julie Le Gall,  maître de conférences à l’ENS de Lyon qui a soutenu une thèse sur l’influence des Boliviens sur les réseaux de commercialisation maraîchère à Buenos Aires. A ses côtés Camille Hochedez, ATER à l’ENS de Lyon, nous parlera de ses travaux sur les réseaux d’agriculteurs biologiques et leurs liens avec le développement durable dans la région de Stockholm.

Buenos Aires et Stockholm, Nord et Sud, peut-on comparer l’incomparable ? Qui sont ces agriculteurs ? Parle-t-on d’agriculteurs d’ailleurs quand on se trouve dans une région métropolitaine ? S’agit-il d’espace rural dans la ville ou d’un autre type d’espace ? Autant de questions qui réunissent deux terrains très différents…

A partir de leurs recherches sur l’approvisionnement de la ville en légumes en Suède et en Argentine, Camille Hochedez et Julie Le Gall nous invitent à un véritable décloisonnement des recherches Nord/Sud pour voir quelles expériences peuvent être échangées et pérennisées d’un espace à l’autre. Dans les deux cas, on observe une certaine complexité de l’agriculture et une marche, plutôt lente et difficile, vers le développement durable.

Cette démarche s’inscrit d’abord dans une actualité scientifique. Aujourd’hui, le champ des ruralités est de plus en plus investi par des urbanistes, mais le champ des urbanités est de son côté investi par les ruralistes. Dans un contexte d’urbanisation croissante à l’échelle de la planète, l’enjeu principal est de comprendre la place de l’agriculture dans la construction de métropoles durables. Ce thème correspond aussi à une actualité médiatique et politique puisqu’on assiste à un regain d’intérêt pour l’agriculture périurbaine. Les différents acteurs politiques prennent conscience du lien intrinsèque entre l’agriculture et la ville ; la ceinture maraîchère de Buenos Aires est emblématique de cette agriculture pour la ville. Ce regain d’intérêt montre aussi le rôle social de l’agriculture et des agriculteurs au-delà de leur fonction alimentaire initiale. L’agriculteur ne doit plus seulement produire mais aussi entretenir un paysage, être le garant de loisirs dans les espaces de nature ou maintenir de l’emploi. Plus généralement, on constate de nouvelles attentes sociétales envers l’agriculture. Les consommateurs souhaitent des produits locaux et exigent une meilleure traçabilité.

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Les capitales d’Etat des Etats-Unis : small is powerful ?
Débat « Les capitales d’Etat des Etats-Unis : small is powerful ? » animé par Christian Montès (Lyon 2)le mercredi 16 février 2011 à 18h30 au Café de la Cloche, 4 rue de la Charité, 69002 Lyon (M° Bellecour).

La plupart des capitales d’Etats aux Etats-Unis comptent une population relativement faible, contrairement au Canada ou à l’Australie, où primatie politique et démographique sont étroitement associées à l’échelle des villes. Aborder la question de la faiblesse démographique renvoie à la façon d’analyser les Etats-Unis avec un regard de géographe. Il ne faut absolument pas tomber dans le stéréotype qui associe à la plupart des villes américaines des phénomènes de mégalopolisation, ou de ségrégation, à l’exception de quelques espaces sanctuarisés.

La capitale d’Etat incarne à la fois la municipalité, l’Etat qu’elle symbolise et le capitole. Quel rôle joue-t-elle vraiment dans le cadre du fédéralisme ? Quelles pratiques urbaines peut-on observer dans ces villes ? La notion de « powerful » doit-elle être entendue au sens de puissance économique, politique, ou encore civique et mémorielle ?
Cette réflexion sera suivie d’une étude de cas portant sur Pierre, la capitale de l’Etat du Dakota du Sud.

Le choix des capitales d’Etat : une logique économique ?

Le corpus des capitales d’Etat est hétéroclite. La plus petite est Montpelier, dans le Vermont, tandis que la plus grande reste Boston. La capitale d’Etat n’est pas nécessairement une capitale économique. On observe le plus souvent une dichotomie entre les deux, l’exemple le plus explicite étant le couple New York-Washington. On peut toutefois mentionner un contre-exemple, celui de Denver, Colorado, qui associe les deux fonctions, politique et économique. Pourquoi les capitales d’Etat sont-elles caractérisées par cette hiérarchie subalterne ? Cette dichotomie est-elle influencée en partie par une idéologie puritaine, celle visant à « séparer Babylone de Jérusalem » ? Cette réponse ne suffit pas, car aux Etats-Unis, il est extrêmement difficile de séparer politique et économique. Prenons l’exemple de la notion de liberté, qui associe à la fois la liberté de penser, de se déplacer, d’entreprendre.
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Archives – Cafés Géographiques de Lyon

Retrouvez toutes les archives des comptes rendus des Cafés Géographiques de Lyon, à consulter et télécharger au format PDF.

Taiwan, des frontières par comme les autres, Stéphane Corcuff, 23 janvier 2013
 cr-taiwan-frontieres-pas-comme-les-autres.pdf

Spatialisation des mémoires douloureuses: l’exemple de la Shoah, Dominique Chevalier, 12 décembre 2012
 cr-spatialisation-des-memoires-douloureuses.pdf

Quelle trame verte pour la métropole lyonnaise de demain ?, Clément Dodane, Laurent Berne, 9 mai 2012
 cr-trame-verte-metropole-lyonnaise.pdf

Quel patrimoine du XXème siècle pour Lyon ?, Vincent Veschambre, 21 mars 2012
 cr-patrimoine-xx-siecle-lyon.pdf

Nouveaux systèmes de production agraire, nouveaux conflits en Argentine et en Uruguay, Pierre Gautreau, 7 mars 2012
 cr-production-agraire-argentine-uruguay.pdf

Le Brésil, pays émergent ?, Martine Droulers, 18 janvier 2012
 cr-bresil-pays-emergent.pdf

Qu’est-ce que la géographie peut dire du nucléaire ?, Romain Garcier, 7 décembre 2011
 cr-geographie-du-nucleaire.pdf

L’île de Fogo au Cap-Vert: Terra estimada ? Les enjeux de développement d’un territoire sous pression, Pauline Texier, 9 novembre 2011
 cr-ile-fogo-cap-vert-enjeux-developpement.pdf

Les grands enjeux de la question alimentaire au XXIème siècle, Jean-Christophe Rufin – mercredi 19 octobre 2011
 question-alimentaire-xxi.pdf

De la plume à l’Internet, le voyage se prépare et se raconte, G. Fontaines, E. Boutan , Delphine Maugars , Magda Maaoui – mercredi 11 mai 2011
 plume-internet.pdf

« Sous les pavés la géographie ? Archéologie et géopolitique », Jean-Pierre Payot, Nicolas Hirsch, Delphine Maugars – mercredi 16 mars 2011
 archeologie-geopolitique.pdf

« Les capitales d’Etat des Etats-Unis : small is powerful ? », Christian Montès , Magda Maaoui, Delphine Maugars – mercredi 16 février 2011
 capitales-d-etat-etats-unis.pdf

Le Rhône : nouvelles perspectives de gestion territoriale et environnementale, Jean-Paul Bravard , Guy Collilieux , Magda Maaoui – mercredi 19 janvier 2011
 rhone-gestion-territoriale.pdf

Du Cyberespace au GéoWeb. Internet est-il géographique ?, Thierry Joliveau, Laura Péaud – mardi 7 décembre 2010
 cyberespace-geoweb.pdf

Quels défis environnementaux pour les villes de Tunisie ?, A. Bennasr et T. Megdiche, Magda Maaoui – mercredi 17 novembre 2010
 défis-environnementaux-villes-tunisie.pdf

Que la lumière soit ! Eclairer la ville autrement, Jean-Michel Deleuil et Alexandre Colombani, Emmanuelle Peyvel – mercredi 2 décembre 2009
 eclairer-la-ville.pdf

Les circuits courts en agriculture : au plus près du local, Claire Delfosse, Laure Birckel – mercredi 18 novembre 2009
 circuits-courts-agriculture.pdf

Quand les géographes se prennent au jeu : espace et jeux vidéo, Emmanuel Guardiola, Samuel Rufat et Hovig Ter Minassian, Rémi Desmoulière – mercredi 14 octobre 2009
 espace-jeux-video.pdf

Terroir et territoire : vers un patrimoine gastronomique hors-sol ?, Rémy Knafou et Régis Marcon, Clément Vincent – mercredi 23 septembre 2009
 terroir-territoire.pdf

Des espaces naturels protégés : pour quoi faire ?, Samuel Depraz et Stéphane Héritier, Emmanuelle Peyvel – mercredi 25 février 2009
 espaces-naturels-proteges.pdf

La pollution environnementale et ses effets sur la santé humaine, Jean-Pierre Besancenot, Vincent Cogliano et Nicolas Gaudin, Aurélie Delage – mercredi 14 janvier 2009
 pollution-environnementale-sante.pdf

La nature recréée est-elle encore naturelle ?, Isabelle Lefort, Gilles Clément, Yann Calbérac, Laura Péaud, 1er octobre 2008
 nature-recreee.pdf

Quels espaces verts pour la ville de demain ?, Emmanuel Boutefeu, Paul Arnould et Jean-Yves Toussaint, Cécile Michoudet – mercredi 9 avril 2008
 quels-espaces-verts-ville-demain.pdf

La ville événementielle, Philippe Chaudoir, Yann Calbérac, Benjamin Laplante – jeudi 20 mars 2008
 ville-evenementielle.pdf

Espaces ruraux et alimentation en Inde : comment dépasser la révolution verte ?, Frédéric Landy, Yann Calbérac – mercredi 13 février 2008
 espaces-ruraux-alimentation-inde.pdf

Qu’apprend-on d’une ville par l’étude de ses formes ?, Anne-Sophie Clémençon, Yann Calbérac – mercredi 9 janvier 2008
 ville-etudes-formes.pdf

Le pouvoir central face aux régions en Russie, Denis Eckert, Yann Calbérac – mercredi 12 décembre 2007
 pouvoir-central-regions-russie.pdf

Londres 2012 : 100 mètres ou course de fond ?, Manuel Appert, Camille Hochedez – mercredi 18 avril 2007
 londres-2012.pdf

Espace et politique au Proche-Orient, Fabrice Balanche, Marie-Christine Doceul – mercredi 14 mars 2007
 espace-politique-proche-orient.pdf

Villes privées à la carte dans les métropoles mondiales. Peut-on parler de sécessions urbaines ?, Renaud Le Goix, Louise Slater – mercredi 7 mars 2007
 villes-privees-métropoles.pdf

Les territoires au risque de la mondialisation, Pierre Veltz, Benjamin Laplante – mercredi 14 février 2007
 territoires-mondialisation.pdf

Des cafés et des hommes : l’exemple de Lyon, Sophie Porcarelli, Benjamin Laplante, Yann Calbérac – mercredi 13 décembre 2006
 cafes-hommes-lyon.pdf

La diaspora tibétaine en Inde, Anne-Sophie Bentz, Yann Calbérac – mercredi 6 décembre 2006
 diaspora-tibetaine-inde.pdf

Pourquoi le retour du thème des frontières ?, Michel Foucher, Daniel Nordmann et Philippe Rekacewicz, Benjamin Laplante – vendredi 6 octobre 2006
 pourquoi-retour-theme-frontieres.pdf

Les SIG au quotidien, des Systèmes d’Ingérence Géographique ?, Claire Cunty et Matthieur Noucher, Florence Richard-Schott – mercredi 10 mai 2006
 sig-au-quotidien.pdf

Formes, réformes et méformes des Parcs Nationaux français, Lionel Laslaz, Yann Calbérac, Cécile Michoudet – mercredi 8 mars 2006
 formes-reformes-parcs-nationaux-fr.pdf

Le Brésil : construire le Mercosul pour affronter la mondialisation, Bernard Bret, Aurélie Delage – mercredi 8 février 2006
 bresil-construire-mercosul.pdf

A quoi sert la manne pétrolière au Moyen Orient et en Afrique du Nord ?, Georges Mutin, Yann Calbérac – mercredi 18 janvier 2006
 manne-petroliere-mo-afrique-nord.pdf

Les dessous du « Dessous des cartes », Frank Tétart, Yann Calbérac – mercredi 14 décembre 2005
 dessous-dessous-cartes.pdf

Banlieues et violences urbaines : la nouvelle exception française ?, Christophe Guilluy, Christophe Noyé, Yann Calbérac – mercredi 7 décembre 2005
 banlieues-violences-exception-francaise.pdf

Chaud devant ! Le regard des médias sur le changement climatique, Martine Tabeaud, Yann Calbérac, Cécile Michoudet – mercredi 16 novembre 2005
 regards-medias-changement-climatique.pdf

La Baltique : vodka et mafia, réseaux et frontières, Pascal Marchand, Yann Calbérac – mercredi 12 octobre 2005
 baltique-reseaux-frontieres.pdf

Pourquoi organiser aujourd’hui un colloque sur Elisée Reclus ?, Paul Boino, Jacques Défossé, Isabelle Lefort et Philippe Pelletier, Yann Calbérac – mardi 6 septembre 2005
 pourquoi-colloque-elisee-reclus.pdf

La confluence : projet, rupture et reproduction du sud de la presqu’île de Lyon, Ismaël Nour et Dominique Rey, Aurélie Delage – mercredi 11 mai 2005
 confluence-projet-lyon.pdf

L’élargissement vers l’Est de l’Union Européenne : un an après, deux ans avant, Emmanuelle Boulineau et Lydia Coudroy de Lille, Aurélie Delage – mercredi 13 avril 2005
 elargissement-est-ue.pdf

La Place du Pont et l’immigration à Lyon, entre visibilité publique et pratiques urbaines, Alain Battegay, Aurélie Delage – mercredi 9 mars 2005
 place-pont-immigration-lyon.pdf

La Corse, la dernière colonie française ?, Jacques Scheibling, Yann Calbérac – mercredi 9 février 2005
 la-corse-colonie-francaise.pdf

Les pentes de la Croix-Rousse : territoire de l’alternative à Lyon ?, Michel Bernard et Mimo Pisanti, Aurélie Delage – mercredi 15 décembre 2004
 pentes-croix-rousse.pdf

Le Sahara est-il encore un désert ?, Jean Bisson, Aurélie Delage – mercredi 10 novembre 2004
 sahara-encore-desert.pdf

De l’enfer des cyclones aux paradis touristiques : les littoraux des DOM, Judith Klein, Yann Calbérac – dimanche 10 octobre 2004
 littoraux-dom.pdf

Athènes, le « néfos » et les Jeux Olympiques, Olivier Deslondes, Yann Calbérac – lundi 10 mai 2004
 athenes-nefos-jo.pdf

Traces d’eau : un géographe chez les archéologues, Pierre Gentelle, Yann Calbérac – mercredi 10 mars 2004
 geographe-archeologues.pdf

Au Burkina Faso : le Sourou, du fleuve paradoxal à l’invention du territoire, Jacques Bethemont, Yann Calbérac – mercredi 4 février 2004
 burkina-faso-sourou.pdf

Iles interdites et montagnes profondes : de l’espace sacré au Japon, Philippe Pelletier, Yann Calbérac – mercredi 14 janvier 2004
 espace-sacre-japon.pdf

Bhopal, Toulouse, Couloir de la chimie : faut-il avoir peur de l’industrie chimique ?, Jacques Donze, Yann Calbérac – mercredi 10 décembre 2003
 peur-industrie-chimique.pdf

Un nouvel enjeu pour l’aménagement du territoire et la gestion du risque : les sites potentiellement pollués, Frédéric Ogé, Yann Calbérac – mercredi 5 novembre 2003
 enjeu-sites-potentiellement-pollues.pdf

Pour ou contre le tramway lyonnais ?, Christian Montès, Yann Calbérac – mardi 7 octobre 2003
 tramway-lyonnais.pdf

L’intégration des villes de l’Est dans le système monde, Lydia Coudroy de Lille, Yann Calbérac – jeudi 15 mai 2003
 integration-villes-est.pdf

Quels enjeux de développement pour une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO ? L’exemple de Lyon, Régis Neyret et Isabelle Lefort, Yann Calbérac – jeudi 10 avril 2003
 enjeux-ville-unesco-lyon.pdf

Migrations et conflits en Afrique, Roland Pourtier, Marie-Christine Doceul, Jeanne Vivet – jeudi 13 mars 2003
 migrations-conflits-afrique.pdf

Les dangers passés et présents des bords de l’eau, Jacques Béthemont et Jacques Rossiaud, Yann Calbérac – jeudi 13 février 2003
 dangers-bords-eau.pdf

Philippe Lamour, père de l’aménagement du territoire, Jean-Robert Pitte, Yann Calbérac – jeudi 9 janvier 2003
 philippe-lamour-amenagement.pdf

Y a-t-il trop de forêt en France ?, Paul Arnould, Vincent Clément, Marie-Christine Doceul, Claire Dubus – jeudi 12 décembre 2002
 trop-de-foret-france.pdf

La culture scolaire en géographie, Pascal Clerc, Marie-Christine Doceul – jeudi 14 novembre 2002
 culture-scolaire-geographie.pdf

Où est la Mer d’Orient ? Toponymie et enjeux géopolitiques en Asie Orientale., Philippe Pelletier, Jennifer Bidet – jeudi 10 octobre 2002
 toponymie-asie-orientale.pdf

Le renouveau du local en Géographie, Emmanuelle Bonerandi, Marie-Christine Doceul, Yann Calbérac – jeudi 2 mai 2002
 renouvau-local-geo.pdf

OGM et développement, entre discours et réalité, Sylvie Brunel, Yann Calbérac – jeudi 4 avril 2002
 ogm-developpement.pdf

Ségrégation sociale, ségrégation spatiale, Myriam Houssay-Holzschuch, Olivier Milhaud, Marie-Christine Doceul, Yann Calbérac – jeudi 14 mars 2002
 segregation-sociale-spatiale.pdf

2020 : 8 milliards d’hommes,1 milliard d’automobiles, Olivier Archambeau et Romain Garcier, Olivier Milhaud – jeudi 14 février 2002
 milliards-hommes-automobiles.pdf

Du World Trade Center aux usines de Toulouse : la vulnérabilité des grandes villes, Jacques Bonnet, Olivier Milhaud, Marie-Christine Doceul – jeudi 13 décembre 2001
 wtc-toulouse-vulnerabilite-grandes-villes.pdf

Les montagnes du Maghreb : un cas de déterminisme géographique ?, Marc Côte, Olivier Milhaud – jeudi 15 novembre 2001
 montagnes-maghreb.pdf

Islam et islamisme : une géographie culturelle, Rémy Madinier, Marie-Christine Doceul – jeudi 11 octobre 2001
 islam-islamisme-geo-culturelle.pdf

Les conflits locaux liés à la drogue dans l’après Guerre froide, Alain Labrousse, Marie-Christine Doceul – jeudi 10 mai 2001
 conflits-locaux-drogue.pdf

La mise en désir des lieux ou la réinvention des lieux par le tourisme, Philippe Bachimon, Marie-Christine Doceul – jeudi 5 avril 2001
 reinvention-lieu-tourisme.pdf

La centralité à travers l’exemple du Grand Lyon, Franck Scherrer, Paul Boino, Marie-Christine Doceul – vendredi 9 mars 2001
 centralite-grand-lyon.pdf

Les poubelles dans l’espace : déchets urbains et enjeux géographiques, Gérard Bertolini, Marie-Christine Doceul, Marc Lohez – jeudi 8 mars 2001
 poubelles-espace.pdf

Les échelles de la ville, Marc Bonneville, Marie-Christine Doceul – jeudi 8 février 2001
 echelles-ville.pdf

Quel avenir pour les parcs naturels en France ?, Françoise Gerbeau, Marie-Christine Doceul – jeudi 9 novembre 2000
 avenir-parcs-naturels-france.pdf

Et la Corse ?, Yves Lacoste, Marie-Christine Doceul – jeudi 12 octobre 2000
 et-la-corse.pdf

Le barrage des Trois Gorges et le problème de l’eau en Chine, Jacques Bethemont et Jean-Paul Bravard, Marie-Christine Doceul – jeudi 11 mai 2000
 barrage-trois-gorges.pdf

Les problèmes de l’eau en Inde, François Durand-Dastès, Marie-Christine Doceul – jeudi 13 avril 2000
 problemes-eau-inde.pdf

Les géographies aujourd’hui, Isabelle Lefort, Christian Montès, Marie-Christine Doceul – jeudi 14 octobre 1999
 geographies-aujourdhui.pdf

L’élargissement de l’Union européenne à l’autre Europe : l’Europe médiane, Lydia Gaudray – Coudroy de Lille, Marie-Christine Doceul – jeudi 6 mai 1999
 elargissement-UE.pdf

La question albanaise, Olivier Deslondes, Marie-Christine Doceul – jeudi 8 avril 1999
 question-albanaise.pdf

L’invention du littoral, Roland Paskoff, Marie-Christine Doceul – jeudi 4 mars 1999
 invention-littoral.pdf