Partout sur le globe, des villes, des pays, des montagnes, des fleuves, des déserts, des îles, ont été nommés par les Européens au gré des explorations et des colonisations, à partir du XVe siècle. Dans sa préface, Christian Grataloup souligne le fait que de très nombreux toponymes sont l’héritage du fait colonial, même s’ils reprennent des noms locaux, plus ou moins déformés et européanisés. Il invite à « picorer » l’ouvrage de Nicolas Perrot, qu’il qualifie de « buffet géographique ». Alors, picorons ensemble cette sorte de dictionnaire qui passe en revue une grande partie des lieux du monde découverts puis ayant appartenu à des Européens.
En ce mercredi 28 janvier 2026, et en parallèle à la visite à Paris des dirigeants du Danemark et du Groenland, le Musée national de la Marine propose un temps d’échanges entre scientifiques, acteurs culturels et sociétés civiles de Groenland et de France.

Le glacier de Jakobshavn dans la baie de Disko (photo de Giles Laurent, https://www.musee-marine.fr/nos-musees/paris/expositions-et-evenements/les-evenements/groenland-asavara/je-taime-groenland.html)
Mardi 17 février 2026, de 19h à 21h, Café de Flore, salle du premier étage, 172 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris
Alors que l’Europe se trouve face à son défi le plus existentiel depuis la fin de la guerre froide, la Pologne consolide son statut de puissance européenne grâce notamment à sa position géographique, son poids économique et démographique et sa puissance militaire en construction rapide.
Ce mardi 13 janvier 2026, Jean Estebanez (J.E.), géographe à l’Université de Paris Est-Créteil, est venu nous parler d’un lieu qui nous est à la fois familier et étranger, le zoo. Les cafés de géo avaient déjà eu le plaisir d’accueillir J.Estebanez (1.). Il y a consacré une thèse qui a été la source d’un ouvrage destiné à un plus large public, Zoos. Aux lisières du domestique (1). Cette étude pose de nombreuses questions : comment capter la vie animale ? Comment présenter le « sauvage » sans l’absorber ? Comment le sauvegarder ? C’est Micheline Huvet-Martinet (M. HM.) qui conduit la discussion.

Micheline Huvet-Martinet et Jean Estebanez (à droite) au Café de Flore. Photo de M. Vignaux.
Jeudi 12 février 2026 à 18h, Amphithéâtre du Lycée Renan, Saint-Brieuc.
Thibault BARBOSA, géographe, a soutenu sa thèse en 2023
« l’histoire du continent austral : un mythe au service de la géographie moderne ». (suite…)
Une part importante de la population française subit une situation de précarité alimentaire, c’est-à-dire qu’elle ne dispose pas d’un accès garanti à une alimentation suffisante, de qualité et choisie. Les facteurs de la précarité alimentaire sont multiples. Au-delà de la dimension économique, des aspects spatio-temporels, pratiques et socio-culturels entrent en compte. Pour lutter contre la précarité alimentaire, le système traditionnel d’aide alimentaire reste la principale réponse institutionnalisée, mais présente de nombreuses limites. En réponse, diverses formes alternatives d’aide émergent, portées par des acteurs divers, tant institutionnels qu’associatifs. Les institutions publiques à plusieurs échelles (État, Départements) s’engagent aujourd’hui dans l’accompagnement des transformations de l’aide alimentaire. Les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) apparaissent notamment comme un nouveau levier pour lutter contre la précarité alimentaire au plan territorial. L’action publique reste cependant largement dans une logique d’amélioration de l’existant, quand certains acteurs de la société civile, autour du projet de Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA), défendent un changement de paradigme pour aller vers un droit universel à une alimentation de qualité.
Au XIXe siècle Pierre de Coubertin, aristocrate pacifiste libéral, a voulu contribuer à la paix des nations par la compétition sportive et a théorisé la « neutralité du sport » à travers l’olympisme. Comment le CIO (Comité international olympique) a-t-il pris le contrôle du sport international ? Comment le sport est-il devenu le lieu de la projection des puissances et un outil stratégique diplomatique de la géopolitique ?
Pour traiter ce vaste sujet, Patrick Clastres, historien du sport et des jeux olympiques*, Professeur à l’Université de Lausanne (ISSUL/CRHIM), directeur du Centre d’études olympiques et de la globalisation du sport, s’entretient pour ce dernier café de l’année 2025 au Café de Flore avec Micheline Huvet-Martinet.

P. Clastres (à droite) et M. Huvet-Martinet (photo M Vignaux)
Changer de capitale ? Une idée bien étrange pour la plupart des Français concevant Paris comme leur capitale intangible. C’est pourtant 70 exemples de changement de capitale (et la liste n’est pas exhaustive) que Frank Tétart, géopolitologue, et Pierre-Alexandre Mounier, historien, ont répertoriés dans leur dernier ouvrage, Atlas historique des capitales déplacées (1). C’est un sujet entièrement nouveau que nos deux intervenants ont exploré et sont venus nous présenter au Flore mardi 25 novembre 2025.

Frank Tétart (à gauche) et Pierre-Alexandre Mounier au Flore le 25 novembre 2025. Photo de Micheline Huvet-Martinet
L’Arctique se trouve au cœur des défis du XXIe siècle. Le changement climatique et la mondialisation changent la donne relative à ces régions qui sont devenues l’objet de toutes les convoitises, notamment celles liées aux ressources et aux accès. Défis environnementaux, politiques et culturels sont ici particulièrement mêlés, ils concernent autant les Etats riverains que le reste du monde.
Compte rendu du Café géographique du 28 octobre 2025, animé par Michèle Vignaux, rédigé par Daniel Oster.
Pour traiter de ce vaste sujet ce mardi 28 octobre nous avons invité deux spécialistes des régions polaires : Camille Escudé, géographe, docteure en relations internationales, membre du CERI de Sciences Po, et Rémy Marion, photographe, réalisateur et conférencier, grand connaisseur des régions polaires. L’animation de ce café géo est assurée par Michèle Vignaux.

